Hosvep Arghouthian

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Hovsep (II) Arghouthian
Հովսեփ Բ
Naissance 1743
Décès
Tiflis
Désignation 1800
Fin 1801
Prédécesseur Lucas Ier
Successeur David V

Catholicos de l'Église apostolique arménienne


Armenian Apostolic Church logo.png

Hosvep (II) Arghouthian (en arménien Հովսեփ Բ ; né en 1743, mort à Tiflis (actuelle Tbilissi) le ) est Catholicos élu de l'Église apostolique arménienne de 1800 à 1801.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le russophile Catholicos Ghoukas ou Lucas Ier d'Erzeroum meurt le après avoir désigné comme son héritier le vartaped Hovsep Arghouthian, qui était le fils d’un certain Schioch Beg (vers 1750) de la lignée des princes Mkhargrdzéli-Arghoutaschvili (en géorgien მხარგრძელი-არღუთაშვილი), eux-mêmes issus de la grande famille arméno-géorgienne des Mkhargrdzéli-Zachariades[1].

Hovsep Arghouthian (en russe : Iossif Argoutinski) était l'archevêque des Arméniens de l’Empire russe depuis 1773, décoré de l'ordre de Sainte-Anne par le tsar Paul Ier de Russie[2] ; il manifestait le désir de réunir l'Église orthodoxe et l'Église apostolique arménienne. En 1800, l’empereur Paul Ier de Russie l'élève à la dignité de prince russe pour le remercier des services rendus à la Russie, en lui permettant d'ajouter à son nom celui de Dolgorouki, emprunté à la maison princière russe des Dolgorouki, bien que les deux familles n'aient aucune parenté : les deux noms, en arménien et en russe, ayant le même sens, « long bras »[3]. Le nom se transmettra à son neveu, le futur général Moïsseï Argoutinski-Dolgorouki.

Le clergé traditionaliste d’Etchmiadzin de son côté souhaitait que le patriarche arménien de Constantinople soutenu par l’Empire ottoman, Daniel de Sourmari, soit le nouveau Catholicos.

Grâce à l’appui de l’empereur Paul Ier de Russie et du roi Georges XII de Géorgie, Hovsep Arghouthian est finalement élu Catholicos le , et reconnu comme tel par l’Iran. Il meurt à Tiflis le sur la route d’Etchmiadzin[1].

Son décès va ouvrir une succession difficile du fait de rivalités personnelles et de l’intervention des puissances régionales impliquées dans l’affaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Cyrille Toumanoff, Les dynasties de la Caucasie chrétienne de l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle : Tables généalogiques et chronologiques, Rome, , p. 299.
  2. Le  ; (en) Georges A. Bournoutian, Russia and the Armenians of Transcaucasia 1797-1889, Mazda Publishers, 1998 (ISBN 1568590687), p. 34.
  3. Prince Piotr Dolgorouky, A Handbook of the principal Families in Russia, Londres, 1858, p.80 [1].

Source[modifier | modifier le code]

  • (en) Georges A. Bournoutian, Russia and the Armenians of Transcaucasia 1797-1889, Mazda Publishers, 1998 (ISBN 1568590687), p. 516.
  • Marie-Félicité Brosset, Histoire de la Géorgie, partie II : Histoire moderne, livraison II, Saint-Pétersbourg, 1857, p. 268, notes no 1 et 2.