Hubert et Marie-Charlotte Saint Girons

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Hubert Saint Girons
Naissance
Paris
Décès
Nantes
Nationalité Drapeau de France Français
Profession
Directeur de recherche au CNRS
Activité principale
Autres activités
Conjoint
Marie-Charlotte Saint Girons

Hubert Saint Girons né à Paris en 1926 et décédé le à Nantes[1], métropole proche de son domicile situé à Bohallard, sur la commune de Puceul (44), est un histologiste et herpétologiste français, Directeur de recherche au CNRS, spécialiste des Viperidae européens et des Sphenodontidae. Il a également étudié les lézards et serpents du monde entier lors de nombreuses missions à l’étranger ou dans les Territoires d'outre mer : Maroc, Cambodge, Nouvelle-Calédonie, Californie, Australie et Nouvelle-Zélande... Admis comme membre en 1946, il devient président de la Société zoologique de France en 1987-1988. Il est élu membre honoraire de la Royal Society of New Zealand en 1978[1]. Deux espèces ont été nommées en son honneur : Laticauda saintgironsi en 2005 et Oligodon saintgironsi en 2008.

Il a publié près de 200 articles ; ses principaux sujets d’études sont la thermorégulation des reptiles, l’organe de Jacobson, l’écologie des serpents marins, la morphologie comparative de l’hypophyse des squamates, les rythmes d’activité circadiens chez les reptiles[2]. Outre leur histologie, H. Saint Girons a également étudié la thermorégulation chez les sphénodons dans des populations sauvages en Nouvelle-Zélande et leur cycle reproducteur[3].

Marie-Charlotte Saint Girons
Nom de naissance Marie-Charlotte Kesseler
Naissance
Brest
Décès
Paris
Nationalité Drapeau de France Française
Profession
Maître de recherche au CNRS
Activité principale
Autres activités
Conjoint
Hubert Saint Girons

Marie-Charlotte Saint Girons née Kesseler à Brest en 1923 et décédée à Paris en 1995 est une géographe et mammalogiste française, Maître de recherche au CNRS, spécialiste des petits mammifères d'Europe. Elle a présidé la Société française pour l'étude et la protection des mammifères (SFEPM) de sa création en 1977 jusqu’en 1994. Elle a souvent accompagné Hubert dans ses missions, notamment dans le Haut Atlas marocain et en Nouvelle-Zélande.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Leurs carrières sont inséparables, chacun participant aux recherches de l’autre et nombre de leurs travaux sont cosignés. Étudiants à Rennes dans les dernières années de la Deuxième Guerre mondiale, ils s’y sont mariés en 1945. Pendant les cinquante années suivantes, ils ont partagé un laboratoire, tout d’abord à Paris, au Laboratoire d’évolution des êtres organisés, Boulevard Raspail, sous la direction de Pierre-Paul Grassé, puis au Laboratoire d’écologie du Muséum national d'histoire naturelle de Brunoy, mais ils travaillent en extérieur six mois de l’année, entre deux périodes d’hibernation des sujets de leurs études, grâce aux terrariums installés dans le parc de la maison familiale de Bohallard, en Loire Atlantique. En 1969 ils quittent Brunoy. Hubert reprend le laboratoire de l’histologiste Manfred Gabe, Boulevard Raspail, tandis que Marie Charlotte est accueillie au MNHN.

Le couple, H. et M.-C. Saint Girons, participe en 1989 au 1er Congrès mondial d'Herpétologie tenu à l'Université du Kent à Canterbury (Grande-Bretagne)[3].

Quelques publications[modifier | modifier le code]

  • Saint Girons, H. ; Saint Girons, M. C. 1956 : Cycle d’activité et thermorégulation chez les reptiles (lézards et serpents). Vie & Milieu 7: 133 – 226.
  • Gabe, M. ; Saint Girons, H. 1964 : Contribution à l’histologie de Sphenodon punctatus Gray. Paris, Éditions du CNRS, 149 p.
  • Saint Girons, H. 1972 : Les Serpents du Cambodge, Volume 74, Mémoires du Muséum national d'histoire naturelle, 170 p.
  • Saint Girons, M.-C. 1973 Les Mammifères de France et du Benelux (faune marine exceptée). Paris, Doin, 481 p.
  • (en) Saint Girons, H. 1980 : Thermoregulation in reptiles with special reference to the tuatara and its ecophysiology. Tuatara 24 : 59 – 80.
  • Saint Girons, M.-C. 1989 : Les Mammifères de France. Paris, Sang de la Terre, 250 p.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Donald G. Newman, « Hubert Saint Girons PhD Hon FRSNZ, 1926 – 2000 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Academy Yearbook, sur royalsociety.org.nz, Royal Society of New Zealand, .
  2. (en) Kraig Adler, Contributions to the History of Herpetology, Society for the Study of Amphibians and Reptiles, 2 vol., 2007 & 2012, pp. 219-220.
  3. a et b Ivan Ineich, « Analyse d’ouvrage : Tuatara – Biology and conservation of a venerable survivor, par Alison Cree, 2014 », Bulletin de la Société Herpétologique de France, Paris, Société Herpétologique de France, vol. 160,‎ , p. 107-112 (ISSN 0754-9962, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Saint Girons est l’abréviation habituelle de Hubert et Marie-Charlotte Saint Girons en zoologie.
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