Hubert Astier

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Hubert Astier
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Hubert Astier, né en 1938 à Marseille dans le département des Bouches-du-Rhône, est un haut fonctionnaire et homme politique français.

De 1995 à 2003, il assure la présidence de l’Établissement public du musée et du domaine national de Versailles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hubert Astier entre en à l'École nationale d'administration (promotion Stendhal). En 1965, il commence sa carrière d'administrateur civil au ministère de l'Intérieur, bureau des affaires économiques de la direction générale des collectivités locales[1].

En 1966, il est détaché comme sous-préfet à la direction du cabinet du préfet de l'Essonne puis, en 1969, entre à la Fondation nationale des sciences politiques où il anime le cycle supérieur d’aménagement et d’urbanisme[1].

En , Jacques Duhamel, ministre des Affaires culturelles, appelle Hubert Astier à son cabinet comme conseiller technique. Il y gère notamment l'enseignement de l'architecture. Maurice Druon, successeur de Jacques Duhamel, le confirme dans cette fonction qu'il exerce jusqu'en [1].

Devenu ministre des Affaires culturelles et de l'Environnement en , Alain Peyrefitte le rappelle comme conseiller technique. Michel Guy, successeur d'Alain Peyrefitte au ministère — désormais dénommé « secrétariat d'État à la Culture » — le nomme chef de cabinet en 1975[1].

À compter de 1977, Hubert Astier assure la direction ou la présidence de différentes institutions : présidence de la commission d’Aide à la distribution des films (1977-1979), direction de la Propriété industrielle à la direction des Affaires générales du ministère de la Culture (1983-1985), délégation générale à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (1987-1992)[1].

En 1992, il devient secrétaire national du Rassemblement pour la République chargé de la Culture[1].

Jacques Toubon, ministre de la Culture et de la Francophonie, le nomme directeur de cabinet en 1993[1].

Le , par décret du président Jacques Chirac, sur avis du ministre de la Culture, Hubert Astier est nommé président du conseil d'administration de l'Établissement public du musée et du domaine national de Versailles[2], poste dans lequel il est reconduit[3] et qu'il conserve jusqu'au [4].

Cette nomination d'un énarque et homme politique à la tête de Versailles inaugure un changement profond dans la gestion du domaine national, qui était jusqu'alors dirigé, de Pierre de Nolhac à Jean-Pierre Babelon, par des historiens et des spécialistes d'histoire de l'art. En , résumant son action à la fin de son mandat, Hubert Astier déclare au sujet de Versailles : « L’établissement public vit vraiment dans une logique d’entreprise privée »[5].

En , Le Figaro annonce l'existence d'une enquête sur suspicion d'un « système de surfacturations » entraînant la création de déficits fictifs à Versailles[6]. La compagne d'Hubert Astier, qui dirige Les Productions du Roi-Soleil, entreprise produisant des spectacles pour l'établissement public et déclarée en faillite avec un déficit de 5 millions d'euros, est mise en cause[6]. À cette occasion, l'ancien président du domaine national est placé deux jours en garde à vue et auditionné en tant que simple témoin[7].

En 2005, Hubert Astier remet à la demande du ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, un rapport d'évaluation de la politique en faveur du français[8]. Il est l'auteur d'un ouvrage sur Versailles.

Publications[modifier | modifier le code]

  • (fr) Hubert Astier, Versailles, le plaisir du roi, Paris, Huitième jour, coll. Portes ouvertes, 22 juin 2000 (ISBN 978-2-9515163-4-2)
  • (en) Jana Martin (auteur), Hubert Astier (préface), Pierre Arrizoli-Clémentel (préface), Splendors of Versailles, Londres, Todtri Productions, mai 2001, (ISBN 978-1-57717-162-1)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Ministère de la Culture, biographies, « Acteurs et institutions », télécharger (page consultée le 10 avril 2011)
  2. JORF no 230 du 3 octobre 1995, « Décret du 2 octobre 1995 portant nomination du président du conseil d'administration de l'Établissement public du musée et du domaine national de Versailles », lire en ligne (page consultée le 10 avril 2011)
  3. JORF no 21 du 26 janvier 2000, «  Décret du 25 janvier 2000 portant nomination du président de l'Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles », lire en ligne (page consultée le 10 avril 2011)
  4. JORF no 154 du 5 juillet 2003, « Décret du 4 juillet 2003 portant cessation de fonctions du président de l'Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles », lire en ligne (page consultée le 10 avril 2011)
  5. Michèle Leloup, « Comment j’ai réveillé Versailles », L'Express, 31 juillet 2003, lire en ligne (page consultée le 10 avril 2011)
  6. a et b Vincent Noce, « Astier menait bien la vie de château à Versailles », Libération, 21 novembre 2005, lire en ligne (page consultée le 10 avril 2011)
  7. Stéphane Sellami, « L'ex-président du château entendu par la police », Le Parisien, 17 novembre 2005, lire en ligne (page consultée le 10 avril 2011)
  8. Hubert Astier, « Rapport d’évaluation de la politique en faveur du français », juin 2005, télécharger (page consultée le 10 avril 2011)