Hormone de régression müllérienne

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L'hormone de régression müllérienne (HRM, dite aussi hormone anti-müllerienne) (en anglais Anti-müllerian hormone ou AMH) est une hormone endocrine glycoprotéique sécrétée par les cellules de Sertoli, se trouvant dans le testicule fœtal (pendant les premiers mois de la vie). Elle joue aussi un rôle chez la femme.

Fonctions[modifier | modifier le code]

L’hormone anti müllérienne est une hormone qui se situe sur le Chromosome 19 de l’ADN humain. Elle a été suggérée par le Pr Alfred Jost dans les années 50[1] pour expliquer la régression des canaux de Müller

Cette hormone a des fonctions différentes selon le genre et selon l'âge de la vie.

  • Elle est responsable in utero de la régression des canaux de Müller, qui sont des structures embryonnaires à l'origine de la formation de l'utérus et des trompes de Fallope chez l'individu féminin, et laisse donc place aux canaux de Wolff qui sont des structures embryonnaires à l'origine de la formation des canaux déférents chez l'individu masculin. Cette hormone permet donc le développement harmonieux du fœtus mâle.
  • Chez la femme, après la naissance elle est sécrétée par les cellules de la granulosa, elle est aussi responsable du contrôle du développement des follicules ovariens (contenant les ovocytes)

Dosages et significations[modifier | modifier le code]

  • Chez l'homme un faible taux d'AMH dans le liquide séminal est souvent signe d'une oligozoospermie[2].
  • Chez la femme, l’AMH est, comme le CFA, un marqueur de la « réserve ovarienne » (Cf. capacité d’ovulation spontanée, qui peut notamment être « mesurée par dosages (FSH, AMH, E2) et par comptage folliculaire à J3) ».
    C'est aussi un marqueur de la réponse folliculaire ovarienne à un traitement d’induction d’ovulation dans le cadre d’une (IAC) ou d’une (FIV)[3]. Si elle nous donne des informations relative à la réserve ovarienne en quantité, elle n'est cependant pas retenue comme prédictive de la qualité folliculaire à elle seule[4] et doit notamment être confrontée à l'âge de la femme.
  • On retrouve également une élévation de l'AMH dans certains cas de SOPK [5]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nathalie J osso Jean-Yves Picard Bernard Vigier Dien Tran, « L'hormone anti-müllérienne »,
  2. « AMH et tentative de fécondation in vitro, valeurs acceptables », sur fivfrance.com, (consulté le 17 avril 2018)
  3. N. Kaci, L. Boulardjam, D. Bendif et A. Oumeziane, « AMH et prédiction des résultats en FIV », Annales d'Endocrinologie, vol. 79, no 4,‎ , p. 253 (DOI 10.1016/j.ando.2018.06.163, lire en ligne, consulté le 25 mai 2020)
  4. « L’AMH et les chances de grossesse », sur Fertissime, (consulté le 22 juin 2020)
  5. Sophie Catteau-Jonard, Didier Dewailly, Vincent Prévot et Irène Cimino, « L’hormone anti-müllerienne - Une hormone ovarienne exerçant une rétroaction hypothalamique ? », médecine/sciences, vol. 32, no 5,‎ , p. 441–444 (ISSN 0767-0974 et 1958-5381, DOI 10.1051/medsci/20163205005, lire en ligne, consulté le 22 juin 2020)