Histoire du métier de plombier

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Le métier de plombier est un métier très ancien, dont l'origine remonte à la construction des pyramides en Égypte antique ; attesté par des tuyaux en cuivre vieux de 4 500 ans[1], c'est un métier qui n'a cessé de s'améliorer et de se développer au cours des siècles et des générations de plombiers qui l'on servi.

Les villes en Grèce antique avaient leurs réseaux d'eau qui alimentaient des fontaines toujours célèbres de nos jours. L'apogée de la distribution de l'eau dans l'Antiquité est l’œuvre de Rome dans tout l'Empire romain, dont subsistent encore de nombreux vestiges. Après les grandes invasions, le métier de plombier renaît et se réoriente vers la couverture en plomb des cathédrales et des palais, avant que ne reviennent l'alimentation des fontaines et autres jeux d'eau des châteaux de la Renaissance. Les XVIIIe et XIXe siècles voient lentement l'eau monter dans les immeubles, avec l'arrivée du gaz. Le XXe siècle est le siècle de l'eau pour tous dans les pays développés, dans la cuisine et la salle de bains des villes et des campagnes. Le XXIe siècle sera pour sa part celui de l'économie de cet or bleu. Le plombier en sera et devra en être l'acteur principal.

Le travail du plombier est à la fois varié et complexe, de par les différents matériaux susceptibles d'être utilisés, ainsi que par le nombre de travaux qu'il est amené à exécuter : installations pour l'eau, pour le gaz, la protection incendie, les gaz médicaux et bien d'autres fluides. Les lieux dans lesquels s'exerce le métier de plombier sont également variés : tous les lieux d'habitation, de soins et de loisirs, les immeubles de bureaux, les installations dans les usines et dans nos campagnes, etc.

Le métier de plombier[modifier | modifier le code]

Robinet ancien de la fontaine du Mont-Saint-Michel.

L'eau[modifier | modifier le code]

L'eau est un élément important pour la vie de la plupart des êtres vivants, pour l'industrie, l'agriculture, l'élevage. L'eau est essentielle pour la vie, un être humain ne pouvant se passer d'eau pendant plus de trois jours sous peine de mourir de déshydratation[2].

Antoine Laurent Lavoisier nous dit « Ce sont d'elles (les eaux), en effet, que dépendent la force et la santé des citoyens... des eaux communes intéresse la société tout entière et principalement cette partie active dont les bras sont, en même temps, et la force et la richesse d'un État »[3].

L'eau rafraîchissante et apaisante.

Très différemment qualifiée selon son utilisation ou sa forme, l'eau est calme ou tumultueuse, douce, vive ou lente, bleu, verte, rouge ou lourde. Source de quiétude dans les fontaines, autant que d'inquiétude lors des inondations, elle est pourtant nécessaire à la vie. Elle sert également de base à certaines religions : le christianisme avec le baptême, l'islam avec les ablutions avant la prière, le bouddhisme avec le bain dans le Gange dont l'eau représente l'océan cosmique.

L’homme au fil des siècles a tenté de dompter l'eau en la bloquant entre les montagnes, en la captant et en la canalisant, puis en l'amenant par des installations complexes vers les villes et les campagnes. L’homme s'est efforcé de la nettoyer, de l'épurer, de la traiter, avant de l'utiliser et la reconduire dans son milieu naturel, en respectant les contraintes réglementaires propres à chaque pays. Puis le cycle perpétuel reprend : évaporation ou captation, pluie ou pompage, traitement, distribution et utilisation, puis le rejet en milieu naturel après plus ou moins de remises au propre[4]. Cet or bleu a (presque) toujours été là, et devrait rester sur la terre encore longtemps[5].

C'est ainsi que l'homme doit à l'eau la vie ( toute la vie sur terre), en même temps que notre vie, l'homme adulte étant étant en partie fait d'eau[6].

C’est pourquoi voici des millénaires, avec l’eau, les compétences de certains hommes sont apparues : celles du plombier[1].

Activités du plombier[modifier | modifier le code]

Le travail du plombier ne se limite pas à travailler sous un évier, à boucher les fuites, ou à refaire les salles de bains[7].

