Hunter Biden

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Hunter Biden
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Hunter Biden en 2013.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Robert Hunter Biden
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Famille Biden (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Melissa Cohen (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Finnegan Biden (d)
Beau Biden Jr. (d)
Naomi Biden (d)
Maisy Biden (d)
Navy Joan Roberts (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Arme
Grade militaire

Robert Hunter Biden dit Hunter Biden, né le à Wilmington (Delaware), est un homme d’affaires américain, fils de Joe Biden, actuel président des États-Unis.

Hunter Biden est un investisseur de fonds spéculatifs, de capital-risque et de fonds de capital-investissement qui a auparavant travaillé comme lobbyiste, banquier, fonctionnaire de l'administration publique et avocat enregistré d'une société de lobbyistes.

Il a siégé au conseil d'administration de Burisma Holdings, l'un des plus grands producteurs privés de gaz naturel d'Ukraine, de 2014 jusqu'à l'expiration de son mandat en avril 2019. Depuis les premiers mois de 2019, Biden et son père Joe Biden ont fait l'objet d'accusations non étayées d'activités de corruption concernant les relations commerciales de Hunter Biden en Ukraine notamment par le président Donald Trump et ses partisans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le second fils de Joe Biden, vice-président des États-Unis de 2009 à 2017 et président des États-Unis depuis 2021, et de Neilia Hunter Biden, la première épouse de celui-ci.

En 1972, son frère aîné Beau et lui survivent à un accident de la route, au cours duquel sa mère et sa jeune sœur Naomi Christina décèdent[1]. Il a une demi-sœur, Ashley, née en 1981 et fille de la seconde épouse de son père remarié en 1977, Jill Jacobs.

Hunter Biden est, par ailleurs, diplômé des universités de Georgetown et de Yale[2].

Hunter Biden épouse Kathleen Buhle avec laquelle il a trois filles[3] et de laquelle il divorce après 22 ans de mariage.

En , Hunter Biden épouse Melissa Cohen, une réalisatrice sud-africaine de 32 ans[4] avec laquelle il a un fils[5].

Biden a lutté toute sa vie contre la toxicomanie et l'alcoolisme, et a détaillé ses luttes dans ses mémoires Beautiful Things. Il pense que sa dépendance peut être liée au traumatisme de l'accident de voiture de 1972 qui a tué sa mère et sa sœur. Au cours des deux dernières décennies, Biden a alterné les longues périodes de sobriété suivies de rechutes. Après la mort de son frère Beau, sa dépendance s'est aggravée et il prétend avoir « fumé du crack toutes les 15 minutes »[6]. Une analyse détaillée du disque dur de Hunter Biden par NBC News montre que Biden et son entreprise ont été payés 11 millions de dollars de 2013 à 2018, et que les fonds ont alimenté sa dépendance. Dans son autobiographie Beautiful Things, il a déclaré que l'argent de Burisma « s'est transformé en un catalyseur majeur lors de mon dérapage le plus raide vers la dépendance » et « m'a poussé à dépenser de manière imprudente, dangereuse et destructrice »[7]. En juillet 2022, des vidéos font surface en ligne montrant Biden pesant et fumant du crack avec des femmes légèrement vêtues, certaines « pendant » des actes sexuels apparents. Ni la Maison Blanche, ni Hunter Biden n'ont contesté l'authenticité des images[8].

L’exploitation de l’un de ses ordinateurs le place en 2021 au cœur d'un scandale mêlant drogues, prostituées et dépenses somptuaires[9]. Depuis 2020, il a une production artistique[10],[11].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Carrière dans les affaires[modifier | modifier le code]

Il est associé chez Rosemont Seneca Partners LLC, au conseil de Boies, Schiller, Flexner LLP, une société juridique de New York. Il est également président du World Food Program USA[12]. Hunter Biden se lance dans la finance dans les années 2000 avec un « succès mitigé »[1].

À l'US Navy[modifier | modifier le code]

Hunter Biden devient réserviste de l'US Navy en tant qu'aspirant en , et travaille à temps partiel en tant que responsable des relations publiques. En , après avoir été testé positif à la cocaïne, il en est renvoyé[13],[2]. Il affirme avoir ingéré de la drogue involontairement[14].

Relations avec la Chine[modifier | modifier le code]

Durant le second mandat de l'administration Obama, Hunter Biden conclut des accords commerciaux lucratifs avec un fonds d'investissement lié au gouvernement chinois[15], après que Hunter Biden a accompagné en 2013 son père lors d’un voyage à Pékin[15],[16].

