Hospices de Nuits-Saint-Georges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Hospices de Nuits-Saint-Georges
Hospices Nuits-St-Georges 001.jpg
Présentation
Type
Destination initiale
Destination actuelle
Style
Construction
Commanditaire
Guillaume Labye (procureur du Roy Louis XIII)
Statut patrimonial
Classé MH (pharmacie et laboratoire en )
Inscrit MH ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
6 rue Henri Challand
Accès et transport
Stationnement
Coordonnées
Localisation sur la carte de la Côte-d’Or
voir sur la carte de la Côte-d’Or
Red pog.svg
Localisation sur la carte de Bourgogne
voir sur la carte de Bourgogne
Red pog.svg
Localisation sur la carte de Bourgogne-Franche-Comté
voir sur la carte de Bourgogne-Franche-Comté
Red pog.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg

Les Hospices de Nuits-Saint-Georges sont un hôpital et une maison de retraite, anciennement Hôtel-Dieu et Hospices, de style baroque du XVIIe siècle, à Nuits-Saint-Georges en Côte-d'Or, en Bourgogne-Franche-Comté. Placées sous le vocable de saint Georges, saint patron de la chevalerie, de Nuits-Saint-Georges, et de la Bourgogne, à l'image des célèbres vente des hospices de Beaune des Hospices de Beaune, et Hospices de Dijon voisins, elles sont célèbres par leur domaine viticole bourguignon de prestige, dont la production est historiquement vendue aux enchères de charité, pour participer au financement de son fonctionnement, sous le nom de vente des hospices de Nuits Saint Georges.

Historique[modifier | modifier le code]

Chapelle des hospices

Une ancienne maladrerie du clos Faubourg de Beaune, fut entièrement détruite par les guerres civiles, et guerres de religion.

En 1633 l’hôpital actuel est construit par Guillaume Labye, procureur du Roy Louis XIII (dont une cuvée des hospices porte le nom). En 1692, l’hôpital est tenu par les Sœurs Hospitalières, et agrandi avec la salle Saint-Laurent à l'initiative d'Antide Midanu, prêtre mépartiste de l'église Saint-Symphorien de Nuits-Saint-Georges (une cuvée des hospices porte également son nom), suivi des constructions des salles Sainte-Madeleine, puis Saint-Étienne.

En 1694 le roi Louis XIV fait rattacher les domaines des léproseries et maladreries de Sainte-Madeleine de Nuits-Saint-Georges, Saint-Bernard de Premeaux-Prissey, Sainte-Madeleine d'Argilly et Saint-Denis de Meuilley, améliorant ainsi l'autonomie financière de l'établissement.

En 1832 établissement est embelli à l'initiative de Mère Arnoux, mère supérieur des lieux. En 1870 les sœurs hospitalières sont décorées de la médaille militaire de la Légion d'Honneur, pour service exceptionnel rendu à l'armée française lors de la bataille de Nuits de la Guerre franco-allemande de 1870.

L’hôpital s'agrandit avec la salle Saint-Joseph en 1842, la chapelle en 1844, le pavillon Laennec pour les maladies respiratoires en 1934, une section hospice en 1961, une servie médecine en 1975, une nouvelle maison de retraite de 64 chambres en 1995, un service de soin à domicile en 1998...

L'hôpital est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [1]. L'apothicairerie et le laboratoire sont classés deux ans plus tard, par l'arrêté du [1].

Vignoble et vente de charité[modifier | modifier le code]

Le domaine viticole de prestige des Hospices de Nuits-St-Georges, issu de dons historiques de charité, s'étend sur une superficie de 12,5 hectares[2], avec 11 appellations de prestige (neuf premier cru (Bourgogne), et deux appellation communale (Bourgogne)), réparties sur les communes viticoles voisines de Nuits-Saint-Georges, Vosne-Romanée, Gevrey-Chambertin et Premeaux-Prissey. Les hospices disposent d'une cuverie de 1 250 m2 sur deux niveaux, avec 33 cuves modernes, et emploient environ quatre employés à plein temps, et de nombreux saisonniers.

La vente des vins des hospices de Nuits-Saint-Georges a lieu tous les ans durant le week-end de la 2e quinzaine de mars, avec en moyenne 140 pièces de vin (140 tonneaux de 220 litres) vendues aux enchères à la bougie. La vente, et un repas de prestige sont assurées par la Confrérie des chevaliers du Tastevin au château du Clos de Vougeot.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Hôpital (ancien hôtel-Dieu) », notice no PA21000079, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Frédéric Durand-Bazin, « Les vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges sont-ils sous-estimés ? », sur lefigaro.fr, (consulté le 27 septembre 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]