Huawei

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Huawei Technologies
logo de Huawei
illustration de Huawei

Création 1987
Fondateurs Ren Zhengfei
Forme juridique Entreprise privée à capital fermé
Siège social Longgang, Shenzhen
Drapeau de Chine Chine
Direction Ren Zhengfei, directeur
Sun Yafang, présidente
Actionnaires Actionnariat salarié
Activité Télécommunications, informatique
Produits Réseaux de téléphonie mobile et fixe, technologies multimédias, smartphones, tablettes, conseil et services
Filiales HiSilicon, Huawei Technologies (UK) (d), Huawei (d), Huawei Technologies Deutschland (d), Huawei Technologies (Canada) (d) et Huawei Technologies (France) (d)
Effectif en augmentation 270 000 (2019)
Site web http://www.huawei.com

Chiffre d'affaires en augmentation 105.2 milliards de dollars (2018)
en augmentation +15 % de 2016 à 2017
Résultat net 37 052 000 000 d’yuan ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
en augmentation + 33 % en 2013 à 4,5 milliards de dollars

Huawei (prononciation française : /wawɛ(j)/ ; en chinois simplifié : 华为 ; chinois traditionnel : 華為 ; pinyin : Huáwéi Écouter), officiellement Huawei Technologies Co. Ltd. (en chinois simplifié : 华为技术有限公司 ; chinois traditionnel : 華為技術有限公司 ; pinyin : Huáwéi jíshù yǒuxiàn gōngsī), est une entreprise fondée en 1987, dont le siège social se trouve à Shenzhen en Chine et qui fournit des solutions dans le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC).

Le métier historique de Huawei est la fourniture de réseaux de télécommunication aux opérateurs : l'entreprise fournit des matériels, des logiciels et des prestations de services pour les réseaux de télécommunications des opérateurs et les réseaux informatiques des entreprises.

Aujourd’hui[Quand ?], Huawei est un fournisseur de solutions numériques en terminaux, réseaux et cloud, pour les opérateurs, entreprises et consommateurs. Ses produits et solutions sont déployés dans plus de 170 pays.

En 2018, Huawei est le 2e constructeur mondial de smartphones derrière Samsung et devant Apple[2].

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le caractère signifie notamment « Chine », mais peut aussi être utilisé comme adjectif pour signifier « beau », « splendide ». Le caractère signifie « action » ou « travail fini ». Huáwéi lui-même en tant que mot dissyllabique peut donc être traduit en « bel ouvrage ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Ren Zhengfei en 2014.

L'entreprise a été créée en 1987 à Shenzhen, à l'époque zone économique spéciale développée à proximité de Hong Kong, par Ren Zhengfei, un ancien colonel[3] de l'Armée populaire de libération, membre du Parti communiste chinois, qui est devenu un magnat des télécommunications[4]. Le premier produit commercialisé par Huawei en 1988 est le PABX, un commutateur pour les entreprises.

En 1997, Huawei décroche son premier contrat à l’étranger et, en 2004, son premier gros contrat en Europe en signant avec le fournisseur néérlandais Telfort (en)[5].

En 2003, Huawei s’installe en France, avec une présence forte en régions : Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux. Plus tard, le groupe ouvrira une antenne à Lyon en 2011 puis un centre de recherche à Grenoble en 2018[6].

En 2007, Huawei transfère son siège européen de Londres à Düsseldorf.

Le , Huawei Technologies et Bain Capital tentent de racheter le fabricant d'équipements réseau 3Com pour un montant de 2,2 milliards de dollars américains[7],[8], mais l'offre est abandonnée à cause de l'opposition du gouvernement américain pour des raisons de sécurité nationale, face aux menaces de cyber-espionnage venues de Chine[9].

En 2009, Huawei met en œuvre le premier réseau LTE commercial dans le monde pour l’opérateur finno-suédois Telia Sonera, pour couvrir la ville d’Oslo en haut débit mobile[10].

Depuis 2009, Huawei commercialise également des téléphones portables en marque propre, sous Android[11].

