Honda S800

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Honda S800
Honda S800

Marque Drapeau : Japon Honda
Années de production 1966 - 1970
Production 11406 (1967-1970) exemplaires
Moteur et transmission
Moteur(s) 4 cylindres en ligne
Cylindrée 791 cm3
Puissance maximale 78 ch
Couple maximal 66 Nm
Transmission Propulsion,
Moteur avant
Boîte de vitesses manuelle 4 vitesses
Poids et performances
Poids à vide cabriolet: 720 kg
coupé: 740 kg
Vitesse maximale 160 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé ou cabriolet
Dimensions
Longueur 3 330 mm
Largeur 1 400 mm
Hauteur cabriolet: 1 210 mm
coupé: 1 400 mm
Empattement 2 000 mm
Version prévue pour la course automobile
S800 Coupé

En 1966, le constructeur Honda présente en France ses coupés et ses cabriolets S800 dérivés des S500 et S600 déjà connus au Japon. Ils seront commercialisés à partir de 1967 dans une version plus aboutie.

Historique[modifier | modifier le code]

Initialement constructeur de deux-roues, depuis la création de la société en 1947, Honda collectionnait de nombreuses victoires en Grand Prix, quand la société se lance dans l'automobile à partir de 1960. Pour cela elle lance un ambitieux programme de Formule 1 tout en présentant une série de petites voitures rustiques (S500 et S600) et dérivées des technologies motos dont elle avait la maîtrise.

Moteur, caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

La nouvelle S800 affiche les attributs sportifs en usage à l'époque : silhouette compacte et fluide, bossage de capot, sièges baquets, volant bois à trois branches, petits cadrans ronds très lisibles... de plus elle était légère avec ses 720 à 780 kg selon les modèles. Agile dans sa conduite, cependant l'amortissement était dur et la direction peu précise.

Le moteur était un quatre cylindres de 791 cm3 développant 78 ch DIN. Élaboré à partir des technologies motos, il frisait les 10 000 tr/min avec une zone rouge à 8 500 tr/min. Grâce à ses 4 carburateurs Keihin, on obtenait une puissance proche des 100 ch par litre. Ce moteur sportif avait un rendement exceptionnel qui finalement offrait des performances similaires à celles d'un moteur de 1300-1500 cm3. Le conducteur avait en main un moteur rageur ne demandant qu'à monter dans les tours sans affoler les soupapes et qui permettait des accélérations franches avec une sonorité digne d'une monoplace.

Caractéristiques techniques
Moteur Performance Direction Suspensions Dimensions Système électrique
4 cylindres en ligne en alliage léger,

2 arbres à cames en tête, 791 cm3, 60 x 70 mm, taux de compression : 9,2 à 1. 78 ch SAE à 8 000 tr/min. Couple maxi : 6,7 m·kg à 6 000 tr/min. 4 carburateurs.

Vitesse maximale : 160 km/h A crémaillère, 3 tours de butée à butée Avant : roues indépendantes, double triangulation, barres de torsion et barre stabilisatrice.

Arrière : essieu rigide, leviers de poussée, barre Panhard, ressorts hélicoïdaux, amortisseurs hydrauliques.

Longueur : 3,33 m.

Largeur : 1,40 m. Hauteur : 1,21 m (cabriolet), 1,40 m (coupé) Empattement : 2 m. Voies AV/AR : 1,15 m/1,15 m. Poids : 720 kg (cabriolet), 740 kg (coupé)

Batterie: 40 AH, 12 Volts. AC alternateur: 300 watts

Production, commercialisation et évolutions[modifier | modifier le code]

Produite à 11 406 exemplaires dont près d'un quart fut vendu en France car elle était capable de se confronter à la R8 Gordini tout en étant moins chère. Cependant le moteur exigeait un entretien très rigoureux.

À sa sortie, la transmission se fait par chaînes et la suspension arrière indépendante. Peu après, Honda décide de modifier son modèle en utilisant un pont rigide associé à une barre Panhard. La S800 est proposée en France à un tarif inférieur à la barre symboliques des 10 000 francs. C'est alors le coupé le moins cher du marché tout en étant le plus performant avec un très bon rapport poids/puissance.

Cette voiture fut l'un des véhicules de Spirou, un modèle cabriolet blanc avec une capote noire, dessinée sous tous les angles par Franquin et surtout Fournier[1].

La dernière voiture sortit des chaînes de montage en mai 1970.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Franquin, Panade à Champignac, Dupuis, 1969
  • AutoPlus n°1217 du 2 janvier 2012, pages 52 et 53.

Liens externes[modifier | modifier le code]