Hylas et les Nymphes

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Hylas et les Nymphes
Waterhouse Hylas and the Nymphs Manchester Art Gallery 1896.15.jpg
Artiste
Date
Type
Dimensions (H × L)
98,2 × 163,3 cm
Collection
N° d’inventaire
1896.15Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

Hylas et les Nymphes (en anglais Hylas and the Nymphs) est un tableau peint par John William Waterhouse en 1896. Il mesure 98,2 cm de haut sur 163,3 cm de large.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Hylas participe à l'expédition des Argonautes et fait une halte en Bithynie près des côtes de Mysie avec ses compagnons. Étant allé puiser de l'eau à la cascade, il est enlevé par les nymphes du lieu qui, éprises de sa beauté, l'entraînent dans les profondeurs à jamais.

Polémique[modifier | modifier le code]

Le retrait de l'œuvre, en 2018, entraîne un polémique.

Une performance pour certains[modifier | modifier le code]

Exposé à la Manchester Art Gallery, le tableau est décroché le et fait partie d'une performance de l'artiste Sonia Boyce, dont le travail est exposé au musée à partir de , et est remplacé par le commentaire suivant[1] :

« Cette galerie présente le corps des femmes soit en tant que "forme passive décorative" soit en tant que "femme fatale". Remettons en cause ce fantasme victorien !
Cette galerie existe dans un monde traversé par des questions de genre, de race, de sexualité et de classe qui nous affectent tous. Comment les œuvres d'art peuvent-elles nous parler d'une façon plus contemporaine et pertinente ? »

La salle dans laquelle le tableau était exposé s'appelle « Recherche de la beauté » et contient de nombreuses peintures du XIXe siècle représentant des femmes dénudées. La conservatrice à l'origine de cette initiative, Clare Gannaway, explique que le titre est gênant car il s'agit seulement d'artistes masculins qui s'intéressent à des corps de femmes et elle explique que son initiative a été inspirée par le mouvement #MeToo. Toutefois, elle dit que le tableau pourrait à nouveau être exposé par la suite mais avec une contextualisation revue.

La boutique du musée cessera aussi de vendre toute reproduction de cette œuvre[1].

Une censure pour d'autres[modifier | modifier le code]

Les visiteurs sont invités à écrire leurs commentaires sur des petits papiers ou à en discuter sur Twitter. Les premières réactions sont majoritairement critiques, à l'instar de celle du journaliste Jonathan Jones[2], et une pétition pour la restitution de l'œuvre est lancée, qui rassemble plus de mille signatures[3].

Samedi , l'œuvre est finalement ré-exposée au public[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]