Histoires de robots

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Histoires de robots est le deuxième volume de la première série de La Grande anthologie de la science-fiction, paru en 1974.

Préfacé par Gérard Klein, l'ouvrage réunit dix-sept nouvelles, publiées entre 1938 et 1965.

Publications[modifier | modifier le code]

Extrait de la préface[modifier | modifier le code]

« S'il est, dans l'univers de la science-fiction, un thème à la fois ancien, techniquement peu vraisemblable, et populaire parce que porteur de nombreuses et lourdes connotations émotionnelles, c'est bien celui du robot. (…)

(…) dès l'Antiquité, le thème du robot est presque complètement exploité : serviteur habile, gardien indomptable mais obtus, susceptible parfois par sa beauté toute humaine ou plutôt surhumaine d'inspirer la passion, le robot — dans sa diversité même — a traversé les millénaires sans beaucoup changer et il serait fastidieux d'en énumérer les variations (…).

(…) Ainsi les robots sont-ils à la fois des êtres et des choses, condamnés à vivre en la présence physique de leurs dieux et créateurs, et déchus en leur absence, susceptibles de grandeur, mais seulement par procuration, porteurs de valeurs, mais uniquement de celles de quelqu'un d'autre, n'ayant même pas la ressource de désigner en l'homme une création de leurs angoisses, une projection de leurs espoirs, en un mot radicalement étrangers à eux-mêmes. (...)

(…) Au total, rationalisation pseudo-scientifique d'un mythe très ancien plutôt qu'élaboration d'un mythe neuf à partir d'un possible scientifique, le thème du robot nous paraît se situer un peu en marge de la genèse habituelle des thèmes de la science-fiction. Et peut-être a-t-il fait son temps, car après la grande floraison d'histoires des années trente à soixante, le robot ne se manifeste plus guère dans les œuvres issues des courants les plus récents de la littérature de science-fiction. »

— Extraits de la préface

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Un mauvais jour pour les ventes[modifier | modifier le code]

  • Titre original : A Bad Day for Sales.
  • Nouvelle écrite par Fritz Leiber, initialement parue dans Galaxy Science Fiction n°32, juillet 1953.
  • Résumé : Robie est un robot publicitaire qui exécute à la perfection ce qu'on attend de lui : vendre des journaux, vendre des informations, donner de la joie aux gens, être gentil et sympathique. Mais son comportement de joyeux luron devient particulièrement déplacé après que la bombe atomique a touché la ville, et qu'il ne reste plus que quelques habitants hagards, brûlés sur tout le corps, mourant de soif et de souffrance…

Le Sixième palais[modifier | modifier le code]

  • Nouvelle parue en février 1965 sous le titre The Sixth Palace dans Galaxy Magazine n°133.
  • Résumé : Près de l'étoile rouge Valzar se trouve une planète sur laquelle se trouve un fabuleux trésor, gardé par un terrible robot appelé le Gardien du Trésor. Pour accéder aux richesses, il faut répondre aux questions du Gardien, qui ne connaît qu'une seule sanction : la mort immédiate par rayon laser. De nombreux aventuriers se sont déjà présentés devant le Gardien, et la légende dit que nul n'a jamais pu répondre à l'intégralité des questions du Gardien. Deux amis, Lipescu et Bolzano, ont décidé de tenter l’aventure. Muni d'un ordinateur ultra puissant détenant théoriquement tout le savoir connu de l'Univers, ils se présentent devant le Gardien pour répondre à ses questions. Lipescu se présente et annonce vouloir subir les épreuves. Le Gardien lui pose une première question, puis une deuxième, et ainsi de suite. La 18e question consiste à énoncer le théorème de Pythagore. Lipescu énonce ce théorème, et… le Gardien l'exécute… En tremblant, Bolzano se présente à son tour devant le Gardien pour subir les épreuves…

L'Homme minimum[modifier | modifier le code]

Boomerang[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Boomerang.
  • Nouvelle écrite par Eric Frank Russell, initialement parue dans Fantastic Universe, août-septembre 1953.
  • Résumé :

Menteur ![modifier | modifier le code]

Article détaillé : Menteur !.

