Hubert Auriol

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Hubert Auriol
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Hubert Auriol lors du festival automobile international 2012.
Biographie
Surnom l'Africain
le Chevalier blanc
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Addis-Abeba, Éthiopie
Nationalité Drapeau de la France France
Carrière
Équipe Husqvarna, Yamaha, BMW, Ligier Cagiva, Cagiva, (Motos) Kouros Volkswagen, Mitsubishi, Citroën (Autos)

Hubert Auriol, surnommé « l'Africain », né le à Addis-Abeba (Éthiopie), est un pilote moto et auto français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études en sciences économiques, il vend du textile dans le sud-ouest de la France. Il découvre alors la moto trial et fait des compétitions à partir de 1973. Il participe également au championnat de France d'enduro, et remporte le titre dans la catégorie national, l'anti-chambre de l'élite, en 1980, sur une Husqvarna 390.

Le Paris-Dakar moto[modifier | modifier le code]

En 1979, il participe à son premier Rallye Dakar, au guidon d'une Yamaha 500 XT, dans l'équipe de Cyril Neveu, avec laquelle il termine 12e au classement général, et 7e au classement moto. Persuadé du bien-fondé de disposer d'une moto puissante et rapide pour ce type d'épreuve, il revient en 1980 avec une BMW 800 GS, à moteur bicylindre, mais il est disqualifié après s'être fait rapatrier par un taxi-brousse pour rejoindre l'arrivée d'une étape. Il gagnera enfin l'épreuve, toujours sur BMW, en 1981 avant d'abandonner à nouveau en 1982, sur casse mécanique, BMW n'ayant pas suffisamment testé les nouvelles boîtes de vitesses des nouvelles motos, beaucoup plus puissantes. Il prendra sa revanche avec une seconde victoire, dès 1983, sur une BMW redevenue plus fiable, alors que son nouvel équipier, l'ancien champion du monde de moto-cross, le Belge Gaston Rahier, domine le début du rallye. En 1984, l'affrontement entre les deux pilotes tournera à l'avantage du Belge, Auriol se classant second. Mais particulièrement énervé par le comportement du Belge, n'ayant pris aucune initiative en navigation et se contentant de le suivre, puis de faire la différence grâce à sa vitesse de pointe supérieure, Auriol décide de quitter la marque allemande et de créer une nouvelle équipe, avec la marque française Ligier qui, associée aux Italiens de Cagiva, lui permette de disposer d'un moteur Ducati Pantha bicylindre 750 ultra-puissant. Et après une année 1985 d'apprentissage, qui voit une nouvelle victoire de la BMW de Rahier, alors que Auriol termine 8e, l'année 1986 se présente sous les meilleures auspices pour le team, qui prend le nom définitif de Cagiva Lucky Explorer, suite à l'arrêt de l'activité moto de Ligier. Mais sur cette dramatique édition, qui verra le rallye endeuillé par la disparition de son créateur, Thierry Sabine, Hubert Auriol accumulera les déboires, entre chute spectaculaire et ennuis mécaniques. Il finira par abandonner sur bris de chaîne ayant entraîné la casse d'un carter moteur, alors qu'il luttait encore pour la victoire avec Cyril Neveu, ce dernier pilotant la toute nouvelle et redoutable Honda 750 NXR bicylindre. Lors de la dernière étape, son coéquipier, l'Italien Gian Paolo Marinoni, chutera lourdement, et succombera deux jours plus tard, à l'hôpital de Dakar, d'une hémorragie du foie, alors qu'il avait rallié l'arrivée en 13e position.

L'accident et l'arrêt de la moto[modifier | modifier le code]

