Histoires de robots

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Histoires de robots
Image illustrative de l'article Histoires de robots
Les 36 volumes de la Grande Anthologie de la science-fiction.

Pays Drapeau de la France France
Directeur de publication Gérard Klein
Genre Anthologie
Science-fiction
Éditeur Le Livre de poche
Collection La Grande Anthologie de la science-fiction no 3764
Lieu de parution Paris
Date de parution 1974
Type de média Livre papier
Couverture Pierre Faucheux
Nombre de pages 512
ISBN 2-253-00061-2
Chronologie

Histoires de robots est le deuxième volume de la première série de La Grande Anthologie de la science-fiction, paru en 1974.

Préfacé par Gérard Klein, l'ouvrage réunit dix-sept nouvelles publiées entre 1938 et 1965, c'est-à-dire représentatives de « l'âge d'or de la science-fiction ».

Publications[modifier | modifier le code]

Extrait de la préface[modifier | modifier le code]

« S'il est, dans l'univers de la science-fiction, un thème à la fois ancien, techniquement peu vraisemblable, et populaire parce que porteur de nombreuses et lourdes connotations émotionnelles, c'est bien celui du robot. (…)

(…) dès l'Antiquité, le thème du robot est presque complètement exploité : serviteur habile, gardien indomptable mais obtus, susceptible parfois par sa beauté toute humaine ou plutôt surhumaine d'inspirer la passion, le robot — dans sa diversité même — a traversé les millénaires sans beaucoup changer et il serait fastidieux d'en énumérer les variations (…).

(…) Ainsi les robots sont-ils à la fois des êtres et des choses, condamnés à vivre en la présence physique de leurs dieux et créateurs, et déchus en leur absence, susceptibles de grandeur, mais seulement par procuration, porteurs de valeurs, mais uniquement de celles de quelqu'un d'autre, n'ayant même pas la ressource de désigner en l'homme une création de leurs angoisses, une projection de leurs espoirs, en un mot radicalement étrangers à eux-mêmes. (...)

(…) Au total, rationalisation pseudo-scientifique d'un mythe très ancien plutôt qu'élaboration d'un mythe neuf à partir d'un possible scientifique, le thème du robot nous paraît se situer un peu en marge de la genèse habituelle des thèmes de la science-fiction. Et peut-être a-t-il fait son temps, car après la grande floraison d'histoires des années trente à soixante, le robot ne se manifeste plus guère dans les œuvres issues des courants les plus récents de la littérature de science-fiction. »

— Extraits de la préface

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Un mauvais jour pour les ventes[modifier | modifier le code]

  • Titre original : A Bad Day for Sales.
  • Situation dans le recueil : p. 27 à 36.
  • Nouvelle écrite par Fritz Leiber, initialement parue dans Galaxy Science Fiction no 32, juillet 1953.
  • Lien externe : Fiche sur Noosfère
  • Résumé : Robie est un robot publicitaire qui exécute à la perfection ce qu'on attend de lui : vendre des journaux, vendre des informations, donner de la joie aux gens, être gentil et sympathique. Mais son comportement de joyeux luron devient particulièrement déplacé après que la bombe atomique a touché la ville, et qu'il ne reste plus que quelques habitants hagards, brûlés sur tout le corps, les corps en lambeaux, mourant de faim et de soif…

Le Sixième Palais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Sixième Palais.
  • Titre original : The Sixth Palace.
  • Situation dans le recueil : p. 37 à 53.
  • Nouvelle écrite par Robert Silverberg, initialement parue dans Galaxy Magazine no 133, février 1965.

L'Homme minimum[modifier | modifier le code]

Boomerang[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Boomerang.
  • Situation dans le recueil : p. 99 à 120.
  • Nouvelle écrite par Eric Frank Russell, initialement parue dans Fantastic Universe, août-septembre 1953.
  • Résumé :

Menteur ![modifier | modifier le code]

Article détaillé : Menteur !.

Cure de jouvence[modifier | modifier le code]

  • Titre original : A pound of cure.
  • Situation dans le recueil : p. 147 à 161.
  • Nouvelle écrite par Lester del Rey, initialement parue dans Star science fiction stories no 2, 1953.
  • Résumé :

À la recherche de Saint Aquin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : À la recherche de Saint Aquin.
  • Titre original : The quest for saint Aquin.
  • Situation dans le recueil : p. 163 à 190.
  • Nouvelle d’Anthony Boucher, initialement parue dans New tales of space and time, novembre 1951.

