Hussein Aït Jimhi

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Hussein Aït Jimhi
Surnom Raïs Hussein Taskiwine
Nom de naissance Hussein Aït Jimhi
Naissance
Douar Zrit Jamâat Aghbar - Maroc
Activité principale Musicien et acteur
Genre musical Musique berbère traditionnelle
Instruments Târa
Années actives De 1972 à aujourd’hui

Hussein Aït Jimhi est un musicien traditionnel et acteur marocain de langue berbère.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de Hussein Aït Jimhi en 2007, vêtu d'une djellaba rouge et d'un turban noir
Hussein Aït Jimhi, 2007

Né le 1er janvier 1951 à Douar Zrit Jamâat Aghbar (دوار زريت جامعة أغبار = dwâr zrît jâmåä áġbâr) dans le Haut-Atlas, Hussein Aït Jimhi y est initié pendant sa jeunesse à la musique traditionnelle berbère.

Après son mariage, il s’installe en 1972 à Marrakech, où il participe à divers spectacles de musique et de danse berbère, en particulier sur la place Jâmå el-Fnâ’, et se fait connaître sous le nom d’artiste Raïs Hussein Taskiwine (الريس الحسين تسكوين = eł-raîs el-ḥusayn taskiwîn).

Restant en contact avec les maîtres de l’art traditionnel, il enseigne également la pratique du târa (طارَ = ṭâra), une sorte de tambour sur cadre équipé de cinq cymbalettes métalliques.

Il a participé à plusieurs festivals de spectacles traditionnels : Festival National des Arts Populaires de Marrakech (2006 et 2007), 2e Festival du Théâtre Professionnel Amazirgh de Casablanca (2007), Festival des Musiques et Rythmes du Monde de Rabat (2009), Festival de Casablanca (2010), etc.

Hussein Aït Jimhi est aujourd’hui président de l’Association des Maîtres d’Authentique Spectacle Berbère et du Patrimoine de la Place Jâmå el-Fnâ’ (جمعية الأصالة لشيوخ الحلقة الامازيغية وتراث ساحة جامع الفناء).

Son fils cadet Driss Aït Jimhi, dit Driss Ayour, est également musicien, chanteur et acteur.

Films[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Dans Imzouag (إمزواڭ), un des premiers films produits en langue berbère[1] (1993), Hussein Aït Jimhi interprète le rôle d’un fou errant, Al-Mjdoub (المجدوب), qui apparaît de temps à autre pour proférer des vérités que personne ne comprend. En outre, l’un des rôles principaux est joué par son fils Driss, alors âgé de huit ans ; ses deux autres fils Rachid et Abdeljélil tiennent des rôles moins importants[2].

Dans Al-Mouggar (الموڭار), film marocain en arabe de 1994, Hussein Aït Jimhi incarne le chef d’un groupe musical berbère – rôle très proche du sien dans la vie réelle[3].

Dans le téléfilm en berbère Khammâs (خماس), en 2004, il apparaît pour un rôle mineur. La même année, il participe également au tournage de Lham neddounit (الهم ندونيت).

Outre un rôle de figurant dans Rendition en 2007, il joue dans deux documentaires sur les spectacles folkloriques, dont Al-Halqa (الحلقة).

En 2008, Hussein Aït Jimhi participe à deux autres films en berbère : Tirrougza itmghart (ترڭزا تمغرت), dans lequel il interprète un fqih, ou maître d’école coranique[4] ; et Iggig (إڭيڭ), où il incarne Idâr, un villageois chef de famille[5].

Loin de ces rôles ancrés dans sa culture maternelle, Hussein Aït Jimhi apparaît également dans Prince of Persia : The Sands of Time, film américain de 2010, comme figurant un officier de l’armée perse.

Scénariste[modifier | modifier le code]

Hussein Aït Jimhi est l’auteur d’un scénario inédit en berbère, Amddakwl nfrbbi (آَمدَّاكـْلْ نـْفـْرْبِّي), L’ami de par Allah.

Théâtre[modifier | modifier le code]

En 2007, Hussein Aït Jimhi a joué dans une pièce en berbère, Tudrt tkâsun (تودرت تكاسون).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On trouve à différents endroits l’affirmation que le premier long métrage en langue berbère aurait été La colline oubliée (Tawrirt itwatun) d’Abderrahmane Bouguermouh, produit en 1994 et sorti en salle en 1997. Quels que soient les mérites de ce film algérien, c’est le premier en dialecte kabyle, mais non en berbère, puisqu’il est postérieur à Imzouag et à Tamghart ourgh [ou Tamgharet u wuragh] (La femme en or) d’Ahmed Baddouz (1992, commercialisé uniquement en vidéo).
    Quant au long métrage Les sept vagues d’Imouran (Sat tadângiwin n Imuran) d’Abdallah Dari, parfois cité également mais qui est sorti en 2002, il n’est que « le premier film en langue amazigh sous-titré en arabe diffusé par la première chaîne de télévision marocaine ».
  2. Imzouag, Maroc, 1993.
  3. Al-Mouggar, Maroc, 1994.
  4. Tirrougza itmghart, Maroc, 2008.
  5. Iggig, Maroc, 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]