Hoverport de Boulogne-sur-Mer

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Hoverport de Boulogne-sur-Mer
Hoverport boulognesurmer 2015.jpg

L'hoverport, vu en 2015

Présentation
Type
Port de voyageurs
Trafic
Plus de 1,3 million de passagers par an en moyenne[1]
Activités
Transport de passagers
Géographie
Coordonnées
Pays
Région
Département
Commune
Plan d'eau

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
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Géolocalisation sur la carte : France

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L'hoverport de Boulogne-sur-Mer est un terminal destiné aux aéroglisseurs, appartenant au port de Boulogne-sur-Mer et situé sur la commune du Portel, dans le Pas-de-Calais.

Mis en service en 1968, il permettait de relier l'Angleterre et la France jusqu'à sa fermeture en 1991.

Historique[modifier | modifier le code]

L'hoverport en activité[modifier | modifier le code]

À partir de 1968, l'hoverport permettait la liaison Boulogne-Douvres en seulement 25 minutes[1], soit moins que les ferries traditionnels. La liaison se faisait avec des aéroglisseurs (ou hovercrafts) de la compagnie Seaspeed (en) de 1968 à 1981, puis Hoverspeed (en) de 1981 à 1991[2], des engins mi-bateau mi-avion se déplaçant sur coussins d'air à 30 cm au-dessus de l’eau.

Entre 1968 et 1991, l'hoverport de Boulogne a accueilli plus de 30 millions de passagers, soit plus d'1,3 million par an en moyenne[1].

La fermeture de l'hoverport[modifier | modifier le code]

Les aéroglisseurs étant très polluants (l’hovercraft Jean-Bertin consommait 5 000 litres à l’heure) et très sensibles aux aléas techniques et climatiques, l'hoverport de Boulogne ferme en 1991 (tout comme son homologue calaisien neuf ans plus tard)[3]. La raison souvent invoquée est celle de l'ouverture du tunnel sous la Manche et de la concurrence de navires type catamaran, mais on peut avancer d'autres causes : la suppression par la loi européenne de la détaxation du kérosène, l'arrêt des boutiques hors taxes, le coût élevé à l'achat et à l'entretien de la motorisation et de la propulsion de type aéronautique[réf. nécessaire]. Les pièces moteur se faisaient également rares, car aucun projet de modernisation des SR.N4 n'avait été mené durant les 30 ans d'exploitation.

L'hoverport depuis sa fermeture[modifier | modifier le code]

Le site accueille aujourd'hui « Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale », une agence d'urbanisme et de développement économique pour l'agglomération boulonnaise.

La destruction des bâtiments est annoncée pour la fin de l'année 2015[1]. Olivier Barbarin, le maire du Portel, veut y implanter le nouveau lycée professionnel maritime de l'agglomération boulonnaise[4], ce que conteste Frédéric Cuvillier, le maire de Boulogne, qui préférerait voir le lycée sur sa commune[5],[6]. D'autres projets sont pressentis pour apparaitre à cet endroit. L'hoverport est toujours debout début 2016 : son maintien et son intégration à un futur projet est également évoqué[7].

Desserte[modifier | modifier le code]

Ancien quai de la gare de Boulogne-Aéroglisseurs, vu en 2015.
Article détaillé : Gare de Boulogne-Aéroglisseurs.

Durant sa période d'activité, l'hoverport était desservi par une gare ferroviaire, la gare de Boulogne-Aéroglisseurs. Elle permettait de faire la liaison entre Paris-Nord et Londres-Victoria, en se rendant d'abord à Boulogne (à l'origine par des autorails X 4300[8] puis par des RTG[9]), puis au port de Douvres par hovercraft et enfin à Londres avec un autre train. La gare ferme le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]