Histoires de robots

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Histoires de robots
Directeur de publication Gérard Klein
Genre Anthologie
Science-fiction
Éditeur Le Livre de poche
Collection La Grande Anthologie de la science-fiction no 3764
Lieu de parution Paris
Date de parution 1974
Type de média Livre papier
Couverture Pierre Faucheux
Nombre de pages 512
ISBN 2-253-00061-2
Chronologie
Précédent Histoires d'extraterrestres Histoires de cosmonautes Suivant

Histoires de robots est le deuxième volume de la première série de La Grande anthologie de la science-fiction, paru en 1974.

Préfacé par Gérard Klein, l'ouvrage réunit dix-sept nouvelles publiées entre 1938 et 1965, c'est-à-dire représentatives de « l'âge d'or de la science-fiction ».

Publications[modifier | modifier le code]

Extrait de la préface[modifier | modifier le code]

« S'il est, dans l'univers de la science-fiction, un thème à la fois ancien, techniquement peu vraisemblable, et populaire parce que porteur de nombreuses et lourdes connotations émotionnelles, c'est bien celui du robot. (…)

(…) dès l'Antiquité, le thème du robot est presque complètement exploité : serviteur habile, gardien indomptable mais obtus, susceptible parfois par sa beauté toute humaine ou plutôt surhumaine d'inspirer la passion, le robot — dans sa diversité même — a traversé les millénaires sans beaucoup changer et il serait fastidieux d'en énumérer les variations (…).

(…) Ainsi les robots sont-ils à la fois des êtres et des choses, condamnés à vivre en la présence physique de leurs dieux et créateurs, et déchus en leur absence, susceptibles de grandeur, mais seulement par procuration, porteurs de valeurs, mais uniquement de celles de quelqu'un d'autre, n'ayant même pas la ressource de désigner en l'homme une création de leurs angoisses, une projection de leurs espoirs, en un mot radicalement étrangers à eux-mêmes. (...)

(…) Au total, rationalisation pseudo-scientifique d'un mythe très ancien plutôt qu'élaboration d'un mythe neuf à partir d'un possible scientifique, le thème du robot nous paraît se situer un peu en marge de la genèse habituelle des thèmes de la science-fiction. Et peut-être a-t-il fait son temps, car après la grande floraison d'histoires des années trente à soixante, le robot ne se manifeste plus guère dans les œuvres issues des courants les plus récents de la littérature de science-fiction. »

— Extraits de la préface

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Un mauvais jour pour les ventes[modifier | modifier le code]

  • Titre original : A Bad Day for Sales.
  • Situation dans le recueil : p. 27 à 36.
  • Nouvelle écrite par Fritz Leiber, initialement parue dans Galaxy Science Fiction no 32, juillet 1953.
  • Lien externe : Fiche sur Noosfère
  • Résumé : Robie est un robot publicitaire qui exécute à la perfection ce qu'on attend de lui : vendre des journaux, vendre des informations, donner de la joie aux gens, être gentil et sympathique. Mais son comportement de joyeux luron devient particulièrement déplacé après que la bombe atomique a touché la ville, et qu'il ne reste plus que quelques habitants hagards, brûlés sur tout le corps, les corps en lambeaux, mourant de faim et de soif…

Le Sixième Palais[modifier | modifier le code]

  • Titre original : The Sixth Palace
  • Situation dans le recueil : p. 37 à 53.
  • Nouvelle écrite par Robert Silverberg, initialement parue dans Galaxy Magazine n°133, février 1965.
Article détaillé : Le Sixième Palais.

L'Homme minimum[modifier | modifier le code]

  • Titre original : The Minimum Man.
  • Situation dans le recueil : p. 55 à 98.
  • Nouvelle écrite par Robert Sheckley, initialement parue dans Galaxy Science Fiction n°90, juin 1958.
  • Résumé :

Boomerang[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Boomerang.
  • Situation dans le recueil : p. 99 à 120.
  • Nouvelle écrite par Eric Frank Russell, initialement parue dans Fantastic Universe, août-septembre 1953.
  • Résumé :

Menteur ![modifier | modifier le code]

Article détaillé : Menteur !.

