Huile d'olive d'Aix-en-Provence AOC

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Huile d'olive d'Aix-en-Provence
Image illustrative de l'article Huile d'olive d'Aix-en-Provence AOC
Château Virant et Domaine Salvador,

sélectionnés par Oliviers & Co


Appellations Huile d'olive d'Aix-en-Provence
Type appellation AOC
Année
Pays Drapeau de la France France
Région mère Provence
Localisation Bouches-du-Rhône, Var
Saison deux saisons sèches (hiver et été)
deux saisons pluvieuses (automne et printemps)
Climat méditerranéen sous influence alpine
Jours soleil 2 700 à 2 900 h/an
Sol calcaire et marneux
Type production huile d'olive vierge extra
huile d'olive vierge.

L'huile d'olive d'Aix-en-Provence est protégée par une AOC depuis le .

Histoire[modifier | modifier le code]

L'acte fondateur se trouve chez Justin. Dans son Abrégé des histoires philippiques (Historiarum Philippicarum, Livre XLIII, chap. IV,1-2), un ouvrage qu'il présente dans sa préface comme un florilège des passages les plus importants et les plus intéressants du volumineux Historiæ phillippicæ et totius mundi origines et terræ situs rédigé par Trogue Pompée à l’époque d’Auguste, il explique : « Sous l'influence des Phocéens, les Gaulois adoucirent et quittèrent leur barbarie et apprirent à mener une vie plus douce, à cultiver la terre et à entourer les villes de remparts. Ils s'habituèrent à vivre sous l'empire des lois plutôt que sous celui des armes, à tailler la vigne et à planter l'olivier, et le progrès des hommes et des choses fut si brillant qu'il semblait, non pas que la Grèce eût émigré en Gaule, mais que la Gaule eût passé dans la Grèce »[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Le pays d'Aix-en-Provence se situe entre la montagne Sainte-Victoire dans une cuvette formée par l'Arc et la Torse, avec le massif du Montaiguet, au sud, et la chaîne d'Éguilles, au nord. Son aspect actuel a été modelé par trois phénomènes géologiques. Outre les plissements du tertiaire, il y eut une importante érosion consécutive aux deux périodes glaciaires de l'ère quaternaire et consécutivement la formation du bassin versant de la Durance. Ce qui permet actuellement de déterminer quatre ensembles structurants. Au Nord-Est, la chaîne alpine où l'altitude rend impossible la culture pérenne de l'olivier, au Sud et à l'Ouest, au substrat essentiellement calcaire, une succession de crêtes anticlinales crétacées et de bassins synclinaux tertiaires dont fait partie le pays d'Aix, à l'Ouest rhodanien, sous l'influence des failles de Nîmes et de Salon/Cavaillon, des bassins alluvionaires (Comtat Venaissin), au Centre, le plateau de Valensole et son épaisse molasse mio-pliocène, produit de l'érosion alpine[2].

Climatologie[modifier | modifier le code]

Le climat est méditerranéen : chaud et sec l'été, ensoleillé et doux l'hiver. La ville est relativement protégée du mistral grâce aux chaînes de collines situées au nord (Trévaresse et Luberon). Grâce à son climat, ce terroir compte 300 jours de soleil par an[3] et 100 journées estivales. Les températures moyennes oscillent de 6,5 °C en janvier à 24 °C en juillet. Souvent négatives en hiver avec 53 jours de température inférieure à 0°C et extrêmement élevées l'été avec 35 jours de température supérieure à 30°C, car le terroir est sur un bassin formé par l'Arc à une altitude plus basse par rapport aux alentours; l'air chaud est encerclé et a plus de mal à s'échapper.

En automne, des orages violents peuvent avoir lieu. Celui du 10 septembre 2005 toucha particulièrement le pays d'Aix avec 80 mm de pluie, et celui de 22 septembre 1993 entraîna des inondation. On releva près de 222 mm en deux heures, soit quatre mois de précipitations.

En hiver, les épisodes neigeux importants sont rares, mais certains peuvent apporter beaucoup de neige comme le avec 25-30 cm (40 cm à Mimet. Ou encore et provoquant des dégâts sur la végétation. Une des principales chutes de neige sur le pays d'Aix remonte à l'hiver 1946-1947 où, après le 24 janvier, 39 centimètres de neige tombent[4].

