Houria Niati

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Houria Niati
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Nationalité
Activité
Site web

Houria Niati (née en 1948 à Khemis Miliana, Algérie) est une artiste contemporaine algérienne vivant à Londres[1].

Utilisant les techniques mixtes, Niati critique au travers de ses installations les représentations occidentales des cultures et des peuples non Occidentaux[2]. Parmi ses œuvres, on peut noter l'utilisation des courants musicaux algériens les plus traditionnels comme le Raï, en tant que représentation visuelle clé de la patrie et de la culture de Niati. Salah M. Hassan décrit ainsi ces représentations : « Elle utilise des synthétiseurs, des enregistrements sonores, et des effets de lumière pour créer une atmosphère théâtrale et un environnement dynamique et magique mélant sons, mouvements du corps et couleurs »[3]. Les installations et expositions de Niati mixent également peintures, sculptures, dessins, photos, musiques de films et spectacles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Houria Niati a grandi en Algérie. À l'âge de douze ans, elle lutte contre le colonialisme français en réalisant un graffiti anti-colonial qui lui vaut la prison. Ses expériences avec l'occupation française et de la révolution du peuple algérien ont beaucoup influencé son art.

Elle s'installe à Londres à la fin des années 1970 et y observe l'Art occidental qui dépeint le peuple algérien, en particulier les femmes, de manière romancée et exotique. Ce constat influence ses propres représentations de la culture post-coloniale, des nations et des peuples. Elle suit des cours au Camden Arts Centre et au Croydon College of Art[4].

Expositions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Niati, Houria (1999). "Diverse Bodies of Experiences". In Lloyd, Fran (ed). Contemporary Arab Women's Art: Dialogues of the Present. WAL Women's Art Library. (ISBN 9781902770000).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D. Fairchild Ruggles, Women, Patronage, and Self-Representation in Islamic Societies, Albany, SUNY Press, , 243 p. (ISBN 0-7914-9307-5, lire en ligne)
  2. Jacqueline De Weever, « Review: Women, Patronage, and Self-Representation in Islamic Societies by D. FAIRCHILD RUGGLES », Arthuriana, vol. 14, no 1,‎ , p. 114–116 (DOI 10.1353/art.2004.0029, JSTOR 27870591)
  3. Salah M. Hassan, Gendered Visions, Africa World Press, Inc., , 103 p. (ISBN 0-86543-619-3)
  4. Salah M. Hassan, « The Installations of Houria Niati », Project MUSE,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. Juliet Highet, « Houria Niati: Identity Search », sur Asharq Al Awsat, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]