En 2010, Huawei devient le deuxième fournisseur mondial en réseaux de télécommunications, derrière Ericsson et devant Nokia Siemens Networks, Alcatel-Lucent, Cisco Systems et ZTE[12]. Ceux-ci ont vu leurs parts de marché en Asie s'effriter et ont assisté à la montée en puissance du groupe chinois sur les marchés émergents et occidentaux.

En 2010, Huawei réalise 65 % de son chiffre d'affaires à l'export, contre 60 % en 2009. Il s'élève à 185,2 milliards de yuans (27,36 milliards de dollars) en hausse de 24,2 % par rapport à 2009.

En 2011, Huawei se développe sur le marché de terminaux et des solutions pour les entreprises (informatique en nuage, téléprésence, centre de données, sécurité…).

En 2011, Huawei travaille avec 45 des 50 principaux opérateurs de télécommunication, et possède 110 000 collaborateurs dans 140 pays. Ces collaborateurs sont composés de 80 % d'ingénieurs avec une moyenne d'âge de 29 ans[13].

En 2013, 70 % du chiffre d'affaires de Huawei est réalisé à l'international[14]. Preuve de cette croissance, Huawei s'impose progressivement comme l'un des constructeurs de smartphones les plus importants. Au deuxième trimestre 2018, l'entreprise chinoise dépasse ainsi le géant Apple en termes de nombre de smartphones vendus[15].

En 2018, Huawei doit se retirer du marché australien. En effet, les autorités australiennes ont exclu le chinois Huawei des contrats pour la mise en place de la future infrastructure 5G du pays[16].

La directrice financière de l'entreprise, Meng Wanzhou qui est également la fille du fondateur Ren Zhengfei est arrêtée au Canada en décembre 2018 sur requête des autorités américaines qui l'accusent de fraude bancaire et de fraude électronique[17].

Le 28 janvier 2019, le Secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis Kirstjen Nielsen, le Procureur général des États-Unis Matthew Whitaker, le Secrétaire au commerce Wilbur Ross, le Directeur du FBI Christopher Wray et les procureurs fédéraux annoncent 23 chefs d'accusation (dont fraude bancaire et financière, blanchiment d'argent, complot visant à escroquer les États-Unis, vol de technologie des secrets commerciaux, prime offerte aux travailleurs qui volaient des informations confidentielles à des sociétés du monde entier, fraude par fil, entrave à l'exercice de la justice et violations de sanctions) contre Meng Wanzhou, Huawei, Huawei Device USA Inc. et la filiale iranienne de Huawei, Skycom. Le ministère a également déposé une demande d'extradition formelle concernant Meng auprès des autorités canadiennes le même jour[18],[19],[20],[21],[22].

En 2019, Huawei est exclu de plusieurs appels d'offres notamment concernant les cœurs de réseaux, où ses équipements sont dans certains pays occidentaux démontés[23]. En mai 2019, Donald Trump annonce l'interdiction pour Huawei de vendre des équipements de réseaux aux États-Unis[24].

Dans le cadre de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine et du soupçon envers Huawei de laisser Pékin espionner les télécommunications, le président américain Donald Trump interdit aux groupes américains de commercer dans les télécommunications auprès de sociétés étrangères jugées dangereuses pour la sécurité nationale, et Google suspend ses relations avec l'entreprise chinoise, utilisatrice de son système Android[25]. Il en va de même pour Intel, Qualcomm et Broadcom[26]. Il faut noter que Huawei avait déjà anticipé un tel scénario et était déjà en train de développer une alternative à Android, un nouveau système d’exploitation sous le nom de code de "Hongmeng OS" depuis 2012[27].

Marchés, produits et solutions[modifier | modifier le code]

Un modem USB Huawei.

Huawei Technologies décline son offre à destination de trois types de publics : opérateurs, entreprises, consommateurs.

Opérateurs[modifier | modifier le code]

L'entreprise conçoit des équipements de télécommunications (antennes-relais, DSLAM, routeurs) pour les opérateurs de télécommunications, et commutateurs pour les entreprises.

Le métier historique de Huawei est d'accompagner les opérateurs dans la migration de leurs infrastructures réseaux vers des technologies plus récentes 4G (LTE), 5G.