La campagne y connaît des microclimats variés, plus humides, frais, ventés ou doux et protégés selon les endroits[5]. Si les températures minimales sont plus fraîches qu'à Marseille la pluviométrie annuelle, plutôt faible, n'y est guère plus élevée.

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Relevé météorologique d'Aix-en-Provence
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 3,9 6 8,5 12,6 16 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24 20,4 16 10,8 8,1 15,1
Température maximale moyenne (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,4 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12 19,7
Précipitations (mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 5 545
Source : Source: Météo France[6] / Station de Marignane
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11,2
3
54
 
 
 
12,6
3,9
44
 
 
 
15,3
6
40
 
 
 
17,7
8,5
58
 
 
 
22,4
12,6
41
 
 
 
26,1
16
25
 
 
 
29,5
18,7
13
 
 
 
29,2
18,7
31
 
 
 
25,3
15,5
61
 
 
 
20,3
11,6
85
 
 
 
14,7
6,8
51
 
 
 
12
4,1
52
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Oliveraie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Vue de Lambesc à travers ses oliveraies

Les communes pouvant produire cette AOC sont à cheval sur deux départements :

Bouches-du-Rhône : Aix-en-Provence, Allauch, Alleins, Aubagne, Auriol, Aurons, La Barben, Beaurecueil, Belcodène, Berre-l'Étang, Bouc-Bel-Air, La Bouilladisse, Cabriès, Cadolive, Carry-le-Rouet, Châteauneuf-le-Rouge, Châteauneuf-les-Martigues, Cornillon-Confoux, Coudoux, Cuges-les-Pins, La Destrousse, Éguilles, Ensuès-la-Redonne, La Fare-les-Oliviers, Fuveau, Gardanne, Gémenos, Gignac-la-Nerthe, Grans, Gréasque, Istres, Lambesc, Lançon-Provence, Marseille, Martigues, Meyreuil, Mimet, Miramas, Pélissanne, Les Pennes-Mirabeau, Peynier, Peypin, Plan-de-Cuques, Port-de-Bouc, Le Puy-Sainte-Réparade, Puyloubier, Rognac, Rognes, Roquefort-la-Bédoule, Roquevaire, Rousset, Le Rove, Saint-Antonin-sur-Bayon, Saint-Cannat, Saint-Chamas, Saint-Estève-Janson, Saint-Marc-Jaumegarde, Saint-Mitre-les-Remparts, Saint-Savournin, Salon-de-Provence, Sausset-les-Pins, Simiane-Collongue, Le Tholonet, Trets, Vauvenargues, Velaux, Venelles, Ventabren, Vernègues, Vitrolles.

Var : Pourcieux, Pourrières, Saint-Zacharie.

Variétés[modifier | modifier le code]

Stand d'huile d'olive d'Aix-en-Provence.

Le cahier des charges de l'appellation validé par l'INAO a retenu des variétés principales et secondaires[7] :

Méthodes culturales et réglementaires[modifier | modifier le code]

Conditions de récolte et d'élaboration[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

bouteille d'huile d'olive AC d'Aix-en-Provence

.

Commercialisation[modifier | modifier le code]

La commercialisation de l'huile d'olive se fait essentiellement par les grandes et moyennes surfaces (GMS) avec 66 % du marché. Viennent ensuite le hard discount (17 %), l'industrie agro-alimentaire (14 %), les épiceries et les marchés (6 %). La vente directe sur le lieu de production n'est pas encore une pratique courante puisque les producteurs et les moulins n'assurent chacun que 3 %. Le secteur de vente le plus dynamique reste le hard discount avec une progression annuelle qui augmente de 3 à 4 %[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Marseille (sous la direction de), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Éd. Larousse, Paris, 2002. (ISBN 2035751055)
  • Philippe Anginot, L'huile d'olive, Neva, 2010, (ISBN 9782350551517)
  • Armelle Darondel, L'huile d'olive. Saveurs et vertus, Grancher, 2010, (ISBN 9782733910993)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]