Bien qu'il s'agisse d'une partie importante du métier de plombier de réparer les fuites et d'apporter l’hygiène et le confort dans les logements, les usines ou les centres de loisirs, son travail est également de participer à d’autres réalisations beaucoup plus complexes et qui demandent un grand nombre de connaissances dans de nombreux domaines de la technique et des années d’expérience dans le métier[8].

Les entreprises de plomberie dans lesquelles travaillent les plombiers, peuvent réaliser de nombreux ouvrages de plomberie, chacune d'entre elles pouvant avoir sa spécificité et sa spécialité dans un ou plusieurs domaines de la profession :

La tour torse de Malmö en Suède.
  • Les hôtels avec des sanitaires toujours plus agréables et plus spacieux, notamment dans les hôtels de grands luxe du monde entier où le marbre côtoie l'or[9].
  • Les centres commerciaux aux très nombreuses boutiques, avec fontaines, protection incendie, restaurants et sanitaires.
  • La construction des grandes tours de béton, de verre et d'acier qui s'élancent vers les cieux et auxquelles il faut apporter l'eau potable, mais aussi les besoins en eau pour l'arrosage et la protection incendie.
  • Les hôpitaux avec les eaux froides brutes, les eaux traitées pour satisfaire la technique des appareils de soins toujours plus spécialisés, les réseaux d'eaux chaudes aux températures plus ou moins importantes, pour les besoins des chambres, cuisines et buanderies. Ce sont aussi les évacuations de ces eaux plus ou moins chargées de produits et matières polluantes diverses, qui doivent être traitées dans des stations ou des bacs de traitement, avant leur rejet dans les réseaux des égouts ou autres déversoirs[10].
    Centre de loisirs aquatiques.

Par ces travaux exceptionnels que sont les installations en milieu hospitalier, les plombiers montrent dans ces réalisations, les qualités indiscutables de professionnalisation et de compétences que nécessite leur métier[11]. Ce problème de la propagation de la légionellose en milieu hospitalier, se réfère davantage aux travaux des concepteurs et des bureaux d'études techniques, qu'à celui des exécutants, suivant scrupuleusement les plans qui leur sont donnés pour la mise en place des matériels fournis ; ceci sous le contrôle des Bureaux de Contrôle Techniques[12]

  • Les équipements spécialisés dans les hôpitaux, comme les réseaux de gaz médicaux : oxygène, vide, protoxyde d'azote, air comprimé, avec leurs centrales et postes de détente, nécessaires à l'hygiène et à la sécurité des patients ; les installations de laboratoires avec là aussi les problèmes d'eaux chaudes et d'eaux froides à traiter et à transporter ; les évacuations parfois chargées de produits radioactifs.
  • Les équipements de protection incendie, les distributions des réseaux de robinets d'incendie armés, de colonnes sèches ou humides, de sprinklers, extincteurs, etc.
  • Les installations de piscines et autres centres aquatiques - les plaisirs de l'eau -, les grandes cuisines et buanderies, les aéroports[13], les musées, les salles de spectacles, etc.

Les installations extérieures aux bâtiments comme les réseaux d'adduction d'eau, l'installation des stations d'épuration d'eaux usées, les stations de traitement d'eaux brutes, ou l'installation des pompes immergées au fond des puits ou des forages ; tous ces travaux sont du domaine des plombiers. Le plombier peut dans les campagnes s'occuper de la pose de tuyauteries en inox pour le raccordement des robots de traite dans une ferme ou de traitement des déchets dans le cadre des installations de biomasse et de méthanisation, pour le transport et le stockage du gaz[14]. Les usines d'assemblage de haute technologie, comme la fabrication et l'assemblage de disques durs, nécessitent des eaux ultra pures, ces eaux doivent être débarrassées de toutes leurs particules, même des sels minéraux[15].

L'eau est donc de moins en moins souvent un cadeau de la nature, mais c'est presque toujours un produit manufacturé (traitement), en même temps qu'un service (distribution).

