Huey Pierce Long

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Huey Pierce Long
Illustration.
Fonctions
Sénateur des États-Unis pour la Louisiane

(3 ans, 7 mois et 16 jours)
Prédécesseur Joseph E. Ransdell (en)
Successeur Rose McConnell Long
40e gouverneur de Louisiane

(3 ans, 8 mois et 4 jours)
Élection 17 janvier 1928 (en)
Lieutenant-gouverneur Paul Narcisse Cyr (de)
Alvin Olin King
Prédécesseur Oramel H. Simpson
Successeur Alvin Olin King
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Winnfield, Louisiane (États-Unis)
Date de décès (à 42 ans)
Lieu de décès Baton Rouge, Louisiane (États-Unis)
Nature du décès Blessure par balle (en)
Sépulture Capitole de l'État de Louisiane
Parti politique Parti démocrate
Père Huey Pierce Long
Mère Caledonia Palestine Tison Long
Fratrie Charlotte Arabella Long Davis (sœur)
Helen Long (sœur)
George Shannon Long (en) (frère)
Olive Ray Long Cooper (sœur)
Clara Long Knott (sœur)
Earl Kemp Long (frère)
Lucille Long Hunt (sœur)
Conjoint
Enfants Rose Lolita "Dolly" Long McFarland (fille)
Russell Billiu Long (en) (fils)
Palmer Reid Long (fils)
Diplômé de Université baptiste de l'Oklahoma (en)
Faculté de droit (en) de l'université de l'Oklahoma
Faculté de droit (en) de l'université Tulane
Profession Avocat

Signature de Huey Pierce Long

Huey Pierce Long
Gouverneur de Louisiane

Huey Pierce Long Junior, surnommé « The Kingfish », né le à Winnfield (Louisiane, États-Unis) et mort le à Baton Rouge (Louisiane (États-Unis), est un homme politique américain populiste de gauche[1] et sudiste. Membre du Parti démocrate, il fut gouverneur de Louisiane de 1928 à 1932 et sénateur de cet État au Congrès des États-Unis de 1932 à 1935.

Avocat de formation, il est élu pour la première fois en Louisiane, dont il devient gouverneur en 1928, appliquant un programme progressiste, et mettant en place un programme de travaux publics pour faire face à la crise de 1929. Il remplace dans l'administration les fonctionnaires présents par des personnes lui étant fidèles, celles-ci lui reversant une partie de leurs revenus ; il s'associe également à certains représentants de la mafia voulant développer leurs casinos dans son État. À la suite d'une procédure d'impeachment déclenchée contre lui par ses opposants politiques, il combat inexorablement ses adversaires, abusant de ses fonctions pour notamment propager ses idées.

En 1930, il est élu candidat au Sénat par le Parti démocrate, candidature qu'il a lancée pour continuer son programme de travaux publics, en butte à l'opposition de la Chambre des représentants. Après son élection au Sénat, il retarde sa prise de fonction pour rester gouverneur jusqu'en  ; ayant ensuite fait élire un fidèle au poste de gouverneur, sa mainmise sur la Louisiane reste incontestable, l'électorat le soutenant toujours. Il se rapproche de Roosevelt à l'élection présidentielle de 1932, puis s'en éloigne, jugeant Roosevelt trop proche de la haute finance ; celui-ci le juge extrêmement dangereux, comparable à Hitler ou Mussolini, et tente de l'écarter, en vain. Long s'oppose aux mesures du New Deal, qui favorise selon lui trop les grandes industries et les banques fédérales ; il soutient toutefois le projet de loi sur les banques, amendé.

