Hunter Biden

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Hunter Biden
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Hunter Biden en 2013.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Robert Hunter Biden
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Famille Biden (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Melissa Cohen (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Finnegan Biden (d)
Beau Biden Jr. (d)
Naomi Biden (d)
Maisy Biden (d)
Navy Joan Roberts (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Burisma Holdings (en) (-), BHR Partners (en) (depuis ), Amtrak ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Arme
Grade militaire

Robert Hunter Biden dit Hunter Biden, né le à Wilmington (Delaware), est un homme d’affaires américain, fils du président des États-Unis Joe Biden.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le second fils de Joe Biden, vice-président des États-Unis de 2009 à 2017 et président des États-Unis depuis 2021, et de Neilia Hunter Biden, la première épouse de celui-ci.

En 1972, son frère aîné Beau et lui survivent à un accident de la route, au cours duquel sa mère et sa jeune sœur Naomi Christina décèdent[1]. Il a une demi-sœur, Ashley, née en 1981 et fille de la seconde épouse de son père remarié en 1977, Jill Jacobs.

Hunter Biden est, par ailleurs, diplômé des universités de Georgetown et de Yale[2].

Hunter Biden épouse Kathleen Buhle avec laquelle il a trois filles[3] et de laquelle il divorce après 22 ans de mariage.

En , Hunter Biden épouse Melissa Cohen, une réalisatrice sud-africaine de 32 ans[4] avec laquelle il a un fils[5].

L’exploitation de l’un de ses ordinateurs le place en 2021 au cœur d'un scandale mêlant drogues, prostituées et dépenses somptueuses[6]. Depuis 2020, il a une production artistique[7],[8].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Carrière dans les affaires[modifier | modifier le code]

Il est associé chez Rosemont Seneca Partners LLC, au conseil de Boies, Schiller, Flexner LLP, une société juridique de New York. Il est également président du World Food Program USA[9]. Hunter Biden se lance dans la finance dans les années 2000 avec un « succès mitigé »[1].

À l'US Navy[modifier | modifier le code]

Hunter Biden devient réserviste de l'US Navy en tant qu'aspirant en , et travaille à temps partiel en tant que responsable des relations publiques. En , après avoir été testé positif à la cocaïne, il en est renvoyé[10],[2]. Il affirme avoir ingéré de la drogue involontairement[11].

Relations avec la Chine[modifier | modifier le code]

Durant le second mandat de l'administration Obama, Hunter Biden conclut des accords commerciaux lucratifs avec un fonds d'investissement lié au gouvernement chinois[12], après que Hunter Biden a accompagné en 2013 son père lors d’un voyage à Pékin[12],[13].

Lors de ce voyage officiel, dans le hall d’un hôtel, Hunter Biden met son père en relation avec Jonathan Li, un partenaire d’affaires chinois. Des conseillers de Joe Biden s'inquiètent des apparences d’une telle présentation au pays des «guanxi » (réseaux de relations)[14].

Hunter Biden était un membre bénévole du conseil de BHR Partners, nouveau fonds d’investissement que Jonathan Li était sur le point de diriger. Plusieurs jours après le voyage des Biden en Chine, BHR Partners a obtenu du gouvernement chinois une licence d’exploitation[réf. nécessaire]. Trois ans plus tard, Hunter Biden prend une participation de 10 % dans BHR Partners grâce à un investissement de 420 000 $.

En , Rosemont Seneca Partners, la petite société de conseil financier de Hunter Biden, participe à une opération de capital-investissement de 1,5 milliard $, impliquant une filiale de la Bank of China, la société de gestion de fonds Bohai Industrial Investment, et l'un des plus importants gestionnaires d'actifs de Chine, Harvest Fundation Management Co. Les sociétés ont utilisé du capital-risque appartenant à l'État chinois pour lever les fonds. Le Wall Street Journal qualifie de « l'une des plus grandes collaborations sino-étrangères en capital-investissement » pour tirer parti de la nouvelle zone de libre-échange de Shanghai et de la libéralisation de la politique chinoise visant à convertir le yuan en devises. Les conversions ont aidé le gouvernement chinois à investir dans des sociétés étrangères[12].

En 2019, The New Yorker écrit un article dans lequel il indique comment Hunter Biden s'est vu offrir un diamant de 2,8 carats par le magnat de l'énergie chinois Ye Jianming[15].