Le plombier et son histoire[modifier | modifier le code]

Dans les temps anciens[modifier | modifier le code]

Une étude sur l'histoire du plombier est un exercice difficile dans la recherche de la vérité avec la méthode historique la plus rigoureuse, ceci pour des périodes dont les métiers sont peu développés, souvent mal connus et pour lesquelles les écrits ne sont pas toujours venus jusqu’à nous. Cependant, si l'on n'a pas toujours de preuves concrètes de l’existence d’un plombier à une époque donnée, par les recherches archéologiques, les preuves des matériaux qu’il a pu utiliser sont souvent disponibles[16],[17]. La période du Ve au XIe siècle est la plus obscure et la plus mal connue de notre histoire. Avec les guerres et les invasions, les structures corporatives de la Gaule romaine ont disparu, ou du moins se sont mises en sommeil, avant de renaître, au XIIe et XIIIe siècle comme le suggèrent certains historiens[18].

Lorsque l’on considère la contribution que la plomberie et les sanitaires et donc les plombiers, ont apportés dans la santé et la qualité de la vie de nombreuses populations, alors beaucoup d’autres choses paraissent beaucoup moins importantes, car, entre la perception d'un progrès et son effet réel, il y a souvent une différence qui n'est pas toujours visible[19],[20],[21].

Septembre ou les Très Riches Heures du duc de Berry. Début du XVe siècle. Couvertures des flèches en plomb.

Le mot plombier a évolué au cours des âges, avec des incohérences suivant les documents consultés : chez les Romains on les appelait, Plumbarius[22], dans la France au XIIe siècle ils étaient Plunmiers[23], mais pas encore reconnus comme corporation ; ils étaient déjà Plommiers[24] au XIVe siècle et Plombeurs[24] au XVe siècle. Dans leurs statuts de 1549 promulgués par Henri II, ils sont des Plombmiers[25], alors que dans les statuts de 1648, le Maistre est nommé comme Maistre Plombier[26].

D’après le registre de la taille de Paris, il y avait en 1292 un Mestre Ploumier[27], du nom de Mestre Raoul, seul artisan de son état à porter le nom de plombier. L'histoire ne le dit pas quel était son travail.

Dans d'autres pays, le mot pour définir le métier de plombier se rapporte à sa racine latine issue du plomb, plumbum, tel le plumber anglo saxon. En langue bretonne le plombier se dit plomer de plom, le plomb[28].

Aujourd’hui, en France, le plombier se fait également appeler installateur sanitaire.

Lorsque l’on remonte dans les temps anciens, dont les techniques sont venues directement jusqu’à nous, les vestiges mis au jour par les archéologues permettent d’avoir des preuves concrètes de l’existence, à la fois de réseaux d’eau, des matériaux transportant cette eau et des hommes qui assuraient la fabrication et la mise en place de ces réseaux. Ces réseaux de tuyauteries trouvés dans plusieurs parties du monde, sont directement liés aux installations d’eau actuelles, ceci par l'apport de techniques et de compétences des nouvelles générations de plombiers au cours des millénaires[29].

Aujourd'hui disparues, plusieurs grandes civilisations autour de la Méditerranée, ont depuis des millénaires contribué à la lente progression des techniques de captation, de traitement et de distribution de l’eau et donc au métier de plombier[30].

En Égypte[modifier | modifier le code]

Chadouf égyptien, premier système de pompage de l'eau.

En Égypte, au début du IIIe millénaire av. J.-C., les temples dédiés aux pharaons des premières dynasties n'ont pas de réseaux d’eau ; dans l’ancienne capitale Memphis (IIe dynastie, 2750 ans av. J.-C.), les maisons-palais de la haute bourgeoisie sont encore alimentées en eau à partir d’un puits-citerne qui recueillait l’eau de pluie ou l'eau du Nil, apportée par les serviteurs esclaves et les ânes[31].

Le pharaon Djeser, inaugure avec son complexe de Saqqarah, un nouveau concept dans la construction des ensembles pyramidaux, qui resteront à peu près identiques pour tous les monuments funéraires royaux construits par la suite. Un des éléments important sera la construction du Temple Haut, généralement contigu à la pyramide, et dont une partie sera destinée à la purification rituelle des offrandes faite à pharaon. Des canalisations sont placées dans le sol du temple afin d'évacuer les eaux lustrales qui seront versées sur les offrandes, puis généralement évacuées avec les eaux pluviales vers le Nil ou le désert. L'archéologue Ludwig Borchardt avec les découvertes d'Abousir, nous précise que dans ce Temple Haut se trouvaient des locaux pouvant servir à la préparation des corps avant l'embaumement. Cependant, à ce jour, aucun autre réseau de tuyauteries métalliques n'est décrit dans les différents temples mortuaires explorés par les archéologues, autre que celui du temple mortuaire du pharaon Sahuré à Abu Sir, seul des réseaux en poterie sont décrits sur les sites de fouilles, à Tell Amarna, Deir el Bahari (dans la grande cours du temple), Kahun ou El Lahoun et le temple de Sésostris II, etc[32].