Début 1935, l'opposition de Louisiane, forte du soutien de deux anciens gouverneurs et du maire de La Nouvelle Orléans, tente de s'insurger contre un pouvoir dénoncé comme dictatorial. Long, en réaction, fait intervenir la Garde nationale, décrète la loi martiale et interdit dès lors toute critique sur le gouvernement de l'État. Continuant à centraliser les pouvoirs dans les mains du gouverneur, il fonde un comité de censure de la presse, en crée un autre pour nommer les observateurs des bureaux de vote, et abroge la poll tax, augmentant considérablement l'accès aux urnes. Il annonce au printemps son intention d'être candidat à la primaire démocrate de l'élection présidentielle de 1936.

Il est mortellement blessé par Carl Weiss, gendre d'un de ses adversaires politiques, le  ; il décède deux jours après. Son programme politique est repris par certains de ses fidèles, mais sans succès. Son frère cadet, Earl Kemp Long, devient également gouverneur de Louisiane par trois fois. La vie de Huey Pierce Long a inspiré à l'écrivain Robert Penn Warren le roman Les Fous du roi, qui remporte le Pulitzer de la fiction, et est adapté par trois fois au cinéma et à la télévision.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Winnfield en Louisiane le , ce fils de fermiers devient avocat puis est élu en 1918 dans sa Louisiane natale à la State Railroad Commission, un organisme qui sous sa férule devient la Commission de la Fonction Publique (en), où il ne manque pas une occasion d'attaquer Standard Oil et son patron, John Davison Rockefeller.

Gouverneur[modifier | modifier le code]

Le sénateur Long

Après un échec en 1924, il est élu gouverneur de Louisiane en 1928, dès le premier tour, par 43,9 % des suffrages exprimés (126 842 voix) avec un programme progressiste (développement du réseau autoroutier, construction de ponts, augmentation des crédits pour l'éducation, gratuité des livres scolaires, plus grande aide médicale, taxation des revenus pétroliers et imposition des grosses compagnies). La division de ses adversaires, représentés par le démocrate Riley J. Wilson (en) et le gouverneur sortant, Oramel H. Simpson, également démocrate, explique sa victoire dès le premier tour. Son élection a marqué un transfert des forces politiques de Louisiane, auparavant dominées par les grands propriétaires terriens, les hommes d'affaires et les représentants de l'industrie pétrolière, vers les petits propriétaires et les fermiers[2].

Les progressistes avaient précédemment obtenu un score flatteur à la présidentielle de 1924, leur candidat, Robert M. La Follette, obtenant même 16,5 % des voix et gagnant dans l'État du Wisconsin.

Une fois au pouvoir, Long épure l'administration en y plaçant ses hommes selon le spoils system. Il instaure alors un système de clientélisme et de « racket », ponctionnant les revenus de tous les fonctionnaires lui devant leur emploi. Il met en place un grand programme de travaux publics pour faire face à la crise (routes, hôpitaux, écoles, construction d'un nouveau Capitole de Louisiane, de la Old Louisiana Governor's Mansion (en), digue du lac Pontchartrain, etc.). Comme Roosevelt plus tard, Long fait un large usage de la radio et du téléphone, demandant à ses auditeurs d'« appeler cinq de [leurs] amis en leur disant que Huey est sur les ondes »[3].

Il s'associe également à la Mafia, en particulier avec Meyer Lansky, l'organisation criminelle voulant exploiter des hôtels-casinos en Louisiane. Après la fuite de Frank Costello de New York, chassé par le maire Fiorello La Guardia élu en 1933, il invite ce dernier à La Nouvelle-Orléans afin de partager les revenus des salles de jeux clandestins[4].

Impeachment[modifier | modifier le code]