En , pour faire baisser la tension sur la campagne électorale de son père, Hunter Biden annonce qu'il quittera à la fin du mois le conseil d'administration de BHR (Shanghai) Equity Investment Fund Management Company[16]. Toutefois, le 15 avril 2020, le New York Post révèle que Hunter Biden semble toujours faire partie du conseil d'administration de la société de capital-investissement chinoise qu'il a cofondée[17].

Membre du conseil d'administration de Burisma[modifier | modifier le code]

Après une visite officielle du vice président Joe Biden en Ukraine[18], Hunter Biden rejoint, en , le directoire d'une des plus importantes compagnies pétrolières et gazières ukrainienne, Burisma, dont le dirigeant, l'oligarque Mykola Zlochevsky, est ex-ministre de l'Écologie de l'ex-président Viktor Ianoukovytch. A partir de 2014, Zlochevsky est poursuivi par la justice ukrainienne et britannique pour blanchiment d'argent à travers Burisma[19]. Hunter Biden, qui n'a alors aucune expérience en Ukraine[11] ou dans le secteur de l'énergie[20], affirme dans un communiqué de presse : « Je crois que mon aide en tant que consultant d’une compagnie sur les questions de la transparence, de la gestion d’entreprise et de l’expansion internationale aidera l’économie de l’Ukraine et la prospérité de son peuple »[21].

En décembre 2015, peu avant la visite de Joe Biden à Kiev, l'ambassadeur américain, Geoffrey R. Pyatt, accuse les procureurs de protéger Mykola Zlochevsky, poursuivi par les autorités britanniques[22]. Des chercheurs estiment à ce moment que la position de Hunter Biden peut nuire au message anticorruption porté par Joe Biden[23].

Selon le Washington Post, Hunter Biden quitte en 2019 son poste au sein de Burisma, après cinq années de service, alors que Joe Biden a annoncé en avril sa candidature à la présidence[18]. Selon le New York Times, « Hunter Biden et ses partenaires américains ont pris part au vaste effort de Burisma visant à rassembler des démocrates bien connectés à une époque où la société faisait face à des enquêtes soutenues non seulement par les forces ukrainiennes mais également par des responsables de l’administration Obama »[24],[25]. D'autres commentateurs soulèvent des problèmes de népotisme[20] ou de conflit d'intérêts[18].

Sur Fox Business, proche des partisans de Donald Trump, l'humoriste Bill Maher déclare que « ce gamin » a été payé 600 000 $ juste parce qu'il s'appelait Biden dans ce pays extrêmement corrompu qui venait d'avoir une révolution pour se débarrasser de la corruption[26]. Le site Vox, proche de la gauche libérale, assimile Hunter Biden à ces personnes gravitant autour de la politique américaine, telles que Billy Carter, Tony Rodham et Neil Bush, tentant de capitaliser financièrement sur leurs proches à la Maison-Blanche et parviennent ainsi à s'enrichir sans réaliser d'actions d'envergure, mais affirme aussi que Joe Biden n'est pas intervenu pour aider son fils en Ukraine[27].

Controverse ukrainienne[modifier | modifier le code]

Début 2016, l'administration Obama et les autorités européennes sont convaincues que le procureur général ukrainien Viktor Shokin (en) ne fait pas assez pour lutter contre la corruption[27]. Joe Biden décide en de menacer le président ukrainien Petro Porochenko de ne pas accorder un milliard de dollars[pourquoi ?] si Viktor Shokin n'est pas renvoyé dans les six heures. Shokin est remplacé par « quelqu'un de solide »[28]. Joe Biden rend publique cette intervention en [29].

De son côté, Viktor Shokin affirme qu'il a été licencié pour l'empêcher d'enquêter sur Hunter Biden[30]. Iouri Loutsenko, procureur général à partir de , affirme avoir rencontré l'avocat de Donald Trump, Rudolph Giuliani, selon lui « obsédé par les possibles fautes commises par Joe Biden et son fils », mais avoir finalement décidé qu'il n'y avait pas de raison d'ouvrir une enquête contre Hunter Biden. Il considère en septembre 2018 que, si une enquête est ouverte sur Joe Biden et son fils, elle doit l’être aux États-Unis et non en Ukraine[31].