Châtiment sans crime[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Châtiment sans crime.
  • Titre original : Punishment without crime.
  • Situation dans le recueil : p. 191 à 203.
  • Nouvelle de Ray Bradbury

Septembre avait trente jours[modifier | modifier le code]

  • Titre original : September had thirty days.
  • Situation dans le recueil : p. 205 à 228.
  • Nouvelle de Robert F. Young, initialement parue dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction no 77, octobre 1957.
  • Résumé : Fatigué de l'univers fade de sa banlieue bourgeoise, symbolisé par des voitures-jouets et par une télévision qui ne connaît plus que la révision des grands classiques (Roméo et Juliette, Antigone, L'Iliade, etc) et leur transformation en westerns, Danby décide sur un coup de tête d'acheter une androïde-institutrice, nommée Miss Jones par le fabricant. Il retrouve en elle la maîtresse d'école de son enfance, ainsi que le sérieux et la rigueur d'un enseignant. Il retrouve alors une liberté de pensée oubliée, mais son épouse Laura et ses deux enfants acceptent mal cette intrusion dans leur vie trop bien réglée et aseptisée. Contraint de revendre l'androïde à la baraque à hot-dogs locale, Danby s'y fait embaucher pour passer ses soirées avec Miss Jones, devenue serveuse dans ce snack. Et cela va être l'occasion pour Danby de retrouver la saveur ancienne des jours heureux et celle des mois de septembre de jadis, après un été trop long et futile.

Hélène O'Loy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hélène O'Loy.

Brikol'âge[modifier | modifier le code]

  • Titre original : How-2.
  • Situation dans le recueil : p. 249 à 304.
  • Auteur : Clifford Simak
  • Publications :
    • Galaxy Science Fiction no 48, novembre 1954.
    • en France :
      • sous le titre Plus besoin d'hommes (1955),
      • sous le titre Brikol'âge (1974),
    • en italien sous le titre Ora tocca a noi (1959), (1965)
    • en allemand sous le titre Albert, der Roboter (1969).
  • Résumé : Gordon Knight a commandé auprès de la compagnie Brikol'âge un chien-robot. Au lieu du toutou mécanique attendu, il reçoit X-190, un robot expérimental. Ce robot est un robot multifonction capable de fabriquer d'autres robots. L'envoi de Brikol'âge résulte d'une erreur et Knight se résout à garder le robot sans le restituer. Les ennuis vont alors s'enchaîner : le robot, prénommé Albert, fabrique un premier robot, puis un deuxième, puis une douzaine, une trentaine, puis une cinquantaine. L'administration fiscale fait une enquête et lui notifie un redressement fiscal énorme qu'il est incapable de payer. Pour sa part la société Brikol a découvert l'erreur d'expédition et souhaite récupérer son robot Albert et tous les robots que celui-ci a fabriqués. Knight consulte un ami avocat qui accepte de le défendre. Albert fabrique alors des robots avocats qui vont aider Gordon Knight dans le procès à venir. Le procès a lieu et dure plusieurs semaines. Le juge rend une décision qui fait date dans l'histoire de l'humanité : il reconnaît que les robots sont des entités intelligentes et douées de raison, qu'elles ne sont pas susceptibles d'appropriation et que par conséquent Albert et ses « enfants » ne sont pas tenus de retourner chez Brikol'âge. À la suite de la décision, Albert élabore des plans d'expansion économique : Gordon Knight, déboussolé, impuissant, seul, ne sait plus du tout où il en est.
  • Remarque : la nouvelle évoque le thème de l'homme dépassé par la technologie qu'il a créée (thème de « l'apprenti sorcier »).
  • Article connexe : Jeu d'enfant, nouvelle de William Tenn.
  • Liens externes :

L'Androïde assassin[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Fondly Fahrenheit.
  • Situation dans le recueil : p. 305 à 335.
  • Nouvelle écrite par Alfred Bester, initialement parue dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction no 39, août 1954.
  • Résumé : James Vandaleur est un homme traqué. En effet, son androïde, pour des raisons mystérieuses qu'il n'a pas encore réussi à élucider, est devenu un « assassin » qui a tué, en diverses occasions, des êtres humains. Alors Vandaleur fuit, passant de pays en pays, de planètes en planètes, en tentant de ne pas se faire remarquer. Un jour, un ingénieur constate que le robot a toujours tué lorsque la température était égale ou supérieure à 37° C. La voici, la réponse, la solution : il ne faut plus que la machine soit exposée à des températures élevées. Mais lorsque l'ingénieur déclare qu'il doit dénoncer James et le robot à la police, James voit rouge et tue l'homme : il est devenu à son tour un meurtrier. Par la suite, James Vandaleur continue son périple, en choisissant de préférence des planètes à climats froids, mais il est devenu lui aussi un tueur, d'autant plus impardonnable que son comportement n'est pas lié à la température et qu'il a conscience du bien et du mal. Finalement, il finit par être encerclé par la police, et ne doit son salut qu'au sacrifice de l'androïde : pendant que ce dernier est détruit dans un incendie, Vandaleur en profite pour s'échapper. Il va se réfugier dans une autre planète, sur laquelle il acquiert un nouvel androïde. Manque de chance : cet androïde est lui aussi détraqué, dès que la température atteint 12° C…

