Horologium d'Auguste

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Horologium d'Auguste
Image illustrative de l'article Horologium d'Auguste
Horologium et Ara pacis sur le plan de Rome de Paul Bigot.

Lieu de construction Champ de Mars
Date de construction 10 av. J.-C.
Type de bâtiment Cadran solaire
Le plan de Rome ci-dessous est intemporel.
Planrome2b.png
Horologium d'Auguste
Localisation de l'Horologium d'Auguste
dans la Rome Antique (en rouge)

Coordonnées 41° 54′ 02″ N 12° 28′ 43″ E / 41.900676, 12.47867241° 54′ 02″ Nord 12° 28′ 43″ Est / 41.900676, 12.478672
Liste des monuments de la Rome antique

L'Horologium d’Auguste (en latin : Horologium Augusti ou Solarium Augusti), construit en 10 av. J.-C., est un gigantesque cadran solaire tracé au sol, sur le Champ de Mars de Rome, près du mausolée d'Auguste. L'actuel obélisque du Montecitorio servait de gnomon.

Localisation[modifier | modifier le code]

Ce monument est étroitement associé à l'autel de la paix d'Auguste, un complexe de bâtiments situé dans la zone nord du Champ de Mars. Ce complexe est constitué de bâtiments construits sur ordre de l'empereur Auguste : l'autel de la paix, le mausolée et l'ustrinum[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers éléments de l'horologium proviennent d’Égypte, plus précisément d'Héliopolis lors du règne de Psammétique II, un souverain de la XXVIe dynastie. Les éléments concernés n'arrivent à Rome que sur demande d'Auguste en 10 av. J.-C. Le monument semble être recouvert de très nombreux hiéroglyphes sous le Haut-Empire. Durant l'Antiquité tardive, vers le IVe siècle, l'horologium semble avoir disparu et le lieu est devenu un espace où l'on construit des habitations. Quelques éléments architecturaux ont pu survivre à cette transformation car en 1792, le pape Pie VI fait transférer l'obélisque du monument sur la Piazza di Montecitorio, devant le palais éponyme[1].

Description[modifier | modifier le code]

L'horologium indique les heures, mais aussi les jours de l'année et les signes du zodiaque, grâce à un système complexe de lignes tracées au sol. Des éléments du pavement de marbre, d'abord incrustés d'indications en bandes de métal doré, puis restaurés en lettres de bronze sous le règne d'Hadrien, ont été retrouvés à maintes reprises dans le quartier. Le cadran solaire s'étend sur plus de 100 mètres au nord, à l'est et à l'ouest de l'obélisque[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Unicaen CIREVE.
  2. Platner et Ashby 1929, p. 366-367.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Samuel Ball Platner et Thomas Ashby, A topographical dictionary of Ancient Rome, Londres, Oxford University Press,‎ , 608 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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