En , le président Donald Trump demande par téléphone à son homologue, le président nouvellement élu Volodymyr Zelensky, de se renseigner pour savoir si l'ancien vice-président Biden a mis fin à une enquête sur une entreprise ukrainienne pour laquelle travaillait son fils[32]. Iouri Loutsenko est à son tour limogé au mois d' par le président Volodymyr Zelensky. Le , une enquête est ouverte contre Iouri Loutsenko pour abus de pouvoir. Il est suspecté d'avoir « autorisé un business de paris illégaux »[33]. Aux États-Unis, la Chambre des représentants, dominée par les démocrates, lance le une enquête en vue d'une procédure d'impeachment pour déterminer si le gel par Donald Trump d'une importante aide militaire à l'Ukraine est le résultat d'une volonté de faire pression sur l’exécutif ukrainien, afin que celui-ci lance une enquête sur Joe Biden, dans le but de mettre en difficulté sa campagne pour l’élection présidentielle de 2020.

En mars 2020, le comité sénatorial de la Sécurité intérieure (Homeland Security), dirigé par le républicain Ron Johnson, affirme vouloir poursuivre son enquête sur Hunter Biden, malgré les critiques des sénateurs démocrates[34].

En octobre 2020, le New York Post publie plusieurs courriels remis au journal par Rudy Giuliani comme provenant d'un ordinateur portable de Hunter Biden. D'après le quotidien, Hunter Biden aurait présenté son père Joe Biden, alors vice-président, à un cadre supérieur de Burisma, société gazière ukrainienne, moins d'un an avant que Joe Biden ne fasse pression sur le gouvernement ukrainien pour obtenir le renvoi d'un procureur qui enquêtait sur l'entreprise. Hunter Biden aurait rejoint le conseil d'administration de Burisma en 2014 pour un salaire mensuel de 50 000 dollars[35]. Un autre courriel évoque un fonds d'investissement chinois (Bohai Harvest RST) dont 10 % des actions appartiennent à la famille Biden[36]. Twitter et Facebook limitent ou empêchent aussitôt la diffusion des messages renvoyant aux articles du New York Post afin, selon eux, de limiter la diffusion d'une fausse nouvelle potentielle[37]. Le 19 octobre, cinquante anciens hauts responsables du renseignement américain, qui avaient servi dans l'administration Trump et les trois précédentes, publient une lettre ouverte affirmant que la diffusion des prétendus courriels « présente toutes les caractéristiques classiques d'une opération de désinformation russe »[38]. Cette opinion est contredite par le directeur du renseignement national John Ratcliffe qui accuse les signataires de déformer le point de vue de la communauté du renseignement en décrivant les prétendus courriels comme faisant partie d'une campagne de diffamation contre Biden[39].