Cure de jouvence[modifier | modifier le code]

  • Titre original : A pound of cure.
  • Situation dans le recueil : p. 147 à 161.
  • Nouvelle écrite par Lester del Rey, initialement parue dans Star science fiction stories n°2, 1953.
  • Résumé :

À la recherche de saint Aquin[modifier | modifier le code]

  • Titre original : The quest for saint Aquin.
  • Situation dans le recueil : p. 163 à 190.
  • Nouvelle d’Anthony Boucher, initialement parue dans New tales of space and time, novembre 1951.
  • Résumé : Sur une planète Terre post-apocalyptique dirigée par la Technarchie et où la foi semble avoir presque disparu, Thomas, un prêtre, se voit confier par le pape lui-même la mission d'aller retrouver les restes d'un saint légendaire, Aquin. Le pape lui adjoint un âne-robot doué de parole. Durant le trajet, Thomas débat âprement de théologie avec le robâne. En cours de route, ils se font attaquer : le robâne est volé, et Thomas est dépouillé de son maigre pécule. Il est aidé par un juif, qui l'aide à récupérer le robâne et qui lui indique les coordonnées de saint Aquin. Lorsque Thomas et le robâne trouvent la cabane de l'ermite, ce dernier est mort, mais parfaitement conservé, signe apparent de sainteté. Mais en fait, le saint était un androïde qui avait fini par tomber en panne ! Le robâne en conclut que les machines sont saintes par nature mais Thomas le contredit : c'est la preuve que toute chose peut produire la sainteté, mais que celle-ci doit prendre une forme humaine ; et donc que les machines sont sujettes à l'Église, comme les humains. Pour Thomas, le fait qu'un androïde ait pu mener une vie de saint est le signe que la sainteté existe et est accessible. Renversant la proposition de saint Thomas d'Aquin (je crois parce que ce n'est pas raisonnable), il pense que la foi peut découler de la rationalité robotique.

Châtiment sans crime[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Punishment without crime.
  • Situation dans le recueil : p. 191 à 203.
  • Nouvelle de Ray Bradbury, initialement parue dans Other Worlds Science Stories n°3, mars 1950.
  • Résumé : George Hill a recours à la société Automates SA qui, pour une importante somme d'argent, reconstitue sous forme d'androïde une personne que l'on a envie de tuer. Or George souffre d'une grande peine amoureuse : son épouse Catherine vient de tomber amoureuse de Leonard, et il rêve de la tuer. Plutôt que de la tuer en réalité, il fait appel à cette entreprise. Il communique toutes sortes d'informations sur Catherine. Plusieurs heures après, l'androïde est prêt. Une confrontation psychologique s'engage entre l’homme et la machine. Celle-ci, dotée de faibles pouvoirs psi, devine les peurs inavouées de George et se conduit de manière à ce que la rage s'empare de lui : il abat l'androïde Catherine de plusieurs coups de feu avant de s'évanouir. Au moment où il quitte les locaux de la société, il est interpellé par la police. Depuis une loi sur le respect dû aux robots et androïdes, il est interdit de leur faire du mal. Ainsi, la police réalise un vaste coup de filet en arrêtant les membres de Automates SA et ses clients, dont George. Celui-ci passe en jugement, et la loi est claire : la volonté sans équivoque de tuer quelqu'un revient à la tuer en réalité. Il est donc condamné à mort pour le « meurtre » de Catherine l'androïde. Plus tard, la vraie Catherine vient le voir à la prison. Mais George ne veut pas la voir : comment pourrait-elle venir, puisqu'il l'a tuée ? pourquoi le condamne-t-on pour un crime qui n'en est pas un ? George a l’impression de devenir fou.

