Hure (Gironde)

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Hure
La mairie (déc. 2009).
La mairie (déc. 2009).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Canton Le Réolais et Les Bastides
Intercommunalité Communauté de communes du Réolais en Sud Gironde
Maire
Mandat
Chantal Picon
2014-2020
Code postal 33190
Code commune 33204
Démographie
Gentilé Hurois
Population
municipale
506 hab. (2014 en augmentation de 3,05 % par rapport à 2009)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 43″ nord, 0° 00′ 05″ est
Altitude Min. 12 m
Max. 63 m
Superficie 7,09 km2
Localisation

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Hure (Hura en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Hurois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Hure se situe sur la rive gauche (sud) de la Garonne, en limite du département de Lot-et-Garonne, à 67 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 23 km à l'est de Langon, chef-lieu d'arrondissement, et à 6,5 km au sud-est de La Réole, chef-lieu de canton[2].

Communes limitrophes de Hure
Bourdelles
Rive droite de la Garonne
Fontet Hure Meilhan-sur-Garonne (L. & G.)
Noaillac

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La partie nord de la commune est traversée par le canal de Garonne, le bourg se situant juste au sud dudit canal.

Le Lisos affluent de la Garonne sert de frontière naturelle avec la commune de Meilhan-sur-Garonne à l'est jusqu'à la Garonne qui sert aussi de frontière naturelle avec la commune de Bourdelles au nord.

Transports[modifier | modifier le code]

Le bourg est traversé par la route départmentale D224 qui conduit, vers l'ouest, à Fontet où passe la route départementale D9 (La Réole - Bazas) et au-delà à Langon ; vers l'est, elle mène à Meilhan-sur-Garonne.
L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) se fait par la D9, à 7 km du bourg vers le sud-ouest, à la sortie Sortie 4 La Réole.
L'accès Sortie Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 28 km vers le sud-ouest.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 6 km par la route vers le nord-ouest, de La Réole, sur la ligne Bordeaux - Sète du TER Aquitaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont les suivantes : Huira (ad ~), en latin, en 1026-1030, Duire, en 1307-1317 [probablement en occitan], Ura (Vitalis de La ~), en 1345, en occitan. La prononciation dans la langue d'origine est ['yrə]. Hure est un des candidats à l'identification avec la station romaine de la voie Bordeaux-Agen, Ussubium. On a découvert, certes, des vestiges archéologiques d'époque romaine, mais il n'y a pas de certitude et en tout cas le nom ne peut être le résultat de Ussubium. Hure est peut-être un hydronyme, comme la Fure (affluent de l'Isère) ou le Furens (affluent de la Loire), ou comme la Hure, affluent du Ciron, qui passe plus à l'ouest. Une autre possibilité est una villa gallo-romaine possédée par Furius (nom latin) : *Furia (villa) [3]. Notons toutefois que les attestations ne permettent pas d'assurer que le nom est en H- (héritier gascon de F-), bien au contraire : ce H- initial n'est plus articulé dans cette partie périphérique du gascon, mais il l'était au XIVe siècle et justement il est absent des attestations de cette époque. Et ajoutons, pour la forme latine du XIe siècle, que le h gascon issu de f est plus souvent graphié f, par cultisme, que h. Tout au plus peut-on imaginer que ce H- initial représente une aspiration plus ou moins furtive dont le rôle serait antihiatique, après une voyelle comme la préposition a : Vau a Ure/Ura (Je vais à Hure).

Le -u- intérieur peut être l'héritier d'autre chose que d'un -u- dans l'étymon. En Bazadais et en Bordelais, la diphtongaison de ŏ (o bref latin) conditionnée par un yod peut aboutir à u [y] : par exemple, podium > [pwújżo] [4] > puèg > pug. La Garonne a dû passer en bas du village à moment donné, dans une dépression mise à profit aujourd'hui par le Lisos et plus ou moins par le canal latéral, ce qui aurait donné un sens à hōrĭæ, « barques de pêcheurs »; mais à cause d'un o long latin, ce mot ne convient pas; cette solution aurait justifié un H- étymologique, non prononcé, arbitraire, présent dans l'attestation de 1026-1030, et qui ne viendrait pas de F-, donc qui pourrait être absent des autres attestations. Au contraire, fŏrīs, « hors, dehors », ou fŏrĭs , « porte », sont des possibilités, mais il faudrait accepter une initiale F- > H-. Cependant, le nom n'a pas forcément une origine latine.

