Hoa Linh Bac Tru Quyen

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Hỏa Linh Bắc Trụ Quyền
Jean Deprat
Jean Deprat

Domaine Art martial vietnamien
Pays d’origine Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Vietnam Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Fondateur Nguyễn Văn Ðính (Jean Deprat)
Sport olympique non

Le Hỏa Linh Bắc Trụ Quyền est une école d'art martial sino-vietnamien, proche du Kung-Fu, fondée par Nguyễn Văn Ðính aussi dénommé Jean Deprat.

Le fondateur de l'école[modifier | modifier le code]

Nguyễn Văn Ðính est né le près d'Hanoï au nord du Viêt nam et mort en France à Marseille (Bouches-du-Rhône) le . Élève de l'école des enfants de troupe eurasiens de Dalat (EETED), il est initié dès l'âge de six ans à l'art martial familial Hỏa Linh Quyền et à l'art martial de son village natal (Đáp Cầu, proche de Bac Ninh) par son oncle maternel.

Il rentre en France en 1956 où il prend le nom de Jean Deprat patronyme de son père martiniquais. Travaillant aux chemins de Fer Français, il donne ses premiers cours de Kung fu à ses collègues de travail, ses amis proches et à ses enfants[1]. Peaufinant sans cesse son art, Jean Deprat crée en 1972 l'école « Bắc Trụ » ou du « Pilier Nord » en référence au Nord Viêt Nam, sa terre natale[2].

L'art martial Hỏa Linh[modifier | modifier le code]

Le Hỏa Linh Quyền (火靈拳) est un art martial traditionnel originaire de l'ancien Tonkin, au nord du Viêt Nam[3].

Principes généraux[modifier | modifier le code]

La spécificité technique de Hỏa Linh Quyền[4][source insuffisante] est dans la stratégie utilisée dans le combat où l'on cherche à neutraliser son adversaire en utilisant le moins de force possible. À cette fin :

  • les techniques et les déplacements du Hỏa Linh Quyền sont issus de la lignée des "Arts de la Main Souple" ; ils sont fluides et arrondis à l'image du cercle et du serpent auxquels il se réfère ;
  • le Hỏa Linh Bắc Trụ Quyền a pour finalité d'apporter bien-être et équilibre à tous au travers de la pratique du combat, de ses techniques et de sa philosophie ; plus qu'un sport, il axe son travail sur la culture du souffle afin d'allier santé et efficacité.

Techniques[modifier | modifier le code]

On peut les caractériser en cinq étapes :

  • dans un premier temps, l'étude des positions et des déplacements qui assurent au pratiquant l'assise et la fluidité dans le combat[5]. Ce sont les bases de l'art martial et tout pratiquant y revient toujours quel que soit son grade.
  • ensuite, les blocages et les différentes formes de parades qui assurent l'intégrité du pratiquant.
  • les coups de poing (mais aussi pique, tranchant, griffe de la main et techniques de coude) puis de pieds qui enrichissent le répertoire technique du pratiquant et lui donnent les moyens de neutraliser un adversaire ou le mettre définitivement hors d'état de nuire.
  • puis les techniques de combat, véritables combinaisons de différentes techniques de poings et de pieds.
  • enfin, les Cầm Nã Thủ ou techniques de corps à corps, constituées de clés et de projections qui ont la particularité de ne faire intervenir aucune force dure.

Si les positions et les déplacements sont un alphabet, les techniques de poings et de pieds en sont les mots et les techniques de combat en sont les phrases. Les Quyêns[6] renferment quant à eux l'histoire et l'essence même de l'école. C'est dans le combat libre que l'ensemble de ces techniques prend toute sa signification et permet de varier à l'infinie les combinaisons possibles[7].

Affiliation[modifier | modifier le code]

En 1986, après différentes scissions, les arts martiaux vietnamiens (AMV) sont placés par le Ministère de la jeunesse et des sports sous l’égide la Fédération française de karaté et arts martiaux affinitaires (FFKAMA). La tutelle de celle-ci — devenue depuis Fédération française de karaté et disciplines associées (FFKDA) — est confirmée en 2007[8]. Elle l'assume à partir de deux commissions :

  • la première concerne exclusivement le Vovinam Viet Vo Dao ;
  • la seconde regroupe tous les autres AMV et leurs diverses écoles sous l’appellation arts martiaux vietnamiens traditionnels dont le Hoa Linh Bac Tru Quyen.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « " Au revoir Jean », sur web.archive.org, (consulté le )
  2. « Kung Fu Hoa Linh Bac Tru Quyen - Art Martial - Ecole Sino-Vietnamienne - Bouches du Rhône », sur web.archive.org, (consulté le )
  3. « Kung Fu Hoa Linh Bac Tru Quyen - Art Martial - Ecole Sino-Vietnamienne - Bouches du Rhône », sur web.archive.org, (consulté le )
  4. Les archives de l'école Hỏa Linh Bắc Trụ Quyền sont consultables à son siège, 42 rue capitaine Galinat à Marseille(13005)
  5. Patrick Levet 2006, p. 67
  6. Serj Le Maléfan 1988, p. 116-117
  7. « Kung fu Chambéry savoie hoa linh bac tru quyen arts martiaux », sur www.kungfu-chambery.com (consulté le )
  8. « Courrier du ministère à la FFKDA (11 octobre 2007) »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Van Ba Tran, Histoire des arts martiaux vietnamiens : Les légendes, les styles, les écoles, les grands experts, Montpellier, LSVD, (ISBN 2-9518568-2-2, BNF 40961931)