Homosocialité

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En sociologie, l'homosocialité décrit les relations fréquentes et régulières entre membres du même sexe qui ne sont pas d'une nature romantique ou sexuelle, telles que l'amitié, le mentorat ou la bromance. Par définition, elle ne suppose ni l'hétérosexualité ni l'homosexualité et se distingue de l'homoaffectivité (affections fortes entre personnes de même sexe), l'homosensualité (relations sensuelles entre personnes de même sexe mais sans érotisme, comme entre père et fils, mère et fille, camarades militaires ou entre sportifs) et l'homoérotisme (relations érotiques entre personnes de même sexe)[1]. Le contraire de l'homosocialité est l'hétérosocialité, où l'on préfère des relations non-sexuelles avec l'autre sexe. L'homosocialité a été vulgarisée par la discussion d'Eve Sedgwick sur le désir homosocial masculin[2], alors qu'elle avait été définie avant par Jean Lipman-Blumen comme une préférence sociale (et non sexuelle) pour les membres de son propre sexe[3]. Le terme s'utilise dans les débats féministes pour qualifier des aspects de la solidarité entre mâles. En plus, certains féministes reconnaissent un lien étroit entre l'homosocialité féminine, le féminisme et le désir lesbien. Les sociologues, quant à eux, se penchent sur la question controversée du rapport entre l'homosocialité et l'homosexualité[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claire Lesegretain, Les chrétiens et l'homosexualité, l'enquête, Bouquineo,‎ 2012, p. 267
  2. J. Childers/G. Hentzi éditeurs., The Columbia Dictionary of Modern Literary and Cultural Criticism (New York 1995) p. 138
  3. Merl Storr, Latex and Lingerie (2003) p. 39-40
  4. Storr, Latex p. 39