Lors de ce voyage officiel, dans le hall d’un hôtel, Hunter Biden met son père en relation avec Jonathan Li, un partenaire d’affaires chinois. Des conseillers de Joe Biden s'inquiètent des apparences d’une telle présentation au pays des « guanxi » (réseaux de relations)[17].

Hunter Biden était un membre bénévole du conseil de BHR Partners, nouveau fonds d’investissement que Jonathan Li était sur le point de diriger. Plusieurs jours après le voyage des Biden en Chine, BHR Partners a obtenu du gouvernement chinois une licence d’exploitation[réf. nécessaire]. Trois ans plus tard, Hunter Biden prend une participation de 10 % dans BHR Partners grâce à un investissement de 420 000 $.

En , Rosemont Seneca Partners, la petite société de conseil financier de Hunter Biden, participe à une opération de capital-investissement de 1,5 milliard $, impliquant une filiale de la Bank of China, la société de gestion de fonds Bohai Industrial Investment, et l'un des plus importants gestionnaires d'actifs de Chine, Harvest Fundation Management Co. Les sociétés ont utilisé du capital-risque appartenant à l'État chinois pour lever les fonds. Le Wall Street Journal qualifie de « l'une des plus grandes collaborations sino-étrangères en capital-investissement » pour tirer parti de la nouvelle zone de libre-échange de Shanghai et de la libéralisation de la politique chinoise visant à convertir le yuan en devises. Les conversions ont aidé le gouvernement chinois à investir dans des sociétés étrangères[15].

En 2019, The New Yorker écrit un article dans lequel il indique comment Hunter Biden s'est vu offrir un diamant de 2,8 carats par le magnat de l'énergie chinois Ye Jianming[18].

En , pour faire baisser la tension sur la campagne électorale de son père, Hunter Biden annonce qu'il quittera à la fin du mois le conseil d'administration de BHR (Shanghai) Equity Investment Fund Management Company[19]. Toutefois, le 15 avril 2020, le New York Post révèle que Hunter Biden semble toujours faire partie du conseil d'administration de la société de capital-investissement chinoise qu'il a cofondée[20].

Membre du conseil d'administration de Burisma[modifier | modifier le code]

Après une visite officielle du vice président Joe Biden en Ukraine[21], Hunter Biden rejoint, en , le directoire d'une des plus importantes compagnies pétrolières et gazières ukrainienne, Burisma, dont le dirigeant, l'oligarque Mykola Zlochevsky, avait été ministre de l'Écologie du président Viktor Ianoukovytch. À partir de 2014, Zlochevsky est poursuivi par les justices ukrainienne et britannique pour blanchiment d'argent à travers Burisma[22]. Hunter Biden, qui n'a alors aucune expérience en Ukraine[14] ou dans le secteur de l'énergie[23], affirme dans un communiqué de presse : « Je crois que mon aide en tant que consultant d’une compagnie sur les questions de la transparence, de la gestion d’entreprise et de l’expansion internationale aidera l’économie de l’Ukraine et la prospérité de son peuple »[24].

En décembre 2015, peu avant la visite de Joe Biden à Kiev, l'ambassadeur américain, Geoffrey R. Pyatt, accuse les procureurs de protéger Mykola Zlochevsky, poursuivi par les autorités britanniques[25]. Des chercheurs estiment à ce moment que la position de Hunter Biden peut nuire au message anticorruption porté par Joe Biden[26].

Selon le Washington Post, Hunter Biden quitte en 2019 son poste au sein de Burisma, après cinq années de service, alors que Joe Biden a annoncé en avril sa candidature à la présidence[21]. Selon le New York Times, « Hunter Biden et ses partenaires américains ont pris part au vaste effort de Burisma visant à rassembler des démocrates bien connectés à une époque où la société faisait face à des enquêtes soutenues non seulement par les forces ukrainiennes mais également par des responsables de l’administration Obama »[27],[28]. D'autres commentateurs soulèvent des problèmes de népotisme[23] ou de conflit d'intérêts[21].

Sur Fox Business, proche des partisans de Donald Trump, l'humoriste Bill Maher déclare que « ce gamin » a été payé 600 000 $ juste parce qu'il s'appelait Biden dans ce pays extrêmement corrompu qui venait d'avoir une révolution pour se débarrasser de la corruption[29]. Le site Vox, proche de la gauche libérale, assimile Hunter Biden à ces personnes gravitant autour de la politique américaine, telles que Billy Carter, Tony Rodham et Neil Bush, tentant de capitaliser financièrement sur leurs proches à la Maison-Blanche et parviennent ainsi à s'enrichir sans réaliser d'actions d'envergure, mais affirme aussi que Joe Biden n'est pas intervenu pour aider son fils en Ukraine[30].