Entreprises[modifier | modifier le code]

En matière de convergence des réseaux, Huawei construit pour les entreprises le produit Single RAN (Radio Access Network), qui a pour fonction de fusionner toutes les capacités de communication radio d’un réseau cellulaire (GSM, UMTS HSPA+, LTE…) en un seul équipement[28].

Pour les entreprises, Huawei développe des solutions de bout en bout : commutateur, cloud computing, communications unifiées[29], et solutions pour les gouvernements : Huawei 4G eLTE.

Grand public[modifier | modifier le code]

Le Huawei Mate 10, sorti en 2017.

Pour le grand public, Huawei fabrique des téléphones mobiles. Ses smartphones sont équipés du système d'exploitation Android, mais également des clés 3G, tablettes, modems hybrides 3G / Wi-Fi…

Présent dans les entreprises européennes en coentreprise depuis quelques années[30], Huawei décide en décembre 2009 de s'implanter avec sa propre marque sur le marché grand public français en plaçant le U8230 équipé d'Android chez Bouygues Telecom[31],[32].

En 2011, sort le Huawei Sonic (U8650), également sous Android 2.3, et le Huawei Vision (U8850)[33],[34].

Leader mondial des ventes de modems USB 3G / 3G+, Huawei développe en 2009 le plus petit modem au monde, le i-Mo[35].

Huawei construit la première tablette tactile sous Android 3, appelé aussi Android Honeycomb[36], ainsi que des clés 3G distribuées par les grands opérateurs comme Orange, SFR, et Bouygues Telecom. C’est le cas des clés 3G Huawei E160, Huawei E1552 ou Huawei E5823 vendu chez Orange avec le nom Domino.

SoC ARM[modifier | modifier le code]

Article détaillé : HiSilicon.

Le 27 février 2012, Huawei annonce au MWC de Barcelone la sortie de téléphones dont les processeurs sont coproduits avec l'entreprise HiSilicon[37], filiale de Huawei. Les deux entreprises coopèrent depuis octobre 2004 à la production de processeurs d'architecture ARM Cortex A9, Cortex A7 et Cortex A15, sous licence de propriété intellectuelle d'ARM[38].

Les premiers téléphones utilisant le K3v2 sont les Huawei Ascend D1 Quad et Quad XL annoncés avec 20 jours d'autonomie en mode veille et un processeur Cortex A9 MP 4 cœurs, accompagné d'un GPU 16 cœurs[39].

Au même moment, en 2012, la tablette Huawei MediaPad 10 FHD utilisant le même processeur est présentée.

Smartphones[modifier | modifier le code]

Honor est une marque numérique filiale de Huawei Technologies Co. Ltd, créée le 13 décembre 2013. Elle a pour objectif de vendre des smartphones essentiellement sur Internet, sans avoir de budget publicité élevé, ce qui lui permet de proposer des smartphones performants à prix compétitifs.

La marque est présente lors d'événements qui fédèrent une population jeune, tels le FISE et les ColorRun.

Les produits Honor arrivent en France en novembre 2014 avec le Honor 6.

Recherche et développement[modifier | modifier le code]

L'immeuble de Recherche et Développement de Huawei à Shenzhen.

Le département R&D de Huawei emploie environ 70 000 personnes dans le monde, soit un peu plus de 45 % de la masse salariale. Huawei compte aujourd’hui seize centres de R&D notamment en Allemagne, en Suède, aux États-Unis, en France, en Italie, en Russie, en Inde et en Chine.

Les champs d’investissement en R&D de Huawei sont les suivants : technologies clés, architectures, standards dans les TIC.

En 2008, Huawei est à la tête des dépôts de brevets à l’OMPI avec 1 737 brevets[40] et est depuis resté dans le trio en tête des déposeurs de brevets. Cependant il faut noter qu'il s'agit de demande de brevets, et non d'octrois de brevets[41].

En 2009, Huawei se place au deuxième rang avec 1847 dépôts de brevets. L’entreprise détient 10 % des brevets du LTE et de la 4G[42], 15 % en 2011[43].