1987 marquera l'affrontement le plus intense entre Hubert et le pilote Honda, Cyril Neveu, jusqu'au grave accident d'Auriol, la veille de l'arrivée, alors que tout deux se menaient, depuis le début du rallye, un combat acharné et que chacun prenait l'avantage à tour de rôle. Mais l'avant-veille de l'arrivée, Auriol avait réussi à prendre une avance qui semblait décisive, à la suite des erreurs de navigation et d'ensablements de Neveu. Malheureusement il perdit la majeure partie de ce bénéfice, le lendemain, à la suite de multiples crevaisons, sa puissante Cagiva ne pouvant utiliser le système de pneu increvable, Michelin « Bib-mousse », sur les longues étapes, sans les détériorer. La veille de l'arrivée, il ne possède donc plus que 12 minutes d'avance sur Neveu et l'étape se transforme vite en un duel acharné, où Neveu tente de le distancer. L'accident arrive dans une section de léger hors piste sablonneux où les pilotes évoluent à grande vitesse. Auriol rate une trajectoire et décide de passer entre deux arbres, mais ses pieds accrochent des souches cachées qui le désarçonnent de la moto. Il repart sans perdre beaucoup de temps, un autre pilote, Marc Joineau, l'ayant aidé à redémarrer sa moto. Sur les 20 kilomètres lui restant à parcourir, la douleur est atroce et lui traverse le corps sur chaque choc, l'empêchant également de passer les vitesses au sélecteur. Sur la ligne d'arrivée, Neveu attend et calcule le retard de son adversaire en commençant à croire à la victoire quand d'autres pilotes lui affirment avoir vu Auriol arrêté. Mais quand le pilote Cagiva passe enfin la ligne, Neveu est dépité, car Auriol possède encore environ 3 minutes d'avance, et la dernière spéciale du lendemain ne peut lui permettre de faire la différence. Mais aussitôt passée la ligne d'arrivée, Auriol s'effondre en larmes sur le guidon de sa moto, tout en s'exclamant, "j'ai les deux chevilles cassées !" On l'aide alors à descendre de sa moto, puis quand les médecins lui découpent ses bottes, on découvre l'étendue des dégâts. Il a les deux chevilles fracturées, dont une avec fracture ouverte, l'os traversant la chair. Et, alors qu'il est toujours en tête du rallye, il est contraint d'abandonner, étant dans l'incapacité de repartir le lendemain. Encore allongé au sol, il annonce sa décision d'arrêter la moto, tout en rendant hommage à son adversaire de toujours, "Cyril est le plus fort, j'arrête la moto."

Hubert Auriol et Cyril Neveu raconteront une partie de cette histoire, en fait jusqu'à cette étape fatidique, dans un livre écrit avec le journaliste de Paris-Match Jean-Michel Caradec'h Paris-Dakar. Une histoire d'hommes, publié aux Éditions Fixot en 1987.

Le record du tour du monde en avion[modifier | modifier le code]

Le 17 juin suivant, encore convalescent, il décolle, en compagnie de Patrick Fourticq, Henri Pescarolo et Arthur Powell, de l'aéroport du Bourget, aux commandes du bimoteur Lockheed 18 Lodestart, des années 40, et baptisé, Spirit of J & B, afin de battre le record du tour du monde sur avions à hélices, toujours détenu depuis 1938, par le fantasque milliardaire américain, Howard Hughes, sur le même type d'appareil, en trois jours, 19 heures et 14 minutes (91 H 14 min). Presque 50 ans plus tard, l'équipage du Spirit of J&B, du nom de la marque de whisky qui les sponsorise, et en clin d'oeil au Spirit of St Louis, de Charles Lindbergh, vainqueur de l'Atlantique en 1927, établit un nouveau record, en effectuant le vol de 23 852 kilomètres, en 88 heures et 49 minutes.

Le Paris-Dakar auto[modifier | modifier le code]

Pleinement remis de ses blessures, Hubert Auriol revient sur le Paris-Dakar, dès 1988, toujours en solo, mais sur 4 roues, au volant d'un buggy Kouros 2 roues motrices, inspiré des modèles utilisés sur la Baja mexicaine, et propulsé par un moteur Volskwagen 1800, 16 soupapes, turbocompressé, développant 320 chevaux. Malheureusement, il abandonnera, moteur cassé, dans la première étape algérienne, puis abandonnera à nouveau au Rallye de l'Atlas avant de finir 9e à celui de Tunisie et d'abandonner à nouveau lors de la baja espagnole. Ces piètres résultats aboutiront au désistement du sponsor principal du team, la marque d'eau de toilette de luxe, Kouros. Auriol repartira pourtant, en 1989 et 1990, toujours au volant d'un buggy monoplace, directement inspiré du modèle précédent, mais avec une motorisation 2 litres turbo de la Renault 21 et sponsorisé par France Loto. Après deux éditions sans guère de succès, Auriol rejoint, courant d'année 1990, le team Oreca afin de piloter une Lada Samara, avec comme copilote, le navigateur Philippe Monnet. Ensemble ils remportent le Rallye des Pharaons, en Egypte, avant de terminer 5e du Paris-Dakar 1991. Il rejoint ensuite l'équipe Mitsubishi et remporte, au volant d'un Pajero, l'édition 1992 du rallye, devenu le Paris - Le Cap, à cette occasion, et devenant ainsi le premier pilote à remporter l'épreuve dans 2 catégories différentes. L'année 1993 le voit une nouvelle fois changer d'écurie, puisqu'il rejoint l'armada Citroën, où en compagnie de son ancien équipier chez Gagiva, Gilles Picard, en tant que copilote, ils amèneront leur ZX Grand-Raid, en 3e position.