L'Artiste et son œuvre[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Art-work.
  • Situation dans le recueil : p. 337 à 360.
  • Nouvelle écrite par James Blish, initialement parue dans Science Fiction Stories, juillet 1956.
  • Résumé :

Le Tunnel sous l'Univers[modifier | modifier le code]

  • Titre original : The Tunnel under the World.
  • Situation dans le recueil : p. 361 à 402.
  • Nouvelle écrite par Frederik Pohl, initialement parue dans Galaxy Science Fiction no 50, janvier 1955.
  • Résumé :

Le Gardien du savoir[modifier | modifier le code]

  • Titre original : It Takes a Thief. Autre titre : Big Joe and the 9th generation.
  • Situation dans le recueil : p. 403 à 433.
  • Nouvelle de Walter M. Miller, Jr, initialement parue dans If no 2, mai 1952.
  • Résumé : Sur la planète Mars colonisée, dans un futur lointain, le savoir technologique s'est fragmenté et dissous au point de devenir l'apanage des nobles et des riches. La nouvelle commence par le châtiment infligé à Asir, « voleur de savoir » qui ignore la peine prononcée. Tant qu'il n'aura pas demandé l'exécution de la peine, il restera enchaîné à son poteau. Fatigué d'attendre, se forçant à demander au bourreau l’exécution de la peine, il apprend qu'il est condamné au bannissement à perpétuité. Aidé de Mara qui l'aime et qu'il aime, il ne fuit pas la contrée mais au contraire rejoint la crypte interdite sur laquelle veille Big Joe — un robot monstrueux, gardien intraitable d'un savoir inconnu. Asir parvient à déjouer la méfiance du robot et se comporte comme un des « technologues » de l'ancien temps. Ayant compris que le robot n'était qu'un être mécanique et non un dieu jaloux, l'ayant dompté et découvert que la salle gardée n'était qu’une « salle de savoir » parmi de nombreuses autres, et qu'il faudra assimiler pièce après pièce le savoir accumulé dans ces lieux, il retourne avec Mara à la ville pour offrir à sa communauté le secret qu'il vient de découvrir. Et le plus amusant dans l'affaire, c'est que les chefs du village vont devenir, à leur tour, des « voleurs de savoir » !

Instinct[modifier | modifier le code]

Amnésie[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Lost Memory.
  • Situation dans le recueil : p. 457 à 473.
  • Nouvelle écrite par Peter Phillips, initialement parue dans Galaxy Science Fiction no 20, mai 1952 en littérature.
  • Résumé : Deux robots conversent : on vient de trouver un autre robot. Mais quelque chose cloche : il semble blessé et s'exprime étrangement. Le premier robot est un médecin, le second est un reporter. Les deux robots s'approchent du robot qu'ils vont examiner : celui-ci s'exprime bizarrement. Le lecteur comprend vite qu'il ne s'agit pas d'un robot blessé, mais d'un être humain à l'intérieur de son scaphandre spatial. Ses instruments sont cassés et il ne peut pas se mouvoir ; seule sa radio fonctionne. Le robot-médecin, après une conversation avec l'humain qu'il prend pour un robot, décide d'intervenir : armé d'un puissant chalumeau, il s'attaque à la paroi du scaphandre, qu'il considère comme n'étant que la couche externe d'un confrère robot. Mais une fois l'épaisseur du scaphandre percée, et malgré les suppliques de l'homme qui comprend que si cela continue, il va mourir carbonisé, le robot-médecin continue. La paroi est percée, l'homme hurle de plus en plus, avant de cesser, mort. Le robot-médecin est étonné : une fois qu'on a enlevé, de l'intérieur du mystérieux robot, une étrange matière noirâtre à base de carbone, qui servait sans doute d'« isolant », on ne trouve rien d'autre. Mais comment ce « robot » pouvait-il penser, argumenter, supplier, sans avoir aucun système de pensée ? Tout cela est bien incompréhensible…

Dictionnaire des auteurs[modifier | modifier le code]

  • p. 475 à 483.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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