Histoire philatélique et postale de l'Empire colonial français

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Type aigle impérial 1859

Ceci est une introduction à l'histoire postale et philatélique de l'Empire colonial français.

La réforme postale[modifier | modifier le code]

La grande réforme postale lancée en Grande-Bretagne en 1840 fut appliquée en France en 1849 et à partir de 1859 dans les colonies françaises.

les premiers timbres[modifier | modifier le code]

Cela s'est traduit par plusieurs émissions dites « Colonies générales »[1] :

  • Le type Aigle (non dentelé) de 1859 à 1865, c'est 6 timbres qui ont été émis couvrant les besoins (1c olive, 5c vert, 10c bistre, 20c bleu, 40c vermillon et 80c rose)
  • Une adaptation des timbres de la métropole. Il s'agit de timbres identiques aux timbres utilisés en métropole mais ils sont non dentelés pour les colonies. On retrouve essentiellement :
    • Le type Napoléon en 1871, par exemple le timbre à 30 centimes brun dentelé de type Empire lauré (émission métropolitaine YT n° 30, devient en version non-dentelé le YT n°9 des colonies générales). C'est 4 timbres qui ont été émis (1c vert olive, 5c vert jaune, 30c brun et 80c rose)
    • Le type Céres - de 1871 à 1876, par exemple le timbre à 20 centimes bleu dentelé de type Céres (émission métropolitaine YT n° 37, devient en version non-dentelé le YT n°12 des colonies générales). C'est 13 timbres qui ont été émis (de 1c à 80c)
    • le type Sage - en 1876, par exemple le timbre à 2 centimes brun-rouge dentelé de type Sage (émission métropolitaine YT n° 85, devient en version non-dentelé le YT n°38 des colonies générales)
  • et enfin, le type Alphée Dubois, dentelé, en 1881. Cette série comporte quatorze timbres-poste émise à partir de mai-juin 1881. Elle est utilisable dans l'ensemble des colonies françaises, pour lesquelles elle constitue la dernière émission de timbres pour « Colonies générales ».

Les oblitérations[modifier | modifier le code]

Les premières oblitérations utilisaient des losanges de points avec un code à trois lettres qui identifiait le pays d'envoi, et plus précisément[2] :

Timbre des colonies de 1871 oblitéré par le losange CCH (Cochinchine)

La diversification[modifier | modifier le code]

10 centimes Navigation & Commerce, utilisé à Libreville en 1910.

À partir de 1890 apparurent des émissions propres à chaque colonies.

Les surcharges[modifier | modifier le code]

Dans un premier temps, il s'agissait de simples surcharges au nom de la colonie sur le stock de timbres au type Alphée Dubois. En effet, l'évolution très différente des cours des changes d'une colonie à l'autre entraîne une spéculation sur le marché du timbre neuf.

Et dans un second temps, une seconde surcharge qui modifie la valeur faciale, est éventuellement apposée par chaque colonie.

Le type Navigation et Commerce[modifier | modifier le code]

Les timbres des émissions "Colonies Générales" sont remplacés par les timbres-poste au type Groupe. Ils se différencient par un cadre dans lequel est imprimé le nom de la colonie d'usage du timbre. Ils sont émis à partir de 1892.

Le type Blanc[modifier | modifier le code]

A partir de 1902, sur la base du type Blanc émis pour la métropole, une série de timbres intégrant le nom des colonies du pourtour méditerranéen et la Chine a été émis.

Pour l'Algérie, ce sont les types Blanc de la métropole qui ont été surchargé avec la mention ALGERIE.

Une partie des timbres a été surchargé pour modifier la valeur faciale en lien avec les monnaies locales.

Le Type Mouchon[modifier | modifier le code]

A partir de 1902, sur la base du type Mouchon retouché émis pour la métropole, une série de timbres intégrant le nom de certaines colonies du pourtour méditerranéen, Zanzibar et la Chine a été émis.

Une partie des timbres a été surchargé pour modifier la valeur faciale en lien avec les monnaies locales.

Le Type Semeuse[modifier | modifier le code]

A partir de 1924, sur la base du type Semeuse émis pour la métropole, une série de timbres a été créée avec des surcharges spécifiques à certaines colonies du pourtour méditerranéen (Alaouite, Algérie, Liban, Syrie, autres).

Le Type Merson[modifier | modifier le code]

A partir de 1902, sur la base du type Merson émis pour la métropole, une série de timbres intégrant le nom de certaines colonies du pourtour méditerranéen, Zanzibar et la Chine a été émis.

Une partie des timbres a été surchargé pour modifier la valeur faciale en lien avec les monnaies locales.

A partir de 1923, sur la base du type Merson émis pour la métropole, une série de timbres a été créée avec des surcharges spécifiques à certaines colonies du pourtour méditerranéen (Alaouite, Algérie, Liban, Memel, Syrie)

Le type Pasteur[modifier | modifier le code]

A partir de 1923, sur la base du type Pasteur émis pour la métropole, une série de timbres a été créée avec des surcharges spécifiques à certaines colonies du pourtour méditerranéen (Alaouite, Algérie, Liban, Syrie).

Marianne et Coq d'Alger, Marianne de muller[modifier | modifier le code]

A la fin de la deuxième guerre mondiale, la Marianne d'Alger et le Coq d'Alger sont émises à partir de 1944 en Algérie francaise. Elles seront utilisées dans les territoires francais libérés. Il existe deux versions:

·      une mention « POSTES ALGERIE » pour servir dans la colonie française,

·      une mention « POSTES » pour servir en métropole au fur et à mesure de la Libération.

Surcharges CFA et Algérie[modifier | modifier le code]

Après la libération, les surcharges "CFA" (pour la Réunion) et "ALGERIE" sont ajouté sur certains timbres de la métropole.

Les zones d'influence postale de la France[modifier | modifier le code]

Cette liste n'est pas limitée aux colonies au sens strict.

À partir de 1936, le Gabon, le Moyen-Congo, l'Oubangui-Chari et le Tchad sont regroupés d'un point de vue postale au sein de l'Afrique-Équatoriale français (AEF).

Dans un premier temps pour le Gabon et le Moyen-Congo, leurs timbres ont été surimprimés « Afrique / Équatoriale / française », ensuite des séries spécifique serons émises.

Durant la deuxième guerre mondiale, la série de 1937 a été surimprimée « Afrique française / libre » ou tout simplement « Libre ».

Après l'émission de 336 timbres en 22 années, le dernier timbre est émis en 1958 et représente le 10e anniversaire des droits de l'homme.

À partir de 1934, la Côte-d'Ivoire, le Dahomey, la Guinée, la Haute-Volta, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Soudan sont rattachés postalement à l'Afrique-Occidentale française. Mais c'est à partir de 1938 que sont émis des séries de timbres communs avec une indication Afrique Occidentale Française (AOF). Cela perdurera jusqu'en 1944, et les émissions propres aux pays indépendants reprendrons à partir de 1959-60.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dallay Catalogue de cotations des Timbres des DOM TOM, édition 2004-2005, page 27
  2. Yvert et Tellier Catalogue Mondial de Cotations, TOME 2, Première partie Timbre des colonies françaises - édition 2004 page 18

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Références connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Le site officiel de David Franco une collection en ligne des Postes du Levant Français dans l'Empire Ottoman, réalisée par David Franco, Vice-Président de l'Académie Européenne de Philatélie.
  • L'Europe de la poste vers 1860 qui retrace l'histoire des postes européennes vers 1860 avec notamment au chapitre France la reproduction et l'analyse de plusieurs lettres de l'ancien empire colonial français.