Historique de l'Olympique de Marseille dans le Trophée des champions

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L'Olympique de Marseille dans le Trophée des champions
Généralités
Sport Football
Éditions 2 (de 2010 à 2011)

Palmarès
Meilleur résultat Vainqueur (2)
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Ghana André Ayew (3)

Le Trophée des champions est un match qui oppose, sur le modèle de la Supercoupe, le champion de France en titre et le vainqueur de la Coupe de France en titre ou le champion à son dauphin en championnat en cas de doublé Coupe-Championnat[1].

L'Olympique de Marseille compte deux victoires pour deux participations lors des éditions 2010 et 2011[2]. Ces deux trophées sont de manière générale associés au titre de champion de France 2010 et aux deux victoires en Coupe de la Ligue, éditions 2010 et 2011[3],[4]. Cette association est faite dans le but de souligner les cinq trophées gagnés par le club avec Didier Deschamps comme entraineur et qui lui permette de garnir son palmarès[4],[5].

Le club dispute trois éditions du Challenge des champions lors des décennies 1960 et 1970. Cette compétition n'a aucun lien officiel avec le Trophée des champions mais se dispute sur le même modèle d'opposition du champion de France contre le vainqueur de la Coupe de France. L'OM participe aux éditions 1969, 1971 et 1972. Le club partage le titre 1971 avec son adversaire, le Stade rennais et perd lors de ces deux autres participations[6].

Historique[modifier | modifier le code]

Édition 2010[modifier | modifier le code]

Présentation des équipes aux officiels tunisiens.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le club participe pour sa première fois au Trophée des champions lors de l'édition 2010 en qualité de champion de France 2009-2010. L'adversaire est le Paris Saint-Germain, vainqueur de la Coupe de France 2009-2010[7].

Ce match constitue la soixante-quatorzième confrontation entre les deux clubs rivaux et est aussi la seconde à ne pas se dérouler dans les enceintes parisienne ou marseillaise; la première étant la finale de la Coupe de France de football 2005-2006 remportée par les Parisiens sur un score de deux buts à un[8]. Quatre joueurs sont présents en 2006 : les marseillais Taye Taiwo et Mamadou Niang ainsi que le parisien Sylvain Armand n'ont pas changé de club entretemps; Édouard Cissé remporte la Coupe de France avec Paris et dispute le Trophée sous les couleurs olympiennes[9],[10].

Les Marseillais se présentent à Radès avec plusieurs absences : Stéphane Mbia et Gabriel Heinze, qui ont participé à la Coupe du monde sont en phase de reprise, le capitaine Mamadou Niang, Brandão et Jordan Ayew sont quant à eux suspendus. Du côté du Paris SG, Guillaume Hoarau est suspendu[7].

Résumé du match[modifier | modifier le code]

Les Olympiens sont déjà attendus pour un premier sommet de la saison, avant même le début du championnat et peuvent compter sur un soutien sans faille des supporters tunisiens, qui accueillent le Trophée sur leur sol. L'entâme de match est parisienne et se traduit par une sortie de Mandanda dans les pieds de Mevlüt Erding à la quatrième minute. À la vingt-cinquième minute, l'OM se procure sa première occasion de but grâce à Mamadou Samassa qui place une tête passant au-dessus de la barre transversale du Paris SG. L'ouverture du score échappe aux Parisiens à deux minute du terme de la première période lorsque le gardien marseillais arrête un tir du brésilien Nenê, seul devant les cages. Les Marseillais répliquent la minute suivante par l'intermédiaire d'Édouard Cissé qui place une volée qui frôle le poteau[7],[11].

Le score est de zéro à zéro à la mi-temps. Souleymane Diawara laisse sa place à Leyti N'Diaye pour la reprise du match à la suite d'une blessure à la cuisse dans le temps additionnel. À la soixantième minute, la foule du stade acclame l'entrée d'Hatem Ben Arfa, du fait de ses origines tunisiennes, et ce dernier place une frappe au ras du poteau cinq minutes plus tard. Chacune des deux équipes bénéficient d'une dernière occasion franche dans les dernières minutes du match : N'Diaye dévie une frappe hors-cadre de Taye Taiwo et trouve le poteau de Grégory Coupet puis le parisien Mateja Kežman voit sa frappe détournée en corner[11].

La décision se fait ainsi aux tirs au but où Steve Mandanda arrête la tentative de Ludovic Giuly et offre dans la foulée une balle de match transformée par Édouard Cissé. Cette victoire sert de transition entre une saison 2009-2010 ponctuée de succès, et le nouvel exercice à suivre[7].

