Hyla meridionalis

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Hyla meridionalis, la rainette méridionale, est une espèce d'amphibiens de la famille des Hylidae[1]. Très proche parente de la rainette verte et de la rainette italienne, la méridionale s'en distingue par un chant plus lent et une bande latérale sombre qui souligne les yeux, mais s'arrête avant les antérieurs, ne se prolongeant pas sur les flancs[2].

Description[modifier | modifier le code]

De petite taille, cette grenouille mesure moins de cinq centimètres. Elle est de couleur vert tendre, mais peut foncer jusqu'au brun sombre, surtout en période de reproduction. Certains individus perdent par mutation le pigment jaune de leur peau et sont alors bleus. La bande latérale sombre qui souligne les yeux ne se prolonge pas sur les flancs.

C'est une espèce arboricole aux doigts munis de ventouses.

La forme têtard fait jusqu'à 20 mm de long, avec une queue très large et haute. De couleur vert clair, la surface irisée de la peau leur donne un aspect encore plus coloré.

L'espèce est une proche parente de la Rainette verte, mais la couleur de la Rainette méridionale peut se nuancer de brun et la bande latérale ne dépasse pas les antérieurs.

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Répartition[modifier | modifier le code]

Carte de répartition de Hyla meridionalis

Cette espèce se rencontre dans le bassin méditerranéen occidental. Elle se rencontre généralement à basse et à moyenne altitude du niveau de la mer jusqu'à 800 m d'altitude, sauf au Maroc ou elle a été observée jusqu'à 2 650 m[3].

Dans les parties les plus sèches de sa répartition géographique (certaines régions d'Afrique du Nord et de la péninsule Ibérique), sa distribution est fragmentée en raison de l'absence d'habitat disponible. Deux populations sont observées :

Selon les études génétiques de Stöck, Dubey, Klütsch, Litvinchuk, Scheidt et Perrin en 2008[4] les populations nord-africaines forment une espèce distincte non nommée.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Pour la reproduction, elle pond dans des mares temporaires.

Systématique[modifier | modifier le code]

  • L'espèce Hyla meridionalis a été décrite par le zoologiste allemand Oskar Boettger en 1874[5].
  • La localité type est La Orotava, Tenerife, îles Canaris, Espagne.

Synonymie[modifier | modifier le code]

  • Hyla arborea var. meridionalis Boettger, 1874
  • Hyla perezii Boscá, 1880
  • Hyla viridis var. meridionalis Boettger, 1883
  • Hyla barytonus Herón-Royer, 1884
  • Hyla africana Ahl, 1924
  • Hyla meridionalis Chaplin, 1950

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Boettger, 1874 "1873" : Reptilien von Marocco und von den canarischen Inseln. Abhandlungen der Senckenbergischen Naturforschenden Gesellschaft, vol. 9, p. 121-191 (texte intégral).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Amphibian Species of the World, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. Chants de batraciens sur naturOphonia, consulté en octobre 2010.
  3. UICN, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  4. Stöck, Dubey, Klütsch, Litvinchuk, Scheidt & Perrin, 2008 : Mitochondrial and nuclear phylogeny of circum-Mediterranean tree frogs from the Hyla arborea group. Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 9, p. 1019-1024.
  5. Boettger, 1874 "1873" : Reptilien von Marocco und von den canarischen Inseln. Abhandlungen der Senckenbergischen Naturforschenden Gesellschaft, vol. 9, p. 121-191 (texte intégral)