Houda-Imane Faraoun

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Houda-Imane Faraoun
Illustration.
Houda-Imane Faraoun en octobre 2017.
Fonctions
Ministre algérienne de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication
En fonction depuis le
(3 ans, 6 mois et 29 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Premier ministre Abdelmalek Sellal
Abdelmadjid Tebboune
Ahmed Ouyahia
Gouvernement Sellal IV
Tebboune
Ouyahia X
Prédécesseur Zohra Derdouri
Biographie
Nom de naissance Houda-Imane Faraoun
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Sidi Bel Abbès
Nationalité Algérienne
Parti politique Front de libération nationale
Diplômée de Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen
Université de technologie de Belfort-Montbéliard
Profession Physicienne et chercheuse
Religion Islam sunnite

Houda-Imane Faraoun

Houda-Imane Faraoun (en arabe : هدى إيمان فرعون), née le à Sidi Bel Abbès, est une physicienne et chercheuse algérienne. Elle est l'actuelle ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, depuis le [1].

Surnommée la « surdouée » par la presse[2], elle est la plus jeune ministre du gouvernement Sellal, et l’une des plus jeunes personnalités de l’histoire de l’Algérie indépendante à accéder à des fonctions ministérielles. Bien que militante du FLN depuis longtemps, elle n’a officiellement rejoint les rangs du parti qu’en 2010[3].

Houda Imane Faraoun est bachelière à seize ans, diplômée en physique du solide à vingt-deux ans, doctorante en sciences de l'ingénieur à vingt-six ans, professeur de l’université de Tlemcen à trente-quatre ans et auteure de plus de quarante publications scientifiques[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Houda Imane Faraoun est née le et a grandi à Sidi Bel Abbès, à l'Ouest du pays. Elle a mené une enfance tranquille dans une fratrie de quatre enfants. Après avoir obtenu son baccalauréat en sciences exactes, en 1995, au lycée Si El Haouès de Sidi Bel Abbès, alors qu'elle n'était âgée que de seize ans, elle s'inscrit à l'université Djillali Liabes de Sidi Bel Abbès où elle décroche un DES en physique en 1999 ; cette réussite l'incite à poursuivre ses études dans le même domaine. C’est ainsi qu’elle soutient en 2001 son magistère, toujours en physique de l’état solide, avec la mention très honorable. Elle continue sa spécialité en s'inscrivant en doctorat dans la même université, pour développer un travail théorique sur les méthodes de simulation des métaux et leurs alliages[1].

Études en France[modifier | modifier le code]

Elle réussit à décrocher une bourse de la région Franche-Comté, d'où elle a obtenu son doctorat en 2005, en sciences de l'ingénieur, de l'université de technologie de Belfort-Montbéliard[1]. Elle est sollicitée et se voit offrir de nombreuses propositions en France. « J’aurais pu rester à l’étranger, me faire de l’argent et mener une vie tranquille », « Mon but est de contribuer au développement de mon pays et apporter quelque chose de positif », confie-t-elle à TSA[3].

Retour au pays[modifier | modifier le code]

Après ses études en France, Houda-Imane Faraoun retrouve son pays et ses proches à Sidi Bel Abbès et rejoint l'université Abou Bekr Belkaid Tlemcen ; elle obtient son habilitation en 2008 et accède en 2013, à l'âge de trente-quatre ans, au grade de professeur universitaire. Elle y forme une douzaine de doctorants. Elle avait comme projet de monter une équipe et de créer une entité de recherche dans le secteur des matériaux et des TIC. Elle est ensuite nommée directrice de l'Agence thématique de recherche en sciences et technologie (ATRST), en encadrant des doctorants et en participant aux travaux de membre de jury de thèses[1]. Elle a présidé la Commission intersectorielle de promotion, de programmation et d’évaluation de la recherche scientifique et technique « Sciences fondamentales » et est membre du Comité sectoriel permanent du MESRS. Elle a également présidé le conseil d’administration du Centre de recherche en analyse physico-chimiques (CRAPC) et la commission des marchés publics du Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD), tout en siégeant au conseil d’administration de l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique (ANVREDET)[1]. Elle a initie depuis 2017 la creation, sous sa tutelle ministerielle, de l'Entreprise d'Appui au Developpement Numerique (EADN - www.eadn.dz) qui siegeant au Cyberparc de l'ANPT (aussi promue par elle), veille a pousser vers la numerisation des donnees de tous les ministeres et agences du gouvernement algerien, en offrant divers services et facilites informatiques.

Femme ministre[modifier | modifier le code]

Le , elle est nommée ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication. Elle estime que cette nomination est un défi et qu’il s’agit d’un lourd héritage[3]. Elle fait son entrée dans le gouvernement Abdelmalek Sellal (4) à la place de Zohra Derdouri, elle affirme vouloir rattraper le retard pris par le pays dans le domaine des télécommunications. Son objectif consiste à ouvrir le secteur à la concurrence pour garantir un large choix et un meilleur service au citoyen. Elle critique le « monopole public », dit-elle au sujet de l’opérateur public Algérie Telecom : « Le citoyen n’a pas le choix. S’il existait une alternative, les salariés d’Algérie Télécom verraient leurs emplois menacés par la perte des clients, donc ils seront obligés de se mettre à niveau »[3].

Depuis sa nomination, la jeune ministre n'a cessé de multiplier des visites d'inspection inopinées au sein de différents bureaux de poste dans plusieurs wilayas du pays. Ces visites ont permis à la ministre de découvrir des cas de faillite de ce secteur public, d'abord au niveau du Centre de destockage des colis postaux où la ministre a constaté « une situation de laisser-aller qui impose des sanctions. » Elle a sur le champ mis fin aux fonctions de plusieurs responsables de ce secteur, dont le directeur général de l'Agence Nationale de Promotion et de Développement des Parcs Technologiques (ANPT), Youcef Aklouf[4] et le limogeage, le de Azouaou Mehmel du poste de PDG du groupe Algérie Télécom depuis 2012[5].

Publications[modifier | modifier le code]

Malgré son jeune âge, Houda-Imane Faraoun est l’auteure de plus de quarante publications scientifiques ; de même, elle a présenté plusieurs communications au niveau national et à l’étranger. Membre du Comité de formation doctorale « Physique de la matière condensée », elle est également responsable de la spécialité et chef d’équipe de recherche « Métaux et alliage » relevant de l’unité de recherche rattachée à l’université Abou-Bakr-Belkaid[1].

Influence[modifier | modifier le code]

En 2015, Houda-Imane Feraoun est 9e dans le classement des femmes arabes membres de gouvernement les plus puissantes, selon le magazine Forbes (édition du Moyen-Orient)[6].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Biographie de la Ministre, sur le site officiel du ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication
  2. Rencontre avec Houda Imane Faraoun, la plus jeune ministre du gouvernement Sellal, TSA, 25 mai 2015
  3. a b c et d Biographie de décideur : Houda Imane Faraoun, TSA, 3 septembre 2015
  4. Houda Feraoun limoge trois responsables d'Algérie Poste, El Watan, 18 aout 2015
  5. Le PDG d’Algérie Télécom, Azouaou Mehmel, dégommé. El Watan - 22 avril 2016
  6. www.forbesmiddleeast.com (classement 2015).