Cure de jouvence[modifier | modifier le code]

  • Titre original : A pound of cure.
  • Nouvelle écrite par Lester del Rey, initialement parue dans Star science fiction stories n°2, 1953.
  • Résumé :

À la recherche de saint Aquin[modifier | modifier le code]

  • Titre original : The quest for saint Aquin.
  • Nouvelle écrite par Anthony Boucher, initialement parue dans New tales of space and time, novembre 1951.
  • Résumé :

Châtiment sans crime[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Punishment without crime.
  • Nouvelle écrite par Ray Bradbury, initialement parue dans Other Worlds Science Stories n°3, mars 1950.
  • Résumé :

Septembre avait trente jours[modifier | modifier le code]

Hélène O'Loy[modifier | modifier le code]

Brikol'âge[modifier | modifier le code]

L'Androïde assassin[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Fondly Farenheit.
  • Nouvelle écrite par Alfred Bester, initialement parue dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction n° 39, août 1954.
  • Résumé : James Vandaleur est un homme traqué. En effet, son androïde, pour des raisons mystérieuses qu'il n'a pas encore réussi à élucider, est devenu un « assassin » qui a tué, en diverses occasions, des êtres humains. Alors Vandaleur fuit, passant de pays en pays, de planètes en planètes, en tentant de ne pas se faire remarquer. Un jour, un ingénieur constate que le robot a toujours tué lorsque la température était égale ou supérieure à 37° C. La voici, la réponse, la solution : il ne faut plus que la machine soit exposée à des températures élevées. Mais lorsque l'ingénieur déclare qu'il doit dénoncer James et le robot à la police, James voit rouge et tue l'homme : il est devenu à son tour un meurtrier. Par la suite, James Vandaleur continue son périple, en choisissant de préférence des planètes à climats froids, mais il est devenu lui aussi un tueur, d'autant plus impardonnable que son comportement n'est pas lié à la température et qu'il a conscience du bien et du mal. Finalement, il finit par être encerclé par la police, et ne doit son salut qu'au sacrifice de l'androïde : pendant que ce dernier est détruit dans un incendie, Vandaleur en profite pour s'échapper. Il va se réfugier dans une autre planète, sur laquelle il acquiert un nouvel androïde. Manque de chance : cet androïde est lui-aussi détraqué, dès que la température atteint 12° C…

L'Artiste et son œuvre[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Art-work.
  • Nouvelle écrite par James Blish, initialement parue dans Science Fiction Stories, juillet 1956.
  • Résumé :

Le Tunnel sous l'Univers[modifier | modifier le code]

Le Gardien du savoir[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Big Joe and the 9th generation.
  • Nouvelle écrite par Walter M. Miller, Jr, initialement parue dans If n°2, mai 1952.
  • Résumé :

Instinct[modifier | modifier le code]

Amnésie[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Last Memory.
  • Nouvelle écrite par Peter Philips [1] , initialement parue dans Galaxy Science Fiction n°20, mai 1952.
  • Résumé : Deux robots conversent : on vient de trouver un autre robot. Mais quelque chose cloche : il semble blessé et s'exprime étrangement. Le premier robot est un médecin, le second est un reporter. Les deux robots s'approchent du robot qu'ils vont examiner : celui-ci s'exprime bizarrement. Le lecteur comprend vite qu'il ne s'agit pas d'un robot blessé, mais d'un être humain à l'intérieur de son scaphandre spatial. Ses instruments sont cassés et il ne peut pas se mouvoir ; seule sa radio fonctionne. Le robot-médecin, après une conversation avec l'humain qu'il prend pour un robot, décide d'intervenir : armé d'un puissant chalumeau, il s'attaque à la paroi du scaphandre, qu'il considère comme n'étant que la couche externe d'un confrère robot. Mais une fois l'épaisseur du scaphandre percée, et malgré les suppliques de l'homme qui comprend que si cela continue, il va mourir carbonisé, le robot-médecin continue. La paroi est percée, l'homme hurle de plus en plus, avant de cesser, mort. Le robot-médecin est étonné : une fois qu'on a enlevé, de l'intérieur du mystérieux robot, une étrange matière noirâtre à base de carbone, qui servait sans doute d'« isolant », on ne trouve rien d'autre. Mais comment ce « robot » pouvait-il penser, argumenter, supplier, sans avoir aucun système de pensée ? Tout cela est bien incompréhensible…

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La notice biographique des auteurs en fin de volume indique (p. 480) que Peter Philips, né en 1920, est un journaliste anglais qui a eu une carrière professionnelle variée : chroniqueur criminel, journaliste chargé du « courrier du cœur », etc. Il a écrit entre 1948 et 1952 une trentaine de récits policiers et de science-fiction.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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