Houari Dauphin

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Houari Dauphin
Surnom Dauphin
Nom de naissance Houari Siouani
Naissance (47 ans)
Oran, Algérie
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Genre musical Raï
Années actives 1988 - Présent[1]
Labels Studio Redson, édition Avm
Influences Cheb Hasni[2]

Houari Siouani , connu sous le nom de Houari Dauphin, né le 10 mai 1971 à Oran est un chanteur algérien de raï.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Il a vécu son enfance entre Derb et Paradis (Aïn El Turk) dans la maison de sa grand-mère, sa mère étant morte lors de son enfance.

À l'âge de quinze ans, Houari commence à chanter le raï dans les restaurants et pour des fêtes[1]. Particulièrement attiré par la musique et le chant, à un âge précoce, il s'est inscrit au conservatoire d’Oran, le temps de se familiariser avec les gammes musicales.

Après ce passage, il fait ses premières scènes. Jeune et ambitieux, les fêtes nuptiales organisées dans la ville et les bourgs alentour n’ont aucun secret pour lui. Il est invité, à chaque fois, à y chanter avec son petit orchestre. Gagnant en assurance, Houari dauphin voit sa réputation et sa carrière se construire.

En 1996, alors qu’il se produit aussi dans une discothèque baptisée «Le dauphin rose», d'où il a pris le surnom de Dauphin[1] il sort son premier album dont les paroles sont écrites par Aziz Gourbali, tandis que les compositions portent sa signature. Trois musiciens l’accompagnent sur cet opus : Ali Bouabdellah, Hocine Cheriet et Houari Choumal. L’album, dont le titre phare est Ya lemouima khelini n’rouh, marche fort. Le public commence à s’emballer pour cette voix rocailleuse qui sait si bien parler de sentiments, de paix et de toutes les préoccupations de la jeunesse. Par la suite, il enchaine des tournées en: France, Suisse, Belgique, Norvège, Suède, Hollande et même le Canada[3].

Houari a été un animateur de quelques festivals en Algérie comme le festival du film d'Oran[4] ou le Festival de la chanson arabe de Djemila[5] et dans les pays voisins en Tunisie et au Maroc[6].

Houari enregistre de nombreux albums. En près de dix ans, il compte environ une quarantaine de cassettes sur le marché. Ses titres les plus connus sont : Kif ray ihabalni et Mamamiya, sortis en 1997, Wili wili ma daret fiya chira, sorti en 1999, Nekri l’oumri fe Sheraton, sorti en 2001, Chal nebghi n’qalach aâmri, datant de 2002, Je pense à toi, sorti en 2004, mhatma nkhalik, sorti en 2006[7].

Albums[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Mazal Ma Brit Meli Kwak
  • 2010 : Cheraton
  • 2010 : Taarfini Nabghik
  • 2010 : Houari Dauphin
  • 2010 : Taxi
  • 2010 : Hbibate galbi
  • 2010 : Je Pense A Toi, Je Pense
  • 2011 : Mal Omri Tebki
  • 2011 : Chkoun li teayatli
  • 2011 : Razki ou mali
  • 2011 : Chkoun li teayate li
  • 2011 : Khayef Alik
  • 2011 : Rodi balek
  • 2011 : Mehatema Nekhalik
  • 2012 : C'est facile narbahlek l'aib
  • 2012 : Ila bghat
  • 2012 : Houari Dauphin & Adel Amine
  • 2013 : Best of Houari Dauphin (11 Hits)
  • 2013 : Romeo et Juliette
  • 2014 : Houari Dauphin, Fiha Dauphin - Raï masters, vol 11 of 15
  • 2014 : Dertili Raghewa
  • 2015 : Zahri
  • 2015 : Very Best of Houari Dauphin
  • 2016 : Ya Malak

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Jean-Paul Labourdette, Marie-Hélène Martin, Le Petit Futé Algérie Édition №4, p. 127. 2008 (ISBN 2-746921-96-0)
  • (fr) Jean-Paul Labourdette, Dominique Auzias, Le Petit Futé Algérie Édition №5, p. 123 et p. 263. 2010 (ISBN 2-746925-75-3)
  • (fr) Abderrahmane Beniza, Sociologiquement incorrect Éditions Publibook, p. 24. 2009 (ISBN 2-748350-64-2)
  • (en) Kathleen Woolrich, Big Mahboula, Crazy about Rai, Algeria, Algerians, North Africa and Raina Rai p. 02. 2005 (ISBN 1-411652-73-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c M. Fika, « Houari Dauphin : « La voix du raï » », Info Soir,‎ (ISSN 1112-9379, lire en ligne).
  2. K. Smaïl, « Raï : « Houari comme un Dauphin dans l'eau » », El Watan,‎ (ISSN 1111-0333, lire en ligne).
  3. Samir Ben Djafar, « Ils font fondre la glace canadienne : « Montréal-Concert de Houari Dauphin et Khalass » », El Watan,‎ (ISSN 1111-0333, lire en ligne).
  4. « Houari Dauphin supplée à l'absence de Nadjoua Karam », La Tribune,‎ (lire en ligne).
  5. Farid Rouibah, « Diana Haddad et Houari Dauphin animeront la clôture : « Festival de la chanson arabe de Djemila » », L'Expression,‎ (lire en ligne).
  6. Benabdeljabar Benyahia, « Houari Dauphin à La voix de l'Oranie : « Je souhaite que le Festival du raï revienne à Oran » », La Voix de l'Oranie,‎ (lire en ligne).
  7. Samira Sidhoum, « Houari Dauphin fait un tabac : « De l'ambiance ! » », Horizons,‎ (lire en ligne).