Sans parler de Hure, Xavier Delamarre, spécialiste du gaulois, présente un oruion (avec -u- consonantique, futur -v-), qu'il explique ainsi : oruo- est un théonyme (nom de dieu); oruion serait la pointe, la péninsule, le promontoire du dieu *Orvios; les promontoires sont le domaine d'un dieu [5]. Dans son explication, il est malaisé de savoir où est le nom du dieu et où est l'idée de pointe, mais c'est que le nom du dieu se confond avec la notion. Comme (H)ure est un promontoire [6], en faire l'héritier de oruion n'est pas irréaliste e la séquence serait : *oruion > *orion (étape décisive, mais problématique) >*oiro > *uèir (diphtongaison conditionnée par -yod- et amuïssement de la finale atone) > *uir (réduction bazadaise et bordelaise de la diphtongue -uè-) > *ur. Pour la finale -a en gascon, elle est absente de la seconde attestation et à l'époque de la troisième et peut-être de la première, la distinction -a/-e final était conventionnelle en gascon occidental (la prononciation conflue en [-ə]); de plus, les cas ne manquent pas où à un nom de lieu on a ajouté une finale -a, avec villa sous-entendu. Il peut donc y avoir un -e de soutien facilitant l'articulation du -r en finale, plutôt qu'un -a étymologique. Il reste que ce n'est qu'une hypothèse, qui n'explique notamment pas l'article de l'attestation de 1345.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1764, l'abbé Expilly présente le village ainsi :

« Hures, dans le Bazadois en Guyenne, diocèse de Bazas, parlement & intendance de Bordeaux, élection de Condom, jurisdiction de la Réole. On y compte 107 feux. Cette paroisse est à quelque distance de la Garonne. »[7]

À la Révolution, la paroisse Saint-Martin d'Hure forme la commune d'Hure[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Chantal Picon[9]   Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2014, la Communauté de communes du Réolais ayant été supprimée, la commune de Hure s'est retrouvée intégrée à la Communauté de communes du Réolais en Sud Gironde siégeant à La Réole.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2014, la commune comptait 506 habitants[Note 1], en augmentation de 3,05 % par rapport à 2009 (Gironde : +6,37 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
915 604 717 814 766 783 849 705 760
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
765 792 738 719 768 758 729 727 666
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
687 673 677 608 614 609 632 565 583
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
591 528 508 435 438 439 482 497 506
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Une mosaïque de dimensions 5,50 m sur 3,50 m et datant de l'époque gallo-romaine a été découverte sous une place publique à environ 1,70 m du niveau du sol. Elle a fait l'objet d'un classement à l'inventaire des monuments historiques en 1913[14] et a été déplacée, pour exposition, sous un préau dans la cour de l'école communale.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 4 juillet 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 56,3 km pour Bordeaux, 19,9 km pour Langon et 5,1 km pour La Réole. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 4 juillet 2011.
  3. Bénédicte Boyrie-Fénié, Dictionnaire toponymique des communes, Gironde, Éd. CAIRN et Institut Occitan, Pau, 2008, pp. 168-169
  4. Carles Duarte i Montserrat, Àlex Alsina i Keith, Gramàtica històrica del Català, Ed. Curial, Barcelona, 1984, p. 77
  5. Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne, Éd. Errance, 2012, p. 212
  6. https://www.geoportail.gouv.fr/carte
  7. Jean-Joseph Expilly, « Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, volume troisième », sur Google books, Desaint et Saillant, (consulté le 1er juin 2014), p. 790
  8. Historique des communes, p. 25, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 6 avril 2013.
  9. Commune de Hure sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 4 juillet 2011.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  14. « Classement du « carrelage de sol » », notice no PM33000545, base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 26 janvier 2010.