Hivernage de la flotte ottomane à Toulon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La flotte de Barberousse hivernante dans le havre à  Toulon en 1543. En bas à droite, on voit la Tour Royale, alors récemment construite.
La Cathédrale de Toulon fut pour un temps transformée en Mosquée.
Cartulaire de la confrérie du corpus Domini , 1550-1620, avec enluminure de tête Ottomane sur la lettre A, Toulon, 1550[1].
La galère de Khayr ad-Din Barberousse pendant sa campagne en France, 1543. Musée Navale de Istanbul.
Suleyman recevant Barberousse à Istanbul.

L'hivernage de la flotte ottomane à Toulon eu lieu l'hiver de 1543–44, à la suite du siège de Nice de 1543 par les forces franco-ottomanes, pendant l'alliance franco-ottomane.

Hivernage à Toulon[modifier | modifier le code]

François Ier offrit cet hivernage aux Ottomans pour qu'ils puissent continuer à harceler le Saint-Empire romain germanique, et particulièrement les côtes de l'Espagne et de l'Italie, ainsi que la communication entre les deux pays.

Seuls les chefs de famille furent autorisés à demeurer en ville. Le reste de la population dut partir, sous peine de mort. François Ier indemnisa cependant les Toulonnais, les exemptant de la taille pendant dix ans[2].

Flotte Ottomane devant Gênes en 1544.

Pendant cet hivernage, la cathédrale de Toulon fut transformée en mosquée, l'appel à la prière eut lieu cinq fois par jour, et la monnaie ottomane fut la devise de choix. Selon un observateur, « à voir Toulon, on pourrait s'imaginer à Constantinople »[3].

Tout au long de cet hiver, les Ottomans purent se servir de Toulon comme base pour attaquer l'Espagne et l'Italie sous la direction de l'amiral Salih Reis[4]. Ils ont bombardé et fait des raids sur Barcelone, et San Remo, Borghetto Santo Spirito, et Ceriale en Italie, et aussi repoussé les attaques navales des Italiens et des Espagnols[5]. Des esclaves chrétiens étaient à vendre à Toulon pendant ce temps[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]