En 2012, Huawei dépose 41 948 brevets en Chine et 14 494 en dehors de Chine. Parmi ces dépôts de brevets, 30 240 ont été obtenus. En 2012 toujours, les dépenses en R&D de Huawei atteignent 30 090 millions de yuans, soit 13,7 % du revenu annuel. 1 300 millions de yuans ont été investis dans la recherche.

Implantation[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, le centre de R&D de Huawei de Shanghai s'étend sur 227 000 m2 et compte 8 000 ingénieurs[44].

Structure financière[modifier | modifier le code]

Huawei est une entreprise privée dont le capital est détenu par ses salariés à travers un système de stock option[45] et par conséquent n'est pas cotée en bourse. Dispensée juridiquement de présenter ses résultats car non cotée en bourse, l'entreprise publie toutefois sur son site web un rapport annuel d'activité.

Selon la Central Intelligence Agency (CIA), Huawei reçoit un financement de l'appareil sécuritaire de l'État chinois[46].

Pour briser les monopoles d'État accordés par les opérateurs de téléphone à leurs fournisseurs étatiques, Ren Zhengfei a eu l'idée de faire entrer certains de ses clients dans le capital de Huawei[réf. souhaitée].

Chiffre d'affaires[modifier | modifier le code]

En 2013, le chiffre d'affaires mondial de Huawei est 40 milliards de dollars, en augmentation de 8,5 % par rapport à 2012. Son bénéfice net de 3,47 milliards de dollars a crû de 34,4 % par rapport à 2012.

En 2018, le chiffre d'affaires est estimé à 93,5 milliards d'euros.[47]

Critiques et controverses[modifier | modifier le code]

Espionnage[modifier | modifier le code]

En 2014 un jury décide de dédommager T-Mobile, à hauteur de 4,8 millions de dollars, concernant un espionnage du robot Tappy développé par l'opérateur. En 2018, Le Monde indique que des serveurs installés par Huawei au sein de l'Union africaine, à Addis-Abeba, ont permis de transférer pendant cinq ans des données confidentielles à la Chine[48].

Plusieurs pays de l’Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) refusent le développement de la 5G par Huawei à cause du risque d'espionnage que celle-ci pourrait représenter[49]. Le fondateur de l’entreprise, Ren Zhengfei, dément ces risques d’espionnage : « J'aime mon pays, je soutiens le Parti communiste. Mais je ne ferai jamais rien pour nuire au monde »[50].

Si les États-Unis ont annoncé l'interdiction des téléphones Huawei sur le territoire représentant une menace en termes de sécurité nationale, le président français Emmanuel Macron a refusé de s'engager en ce sens. Dans ce conflit épineux qui mêle sécurité nationale et guerre économique, l'Europe joue le balancier entre la Chine et les États-Unis[51], ce qui permet de renforcer la place de la France[52].

Le 14 août 2019, The Wall Street Journal affirme que des employés de Huawei aurait aidé les gouvernements de Zambie, Ouganda et Algérie à espionner leurs citoyens [53],[54].

Violation de propriété intellectuelle[modifier | modifier le code]

En 2002, Cisco Systems accuse Huawei d’avoir dérobé du code source en lien à ses routeurs. En janvier 2003, le groupe américain Cisco Systems a déposé une plainte en justice contre Huawei pour violation de la propriété intellectuelle, concernant essentiellement une version du logiciel VRP, utilisé dans certains produits de routage, et de manuels d’utilisation contenus dans quelques produits[55]. En juin 2003, la cour du Texas a émis un jugement préliminaire contre Huawei. En octobre 2003, Cisco Systems annonce la suspension de son action afin de permettre aux deux sociétés de trouver un accord à l'amiable. Entre-temps, Huawei s'est engagé à respecter une décision de justice préliminaire lui ordonnant d'effectuer quelques modifications sur ses routeurs et ses commutateurs.

De manière plus générale, Huawei a souvent fait l'objet de critiques selon lesquelles le groupe chinois en serait resté au stade de la copie des technologies des concurrents occidentaux. Les investissements du groupe chinois dans la recherche sont élevés[56] et leur réalité ne fait plus de doute pour la plupart des observateurs.