Feuille de match[modifier | modifier le code]

Part et importance du match dans la saison[modifier | modifier le code]

L'obtention du trophée reste comme un bon souvenir pour les joueurs comme César Azpilicueta, pour qui il s'agit du premier trophée gagné avec l'OM ou de Mathieu Valbuena, qui souligne le caractère positif d'engranger les victoires et des titres dans le palmarès. Sur le plan sportif, ce trophée est associé au titre de champion de France et à la victoire en Coupe de Ligue dans le but de souligner les trois titres glanés par le club lors du millésime 2010[12]

Édition 2011[modifier | modifier le code]

Les joueurs et l'encadrement célèbrent la victoire dans le Trophée des champions 2011.
Jordan Ayew (OM) et Aurélien Chedjou (Lille) durant le match.

Contexte[modifier | modifier le code]

L’Olympique de Marseille participe pour la deuxième année consécutive au Trophée des champions avec l'édition 2011 qui fait escale à Tanger, au Maroc. Le Lille OSC étant champion de France et vainqueur de la Coupe de France pour la saison 2010-2011, les Marseillais disputent ce Trophée en tant que dauphin des Lillois lors du dernier championnat[13]. Cette rencontre est la cent quatrième confrontation entre les deux clubs et constitue la première opposition pour une finale nationale[14].

Quatre jours auparavant, les deux clubs disputent un match amical dans le cadre de leur préparation d'avant-saison. L'OM affronte le club italien de l'Udinese et s'incline sur le score d'un but à deux. Le LOSC connait le même scénario en perdant 0-1 contre l'AS Saint-Étienne[15].

Pour les deux entraîneurs, cette opposition est tout sauf un match amical, bien qu'elle intervienne dix jours avant la reprise du championnat[16],[12].

« Il y a un titre en jeu et ce n’est pas anodin »

— Didier Deschamps, 25 juillet 2011»[12]

Résumé du match[modifier | modifier le code]

« Je salue les deux équipes, l’OM et le LOSC, pour la magnifique image qu’elles ont donnée du football français. La qualité du match d’hier soir à Tanger, même si l’issue a été cruelle pour les Lillois, a constitué la plus belle des promotions dix jours avant la reprise de la Ligue 1. Bravo et merci aux deux clubs ! »

— Le président de la LFP, Frédéric Thiriez, 28 juillet 2011»[17]

Les Marseillais entrent tambour battant dans le match. Dès la quatrième minute de jeu, Morgan Amalfitano trouve le poteau droit de Mickaël Landreau, qui repousse dans la foulée une reprise de Lucho González dont le ballon lui revient dessus. Sur le corner qui suit, le portier lillois dévit une tête d'Alou Diarra. Les Dogues laissent passer l’orage et ouvrent le score sur leur première occasion à la neuvième minute. Sur un coup franc joué en retrait par Eden Hazard, Florent Balmont place une frappe à ras de terre qui trompe Steve Mandanda. Le match se joue sur un bon rythme et le gardien lillois repousse une nouvelle tête de Loïc Rémy peu avant la mi-temps. Au retour des vestiaires, les hommes de Didier Deschamps veulent mettre plus de pression sur le milieu de terrain lillois, mais ils se font prendre en contre et encaissent un deuxième but. Hazard dribble Souleymane Diawara avant d’accélérer et de placer le ballon entre les jambes de Mandanda. À l’heure de jeu, Deschamps fait entrer Jordan Ayew et Charles Kaboré tandis que du côté du LOSC, Dimitri Payet laisse sa place à Ludovic Obraniak. L’aîné de la famille Ayew, André Ayew réduit l'écart d’une frappe écrasée à la soixante et onzième minute. Le match ne perd pas en intensité puisque la minute suivante, Moussa Sow, trompe Mandanda et redonne deux buts d’avance au LOSC qu'ils conservent jusqu'à la quatre-vingt-cinquième minute[13].

À ce moment-ci, les Marseillais bouleversent le scénario d'un match qui compte cinq nouveaux buts inscrits en dix minutes de temps règlementaire et arrêt de jeu. Jérémy Morel réduit tout d’abord l'écart une nouvelle fois pour l’OM en inscrivant son deuxième but sous ses nouvelles couleurs (3-2, 85e) avant que Rémy n’égalise de la tête sur un centre de Lucho (3-3, 87e). La séance de tirs au but semble promise mais Aurélien Chedjou accroche J. Ayew dans la surface de réparation et provoque un penalty transformé par A. Ayew (3-4, 90+1e). La victoire marseillaise ne se dessine qu'une minute avant que Marko Baša ne reprenne de la tête un centre d’Obraniak pour égaliser (4-4, 90+2e). La séance de tirs au but une nouvelle fois promise n'a pas lieu du fait que l’arbitre de la rencontre signale un nouveau penalty pour une faute de Benoît Pedretti sur J. Ayew. Son frère André Ayew, se présente une seconde fois devant Landreau et transforme le penalty qui offre la victoire et le trophée à l’Olympique de Marseille (4-5, 90+5e)[13].