Septembre avait trente jours[modifier | modifier le code]

  • Titre original : September had thirty days.
  • Situation dans le recueil : p. 205 à 228.
  • Nouvelle de Robert F. Young, initialement parue dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction n° 77, octobre 1957.
  • Résumé : Fatigué de l'univers fade de sa banlieue bourgeoise, symbolisé par des voitures-jouets et par une télévision qui ne connaît plus que la révision des grands classiques (Roméo et Juliette, Antigone, L'Iliade, etc) et leur transformation en westerns, Danby décide sur un coup de tête d'acheter une androïde-institutrice, nommée Miss Jones par le fabricant. Il retrouve en elle la maîtresse d'école de son enfance, ainsi que le sérieux et la rigueur d'un enseignant. Il retrouve alors une liberté de pensée oubliée, mais son épouse Laura et ses deux enfants acceptent mal cette intrusion dans leur vie trop bien réglée et aseptisée. Contraint de revendre l'androïde à la baraque à hot-dogs locale, Danby s'y fait embaucher pour passer ses soirées avec Miss Jones, devenue serveuse dans ce snack. Et cela va être l'occasion pour Danby de retrouver la saveur ancienne des jours heureux et celle des mois de septembre de jadis, après un été trop long et futile.

Hélène O'Loy[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Helen O’Loy.
  • Situation dans le recueil : p. 229 à 247.
  • Nouvelle de Lester del Rey, initialement parue dans Astounding Science Fiction n°97, décembre 1938.
  • Distinction : proposée au prix Hugo de la meilleure nouvelle courte 1939, sans recevoir la distinction (nouvelles proposées en 2014).
  • Résumé : Dave et Phil, deux étudiants talentueux, créent leur femme idéale, Hélène, à partir d'un androïde acheté chez un spécialiste. Ils améliorent tellement la belle Helen qu'elle finit par ressembler à une vraie femme, et même à éprouver des sentiments humains. Et ce qui n'était pas prévu se produit : Helen tombe amoureuse de Dave. Ce dernier a du mal à accepter l'amour d'une androïde. Phil apporte des modifications à Helen, de sorte que Dave puisse l'accepter. Dave et Helen se mettent à vivre ensemble. Au fil des années, Phil, en secret, modifie l'apparence physique d'Helen (rajout de matières graisseuses, rajout de rides) afin que son apparence vieillisse au même rythme que Dave. La nouvelle se termine par un courrier rédigé par Helen, adressé à Phil, l'informant de la mort de son ami. Elle lui demande de la tuer afin qu'elle puisse reposer pour l’éternité avec son grand amour. Phil obéit à Helen, et révèle au lecteur qu'il est resté célibataire toute sa vie car « il n'y avait qu'une Hélène O’Loy »… et qu'il l'a aimée comme Dave l'avait aimée.
  • Remarque : l'identité de l'héroïne résulte du nom d’Hélène de Troie et d'un jeu de mot avec « alloy » (alliage).

Brikol'âge[modifier | modifier le code]

  • Titre original : How-2.
  • Situation dans le recueil : p. 249 à 304.
  • Nouvelle écrite par Clifford Simak, initialement parue dans Galaxy Science Fiction n°48, novembre 1954.
  • Résumé :

L'Androïde assassin[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Fondly Farenheit.
  • Situation dans le recueil : p. 305 à 335.
  • Nouvelle écrite par Alfred Bester, initialement parue dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction n° 39, août 1954.
  • Résumé : James Vandaleur est un homme traqué. En effet, son androïde, pour des raisons mystérieuses qu'il n'a pas encore réussi à élucider, est devenu un « assassin » qui a tué, en diverses occasions, des êtres humains. Alors Vandaleur fuit, passant de pays en pays, de planètes en planètes, en tentant de ne pas se faire remarquer. Un jour, un ingénieur constate que le robot a toujours tué lorsque la température était égale ou supérieure à 37° C. La voici, la réponse, la solution : il ne faut plus que la machine soit exposée à des températures élevées. Mais lorsque l'ingénieur déclare qu'il doit dénoncer James et le robot à la police, James voit rouge et tue l'homme : il est devenu à son tour un meurtrier. Par la suite, James Vandaleur continue son périple, en choisissant de préférence des planètes à climats froids, mais il est devenu lui aussi un tueur, d'autant plus impardonnable que son comportement n'est pas lié à la température et qu'il a conscience du bien et du mal. Finalement, il finit par être encerclé par la police, et ne doit son salut qu'au sacrifice de l'androïde : pendant que ce dernier est détruit dans un incendie, Vandaleur en profite pour s'échapper. Il va se réfugier dans une autre planète, sur laquelle il acquiert un nouvel androïde. Manque de chance : cet androïde est lui aussi détraqué, dès que la température atteint 12° C…