Dumping[modifier | modifier le code]

Pour le commissaire européen au commerce extérieur, Karel De Gucht, les équipementiers chinois Huawei et ZTE « pratiquent le dumping de leurs produits sur le marché européen »[57]. Fleur Pellerin, alors ministre française de l'innovation et de l'économie numérique, déclare, lors d’un sommet du groupe de réflexion IDATE sur les télécoms, que « l’Europe a lancé des enquêtes sur des pratiques de dumping ou d’aides d’État, mais nous n’avons pas de données pour les prouver. »[58].

Corruption[modifier | modifier le code]

En 2014, Huawei identifie 116 employés suspectés d'avoir participé à un système de corruption entre commerciaux, au sein même de l'entreprise, et distributeurs externes. À l'issue de l'enquête interne, quatre personnes ont été remises à la justice[59].

Les pots-de-vin étaient versés par les distributeurs aux commerciaux. Ces derniers autorisaient de plus grand rabais dans les services de Huawei ce qui permettait aux distributeurs de toucher des bénéfices plus importants[60].

Roland Sladek, porte-parole du groupe, a précisé : « Sur le marché des entreprises, Huawei met strictement en place une politique de canaux de distribution ouverts, transparents et stables, afin d'instaurer équité et justice. Nous ne faisons preuve d'aucune tolérance à l'égard de pratiques qui ne respecteraient pas les standards que nous nous imposons[61] ».

Travail des enfants[modifier | modifier le code]

Dans un reportage du magazine Cash Investigation sur France 2 est révélé le travail des enfants, y compris en travail de nuit, dans une usine de Nanchang, sous-traitant de Huawei[62]. Interviewé par les journalistes de L'Usine nouvelle dans le cadre des Assises de l'Industrie, François Quentin, président du conseil d'administration de Huawei France, menace la présentatrice de Cash Investigation, Élise Lucet : « J'ai activé tous mes réseaux et Madame Lucet n'aura plus aucun grand patron en interview, sauf ceux qui veulent des sensations extrêmes ou des cours de Media Training ! »[63] Il s'excuse quelques jours plus tard en publiant sur son profil Twitter : « Je n'ai pas l'intention de porter atteinte à la réputation de l'équipe #CashInvestigation et regrette sincèrement ces propos mal exprimés. »[64]. Ayant constaté que ce sous-traitant ne respectait pas sa charte éthique, Huawei annonce avoir cessé de travailler avec celui-ci[65],[66].

Environnement[modifier | modifier le code]

