Hugues de la Roche

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Hugues de la Roche
Titre Baron de la Roche,
Autres titres Seigneur de Tournoël et de Châteauneuf-sur-Sioule
Grade militaire Capitaine pontifical, Recteur du Comtat Venaissin du à 1353
Commandement Défenseur du château Saint-Ange en 1378
Conflits Guerre de Cent Ans
Faits d'armes Chevauchée de Bourbourg en septembre 1383
Autres fonctions Maréchal de la Cour pontificale,
procureur du vicomte et de la vicomtesse de Turenne,
Maître de l'Hôtel de Grégoire XI,
ambassadeur pontifical auprès de Bernabò Visconti
Biographie
Naissance v. 1335
Château de la Roche dans la vicomté de Turenne
Décès
La Roche-Canillac
Père Géraud de la Roche
Conjoint Delphine Roger de Beaufort puis Isabeau de Maumont
Enfants Jean de la Roche, prisonnier du Captal de Buch en 1377, racheté en 1384 par Guillaume III Roger de Beaufort ; Gérald, commandeur de Brindes, trésorier de Guillaume de Lestranges, archevêque de Rouen, et abbé de Valmont ; Pierre, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem[réf. nécessaire] et procureur de son père

Blason De-la-Roche.svg

Hugues de la Roche (v.1335-1398), surnommé le chevalier sans pareil, Maréchal de la Cour pontificale et Recteur du Comtat Venaissin. Ses armes se blasonnaient : de gueules à trois fasces ondées d'argent

Biographie[modifier | modifier le code]

Hugues était le fils de Géraud, seigneur de la Roche[1], aujourd’hui la Roche-Canillac.

Le Recteur du Comtat Venaissin[modifier | modifier le code]

Peu après l’accession de Clément VI au pontificat, il quitta le Limousin pour rejoindre Avignon. Tout de suite introduit dans l’entourage du pape, il se fit remarquer à tel point qu’en 1343, il épousa Delphine Roger de Beaufort, une des nièces du Souverain Pontife, et que celui-ci le nomma Recteur du Comtat le .

Le couple eut une fille, elle aussi dénommée Delphine, qui épousa Elzéar, vicomte d’Uzès (1361-1390), que ses pairs considéraient comme la fleur de la chevalerie française. Mais l’épouse du Recteur succomba à la Peste Noire, en 1348.

Un an plus tard, le Recteur se remaria avec Isabeau de Maumont[2]. Elle lui apportait en dot le château de Tournoël, en Auvergne, et Châteauneuf-sur-Sioule.

Le Maréchal de la Cour pontificale[modifier | modifier le code]

Nommé Maréchal de la Cour pontificale, il fut souvent le procureur du vicomte et de la vicomtesse de Turenne. Ce fut le cas pour Aliénor de Comminges, le 16 mars 1350, quand il accompagna Bertrand de Cosnac, évêque de Lombez, à Perpignan, pour régler les ultimes détails de son mariage.

De même que le 26 janvier 1352, lorsque Guillaume III Roger de Beaufort lui dressa une procuration ainsi qu’à son cousin Aymar d'Aigrefeuille pour aller prendre possession de la ville et de la baronnie de Pertuis et autres places à lui données avec pouvoir de confirmer les privilèges accordés aux habitants, établir des officiers et recevoir les hommages et serments de fidélité.

L’envoyé spécial du pape auprès des Visconti[modifier | modifier le code]

Démis de sa charge de Recteur du Comtat, en 1353, par Innocent VI, Hugues et son épouse allèrent s’installer en Auvergne puisqu’on le retrouve, au cours de l’année 1367, faisant reconstruire le donjon et l’enceinte de Tournoël.

Il reprit sa place à Avignon sous le pontificat de Grégoire XI. Le 12 octobre 1372, le pontife, qui l’avait nommé Maître de son Hôtel, l’envoya en Lombardie, avec le titre de conseiller[3], rejoindre Raymond de Turenne et Nicolas Roger de Beaufort qui guerroyaient contre les Visconti.

Au cours du mois de février 1373, comme le pape exigeait la comparution des Visconti à Avignon, Jean-Galéas, comte de Vertus, voulut plaider la cause de son père Galéas auprès du pape. Il partit vers Avignon escorté de Raymond de Turenne, de Hugues de la Roche et d’Amanieu de Pomiers, capitaine du cardinal-légat Pierre d’Estaing.

Lors de leur retour en Lombardie, le 21 mars, Hugues et Amanieu informèrent officiellement Bernabò Visconti que, ni lui ni son frère n’avaient à espérer une quelconque mansuétude pontificale.

La seconde campagne d’Italie[modifier | modifier le code]

Hugues de la Roche fit partie du convoi militaire qui escorta Grégoire XI lors de son retour à Rome. Ce fut lui qui, en juillet 1377, escorta le pape vers sa résidence d’Anagni en compagnie de son neveu Raymond de Turenne et Guy de Pruynes, Sénéchal de Beaucaire[4].

Un an plus tard, en mai 1378, avec son fils Gérald, il défendit le château Saint-Ange que lui avait confié Raymond de Turenne. Ils allaient tenir cette forteresse pendant quatorze mois.

La chevauchée de Bourbourg[modifier | modifier le code]

Le Grand Schisme d’Occident ayant relancé sur le plan religieux la Guerre de Cent Ans dans la Flandre, le roi Charles VI fit appel à tous ses barons pour combattre Flamands et Anglais partisans d'Urbain VI.

Au début septembre 1383, Hugues de la Roche fit partie du clan des Roger de Beaufort qui reprit Bourbourg. Il était accompagné de Raymond de Turenne, Guillaume III Roger de Beaufort, Marquis de Canillac, Guérin d’Apcher et Louis II de Poitiers-Valentinois. Il fut démobilisé le 22 septembre, jour du cassement général. Ce fut sa dernière campagne. Il se retira en Limousin où il décéda dans le courant de l’année 1398.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Roche, baronnie depuis le XIIe siècle, relevait en grande partie de la vicomté de Turenne et en partie de l’évêque de Tulle. Elle s’étendait sur seize paroisses dont la Chapelle-aux-Plas, Gimel, Saint-Bazille, Saint-Avid, La Rochette, Lestranges, Chaunac, le Breuil-Pébeyre, Beaufort et le Chazal.
  2. De cette union naquirent trois fils : Jean, prisonnier du Captal de Buch en 1377, racheté en 1384 par Guillaume III Roger de Beaufort ; Gérald, commandeur de Brindes, trésorier de Guillaume de Lestranges, archevêque de Rouen, et abbé de Valmont ; Pierre, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem et procureur de son père.
  3. Hugues de la Roche était accompagné de Johanes Fliscus, évêque de Verceil, de Guillaume Lodart, évêque de Lucques, de Béranger, l’abbé de Lézat, et de Jean de Sienne, conseiller de la Révérende Chambre Apostolique
  4. Cf. P. Ronzy, Le voyage de Grégoire XI ramenant la papauté d’Avignon à Rome (1376-1377), suivi du texte latin et de la traduction française de l’Itenerarium Gregorii XI de Pierre Amielh, Publications de l’Institut français de Florence, 1952.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]