L’OM remporte le Trophée des Champions pour la deuxième fois de suite dans le match le plus prolifique en buts dans l’histoire de l’épreuve. André Ayew, triple buteur de la rencontre, reçoit après le match le Trophée du meilleur joueur[13].

Feuille de match[modifier | modifier le code]

Part et importance du match dans la saison[modifier | modifier le code]

Lors du bilan de mi-saison de l'OM en , le président Vincent Labrune place la victoire dans le Trophée des champions comme un point « satisfaisant » au même titre que la qualification en huitième de finale de la Ligue des champions 2011-2012 et la remontée du club en championnat avec vingt-trois points obtenus sur trente lors des journées 10 à 19 après la pire entame de l'histoire du club qui se solde par une seule victoire lors des neuf premières journées[18].

Tableau des participations[modifier | modifier le code]

Date Adversaire Lieu Résultat Buteurs pour l'OM Affluence
Paris SG Radès Victoire 0 - 0 5 à 4 tab - 57 000
Lille OSC Tanger Victoire 5 - 4 A. Ayew But inscrit après 71 minutes 71e But inscrit après 90+1 minutes 90+1e (pén.) But inscrit après 90+5 minutes 90+5e (pén.), Morel But inscrit après 85 minutes 85e, Rémy But inscrit après 87 minutes 87e 33 900

Challenge des champions[modifier | modifier le code]

Daniel Leclercq dispute le Challenge en 1971.
Rolland Courbis dispute le Challenge en 1972.

Challenge des champions 1969[modifier | modifier le code]

La rencontre oppose l'AS Saint-Étienne à l'Olympique de Marseille. Les Stéphanois se qualifient au titre de leur victoire en Championnat de France 1969 et les Marseillais se qualifient pour le Challenge des champions grâce à leur victoire en Coupe de France 1969. Le match se dispute le au Parc des Princes à Paris devant 6 416 spectateurs et l'arbitre de la rencontre est M. André Petit[19].

La finale est remportée par l'AS Saint-Étienne sur le score de trois buts à deux. Le marseillais Jules Zvunka marque contre son camp à la treizième minute de jeu et le score est de un à zéro pour Saint-Étienne à la mi-temps. Hervé Revelli inscrit un deuxième but pour les Stéphanois à la cinquante-quatrième minute. L'OM revient à égalité au score par l'intermédiaire de Roger Magnusson et Didier Couécou, qu'ils inscrivent en dix minutes. Jean-Michel Larqué offre la victoire à Saint-Étienne en inscrivant un troisième but pour son club à dix minutes du terme de la rencontre[20].

Challenge des champions 1971[modifier | modifier le code]

La rencontre oppose l'Olympique de Marseille au Stade rennais. Les Marseillais se qualifient au titre de leur victoire en Championnat de France 1971 et les Rennais se qualifient pour le Challenge des champions grâce à leur victoire en Coupe de France 1971. Le match se dispute le au Stade de l'Armoricaine à Brest devant 5 023 spectateurs et l'arbitre de la rencontre est M. Gabriel Besory[19],[21].

Rennes mène par un but à zéro à la mi-temps grâce à un pénalty transformé par Serge Lenoir à la vingt-septième minute de jeu, puis, en seconde période, Zdenko Kobešćak inscrit un second but pour les Rennais à la cinquante-troisième minute. Marseille obtient le résultat nul deux partout en l'espace de cinq minutes, par l'intermédiaire de Didier Couécou et Joseph Bonnel. Le premier marque sur pénalty à la soixante-cinquième minute puis le second à la soixante-dixième minute de jeu[21].

Le score final reste à deux buts à deux. Aucune prolongation n'est prévue dans les règles du Challenge des champions pour départager les équipes en cas d'égalité et les spectateurs envahissent le terrain avant la séance de tirs au but. L'UNFP déclare finalement les deux clubs vainqueurs[19],[21].