Controverse ukrainienne[modifier | modifier le code]

Début 2016, l'administration Obama et les autorités européennes sont convaincues que le procureur général ukrainien Viktor Shokin (en) ne fait pas assez pour lutter contre la corruption[30]. Joe Biden décide en de menacer le président ukrainien Petro Porochenko de ne pas accorder un milliard de dollars[pourquoi ?] si Viktor Shokin n'est pas renvoyé dans les six heures. Shokin est remplacé par « quelqu'un de solide »[31]. Joe Biden rend publique cette intervention en [32].

De son côté, Viktor Shokin affirme qu'il a été licencié pour l'empêcher d'enquêter sur Hunter Biden[33]. Iouri Loutsenko, procureur général à partir de , affirme avoir rencontré l'avocat de Donald Trump, Rudolph Giuliani, selon lui « obsédé par les possibles fautes commises par Joe Biden et son fils », mais avoir finalement décidé qu'il n'y avait pas de raison d'ouvrir une enquête contre Hunter Biden. Il considère en septembre 2018 que, si une enquête est ouverte sur Joe Biden et son fils, elle doit l’être aux États-Unis et non en Ukraine[34].

En , le président Donald Trump demande par téléphone à son homologue, le président nouvellement élu Volodymyr Zelensky, de se renseigner pour savoir si l'ancien vice-président Biden a mis fin à une enquête sur une entreprise ukrainienne pour laquelle travaillait son fils[35]. Iouri Loutsenko est à son tour limogé au mois d' par le président Volodymyr Zelensky. Le , une enquête est ouverte contre Iouri Loutsenko pour abus de pouvoir. Il est suspecté d'avoir « autorisé un business de paris illégaux »[36]. Aux États-Unis, la Chambre des représentants, dominée par les démocrates, lance le une enquête en vue d'une procédure d'impeachment pour déterminer si le gel par Donald Trump d'une importante aide militaire à l'Ukraine est le résultat d'une volonté de faire pression sur l’exécutif ukrainien, afin que celui-ci lance une enquête sur Joe Biden, dans le but de mettre en difficulté sa campagne pour l’élection présidentielle de 2020.

En mars 2020, le comité sénatorial de la Sécurité intérieure (Homeland Security), dirigé par le républicain Ron Johnson, affirme vouloir poursuivre son enquête sur Hunter Biden, malgré les critiques des sénateurs démocrates[37].

En décembre 2020, la presse relate que, selon une personne au courant de l'enquête fiscale du ministère de la Justice sur le fils du nouveau président élu Joe Biden, une citation à comparaître lui demande des informations sur plus de deux douzaines d'entités, y compris la société gazière ukrainienne Burisma. Hunter Biden confirme le 9 décembre que ses impôts font l'objet d'une enquête fédérale. La révélation arrive à un moment délicat pour le président élu, qui est en train de constituer son cabinet et décidera bientôt de son candidat pour diriger le ministère de la Justice. Outre la demande relative à Burisma, l’assignation vise également à obtenir des informations sur les transactions commerciales chinoises de Hunter Biden et d’autres transactions financières[38]. L'enquête menée par le procureur du Delaware se concentre notamment sur d'éventuelles violations des lois sur la fiscalité et le blanchiment d'argent, dans le cadre de transactions réalisées par Hunter Biden et ses associés en Chine[39]. La presse précise que durant les semaines précédant l’élection présidentielle de novembre, le ministre de la Justice William Barr a donné l’ordre aux procureurs et au personnel de son département d'empêcher la communication d'informations concernant l'enquête sur Hunter Biden afin de ne pas influencer l'élection présidentielle américaine[40].

Controverse du portable abandonné[modifier | modifier le code]

En octobre 2020, le New York Post publie plusieurs courriels remis au journal par Rudy Giuliani comme provenant d'un ordinateur portable de Hunter Biden. Ce portable, victime d'un dégât des eaux, a été déposé en avril 2019 dans une boutique de réparation d'ordinateurs. Le disque dur et les données stockées sur celui-ci sont cependant récupérables, mais personne ne vient le réclamer ni payer la réparation[41]. Le portable est finalement saisi par le FBI en décembre 2019.

Sur le disque dur sont notamment trouvés des échanges de courriers électroniques entre Hunter Biden et des officiels ukrainiens, ainsi que des photos et une vidéo sur laquelle le fils du candidat démocrate fume du crack en faisant l'amour avec une femme. Tous les documents auraient été transmis via son avocat à Rudy Giuliani, qui les aurait fait « fuiter » au New York Post[41]. Le tabloïd en fait sa une, trois jours avant les élections présidentielles.

