Historique des connaissances sur les galaxies, amas de galaxies et structures à grande échelle du cosmos

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Historique des connaissances sur les galaxies, amas de galaxies, et structures à grande échelle du cosmos.

De l'Antiquité au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 400 ans av. J.-C. : Démocrite propose l'idée que la bande brillante visible dans le ciel nocturne connue sous le nom de Voie lactée peut être constituée d'étoiles ;
  • 300 ans av. J.-C. : Aristote croit que la Voie lactée est causée par « la combustion d'exalaisons incandescentes de certaines étoiles qui sont grandes, nombreuses et proches les unes des autres » et que la « combustion s'est allumée dans la partie supérieure de l'atmosphère, dans la région du monde en contact avec les mouvements célestes[1] » ;
  • 964 apr. J.-C. : Abd al-Rahman al Soufi (Azophi), un astronome perse, effectue la première observation connue de la galaxie d'Andromède[2] et du Grand nuage de Magellan[3],[4] dans son Livre des Étoiles fixes. Ce sont les premières galaxies en dehors de la Voie lactée à être observées depuis la Terre ;
  • Vers 1000 : Abū Rayhān al-Bīrūnī, autre astronome perse décrit la galaxie de la Voie lactée comme un rassemblement de nombreuses étoiles nébuleuses ;
  • Vers 1000 : Ibn al-Haytham (Alhazen), un astronome arabe, réfute la théorie d'Aristote sur la Voie lactée en opérant la première tentative d'observation et de mesure de la parallaxe[5] et ainsi « détermina que parce que la Voie lactée n'a pas de parallaxe, elle est très éloignée de la Terre et n'appartient pas à son atmosphère[6] » ;
  • Vers 1100 : Ibn Bajjah (Avempace) d'Espagne islamique propose l'idée que la Voie lactée est constituée de nombreuses étoiles, mais qu'elle apparaît sous la forme d'une image continue sous l'effet de la réfraction dans l'atmosphère terrestre[1] ;
  • Vers 1300 : L'astronome syrien Ibn Qayyim al-Jawziyya propose l'idée que la Voie lactée est « une myriade d'étoiles faibles rassemblées dans la sphère des étoiles fixes » et que ces étoiles sont plus grandes que des planètes[7] ;
  • 1521 : Ferdinand Magellan observe les Nuages de Magellan durant sa circumnavigation ;
  • 1610 : Galilée utilise un télescope pour déterminer que la bande brillante visible dans le ciel nocturne, la Voie lactée, est composée de nombreuses étoiles faibles ;
  • 1750 : Thomas Wright étudie les galaxies et la forme de la Voie lactée ;
  • 1755 : en se basant sur les travaux de Wright, Emmanuel Kant conjecture que la galaxie est un disque en rotation d'étoiles maintenues ensemble par la gravité, et que les nébuleuses sont constituées de galaxies semblables séparées ; il les appelle les Univers-îles ;
  • 1845 - William Parsons, 3e Comte de Rosse, découvre une nébuleuse dans un bras spiral séparé.

De 1900 à 1949[modifier | modifier le code]

De 1950 à 1979[modifier | modifier le code]

Fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1981 : Robert Kirshner, August Oemler, Paul Schechter, et Stephen Shectman trouvent des preuves du Vide du Bouvier, d'un diamètre approximatif de 10 millions d'années-lumière ;
  • 1985 : Robert Antonucci et J. Miller découvrent que la galaxie de Seyfert II NGC 1068 a de larges raies spectrales qui ne sont visibles qu'en lumière polarisée réfléchie ;
  • 1986 : Amos Yahil, David Walker, et Michael Rowan-Robinson trouvent que la direction du dipôle de la densité de galaxie d'IRAS[Lequel ?] est conforme avec le dipôle de température de fond diffus cosmologique ;
  • 1987 : David Burstein, Roger Davies, Alan Dressler, Sandra Faber, Donald Lynden-Bell, R. J. Terlevich et Gary Wegner affirment qu'un grand groupe de galaxies, situées à environ 20 millions d'années-lumière, se déplacent de concert vers le « Grand attracteur », dans la direction des constellations de l'Hydre et du Centaure ;
  • 1987 : R. Brent Tully découvre le complexe de superamas Poissons-Baleine, une superstructure d'un milliard d'années-lumière de long sur 150 millions de large ;
  • 1989 : Margaret Geller et John Huchra découvrent le Grand Mur, une feuille de galaxies de plus de 500 millions d'années-lumière de long sur 200 millions de large, et d'une épaisseur de seulement 15 millions d'années-lumière ;
  • 1990 : Michael Rowan-Robinson et Tom Broadhurst découvrent que la galaxie IRAS F10214+4724 (mise en évidence par le satellite du même nom) est l'objet le plus brillant connu dans l'univers ;
  • 1991 : Donald Gudehus découvre un biais systémique important dans les données de certains amas (paramètres de brillance superficielle par rapport au rayon, et méthode ) qui affectent la distance des galaxies et l'histoire de leur évolution ; il propose un nouvel indicateur de distance, le paramètre de rayon galactique réduit, , non entaché de biais ;
  • 1992 : première détection d'une structure à grande échelle à l'intérieur du rayonnement microonde d'arrière plan cosmologique qui indique les graines des premiers amas de galaxies dans l'univers primitif ;
  • 1995 : première détection d'une structure à petite échelle échelle dans le rayonnement microonde d'arrière plan cosmologique ;
  • 1995 : Hubble Deep Field : étude des galaxies dans un champ de 144 secondes d'arc de large dans l'hémisphère galactique Nord ;
  • 1998 : l'étude 2dF Galaxy Redshift Survey cartographie les grandes structures dans une partie de l'univers proche de la Voie lactée ;
  • 1998 : Hubble Deep Field South l'équivalent du Hubble Deep Field dans l'hémisphère galactique Sud ;
  • 1998 : découverte de l'accélération de l'univers ;
  • 2000 : les données de plusieurs expériences sur le rayonnement de fond diffus cosmologique conduisent à des preuves probantes de la platitude de l'univers (l'espace n'est pas courbe alors que l'espace-temps l'est), ce qui revêt des conséquences importantes sur la formation des structures à grande échelle.

Début du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Josep Puig Montada, « Ibn Bajja », Stanford Encyclopedia of Philosophy,‎ (consulté le 11 juillet 2008).
  2. George Robert Kepple, Glen W. Sanner, The Night Sky Observer's Guide, Volume 1, Willmann-Bell, Inc., (ISBN 0-943396-58-1), p. 18.
  3. « Observatoire de Paris (Abd-al-Rahman Al Sufi) » (consulté le 19 avril 2007).
  4. « Observatoire de Paris (LMC) » (consulté le 19 avril 2007).
  5. Mohamed Mohaini, Great Muslim Mathematicians, Penerbit UTM, , 49–50 p. (ISBN 9835201579).
  6. Hamid-Eddine Bouali, Mourad Zghal, Zohra Ben Lakhdar, « Popularisation of Optical Phenomena: Establishing the First Ibn Al-Haytham Workshop on Photography » [PDF], The Education and Training in Optics and Photonics Conference,‎ (consulté le 8 juillet 2008).
  7. John W. Livingston, « Ibn Qayyim al-Jawziyyah: A Fourteenth Century Defense against Astrological Divination and Alchemical Transmutation », Journal of the American Oriental Society, American Oriental Society, vol. 91, no 1,‎ , p. 96–103 [99] (DOI 10.2307/600445, lire en ligne).
  8. Britt, Robert Roy. "Milky Way’s Central Structure Seen with Fresh Clarity."
  9. SPACE.com 16 August 2005.
  10. Devitt, Terry "Galactic survey reveals a new look for the Milky Way." 16 August 2005
  11. « Dark matter galaxy hints seen 10bn light-years away », BBC News,‎
  12. Mike Wall, « Largest structure in universe discovered », Fox News,‎
  13. (en) Horvath I., 2014, « Possible structure in the GRB sky distribution at redshift two », .
  14. (en) Horvath I. (2013). « The largest structure of the Universe, defined by Gamma-Ray Bursts » . 
  15. Irene Klotz, « Universe's Largest Structure is a Cosmic Conundrum », discovery,‎ (consulté le 22 novembre 2013)