Hundred

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Un hundred est une subdivision géographique en usage en Angleterre, au Danemark et en Australie-Méridionale, ainsi qu'en diverses parties des États-Unis, de l'Allemagne (Schleswig-Holstein, alors possession danoise, sous le nom de Harde), de la Suède et de la Norvège, mais aussi de la Finlande actuelle.

Autres termes équivalents[modifier | modifier le code]

Sont utilisés :

  • wapentake, (terme venant du Vieux norrois : vápnatak, désignait, pour les membres d'une assemblée, le fait d'empoigner et de brandir une arme en signe d’approbation d'une décision),
  • cantref, en gallois (de cant, « cent », et trev, « village »),
  • herred, en danois et norvégien,
  • härad en suédois,
  • kihlakunta en finnois.

Origine[modifier | modifier le code]

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Le nom proviendrait du nombre one hundred (en français, « cent »), si c'était bien le cas, on pourrait penser qu'il y aurait un rapport soit avec la centurie, division administrative en usage dans l'Empire romain, soit avec un territoire où l'on pouvait lever 100 hommes d'armes, soit enfin avec un territoire qui pouvait nourrir 100 familles. Le doute subsiste car en danois 100 (nombre) (hundred) et herred (division administrative) sont deux termes distincts.

Il s'agit d'un système traditionnel propre aux Germains et qui aurait été décrit par Tacite, les centeni. Des systèmes comparables auraient été utilisés autrefois en Chine ou au Japon.

Angleterre[modifier | modifier le code]

Les hundreds de Cornouailles au début du XIXe siècle.

En Angleterre, un hundred est à une unité territoriale, division d'un Shire (comté), sous contrôle d'un shire-reeve (mot qui deviendra shérif), qui répond à des besoins d'ordre administratif, militaire, et judiciaire d'après la common law[1]. Les limites d'un hundred ne suivaient pas forcément celles d'une paroisse ou d'un comté, même si elles le faisaient souvent. Un hundred pouvait ainsi être divisé entre deux comtés et une paroisse pouvait être répartie en plusieurs hundreds.

À l'origine, quand le terme fut introduit par les Saxons entre 613 et 1017, un hundred avait une taille suffisante pour nourrir environ 100 familles, avec, à leur tête, un hundred-man ou hundred eolder. Celui-ci était chargé de l'administration, de la justice, de la levée de troupes et de leur commandement. La charge n'était pas héréditaire, mais, dès les environs du Xe siècle, elle n'était plus confiée qu'à certaines familles.

Tous les hundreds étaient divisés en tithings qui contenaient dix foyers. Les plus vastes ou les plus peuplés furent scindés en divisions (ou en demi-hundreds, dans le Sussex).

Plus petite, l'unité de base était le hide, la quantité de terre nécessaire pour assurer la subsistance d'une famille, soit de 6 à 12 ha, selon la qualité et la fertilité de la terre.

Le système des hundreds n'était pas comme stable que le système des comtés étant établi au temps, et les listes diffèrent fréquemment sur combien des hundreds qu'un comté possède. Le Domesday Book contint une série radicalement différente des hundreds que celui qui deviendrait établi plus tard, dans beaucoup des parties du pays. Le numéro des hundreds dans chaque comté variait sauvagement. Le Leicestershire avait six (à l'haut de quatre dans le Domesday Book), tant que le Devon, vers trois fois plus grand, avait trente-deux.

Sur les temps, les fonctions principales du hundred devinrent l'administration de la droit et la rétention de la paix. Par le XIIe siècle la cour du hundred était tenu douze fois par année. C'était augmenté plus tard d'être tenu chaque quinze jours, quoique une ordinance de 1234 ait réduit la fréquence à une fois chaque trois semaines. Dans quelques hundreds, les cours étaient tenus à une place fiché ; tant que dans quelques autres, les cours se déplaçaient avec chaque session à une location différente. Les obligations principales de la cour étaient la maintenance du système de frankpledge.

Où le hundred était sous la jurisdiction de la couronne, le magistrat principal était un sheriff. Encore, beaucoup des hundreds étaient dans les mains privées, avec le titre du lord du hundred étant attaché au lord principal du manoir de la région, et devenant héréditaire. Où un hundred était sous un lord, un lieutenant était appointé au lieu d'un sheriff.

L'importance des cours du hundred déclina du XVIIe siècle, et la majorité des pouvoirs furent éteints avec l'établissement des cours du comté en 1867.

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Australie[modifier | modifier le code]

Dans les comtés du sud de l'Australie les titres de propriété mentionnent toujours dans quel hundred est située une parcelle de terre.

Cela dit, on n'utilise guère ces notions cadastrales quand on parle de district, et les gens ne les connaissent guère.

Le comté de Cumberland, en Nouvelles Galles du Sud (Sydney), était aussi divisé en hundreds au XIXe siècle, mais ces divisions y ont été abolies. Un hundred mesure normalement, selon la tradition, 100 milles-carrés[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Vision of Britain | Administrative Units Typology | Status definition: Hundred
  2. Atlas of South Australia | Land Survey and Disposal