Son programme économique et social lui vaut l'opposition de l'élite de Louisiane. En 1929, après avoir proposé une taxe sur la production de pétrole raffiné (un nickel par baril), fortement critiquée par la Standard Oil, le député démocrate Cecil Morgan (en), dont le père a été licencié par Long en raison de son opposition, tente de mener une procédure d'impeachment contre le gouverneur, l'accusant entre autres de blasphème, corruption des députés régionaux, détournement de fonds, etc. Au total, son groupe d'adversaires, le Dynamite Squad, formé de représentants de l'élite locale proche de la faction dite des Old Regulars (en), l'accuse de 19 chefs d'accusation, dont la tentative d'assassinat du démocrate Jared Y. Sanders, Jr. (en), fils de l'ancien gouverneur de Louisiane avant la guerre, Jared Y. Sanders, Sr.. Long tente d'ajourner le débat avec l'aide du Speaker (en) de la Chambre John B. Fournet (en), futur chief justice de la Cour suprême de Louisiane. La séance, connue sous le nom de Bloody Monday, finit en pugilat, certains députés étant accusés d'avoir porté des poings américains. Finalement, Long réussit à convaincre, à une voix près, un groupe de députés de s'opposer à la tentative d'impeachment.

À la suite de cette tentative, Long devient impitoyable envers ses adversaires, usant de tous ses pouvoirs en tant que chef de l'exécutif local. Il fonde un journal, le Louisiana Progress (en), afin de porter sa voix, contraignant les entreprises souhaitant obtenir des marchés publics à y acheter des pages de publicité. Menacé de mort, il s'entoure également en permanence de gardes du corps[5].

1930-1931[modifier | modifier le code]

En 1930, la Chambre s'oppose à son programme de construction de routes et à d'autres initiatives. En réponse, il se présente aux primaires du Parti démocrate du pour les sénatoriales fédérales, transformant l'élection en plébiscite sur sa personne. Battant de loin son rival sortant Joseph E. Ransdell (en) (57,3 % contre 42,7 %), il décide cependant d'ajourner la prise de son siège au Sénat fédéral en restant gouverneur jusqu'en , quelques mois à peine après la fin de son mandat de gouverneur. Il a alors coutume de dire : « avec Ransdell comme sénateur, le siège était de toute façon vacant ».

Plébiscité par l'électorat, il est en position de force pour négocier avec son adversaire principal, la Regular Democratic Organization (en), passant un accord avec son leader, le maire de La Nouvelle-Orléans T. Semmes Walmsley (en). En échange de son soutien économique à la ville (construction du pont Huey Long (en) au-dessus du Mississippi, du Lakefront Airport (en), etc.), il obtint le soutien de cette tendance démocrate jusqu'à l'automne 1933. Cela lui permet de faire voter une loi taxant l'essence, d'augmenter le budget consacré à l'éducation, de soutenir la construction du Capitole et de consacrer 75 millions de dollars à l'infrastructure routière, permettant notamment la construction de la Airline Highway (en) entre La Nouvelle-Orléans et Bâton-Rouge. Son architecte préféré, Leon C. Weiss (en), conçoit non seulement le Capitole, mais aussi le Charity Hospital (en), largement financé par l'État fédéral dans le cadre du programme Federal Emergency Administration of Public Works (future Public Works Administration), ainsi que de nombreux bâtiments du système éducatif.

Ces grands travaux font du réseau routier et autoroutier de Louisiane l'un des plus modernes du pays. Il augmente également le nombre d'étudiants inscrits à l'Université d'État de Louisiane (LSU) de 1 600 à 4 000, faisant de celle-ci la 11e université nationale. Il promeut ainsi une politique d'accession à l'éducation supérieure des classes populaires.

1931-1934[modifier | modifier le code]

En , son adjoint et rival, Paul N. Cyr (en), l'accuse de rester illégalement à son poste de gouverneur et se proclame gouverneur. Long fait appel à la Garde nationale pour empêcher le coup d'État et porte plainte devant la Cour suprême de Louisiane contre Cyr, l'accusant d'avoir de facto abandonné son poste de gouverneur-adjoint en s'auto-proclamant gouverneur. La Cour lui donne raison, et son dauphin Alvin Olin King devient son adjoint. Aux élections locales de , c'est son dauphin, Oscar K. Allen, qui est triomphalement élu gouverneur avec l'appui des soutiens politiques de Long et de la base électorale de la tendance Old Regular du Parti démocrate, Long ayant accepté de siéger au Sénat fédéral. Censé être écarté de la scène de Louisiane, Long y reste de fait une figure décisive, maintenant le gouverneur Allen sous son contrôle étroit et n'hésitant pas à le moquer en public ou à occuper ses bureaux lors de ses séjours fréquents à Bâton-Rouge. Il parvient ainsi à réformer la structure administrative de Louisiane à partir de 1934, afin d'augmenter les pouvoirs du gouverneur au détriment des circonscriptions locales, en particulier de La Nouvelle-Orléans, d'Alexandria et de Bâton-Rouge, et octroyant un pouvoir de nomination général du gouverneur sur les fonctionnaires locaux.

