Huguette Delavault

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Huguette Delavault
Naissance
Andilly (France)
Décès
Paris
Nationalité Française
Champs Mathématiques
Diplôme Doctorat d'État en mathématiques
Formation École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses
Renommée pour Cofondatrice de l'association femmes et mathématiques (1987)
Cofondatrice de l'association Femmes et sciences

Huguette Delavault est une mathématicienne française, professeure des universités en mathématiques, féministe active, née le à Andilly (Charente-Maritime) et morte le à Paris. Elle est cofondatrice de l'association femmes et mathématiques.

Parcours de formation et professionnel[modifier | modifier le code]

Elle est née en Charente-maritime, dans une famille d'enseignants. Elle est élève de l'École normale d'institutrices de la Rochelle, ancienne élève de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses (1946-1949), agrégée de mathématiques (1952).

En 1957, elle soutient une thèse d'État en mathématiques, intitulée Application de la transformation de Laplace et de la transformation de Hankel à la détermination de solutions de l'équation de la chaleur et des équations de Maxwell en coordonnées cylindriques[1] à l'université de Paris.

Huguette Delavault commence sa carrière comme chercheuse au CNRS (1952-1958), puis elle est successivement enseignante-chercheuse à la faculté de Rennes (1958-1970), puis professeure à l’École nationale supérieure d'électromécanique et d'électronique de Caen (1970-1984), et professeure à l'université de Rennes.

De 1976 à 1980, elle est détachée comme directrice-adjointe scientifique de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses. À ce poste, elle assiste à la fusion de l'École normale supérieure de Saint-Cloud avec celle de Fontenay en 1981, puis à la fusion de l'École normale supérieure Ulm avec l'École normale supérieure de jeunes filles (Sèvres) en 1985. Durant ces années, Huguette Delavault a également fait à la demande du ministère de la Coopération de nombreuses missions en Afrique francophone et à Madagascar pour y assurer la rénovation de l'enseignement des mathématiques.

Femmes et mathématiques[modifier | modifier le code]

Elle a beaucoup œuvré pour l'amélioration de la place des femmes dans les instances scientifiques. Elle est membre fondatrice de l'association femmes et mathématiques en 1987 et de l'association Femmes & Sciences, avec Françoise Cyrot-Lackmann, Claudine Hermann, Françoise Gaspard, Colette Kreder, en 2000.

Elle publie en 1997 un premier rapport sur la place des filles en classes préparatoires[2], puis en 1999 un rapport sur la place des filles dans les écoles d'ingénieurs[3]. Ses travaux sont pionniers car ils utilisent des statistiques sexuées difficiles à obtenir à l'époque. Elle participe à la rédaction de deux rapports sur la place des femmes dans l'enseignement supérieur, le premier en 2000 avec Laurence Broze et Juliane Unterberger[4], le second en 2002 avec Noria Boukhobza, Claudine Hermann et Corinne Konrad[5].

Huguette Delavault est l'une des premières[Quoi ?] à attirer l’attention sur les conséquences néfastes des fusions des écoles normales supérieures sur le recrutement des filles en mathématiques et en physique, le nombre de jeunes filles admises au concours dans ces sections ayant chuté bien en dessous de leur proportion dans les classes préparatoires aux grandes écoles[6][7].

Huguette Delavault est membre de l'Association des anciennes élèves de Fontenay-aux-Roses, qu’elle préside de 1985 à 1988, et présidente de l'Association française des femmes diplômées des universités (AFFDU[8]) en 1984-1985, puis de 1988 à 1994. Elle est administratrice du réseau Action pour la parité - Demain la Parité fondé par Colette Kreder et Françoise Gaspard, où elle représente l'AFFDU.

Huguette Delavault a exercé son militantisme non seulement par des travaux sociologiques basés sur des statistiques sexuées rigoureuses mais aussi par de très nombreuses conférences dans toute la France dans les années 1990.

Ses archives sont déposées à l'université d'Angers, au Centre des Archives du Féminisme (BU Angers)[9].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Huguette Delavault est officier des Palmes académiques (1967), officier de l'Ordre national du Mérite (2002) et chevalier de la Légion d'honneur (1995).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Application de la transformation de Laplace et de la transformation de Hankel à la détermination de solutions de l'équation de la chaleur et des équations de Maxwell en coordonnées cylindriques (préface de Henri Villat), Service de documentation et d'information technique de l'aéronautique, coll. « Publications scientifiques et techniques du ministère de l'Air. Notes techniques » no 71, Paris, 1957, VIII-100 p.
  • Les transformations intégrales à plusieurs variables et leurs applications, Gauthier-Villars, coll « Mémorial des sciences mathématiques » no 148, Paris, 1961, 95 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thèse d'État, notice SUDOC, consultée en ligne le 20.06.15.
  2. Huguette Delavault, « Vers la Parité dans les instances de décision ? La place des filles dans une filière de formation des cadres. Du lycée aux Grandes écoles scientifiques » », Association française des femmes diplômées de l'Université et Demain la Parité,‎
  3. Huguette Delavault, « "Vers la Parité dans les instances de décision ? La place des filles dans une filière de formation des cadres. Les Grandes écoles scientifiques. » », Association française des femmes diplômées de l'Université et Demain la Parité,‎ 1998, mise à jour en 1999
  4. « Les femmes dans les filières de l'enseignement supérieur », sur ministère de l"Education nationale de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,‎ 2000 (consulté en octobre 2014)
  5. Huguette Delavault, Noria Boukhobza, Claudine Hermann, Corinne Konrad, Les enseignantes chercheuses à l'Université, Paris, L'Harmattan,‎ , 192 p. (ISBN 2-7475-3157-0)
  6. Michèle Ferrand, Françoise Imbert, et Catherine Marry, L’excellence scolaire : une affaire de famille. Le cas des normaliennes et des normaliens scientifiques, Paris, L'Harmattan,‎
  7. Michèle Ferrand, La mixité à dominance masculine : l’exemple des filières scientifiques à l’École normale supérieure d’Ulm-Sèvres, Paris, ENS éditions, sous la direction de ROGERS Rebecca, "La mixité dans l’éducation, enjeux passés et présents",‎ , p. 181-193
  8. « AFFDU Association Française des Femmes Diplômées des Universités » (consulté en octobre 2014)
  9. Inventaire du fonds Delavault au Centre des Archives du Féminisme (BU Angers)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Hommage à Huguette Delavault », Diplômées (journal de l'AFFDU), no 205, juin 2003, p. 62-101.

Liens externes[modifier | modifier le code]