L'Artiste et son œuvre[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Art-work.
  • Situation dans le recueil : p. 337 à 360.
  • Nouvelle écrite par James Blish, initialement parue dans Science Fiction Stories, juillet 1956.
  • Résumé :

Le Tunnel sous l'Univers[modifier | modifier le code]

  • Titre original : The Tunnel under the World.
  • Situation dans le recueil : p. 361 à 402.
  • Nouvelle écrite par Frederik Pohl, initialement parue dans Galaxy Science Fiction n°50, janvier 1955.
  • Résumé :

Le Gardien du savoir[modifier | modifier le code]

  • Titre original : It Takes a Thief. Autre titre : Big Joe and the 9th generation.
  • Situation dans le recueil : p. 403 à 433.
  • Nouvelle de Walter M. Miller, Jr, initialement parue dans If no 2, mai 1952.
  • Résumé : Sur la planète Mars colonisée, dans un futur lointain, le savoir technologique s'est fragmenté et dissous au point de devenir l'apanage des nobles et des riches. La nouvelle commence par le châtiment infligé à Asir, « voleur de savoir » qui ignore la peine prononcée. Tant qu'il n'aura pas demandé l'exécution de la peine, il restera enchaîné à son poteau. Fatigué d'attendre, se forçant à demander au bourreau l’exécution de la peine, il apprend qu'il est condamné au bannissement à perpétuité. Aidé de Mara qui l'aime et qu'il aime, il ne fuit pas la contrée mais au contraire rejoint la crypte interdite sur laquelle veille Big Joe — un robot monstrueux, gardien intraitable d'un savoir inconnu. Asir parvient à déjouer la méfiance du robot et se comporte comme un des « technologues » de l'ancien temps. Ayant compris que le robot n'était qu'un être mécanique et non un dieu jaloux, l'ayant dompté et découvert que la salle gardée n'était qu’une « salle de savoir » parmi de nombreuses autres, et qu'il faudra assimiler pièce après pièce le savoir accumulé dans ces lieux, il retourne avec Mara à la ville pour offrir à sa communauté le secret qu'il vient de découvrir. Et le plus amusant dans l'affaire, c'est que les chefs du village vont devenir, à leur tour, des « voleurs de savoir » !

Instinct[modifier | modifier le code]

Amnésie[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Lost Memory.
  • Situation dans le recueil : p. 457 à 473.
  • Nouvelle écrite par Peter Phillips, initialement parue dans Galaxy Science Fiction n°20, mai 1952.
  • Résumé : Deux robots conversent : on vient de trouver un autre robot. Mais quelque chose cloche : il semble blessé et s'exprime étrangement. Le premier robot est un médecin, le second est un reporter. Les deux robots s'approchent du robot qu'ils vont examiner : celui-ci s'exprime bizarrement. Le lecteur comprend vite qu'il ne s'agit pas d'un robot blessé, mais d'un être humain à l'intérieur de son scaphandre spatial. Ses instruments sont cassés et il ne peut pas se mouvoir ; seule sa radio fonctionne. Le robot-médecin, après une conversation avec l'humain qu'il prend pour un robot, décide d'intervenir : armé d'un puissant chalumeau, il s'attaque à la paroi du scaphandre, qu'il considère comme n'étant que la couche externe d'un confrère robot. Mais une fois l'épaisseur du scaphandre percée, et malgré les suppliques de l'homme qui comprend que si cela continue, il va mourir carbonisé, le robot-médecin continue. La paroi est percée, l'homme hurle de plus en plus, avant de cesser, mort. Le robot-médecin est étonné : une fois qu'on a enlevé, de l'intérieur du mystérieux robot, une étrange matière noirâtre à base de carbone, qui servait sans doute d'« isolant », on ne trouve rien d'autre. Mais comment ce « robot » pouvait-il penser, argumenter, supplier, sans avoir aucun système de pensée ? Tout cela est bien incompréhensible…

Dictionnaire des auteurs[modifier | modifier le code]

  • p. 475 à 483

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


La Grande Anthologie de la science-fiction
précédé de
Histoires d'extraterrestres
Histoires de robots suivi de
Histoires de cosmonautes