Huey Long soutient Roosevelt à la présidentielle de 1932, mais se brouille ensuite avec lui, le jugeant trop lié à la haute finance. Il s'attire alors les foudres du monde de la haute finance qui le qualifie même de « fasciste », tandis que Roosevelt le qualifie, avec le général Douglas MacArthur, d'un des deux hommes les plus dangereux des États-Unis[6]. Roosevelt, qui le compare également à Adolf Hitler et Benito Mussolini, tente de l'écarter en demandant une enquête de l'IRS (le fisc), qui affecte plusieurs de ses subordonnés mais manque Long lui-même.

Il fonde alors, en 1934, le mouvement Share Our Wealth Long (en), proposant une concession rurale pour chaque famille américaine, un revenu annuel de 2 500 $, et un impôt sur la fortune sur les revenus de plus de 5 millions de $ et les revenus annuels de plus de 1 million de dollars (soit respectivement 64,5 millions et 84,7 millions d'euros actuels [réf. nécessaire]). Il fonde aussi un journal national, l'American Progress (en), pour soutenir sa personne. Dirigé par le révérend Gerald L. K. Smith (en), futur fondateur du groupe antisémite Christian Nationalist Crusade (en), le mouvement Share our Wealth connaît un succès foudroyant : un an à peine après sa fondation, il compte 27 000 clubs et plus de 7 millions d'adhérents[réf. nécessaire].

Long s'oppose à la Réserve fédérale, au National Industrial Recovery Act qu'il considère comme un cadeau fait aux grandes entreprises et au projet de loi de Glass sur les banques, accusant celui-ci de favoriser les banques fédérales au détriment des banques locales ; en 1933, il soutient, après amendements, le Glass-Steagall Act qui réforme le système bancaire. Il se déclare par ailleurs anti-communiste, fondant son programme sur la Bible et la Déclaration d'indépendance. Il débat en 1934 avec le représentant du Parti socialiste d'Amérique, Norman Thomas, défendant son programme contre le projet socialiste.

1935[modifier | modifier le code]

L'opposition de Louisiane à Long s'organise en 1935 autour du Square Deal Association, qui dénonce sa soudaine fortune personnelle et commence à parler d'insurrection contre son pouvoir jugé dictatorial. La coalition comprend entre autres les ex-gouverneurs John M. Parker et Ruffin G. Pleasant et le maire de La Nouvelle-Orléans T. Semmes Walmsley (en). Le , deux cents hommes armés dirigés par cette coalition prennent de force la paroisse de Baton Rouge Est, Long appelant de nouveau la Garde nationale à la rescousse et faisant décréter la loi martiale, interdisant les rassemblements publics de plus de deux personnes et toute critique du gouvernement de Louisiane. La troupe tire sur les insurgés, faisant seulement un blessé.

À l'été 1935, il fait passer de nouvelles lois centralisant à nouveau les pouvoirs au profit du gouverneur de Louisiane et retirant la quasi-totalité de ses pouvoirs au maire de La Nouvelle-Orléans. Il crée ainsi un comité chargé de la publication, ayant pouvoir d'interdire l'édition de journaux jugés non-coopératifs, centralise les prêts autour d'un comité étatique, et crée un nouveau comité chargé de nommer tous les observateurs dans les bureaux de vote. Il abroge également, en 1935, la poll tax qui établissait de fait un suffrage censitaire, augmentant de 90 % le nombre d'inscrits sur les listes électorales.