D'après le quotidien, Hunter Biden aurait présenté son père Joe Biden, alors vice-président, à un cadre supérieur de Burisma, société gazière ukrainienne, moins d'un an avant que Joe Biden ne fasse pression sur le gouvernement ukrainien pour obtenir le renvoi d'un procureur qui enquêtait sur l'entreprise. Hunter Biden aurait rejoint le conseil d'administration de Burisma en 2014 pour un salaire mensuel de 50 000 dollars[42]. Un autre courriel évoque un fonds d'investissement chinois (Bohai Harvest RST) dont 10 % des actions appartiennent à la famille Biden[43].

Twitter et Facebook limitent ou empêchent aussitôt la diffusion des messages renvoyant aux articles du New York Post afin, selon eux, de limiter la diffusion d'une fausse nouvelle potentielle[44],[8]. Le 19 octobre, cinquante anciens hauts responsables du renseignement américain, qui avaient servi dans l'administration Trump et les trois précédentes, publient une lettre ouverte affirmant que la diffusion des prétendus courriels « présente toutes les caractéristiques classiques d'une opération de désinformation russe »[45]. Cette opinion est contredite par le directeur du renseignement national John Ratcliffe qui accuse les signataires de déformer le point de vue de la communauté du renseignement en décrivant les prétendus courriels comme faisant partie d'une campagne de diffamation contre Biden[46].

En 2022, le New York Times admet au passage dans un article que « L'e-mail et d'autres dans le cache ont été authentifiés par des personnes familières avec eux et avec l'enquête » (The email and others in the cache were authenticated by people familiar with them and with the investigation)[47]. Le lendemain, l'authenticité de cette source est explicitement admise par le journal dans un éditorial.

Évasion fiscale et blanchiment d'argent[modifier | modifier le code]

Fin 2020, une enquête est lancée dans laquelle Hunter Biden est soupçonné d'évasion fiscale et de blanchiment d'argent. L'affaire est nommée « tax affairs »[48]. Il paye alors une partie des impôts qu'il n'avait pas payés, ce qui réduit ses chances d'être condamné devant un tribunal, mais une enquête plus large est ouverte en mars 2022. Deux témoins, anciens employés d'Hunter Biden, lors d'une audition d'un grand jury à Wilmington dans l'État du Delaware en février 2022, font part d'enregistrements de versement d'argent depuis une compagnie énergétique ukrainienne[49].

Comportement des médias[modifier | modifier le code]

Pour la Berliner Zeitung, le comportement des médias vis-à-vis des polémiques autour de Hunter Biden pose question. Le principal quotidien berlinois s'interroge notamment sur les raisons pour lesquelles la presse mentionne à peine des vidéos du fils de Joe Biden fumant du crack en étant armé. Selon le quotidien, étant donné que Joe Biden était l'un des sénateurs qui, dans les années 1990, ont imposé des sanctions draconiennes pour la simple possession de crack, les contradictions entre les opinions législatives et privées de Biden devraient soulever des questions[8]. Le drame ne serait évoqué que dans les chaînes ultra-conservatrices à populistes. Le fait que le président ne soit guère confronté aux critiques – à l'exception d'un perturbateur lors d'une apparition publique du chef de l'État – est, selon la Berliner Zeitung, surprenant[8].

De la même manière, les informations du New York Post à quelques jours de l'élection présidentielle de 2020 aurait dû être « un régal pour les journalistes », or, non seulement l'histoire a été ignorée par la plupart des journaux et des chaînes de télévision, mais il y a même eu une sorte de black-out sur les réseaux sociaux, certains des reportages du New York Post étant cachés sur Twitter et sur Facebook[8].

La Berliner Zeitung explique ce comportement des médias notamment par la crainte que les informations concernant Hunter Biden, soient utilisées par une puissance étrangère, la Russie, pour par exemple manipuler les élections américaines[8]. Les chaînes de télévision et les journaux se trouveraient devant un dilemme : ne pas rapporter des faits d'importance majeure parce qu'ils peuvent avoir été mis en jeu par des puissances étrangères. Cette décision de ne pas signaler ces informations en cas de doute a aussi ses conséquences selon le quotidien allemand : « dans les médias sociaux, où des millions de personnes ont vu les photos et vidéos et les ont manquées dans les médias classiques, l'accusation de censure par omission circule. »[8]

Le comportement des médias dans certaines affaires concernant Hunter Biden a été dénoncé par plusieurs magazines et quotidiens de ligne éditoriale conservatrice ou populaire comme le Washington Examiner[50], le Washington Times[51] ou encore le Daily Mail[52].

Références[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]