Hortense Allart

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Hortense Allart
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Hortense Allart

Biographie
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Hortense Allart de Méritens Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, également connue sous le pseudonyme de Prudence de Saman L'Esbatx, née le 7 septembre 1801 à Milan en Italie et morte le 28 février 1879 à Montlhéry[1],[2], est une écrivaine et essayiste féministe française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Orpheline de bonne heure, Hortense Allart est la cousine de Delphine Gay par sa mère, Marie-Françoise Gay. Celle-ci, orpheline de bonne heure elle-aussi, fut une protégée de l'abbé Grégoire. Elle fréquenta divers hommes de lettres tels que Ducis ou Marie-Joseph Chenier et traduisit, sous le nom Mary Gay, les livres, alors en vogue d'Ann Radcliffe.

Hortense Allart entre au service du Général Henri Gatien Bertrand pour s'occuper de l'éducation de sa fille. Et entre en littérature par des Lettres, traitant des ouvrages de Madame de Staël.

Sous le nom d'« Hortense Allart de Thérase », elle publie Gertrude en 1828, puis des livres touchant l'histoire et la politique. En 1832, elle commence une relation qui ne s'interrompra pas avec George Sand. Celle-ci préfacera de son ouvrage Les enchantements de Mme Prudence de Samman l'Esbaix, livre autobiographique qui fera scandale, dans lequel elle évoque notamment sa relation avec François-René de Chateaubriand.

Hortense Allart a défendu l’amour libre et demandé l’amélioration de la condition féminine. Elle a participé à la Gazette des femmes. Elle s’est également occupée de philosophie dans son Novum organum ou sainteté philosophique (1857) où elle défend l’idée de l’inévitabilité de la preuve de l’existence d’un Être suprême avec chaque nouvelle découverte scientifique. Elle a eu plusieurs liaisons avec des hommes célèbres de son temps, dont le comte de Sampayo dont elle eut un fils (Marcus), François-René de Chateaubriand, Bulwer-Lytton, Camillo Cavour, Jacopo Mazzei, père de son deuxième fils (Henri), Sainte-Beuve et Pietro Capei[3].

En 1843, elle épouse Napoléon Louis Frédéric Corneille de Méritens de Malvézie, un architecte qu'elle quittera l'année suivante[4].

Elle meurt en 1879 et est inhumée au cimetière de Bourg-la-Reine avec ses deux fils.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Essai sur la religion intérieure, Paris, 1824
  • Lettres sur les ouvrages de Madame de Staël, Paris, Bossange, 1824
  • Gertrude, Paris, Dupont, 1828 Lire en ligne sur Gallica
  • Sextus, ou le Romain des Maremmes ; suivi d'Essais détachés sur l'Italie, Heideloff et Campe, 1832 Lire en ligne sur Gallica
  • L'indienne, C. Vimont, 1833 Lire en ligne sur Gallica
  • Settimia, Bruxelles, A. Wahlen, 1836
  • La femme et la démocratie de nos temps, Paris, Delaunay et Pinard, 1836 Lire en ligne sur Gallica
  • Histoire de la république de Florence, Paris, Delloye, 1843
  • Études diverses, Volumes 1 2 & 3, Renault, 1850-1851 volume 2 volume 3 sur Gallica
  • Novum organum ou sainteté philosophique, Paris, Garnier frères, 1857
  • Essai sur l’histoire politique depuis l’invasion des barbares jusqu’en 1848, 1857
  • Clémence, impr. de E. Dépée (Sceaux), 1865 Lire en ligne sur Gallica
  • Les enchantements de Prudence, Avec George Sand, Paris, Michel Lévy frères, 1873 Lire en ligne sur Gallica
  • Les nouveaux enchantements, Paris, C. Lévy, 1873 Lire en ligne sur Gallica
  • Derniers enchantements, Paris, M. Lévy, 1874
  • Lettres inédites à Sainte-Beuve (1841-1848) avec une introduction des notes, Éd. Léon Séché, Paris, Société du Mercure de France, 1908 Lire en ligne sur Gallica
  • Lettere inedite a Gino Capponi, Genova, Tolozzi, 1961
  • Mémoires de H.L.B. Henry Lytton Bulwer, Houston : University of Houston, 1960-1969
  • Nouvelles lettres à Sainte-Beuve, 1832-1864; les lettres de la collection Lovenjoul, Genève, Librairie Droz, 1965

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Séché, Hortense Allart de Méritens dans ses rapports avec Chateaubriand, Béranger, Lamennais, Sainte-Beuve, G. Sand, Mme d'Agoult, Paris, Mercure de France, 1908 Lire en ligne
  • André Beaunier, Trois amies de Chateaubriand, Paris, E. Fasquelle, 1910
  • Gabrielle Réval, Les grandes amoureuses romantiques, Paris, A. Michel 1928
  • Jacques Vier, La comtesse d'Agoult et Hortense Allart de Meritens sous le Second Empire d'après une correspondance inédite, Paris, Lettres modernes, 1960
  • André Billy, Hortense et ses amants, Chateaubriand, Sainte-Beuve, etc., Paris, Flammarion 1961
  • Juliette Decreus, Henry Bulwer-Lytton et Hortense Allart, d'après des documents inédits, Paris, M.J. Minard, 1961
  • Maddalena Bertelà, Hortense Allart entre Madame de Staël et George Sand, ou, Les femmes et démocratie, Pisa : Edizioni ETS, 1999
  • (en) Helynne Hollstein Hansen, Hortense Allart : the woman and the novelist, Lanham, Md. : University Press of America, 1998
  • (en) Jo Burr Margadant, The new biography : performing femininity in nineteenth-century France, Berkeley : University of California Press, 2000
  • (en) Leslie Ruth Rabine, The other side of the ideal : women writers of mid-nineteenth-century France (George Sand, Daniel Stern, Hortense Allart, and Flora Tristan), Thèse de doctorat, 1974
  • (en) Lorin A. Uffenbeck, The life and writings of Hortense Allart (1801-79), [s.l.s.n.] 1957
  • (it) Petre Cirueanu, Hortense Allart e Anna Woodcock; con lettere inedite, Genova, Tolozzi, 1961
  • (it) Petre Ciureanu, Saggi e ricerche su scrittori francesi, Genova, Italica, 1955
  • (en) Whitney Walton, Eve's proud descendants : four women writers and republican politics in nineteenth-century France, Stanford, Californie : Stanford University Press, 2000
  • Ariane Charton, Le Roman d'Hortense, Paris, Albin Michel, 2009

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elle est inhumée au cimetière de Bourg-la-Reine.
  2. Xavier Lenormand, Histoire des rues de Bourg-la-Reine, p. 35.
  3. Enciclopedia Treccani, Dizionario Biografico.
  4. La Camosine, no 145, 3e trimestre 2011, p. 17. Femmes de plume en Nivernais, Annales du Pays Nivernais.

Liens externes[modifier | modifier le code]