Assassinat[modifier | modifier le code]

La tombe originale de Huey P. Long au Louisiana State Museum

Après une tournée nationale au printemps 1935, il annonce son intention de devenir candidat à la primaire démocrate pour la présidentielle de 1936, mais il est assassiné le au Capitole de Louisiane, à Baton Rouge — les marques des balles y sont toujours visibles sur le mur. Blessé grièvement par Carl Weiss (gendre de l’un de ses ennemis, belliciste notoire) qui utilise un pistolet automatique Browning M1910, il succombe deux jours plus tard, le 10 septembre. Ses derniers mots sont « Seigneur, ne me laissez pas mourir, j'ai tant de choses à accomplir ». Le révérend d'extrême-droite Gerald L. K. Smith (en) prononce son oraison funèbre, à laquelle assistent des dizaines de milliers de personnes.

Postérité[modifier | modifier le code]

Après sa mort, des proches de Huey Long tentent de reprendre son mouvement sous le nom d'Union Party, lui rendant une apparence plus populiste, et présentent comme candidat le républicain William Lemke, mais celui-ci ne connaît jamais la popularité de son prédécesseur et ne récolte que 2 % des voix. Son livre, My First Days in the White House (en), écrit peu avant sa mort, est publié de façon posthume.

Selon ses biographes T. Harry Williams (en) et William Ivy Hair, en se présentant à l'élection de 1936, Long avait en fait comme objectif, plutôt que de se faire élire président — ce qu'il pensait irréalisable — de gêner Roosevelt et de créer un troisième parti à partir d'une scission du Parti démocrate, en s'appuyant sur des figures de l'extrême-droite comme le prédicateur Charles Coughlin ou l'agrarien d'Iowa Milo Reno. Cette scission aurait empêché l'élection de Roosevelt au profit du candidat républicain, mais Long pensait ainsi pouvoir être élu en 1940.

Son frère, Earl Kemp Long, fut également gouverneur de Louisiane. Sa femme, Rose McConnell Long (1892-1970), fut sénatrice de Louisiane de 1936 à 1937. Son fils, Russell B. Long a été sénateur de Louisiane de 1948 à 1987.

Hommages[modifier | modifier le code]

Statue de Huey Long devant le capitole de Louisiane à Baton Rouge

En 1937, le dessinateur Al Taliaferro nomma un des neveux de Donald Duck (Riri, Fifi et Loulou en français), « Huey » (les deux autres s'appelant « Dewey » en référence au gouverneur républicain de New York Thomas Dewey, et « Louie » en référence à un animateur de Disney, Louis Schmitt)[7].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

La vie de Huey Pierce Long a inspiré le roman de Robert Penn Warren All the King’s Men (titre en français Les Fous du roi) qui remporta le prix Pulitzer en 1946, ouvrage qui sera adapté à la télévision par Sidney Lumet en 1958 et à deux reprises au cinéma : une première fois par Robert Rossen en 1949 avec Broderick Crawford dans le rôle de Willie Stark, alias Huey Long ; et la seconde en 2006 par Steven Zaillan avec Sean Penn dans ce même rôle, aux côtés de Jude Law et de Kate Winslet.

Il a également inspiré la pièce de théâtre intitulée Willie Stark de 1981 du Houston Grand Opera ainsi qu'un film de Raoul Walsh en 1953.

La vie de Earl Kemp Long (), frère cadet de Huey Long, à son tour devenu trois fois gouverneur de Louisiane (1939–1940, 1948–1952, et 1956–1960), a également inspiré le cinéma avec Blaze de Ron Shelton en 1989, film avec Paul Newman (dans le rôle de Earl Long) d'après le livre Blaze Starr: My Life as Told to Huey Perry, biographie de Blaze Starr, ancienne stripteaseuse et compagne de Earl Long, interprétée dans ce film par Lolita Davidovich.

