Horloge astronomique de Ploërmel

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Horloge astronomique de Ploërmel
Horloge astronomique de Ploërmel.JPG

Vue générale de l'horloge : au premier plan, le planétaire ; à l'arrière-plan, le dispositif horloger, posé sur une table. Les cadrans sont fixés verticalement sur la face opposée de la plaque verte derrière le mécanisme et ne sont pas visibles sur cette photographie.

Présentation
Destination initiale
Ingénieur
Gabriel Morin
Construction
1850-1855
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Coordonnées
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L'horloge astronomique de Ploërmel est une horloge astronomique installée à Ploërmel en France.

Description[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

L'horloge est située dans l'enceinte de la Maison de la congrégation des frères de Ploërmel, dans le centre de la ville de Ploërmel, Morbihan. Installée à l'origine dans une salle de classe, elle a été déplacée et abritée, depuis 1890, dans un petit kiosque octogonal vitré, permettant de l'observer de l'extérieur[1].

L'instrument comporte trois parties : un dispositif horloger, composé d'un balancier qui déclenche un trébuchet, qui entraîne successivement 250 roues dentées et 1 200 pièces d'engrenages en laiton[2],[3],[4], qui commande d'un côté un ensemble de dix cadrans et de l'autre côté, un planétaire.

Horloge[modifier | modifier le code]

L'horloge astronomique repose sur un pendule battant la seconde[5]. Le mécanisme composé d'un ensemble de cinq poids, nécessite d'être remonté manuellement tous les jours.

Le dispositif entraine les cadrans à l'aide de deux axes, l'un effectuant une rotation en 24 heures (jour solaire), l'autre en 23 heures et 56 minutes (jour sidéral).

Cadrans[modifier | modifier le code]

Détail des cadrans.

Les 10 cadrans sont disposés verticalement. Ils sont arrangés sur 3 colonnes verticales, celle du centre contenant quatre cadrans (numérotés de 1 à 4), celles de gauche et de droite en comportant trois (numérotés de 5 à 7 et de 8 à 10 respectivement)[5],[6]. Leur fonction est la suivante :

  1. temps moyen de Ploërmel (au milieu du XIXe siècle : le cadran est celui d'une horloge classique et comporte une aiguille pour les heures, les minutes et les secondes. Il ne s'agit pas de l'heure solaire : la longitude de Ploërmel et l'équation du temps sont intégrées. L'horloge ne prend toutefois pas en compte l'heure d'été, qui n'existait pas lors de sa construction. La France étant passée depuis dans le fuseau horaire UTC+1, il est nécessaire d'ajouter une ou deux heures à la lecture pour obtenir l'heure légale actuelle.
  2. Calendrier : jour de la semaine et quantième du mois :
    • La couronne extérieure porte mention des jours de lundi à dimanche ; elle est parcourue par une aiguille jaune qui en effectue une rotation complète en 7 jours
    • La couronne intérieure est numérotée de 1 à 31 ; elle tourne en 31 jours. L'horloge ne comporte pas de dispositif déterminant le nombre de jours d'un mois : s'il en compte moins de 31, il est nécessaire d'effectuer manuellement la correction.
  3. Âge de la Lune (couronne extérieure) et position du Soleil dans le zodiaque (couronnes intérieures) : une aiguille blanche symbolisant la lune effectue une rotation en 29,53 jours, une aiguille jaune pour le soleil en une année
  4. Équation du temps et temps solaire moyen :
    • La couronne intérieure porte les noms des mois et la valeur corrspondante de l'équation du temps. Elle est parcourue par une aiguille blanche en une année.
    • La couronne extérieure est graduée sur 24 heures dans le sens inverse des aiguilles d'une montre : le chiffre romain XII est en haut, suivi en se dirigeant vers la gauche de I, II, jusqu'à XII, en bas. La graduation reprend ensuite : I, II, jusqu'à revenir au point de départ. La couronne est parcourue en sens inverse des aiguilles d'une montre par une aiguille jaune en une journée. Deux rectangles argentés, portant les mentions « lever de soleil » à droite et « coucher de soleil » à gauche, se déplacent verticalement grâce à deux roues excentriques au cours de l'année afin d'indiquer le moment où le soleil se couche et se lève. Ils sont au plus bas au solstice de juin et au plus haut au solstice de décembre.
  5. Temps moyen dans l'hémisphère nord : le cadran comporte une carte de l'hémisphère nord, suivant une projection polaire, qui tourne en 24 heures. La couronne extérieure est gradué sur 24 heures, débutant en haut à 24 (minuit) et décroissant dans le sens des aiguilles d'une montre.
  6. Temps moyen dans l'hémisphère sud : comme précédemment, mais avec une carte de l'hémisphère sud. La graduation extérieure est symétrique de la précédente (24 en bas).
  7. Positions de la Lune, de la Terre et du Soleil :
  8. Voûte étoilée à Ploërmel : hémisphère céleste sud. Le cadran effectue une rotation en un jour sidéral (23 heures et 56 minutes)
  9. Voûte étoilée à Ploërmel : hémisphère céleste nord. Complément du cadran précédent.
  10. Ascension droite et déclinaison du Soleil, années et siècles :
    • Les deux couronnes extérieures donnent l'ascension droite et la déclinaison du Soleil, et sont parcourues par une aiguille jaune effectuant une rotation en une année.
    • La couronne intermédiaire, numérotée de 0 à 99, donne le numéro de l'année dans le siècle. Elle est parcourue par une aiguille blanche effectuant une rotation par siècle.
    • La couronne intérieure, numérotée de 18 à 27, donne le siècle courant. Elle est parcourue par une aiguille noire effectuant une rotation par millénaire.