Challenge des champions 1972[modifier | modifier le code]

La rencontre oppose l'Olympique de Marseille au Sporting Étoile Club de Bastia. Les Marseillais se qualifient au titre de leur doublé Coupe-Championnat 1972 et les Bastiais se qualifient pour le Challenge des champions grâce à leur place de finaliste en Coupe de France de football 1971-1972. Le match se dispute le au Stade de Bon Rencontre à Toulon en France devant 10 000 spectateurs. L'arbitre de la rencontre est M. Georges Ulhen[19],[22].

Cette opposition est le premier match officiel de l'OM de la saison[23]. Le bastiais Marc-Kanyan Case ouvre le score 1-0 à la quinzième minute puis François Félix accentue l'écart à 2-0 à la vingt-quatrième minute. Marseille marque un but sur pénalty à la trente-et-unième minute par l'intermédiaire de Josip Skoblar. Claude Papi transforme aussi un pénalty deux minutes plus tard pour le SEC Bastia. Le score est de trois buts à un pour le club corse à la mi-temps. Serge Lenoir marquent et porte le score à 4-1 pour Bastia à la cinquante-neuvième minute. Georges Franceschetti réduit l'écart à 4-2 à la quatre-vingt-unième minute puis Lenoir inscrit un dernier but pour Bastia à deux minute du terme de la rencontre et permet à son club de remporter le trophée sur un score final de 5-2[19].

Le bastiais Georges Calmettes et le marseillais Skoblar sont exclus du terrain par l'arbitre à dix minutes du terme de la rencontre[19].

Navigation[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. LFP, « Règlement LFP, page 238 », sur www.lfp.fr (consulté le 25 septembre 2011)
  2. LFP, « Les vainqueurs de Trophée des Champions depuis 1995/1996 », sur www.lfp.fr (consulté le 7 octobre 2011)
  3. « Deschamps s'offre sa première crise à l'OM », sur www.omplanete.com, (consulté le 31 décembre 2011)
  4. a et b Serge Pinot, « Deschamps D.R.H impitoyable », sur www.omreplay.fr, (consulté le 31 décembre 2011)
  5. « Trophée des Champions: Didier Deschamps, "Je me mets à la place des Lillois, c'est cruel" », sur www.chronofoot.com, (consulté le 31 décembre 2011)
  6. (en) Erik Garin, « France Super Cup Finals », sur www.rsssf.com, (consulté le 31 décembre 2011)
  7. a b c et d Grégory Bocciardi, Emmanuel Jean, « La saison en 10 dates clés », sur www.om.net, (consulté le 7 octobre 2011)
  8. « Historique des confrontations Olympique de Marseille - Paris Saint-Germain », sur www.om-passion.com (consulté le 7 octobre 2011)
  9. FFF, « Feuille de match de la finale de Coupe de France 2006 », sur www.fff.fr (consulté le 7 octobre 2011)
  10. LFP, « Feuille de match du Trophée des champions 2010 », sur www.lfp.fr, (consulté le 7 octobre 2011)
  11. a et b LFP, « L'OM remporte le trophée des champions », sur www.lfp.fr, (consulté le 7 octobre 2011)
  12. a b et c « Trophée des Champions : Entre souvenirs et espoirs », sur www.om.net, (consulté le 31 décembre 2011)
  13. a b c et d LFP, « Un trophee dans la légende », sur www.lfp.fr, (consulté le 7 octobre 2011)
  14. « Historique des confrontations Olympique de Marseille - Lille Olympique Sporting Club », sur www.om-passion.com (consulté le 7 octobre 2011)
  15. « Marseille et Lille, même combat », sur www.eurosport.fr, (consulté le 31 décembre 2011)
  16. « Garcia : « Tout sauf amical » », sur www.om.net, (consulté le 31 décembre 2011)
  17. Communiqué LFP, « Déclaration de Frédéric Thiriez à la fin du Trophée des champions 2011 », sur www.lfp.fr, (consulté le 22 septembre 2011)
  18. « V. Labrune : «Un bilan sportif satisfaisant» », sur www.om.net, (consulté le 30 décembre 2011)
  19. a b c d e et f (en) Erik Garin et Sébastien Duret, « France Super Cup Finals - Details », sur www.rsssf.com, (consulté le 25 septembre 2011)
  20. « Challenge des champions 1969 », sur www.om-passion.com (consulté le 30 septembre 2011)
  21. a b et c « Challenge des champions 1971 », sur www.om-passion.com (consulté le 30 septembre 2011)
  22. « Challenge des champions 1972 », sur www.om-passion.com (consulté le 30 septembre 2011)
  23. « Saison 1972-1973 de l'Olympique de Marseille », sur www.om-passion.com (consulté le 30 septembre 2011)