Un documentaire produit sur sa personne a été réalisé par Ken Burns en 1985.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Annika Neklason, « When Demagogic Populism Swings Left », The Atlantic, (consulté le )
  2. (en) William C. Havard, Rudolf Heberle et Perry H. Howard, The Louisiana Elections of 1960, Bâton-Rouge, Louisiana State University Studies, , p. 15.
  3. Marc Nouschi, Le 20e siècle : Tournants, Temps, Tendances, Armand Collin, , p. 428-429.
  4. John Dickie, Cosa Nostra. La mafia sicilienne de 1860 à nos jours, Perrin, , p. 259.
  5. (en) Alonzo L. Hamby, For the Survival of Democracy : Franklin Roosevelt and the World Crisis of the 1930s', New York, Free Press, , 492 p. (ISBN 0-684-84340-4, notice BnF no FRBNF39953360, présentation en ligne, lire en ligne), p. 263.
  6. (en) Brands, H.W. (en), Traitor to His Class : The Privileged Life and Radical Presidency of Franklin Delano Roosevelt, Doubleday, , 260 p. (ISBN 978-0-385-51958-8).
  7. « Dana Coty, a gag man who later sold ideas to Barks for the comics, came up with the euphonious names Huey, Dewey and Louie, with the names taken from Huey Long, governor and later senator of Louisiana; Thomas Dewey, governor of New-York, and subsequently a presidential candidate; and Louis Schmitt, an animator at the Disney Studio in the 1930s and 1940s. » Cité dans Thomas Andrae, Carl Barks And the Disney Comic Book: Unmasking the Myth of Modernity, Univ. Press of Mississippi, 2006 (ISBN 1578068584))

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Boulard, Garry. Huey Long Invades New Orleans: the Siege of a City, 1934-36. Gretna, LA: Pelican Publishing Co., 1998.
  • Brinkley, Alan. Voices of Protest: Huey Long, Father Coughlin, and the Great Depression. New York, NY : Knopf, 1982. (ISBN 0-394-52241-9)
  • Davis, Forrest. Huey Long: a Candid Biography. NY: Dodge Publishing Co., 1935.
  • Dodd, William J. « Bill. » Peapatch Politics: The Earl Long Era in Louisiana Politics. Bâton-Rouge : Claitor's Publishing Co., 1991.
  • Fineran, John Kingston. The Career of a Tinpot Napoleon, a Political Biography of Huey P. Long. La Nouvelle-Orléans, J. K. Fineran, 1932.
  • Hair, William Ivy. The Kingfish and His Realm: The Life and Times of Huey P. Long. LSU Press, 1991.
  • Harris, Thomas O. The Kingfish, Huey P. Long, Dictator. Gretna, LA: Pelican Publishing Co., 1938.
  • Huey Pierce Long, the Martyr of the Age. A publication of the Louisiana State Museum. La Nouvelle-Orléans, T. J. Moran’s Sons, 1937.
  • Jeansonne, Glen (ed.). Huey at 100: Centennial Essays on Huey P. Long. Ruston, LA: McGinty Publications (for Dept. of History, Louisiana Tech University), 1995.
  • Kane, Thomas Harnett. Louisiana Hayride: the American Rehearsal for Dictatorship, 1928-1940. William Morrow, 1941.
  • Long, Huey P. Every Man a King: the Autobiography of Huey P. Long. La Nouvelle-Orléans, National Book Co., 1933.
  • Pavy, Donald A. Accident and Deception: the Huey Long Shooting. New Iberia: Cajun Publications, 1999.
  • White, Richard D., Jr. Kingfish: the Reign of Huey P. Long. Random House, 2006.
  • Williams, T. Harry. Huey Long. Knopf, 1969 (lauréat du prix Pulitzer 1970 et du National Book Award).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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