Planétaire[modifier | modifier le code]

Le planétaire comprend le Soleil, Mercure, Vénus, la Terre, la Lune, Mars, Jupiter, les 4 lunes galiléennes de Jupiter (Io, Europe, Ganymède et Callisto), Saturne et Uranus (Neptune, découverte en 1846 juste quelques années avant la construction de l'horloge, n'est pas représentée).

Les sept planètes tournent autour du Soleil central, effectuant une rotation dans le planétaire en autant de temps qu'il leur faut pour en effectuer une dans le système solaire. À l'exception d'Uranus, leur distance relative au Soleil est respectée (leur taille relative ne l'est cependant pas).

La Terre est représentée inclinée sur son axe et effectue une rotation en un jour sidéral. La Lune tourne autour de la Terre en un mois.

Les quatre satellites de Jupiter connus à l'époque, tournent autour de la représentation de la planète de façon conforme à leur rotation véritable.

Historique[modifier | modifier le code]

L'horloge est l'œuvre du frère Gabriel Morin (1812-1876), également connu comme frère Bernardin. Professeur de mathématiques, astronomie et navigation, et sans formation d'horloger, il exprime le désir d'illustrer ses cours[4]. La machine imaginée est construite de 1850 à 1855 avec l'aide des élèves, le soir après les cours dans les ateliers de la forge des frères de Ploërmel[7],[8].

L'instrument est classé comme objet au titre des monuments historiques le [9].

Rénovation[modifier | modifier le code]

L'horloge a fait l'objet de deux rénovations partielles. La première fois en 1920, par la Société horlogère L. Terraillon et J. Petijean, à Morez, dans le Jura. La deuxième fois en 1979, par l'Horlogerie Ungerer, à Strasbourg, dans le Bas-Rhin[10].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens internes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ploërmel », École nationale supérieure de Lyon
  2. Selon frère Arsène, ancien professeur de mathématiques et qui veille chaque jour depuis 2013, avec l'aide de frère Paul, au bon fonctionnement de l'horloge (interrogé par Justine Montauban, Ouest-France, 26 juillet 2017).
  3. M. Lalos, « Horloge astronomique de Ploërmel (56) », Cadrans solaires
  4. a et b « L'horloge astronomique de Ploërmel », Les Rimains
  5. a et b « Horloge Astronomique de Ploërmel », Horloges Astronomiques
  6. « Ploërmel », Patrimoine horloger
  7. Selon frère Arsène, les élèves ont fabriqué chaque pièce dans du carton avant de demander aux frères artisans de les modéliser en laiton, (Ouest-France, 26 juillet 2017).
  8. Justine Montauban, Ouest-France, « Sur l’horloge astronomique, l’univers défile », sur ouest-france.fr, (consulté le 26 juillet 2017).
  9. « horloge astronomique », notice no PM56000806, base Palissy, ministère français de la Culture
  10. « Notre patrimoine horloger : Ploërmel (Morbihan) », sur patrimoine-horloge.fr (consulté le 26 juillet 2017).