Hugues Sambin

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Hugues Sambin
Décès
Activités

Hugues Sambin, né à Gray, ville du comté de Bourgogne vers 1520, et mort à Dijon, alors capitale du duché de Bourgogne sous hégémonie royale française en 1601, est un menuisier ébéniste, sculpteur et graveur, ornemaniste et décorateur, dessinateur et ingénieur, charpentier et architecte bourguignon et français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hugues Sambin est le fils d'un menuisier bourguignon, de la Bourgogne d'Empire ou Franche Comté. Il s'initie très tôt à l'art de la menuiserie et de la charpente, ainsi qu'à l'architecture. Il sera en son temps une personnalité représentative de ces arts utilisant la technique italienne du "designo", très en vue en Bourgogne et en France. En tant que charpentier, il a participé à des réalisations d'ingénieries hydrauliques, souvent éphémères, notamment pour les fêtes ou les spectacles d'entrée royale en sa bonne ville de Dijon.

Le compagnon Sambin travaille pendant quelques mois en 1544 parmi les équipes de la décoration du château de Fontainebleau sous la direction du Primatice et du Rosso, mais c'est surtout sa rencontre réelle ou supposée, en tous cas plausible, avec le dessinateur Sebastiano Serlio qui a fait couler l'encre des historiens de l'art[N 1]. Après son retour à Dijon, Sambin s'impose petit à petit comme l'un des chef de file de l'art du mobilier bourguignon. Il crée des armoires qui sont conçue par le choix de codes graphiques de "designo" en véritable "encyclopédie de l'architecture" de son temps.

Le livre dessiné de Sambin "Œuvre de la diversité des termes..."

Le jeune compagnon fait peut être un voyage en Italie, car il montre ensuite une parfaite connaissance de la sculpture et de l'architecture ultramontaine.

En 1547, le compagnon réside à Dijon, il épouse la fille de Jean Boudrillet, maître menuisier, dont il reprend la direction pratique de l'atelier quelques années plus tard, en 1564, après avoir été reçu entre temps maître menuisier à Dijon en 1548. Il sera juré de la corporation à plusieurs reprises. L'activité la plus prospère de l'atelier Boudrillet est la fabrication de meubles et d'armoires.

La ville de Dijon lui commande trois statues pour l’entrée du duc d’Aumale en 1550. Avant 1560, il termine la sculpture du Jugement dernier du portique central de l'église Saint-Michel à Dijon. En 1564, il est surintendant et conducteurs des travaux réalisés pour l'accueil du roi Charles IX à Dijon.

Il semble que la mort de son beau-père en 1565 lui fasse perdre le contrôle technique de l'atelier de menuiserie, maistre Sambin diversifie son activité à titre individuel, s'éloigne probablement de l'atelier Boudrillet, où il n'exerce plus qu'occasionnellement et exerce de plus en plus fréquemment loin de Dijon, en particulier comme "dessinateur, ornemaniste, ingénieur, architecte".

En 1565, il livre les plans de la façade de pierre de la maison Milsand à Dijon. Il semble retourner momentanément en France-Comté et part quelques années vers les Pays-Bas espagnols et le Luxembourg, il travaille comme sculpteur et menuisier pour le gouverneur de Luxembourg. En 1571, l'homme de l'art de retour en Bourgogne porte le titre d'architecte de la ville de Dijon.

Mais il dessine aussi les plans du toit à l'impériale de la collégiale Notre-Dame de Beaune, réalisé entre 1580 et 1588. En 1581, les gouverneurs de Besançon lui commandent la façade sur cour de l'ancien Parlement de Besançon (actuel palais de justice), il supervise ces tâches entre 1582 et 1587.

Il a notamment conçu la porte du Scrin et la façade principale du Parlement de Bourgogne (actuelle cour d'appel) de Dijon entre 1582 et 1584.

Il existe pourtant d'assez grandes difficultés à prouver les commandes ou œuvres réalisées par Sambin et son atelier, car elles ont été imitées ou copiées sans vergogne. On lui attribue aussi l'armoire et la table des Gauthiot d'Ancier au musée du Temps de Besançon, et une armoire conservée au musée du Louvre à Paris[1].

Publications[modifier | modifier le code]

En 1572, Hugues Sambin publie à Lyon un traité de la diversité des termes, intitulé Œuvre de la diversité des termes dont on use en architecture[N 2]. Il a influencé les peintres de Bourgogne et de Lorraine, voire d'Allemagne du Sud, ainsi que les architectes et décorateurs, à l'instar de Joseph Boillot ou Wendel Dietterlin[N 3].

Œuvres dans les collections ou bâtiments publics ou privés[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce dernier artiste complet est bien connu pour son "traité d'architecture", paru en 1551. Il aurait exercé une influence notable non sur la production technique de Sambin, mais sur la capacité de l'artiste à présenter ou expliquer son travail d'art et "faire connaître" librement ses desseins.
  2. Le mot terme désigne dans l'art de la sculpture classique les divers éléments d’architecture sculptés, à l'origine composés d’un buste humain, à défaut du dieu Hermès ou d'être mythologique sans bras, se terminant en gaine (formant parfois un piedestal).
  3. Au début des années 1590, les termes proposés Sambin sont devenues des références célèbres. D'autres figures de termes sont proposées par Boillot en 1592, ainsi que des variations bestiales par Dietterlin.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hugues Sambin vers 1520-1601, [catalogue de l'exposition du musée des beaux-arts de Dijon], 1989, 106 pages Compte-rendu de Guillaume Jean.
  • « Hugues Sambin, vers 1520-1601, un créateur du XVIe siècle », Les Cahiers du musée national de la Renaissance, 2002 Compte-rendu de Catherine Chédeau dans le Bulletin Monumental en 2007.
  • Stéphanie Perris-Delmas, article dans Gazette Drouot, n°30, 8 septembre 2006.
  • Patricia Falguières, Le Maniérisme. Une avant-garde au XVIe siècle, Paris, Gallimard, 2004, p. 34-35.
  • Jacques Thirion, Le mobilier du Moyen Âge et de la Renaissance en France, Éditions Faton, Dijon, 1998, pp. 94-95.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]