En décembre 2020, la presse relate que, selon une personne au courant de l'enquête fiscale du ministère de la Justice sur le fils du nouveau président élu Joe Biden, une citation à comparaître lui demande des informations sur plus de deux douzaines d'entités, y compris la société gazière ukrainienne Burisma. Hunter Biden confirme le 9 décembre que ses impôts font l'objet d'une enquête fédérale. La révélation arrive à un moment délicat pour le président élu, qui est en train de constituer son cabinet et décidera bientôt de son candidat pour diriger le ministère de la Justice. Outre la demande relative à Burisma, l’assignation vise également à obtenir des informations sur les transactions commerciales chinoises de Hunter Biden et d’autres transactions financières[40]. L'enquête menée par le procureur du Delaware se concentre notamment sur d'éventuelles violations des lois sur la fiscalité et le blanchiment d'argent, dans le cadre de transactions réalisées par Hunter Biden et ses associés en Chine[41]. La presse précise que durant les semaines précédant l’élection présidentielle de novembre, le ministre de la Justice William Barr a donné l’ordre aux procureurs et au personnel de son département d'empêcher la communication d'informations concernant l'enquête sur Hunter Biden afin de ne pas influencer l'élection présidentielle américaine[42].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b AFP, « Entre Joe Biden et la Maison-Blanche, des épreuves familiales en série », sur Le Journal de Montréal (consulté le )
  2. a et b P.B. avec AFP, « Accusé de corruption par Donald Trump, que faisait le fils de Joe Biden en Ukraine ? », 20 Minutes,‎ (lire en ligne)
  3. Paris Match, « La veuve du fils de Joe Biden en couple avec… son beau-frère », sur parismatch.com (consulté le )
  4. (en) Meredith Newman, Sarika Jagtiani and Andrew Sharp, « Hunter Biden: Who is former Vice President Joe Biden's son mentioned in Ukraine-Trump call? », sur USA Today, USA Today,
  5. (en) « Jill Biden corrects Joe on number of grandchildren », sur Washington Examiner, (consulté le )
  6. « Hunter Biden, fils de Joe Biden, empêtré dans un scandale sexuel », sur lepoint.fr, (consulté le ).
  7. « La carrière artistique du fils Biden embarrasse la Maison-Blanche », sur La Presse, (consulté le )
  8. (en-US) Adam Popescu, « There’s a New Artist in Town. The Name Is Biden. », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  9. (en) « About Us. Our vision: A World Without Hunger », wfpusa.org (consulté le )
  10. « Un fils de Joe Biden renvoyé de la marine pour prise de drogues », sur Le Huffington Post, (consulté le )
  11. a et b « Hunter Biden, un fiston sous les feux des projecteurs », sur L'Echo, (consulté le )
  12. a b et c Leandra Bernstein, « Will foreign money dominate 2020? Author explains Biden's family ties to China, Ukraine », sur KEYE, (consulté le )
  13. (en) Peter Schweizer, « The troubling reason why Biden is so soft on China », sur New York Post, (consulté le )
  14. « Il faut qu'on parle de Hunter Biden », sur lapresse.ca, La Presse,
  15. « Hunter Biden reportedly received a 2.8 carat diamond from a Chinese energy tycoon », sur theweek.com, (consulté le )
  16. « États-Unis : le fils de Joe Biden sort de son silence », sur lefigaro.fr,
  17. (en) Emily Jacobs, « Hunter Biden still listed on board of Chinese company he was to resign from: report », sur New York Post, (consulté le )
  18. a b et c (en) Michael Kranish, « As vice president, Biden said Ukraine should increase gas production. Then his son got a job with a Ukrainian gas company. », sur washingtonpost.com, Washington Post,
  19. « États-Unis-Ukraine: Trump visé, Biden piégé », sur LExpress.fr, (consulté le )
  20. a et b Le Point magazine, « L'affaire ukrainienne percute aussi la campagne de Biden pour la Maison Blanche », sur Le Point, (consulté le )
  21. « Vu d’Ukraine. Comment une vieille histoire ukrainienne pourrait faire tomber Trump », sur Courrier international, (consulté le )
  22. (en) Simon Ostrovsky, « Joe Biden Is Visiting Ukraine — And It Could Get Really Awkward », sur Vice, (consulté le )
  23. (en-US) James Risen, « Joe Biden, His Son and the Case Against a Ukrainian Oligarch », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  24. Cécile Lussato, « Comprendre l’« affaire ukrainienne » qui se retourne contre Trump en 6 questions », sur www.nouvelobs.com, Nouvel Obs,
  25. (en-US) Kenneth P. Vogel et Iuliia Mendel, « Biden Faces Conflict of Interest Questions That Are Being Promoted by Trump and Allies », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  26. (en-US) James Langford, « Ukraine scandal makes Trump critic Bill Maher wish Joe Biden forced his son to get a 'real job' », sur FOXBusiness, (consulté le )
  27. a et b (en) Matthew Yglesias, « Hunter Biden, the black sheep who might accidentally bring down Trump, explained », sur Vox, (consulté le )
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  29. (en) « Foreign Affairs Issue Launch with Former Vice President Joe Biden », sur Council on Foreign Relations, .
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  36. (en-US) James T. Areddy, « What We Know About Hunter Biden’s Dealings in China », Wall Street Journal,‎ (ISSN 0099-9660, lire en ligne, consulté le )
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  38. (en) « Public Statement on the Hunter Biden Emails », sur politico.com, (consulté le )
  39. (en-US) Brooke Singman, « Ratcliffe says Hunter Biden laptop, emails 'not part of some Russian disinformation campaign' », sur Fox News, (consulté le )
  40. (en) AP, Hunter Biden subpoena seeks information on Burisma, other entities, latimes.com, .
  41. Paul Véronique, États-Unis : l'affaire Hunter Biden, le boulet de son père Joe ?, L'Express, .
  42. Sadie Gurman et Aruna Viswanatha, Pourquoi William Barr a gardé secrète l’enquête sur Hunter Biden, lopinion.fr, .

Liens externes[modifier | modifier le code]