Honnêteté

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L'honnêteté est la qualité de ce qui est conforme à la vertu[1], à la morale, à une convention reconnue.

Application en philosophie[modifier | modifier le code]

Lorsqu'on définit l'honnêteté comme la qualité de ce qui est conforme à la vertu, l'honnêteté est une valeur morale qui se rapprocherait de la notion du « bon » en conséquence du postulat selon lequel « ce qui est juste est bon » : on affirme qu'être la chose même ou que dire la chose telle qu'elle est, c'est ce qui est juste.

En revanche, lorsqu'on définit l'honnêteté comme la qualité de ce qui est conforme à la morale ou une convention, on affirme que la croyance en un principe qui provient d'un accord entre les individus d'une même communauté est une condition suffisante, si on agit conformément à lui, pour dire la vérité et faire ce qu'il se doit, même si cela implique de ne plus pouvoir être la chose même.

L'individu honnête distingue donc la vertu de la morale et des conventions de sa communauté. Si bien, qu'être honnête c'est comprendre que compte tenu des mœurs de sa société et comptes tenus de la répétition des mêmes comportements au sein d'un même groupe, un changement doit être apporté.

Seulement si un sentiment est éprouvé chez l'individu de ne pas être en respect de la convention de son être propre et que celui-ci admet raisonnablement qu'un changement doit être apporté. Soit en affirmant sa position à son groupe afin de l'impliquer au changement, soit en changeant lui-même.

Selon Confucius[modifier | modifier le code]

Confucius a défini plusieurs vertus reliées à l'honnêteté :

  • le « Li »
  • le « Yi »
  • le « Ren », qui se compose de quatre vertus, dont deux d'honnêteté : zhong, la loyauté envers soi-même et les autres, et xin, la Fidélité à la parole donnée qui rend un homme digne de confiance.

Honnêteté radicale[modifier | modifier le code]

L'« honnêteté radicale » est une forme poussée de l'honnêteté qui consiste à toujours dire la vérité, y compris lorsqu'elle est « mauvaise à entendre »[2]. Il convient alors de l'expliquer, ou d'expliquer le contexte afin de tenter d'obtenir une adhésion.

L'honnêteté radicale, à cause de l'obligation d'explications embarrassantes, nécessite de bons talents diplomatiques. À défaut, la personne risque de passer pour quelqu'un d'abrupt voire d'asocial.

Exemples[modifier | modifier le code]

Brad Blanton recommande « de ne jamais mentir dans ses relations personnelles. Mais si vous cachez Anne Frank dans votre grenier et que les nazis frappent à votre porte, mentez... »[2]. Il ajoute : « Je mens à tout représentant officiel du gouvernement. Je mens au fisc. Je requiers toujours de plus de déductions que de rigueur. Je mens au golf et au poker. »[2].

Honnêteté scientifique[modifier | modifier le code]

Selon Anne Fagot-Largeault : « le chercheur honnête se gardera scrupuleusement de tricher, c’est-à-dire, de faire passer pour vraies, ou des affirmations irréfutables, ou des affirmations insuffisamment confirmées par l’expérience, quel que soit l’avantage qu’il pourrait en tirer (gloriole médiatique ou bénéfice financier)[4]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Larousse du XXe siècle
  2. a, b, c et d « Toute la vérité, rien que la vérité : j’ai testé l’honnêteté radicale » A.J. Jacobs, sur le site Rue89.com - 10 octobre 2014.
  3. http://clerk.house.gov/member_info/electionInfo/2004/2004Stat.htm#46
  4. Anne Fagot-Largeault, « L’honnêteté scientifique », sur www.diplomatie.gouv.fr (consulté le 5 novembre 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]