En 2017, Greenpeace reproche à Huawei sa conduite sur les questions environnementales. Si dans sa communication l'entreprise soutient les initiatives gouvernementales chinoises sur l’environnement, elle ne livre aucune donnée sur ses propres produits et ne semble pas conduire de politique industrielle liée au recyclage[67].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « http://www-file.huawei.com/-/media/CORPORATE/PDF/annual-report/AnnualReport2016_en.pdf »
  2. Huawei reste numéro 2 mondial devant Apple… avant les fêtes de fin d’année, frandroid.com.
  3. Éric Chalmet, « Le chinois Huawei brigue le leadership mondial d'Ericsson », La Tribune,‎ (lire en ligne).
  4. (en) Blake Schmidt, « Huawei's CEO Built an Empire. Trump Could Tear it Down », Bloomberg,‎ (lire en ligne).
  5. Alain Coffre, « Huawei gagne son premier contrat 3G en Europe », sur mobiworld.fr (consulté le 27 mai 2018).
  6. « Huawei ouvre à Grenoble un centre de recherche », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 21 décembre 2018).
  7. Jérôme Bouteiller, « Le chinois Huaweï s'offre l'équipementier 3Com », sur clubic.com, (consulté le 27 mai 2018).
  8. « 3Com passe dans le giron du fonds Bain Capital et du chinois Huawei », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  9. Yves Drothier, « Le rachat de 3Com par le chinois Huawei inquiète les États-Unis », sur journaldunet.com, (consulté le 27 mai 2018).
  10. Christian D., « Huawei et TeliaSonera : première connexion sur réseau LTE », sur generation-nt, (consulté le 27 mai 2018).
  11. « Huawei sort son premier mobile en France », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  12. « Huawei devient le deuxième plus grand fournisseur mondial en télécoms », sur itrnews.com, (consulté le 27 mai 2018)
  13. Édouard Laugier, « Christian Paquet : “L'influence de la culture chinoise : rien n'est immuable et tout est dans le mouvement” », sur lenouveleconomiste.fr, (consulté le 27 mai 2018)
  14. « Huawei à l'assaut d'Apple et Samsung en Europe », L'Expansion,‎ (lire en ligne)
  15. « Huawei numéro 2 du marché des smartphones : pourquoi est-il préféré à Apple ? », MonPetitForfait,‎ (lire en ligne, consulté le 1er août 2018)
  16. https://www.lesnumeriques.com/mobilite/huawei-ne-pourra-pas-participer-infrastructures-5g-en-australie-n77423.html
  17. Stéphane Parent, « C’est officiel! Meng Wanzhou ciblée par la justice américaine qui présente au Canada une demande d’extradition », sur RCI,
  18. « Acting Attorney General Whitaker Announces National Security-Related Criminal Charges Against Chinese Telecommunications Conglomerate Huawei », sur U.S. Department of Justice,
  19. « Acting Attorney General Matthew Whitaker Announces National Security-Related Criminal Charges Against Chinese Telecommunications Conglomerate Huawei », sur U.S. Department of Justice,
  20. « Chinese Telecommunications Device Manufacturer and its U.S. Affiliate Indicted for Theft of Trade Secrets, Wire Fraud, and Obstruction Of Justice », sur U.S. Department of Justice,
  21. « Chinese Telecommunications Conglomerate Huawei and Huawei CFO Wanzhou Meng Charged With Financial Fraud », sur U.S. Department of Justice,
  22. « US files charges against China's Huawei and CFO Meng Wanzhou », BBC, (consulté le 28 janvier 2018)
  23. Sébastien Dumoulin, « Les opérateurs télécoms s'inquiètent des mesures contre Huawei », sur Les Echos,
  24. « Huawei : la guerre commerciale entre Washington et Pékin s’envenime », sur Le Monde,
  25. « Google suspend ses relations avec le chinois Huawei, utilisateur de son système Android », sur lejdd.fr, .
  26. Ulrich Rozier, « Huawei perd également ses contrats avec Intel, Qualcomm et Broadcom », sur Fr Android,
  27. « Huawei : HongMeng OS présent sur 1 million de smartphones », sur siecledigital.fr, (consulté le 16 juin 2019)
  28. Réseaux radio : Huawei mise sur le « single RAN », Le Journal des Télécoms, 28 avril 2009
  29. Comment le constructeur chinois Huawei veut conquérir le cloud, Gilbert Kallenborn, L'Expansion, 14 juin 2012
  30. (en) http://www.huawei.com/uk/catalog.do?id=621
  31. « Smartphone : le chinois Huawei à l'attaque du marché français avec sa propre marque », sur zdnet.fr
  32. Stéphanie Molinier, « Huawei lance son premier mobile Android avec Bouygues Telecom », sur 01net.com, 01Net,
  33. Huawei Vision : smartphone chic sous Android Gingerbread, Génération Nouvelles Technologies, Christian D., 3 août 2011
  34. Sophie Cousineau, « Fabriqué en Chine 2.0 », sur lapresseaffaires.ca, La Presse Affaires, (consulté le 28 mai 2018)
  35. Huawei i-Mo : plus petit modem HSPA / WiFi au monde, Christian D., Génération Nouvelles Technologies, 13 février 2009
  36. MediaPad de Huawei : la Chine à l'assaut des tablettes, Christian D., Génération Nouvelles Technologies, 20 juin 2011
  37. (en) HiSilicon Announces K3V2 Quad-core Application Processor hisilicon.com, voir archive
  38. (zh) http://www.arm.com/zh/about/newsroom/hisilicon-licenses-arm-technology-for-use-in-networking-infrastructure-and-mobile-computing-applications.php sur arm.com, voir archive
  39. (en) Huawei Ascend D1 Quad XL cnet.com, 31 août 2012
  40. [PDF] Les classements de déposants de brevet, Dominique Deberdt, Institut national de la propriété industrielle, mars 2009
  41. [PDF] WIPO TOP 50 Applications, World Intellectual Property Organisation, novembre 2012
  42. LTE : Qualcomm en tête des détenteurs de brevets, Christian D., Génération Nouvelles Technologies], 17 novembre 2009
  43. Le Chinois Huawei attaque son compatriote ZTE en Europe, Marc Cherki Le Figaro, 4 mai 2011
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  45. Raphaële Karayan, « Huawei développe ses produits plus vite que ses concurrents », L'Expansion,‎ (lire en ligne)
  46. Selon la CIA, Huawei serait financé par le gouvernement chinois ADN, 25 avril 2019
  47. « Huawei : la guerre commerciale entre Washington et Pékin s’envenime », sur Le Monde,
  48. Julie Zaugg Huawei, l'empire sous pression Les Échos, 25 avril 2019
  49. Activités supposées d'espionnage par Huawei : l'Otan enfonce le clou RFI, 14 mars 2019
  50. Le fondateur de Huawei prend enfin la parole pour démentir les accusations d'espionnage BFMTV, 21 janvier 2019
  51. Sébastien Arnaud, « Huawei : Emmanuel Macron rejette le bannissement mais reste « extrêmement attentif » », sur RSE Magazine (consulté le 23 mai 2019)
  52. Le chinois Huawei achète de plus en plus «made in France», Le Parisien, Matthieu Pelloli, 30 juillet 2019
  53. Khelifa Litamine, « Huawei aurait apporté un soutien logistique pour espionnage en Algérie - Algerie Eco », sur Algerie Eco, AlgerieEco, (consulté le 18 août 2019).
  54. « Huawei sollicité pour espionner l'opposition en Ouganda et en Zambie - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 18 août 2019).
  55. (en) Don Clark, « Cisco CEO Wary of Huawei », sur wsj.com, Wall Street Journal, (consulté le 27 mai 2018)
  56. (en) « The company that spooked the world », The Economist,‎ (lire en ligne) :