Organisateur[modifier | modifier le code]

En 1994, il est appelé à la direction de TSO (Thierry Sabine Organisation) par Jean-Claude Killy, pour prendre la direction du rallye Rallye Dakar, ce qu'il fera durant 9 ans, de 1995 à 2004.

En 1995, il est décoré de l'Ordre national du Mérite, et de la Légion d'honneur, le 10 mai (JO)[1].

Il revient, sur l'édition 2006 du Paris Dakar, au volant d'un Pickup Isuzu D.Max prototype, 3 litres diesel, avec comme copilote, le belge Jean-Paul Forthomme.

Il organise du 18 février au la première édition du rallye La légende des héros, un raid de Paris à Dakar au guidon de vieilles motos, Yamaha XT 500, par équipe de 3 (1 moto + 1 véhicule d'assistance). L'objectif de ce raid limité à 50 équipages est de retrouver l'ambiance des premiers rallyes Paris-Dakar, avec un budget limité.

Du 26 décembre 2008, au 11 janvier 2009, il organise la première édition de l'Africa Race, un nouveau rallye-raid, à la demande des pays africains, avec le soutien des fédérations concernées et le partenariat des autorités africaines. Il s'agit d'une épreuve internationale qui reprend les valeurs initiales des rallyes raids[2] d'antan. Le départ s'est fait de Marseille, ville symbolique, trait d’union entre l’Europe et l’Afrique, alors que l’arrivée a été jugée à Dakar, la capitale du Sénégal, au terme de plusieurs milliers de kilomètres à travers les territoires du Maroc et de la Mauritanie.

Palmarès au Rallye Paris-Dakar[modifier | modifier le code]

Motos

1979 : Yamaha 500 XT n° 66 - 7e (12e au classement auto-moto)

1980 : BMW 800 GS n° 87 - disqualifié

1981 : BMW 800 GS n° 100 - 1er

1982 : BMW 980 GS n° 100 - abandon sur casse mécanique

1983 : BMW 980 GS n° 100 - 1er

1984 : BMW 1050 R n° 100 - 2nd

1985 : Ligier-Cagiva 750 n° 100 - 8e

1986 : Cagiva Lucky Explorer 750 n° 100 - abandon sur casse mécanique

1987 : Cagiva Lucky Explorer 850 n° 100 - abandon sur chute

Autos

1988 : buggy Kouros-Volskwagen n° 200 - abandon sur casse mécanique

1989 : buggy France Loto-Renault n° 200 - 41e

1990 : buggy France Loto-Renault n° 200 - abandon

1991 : Lada Samara n° 210 - 5e (avec Philippe Monnet)

1992 : Mitsubishi Pajero n° 211 - 1er (avec Philippe Monnet)

1993 : Citroën ZX Grand-Raid n° 212 - 3e (avec Gilles Picard)

Médias[modifier | modifier le code]

En 1987 : livre de Jean-Michel Caradec'h, Une histoire d'hommes, avec Cyril Neveu, publié aux Éditions Fixot.

En 2001 : il présente la première saison de l'émission de télé-réalité Koh-Lanta sur TF1.

Records[modifier | modifier le code]

Depuis juin 1987, il est détenteur avec Henri Pescarolo, Patrick Fourticq et Arthur Powell, du record du tour du monde en avion à hélices, aux commandes d'un Lockheed 18, en 88 heures et 49 minutes. L'ancien record avait été établi par Howard Hughes sur un Lockheed 14, un demi siècle auparavant.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]