    « In the past few years, the firm has consistently been one of the world’s leading generators of intellectual property, and has filed for some 47,000 patents. [...] It has over 140,000 employees, and says 44% are in R&D »

  57. « Dumping : Huawei et ZTE mis en cause pour la première fois par Bruxelles », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  58. Anne-Sophie Bellaiche et Anne Debray, « “Nos frontières avec la Chine sont ouvertes à 99,3 %”, affirme Arnaud Montebourg », sur usinenouvelle.com, L'Usine nouvelle, (consulté le 27 mai 2018)
  59. (en) « Huawei Technologies uncovers corruption in internal probe », sur Reuters, .
  60. Huawei soupçonne certain de ses employés d’avoir touché des pots-de-vin, FrAndroid, .
  61. Huawei touché par une affaire de corruption, Le Monde, .
  62. Martin Boudot, « "Cash investigation" sur l'industrie du portable : Apple, Samsung... Ils sont tous mouillés », Le Nouvel Obs,‎ (lire en ligne).
  63. Julien Bonnet, « Cash Investigation : le président de Huawei France répond à la polémique sur le travail des enfants », L'Usine Nouvelle, (consulté le 9 novembre 2014).
  64. Grégory Rozières, « "Cash Investigation": le patron de Huawei France "regrette sincèrement" ses propos », Huffington Post,‎ (lire en ligne).
  65. Gaël Weiss, « Huawei France : Le président réagit vertement à la diffusion du reportage Cash Investigation », sur frandroid.com, (consulté le 27 mai 2018).
  66. Steven, « Honor 10 officiel en Chine : le sosie du Huawei P20 entre en scène », sur meilleurmobile.com, (consulté le 27 mai 2018).
  67. Corentin Durand, « Greenpeace épingle Amazon, Google et Huawei pour leur impact environnemental négatif - Tech », sur Numerama, (consulté le 30 juin 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]