Les découvertes d'Abousir[modifier | modifier le code]

Le complexe du Temple mortuaire du pharaon Sahourê, souverain de la Ve dynastie à Abousir en Basse Égypte, son règne se situe entre 2458 et 2446 av. J.-C., est une source d'informations, majeure pour les plombiers.

L'archéologue allemand Ludwig Borchardt, a découvert lors des fouilles réalisées de 1902 à 1908 à Abousir, sur le site du pharaon Sahourê, un réseau de tuyauteries d'évacuation en cuivre assez remarquable[33].

Carte du Temple mortuaire du pharaon Sahourê à Abousir en Haute Égypte. On remarque en trait rouge le tracé du réseau de tuyauteries en cuivre trouvées par Ludwig Borchardt.

Dans plusieurs locaux du Temple mortuaire dit en amont, proche de la pyramide principale, ainsi que dans celui dit en aval, pour la purification au bout de la galerie, un réseau de tuyauteries d'évacuation en cuivre, d’un diamètre de 47 mm, de 1,4 mm d'épaisseur et de plusieurs dizaines de mètres de long, datant de 2500 ans av. J.-C., a été trouvé lors des fouilles par Ludwig Borchardt. Ce réseau de tuyauteries servait à l'évacuation de l'eau, de l'huile et de graisses de plusieurs bassins utilisés pour la préparation des corps des défunts lors de l'embaument ainsi qu'au nettoyage des outils ; la pente des tuyauteries était d'environ de 1,5 %[34]. Un élément de la tuyauterie est exposé au Musée National de Berlin, dans la section des antiquités égyptiennes. La tuyauterie de cuivre était engravée dans un caniveau de pierre et pour sa protection, posée et recouverte par un lit de mortier, des dalles de pierre recouvraient l'ensemble[35].

Dans son ouvrage relatant ses découvertes[36], Ludwig Borchardt précise :

« Nous devons consacrer une subdivision particulière pour cette installation, qui n'avait encore jamais été découverte sur aucun monument égyptien de cette époque, avec une telle qualité pour l'ensemble du système d'évacuation des eaux. »

« Chaque bassin se composait d'une auge de pierre ... avec une bonde conique en plomb avec un œillet en cuivre martelé et un anneau en bronze, lorsque la bonde était tirée, l'eau s'écoulait dans une conduite de cuivre souterraine qui commençait du bassin le plus éloigné ... et qui sur son parcourt prenait l'eau des autres bassins[37]. »

Tuyau de cuivre engravé dans la pierre - vers 2500 av. J.-C. Découvert au temple d'Abou Sir en Égypte.

« Nous avons déjà évoqué les installations de drainage à l'intérieur des locaux, mais nous les reprenons plus en détail. Les fluides évacués sont de l'eau et probablement des huiles et des graisses qui venaient des défunts[38]... »

« Nous avons parlé jusqu'à maintenant d'un conduit creusé dans le calcaire. Cependant, ce n'est que le support pour la conduite, celle-ci reposant sur un lit de mortier de plâtre. Sur le pourtour cylindrique de cette couche de mortier, il y avait beaucoup de traces de vert-de-gris, parfois même de cristallin et enfin dans la partie d, 6 et e, 3, de plus gros morceaux de feuilles de cuivre oxydé... »

« Il est clair que c'est là l'empreinte de tube de cuivre ronds, d'environ 0,047 m (47 mm) de diamètre extérieur... et d'une épaisseur de 0,0014 m (1,4 mm). Un examen plus précis a permis à certains endroits, (d, 6 et e, 5-6) de déterminer la longueur des éléments de tube à 1,02 m. Les tubes étaient emboîtés les uns dans les autres, la longueur de l'emboîture n'étaient pas reconnaissable. La jonction latérale (servant à l'étanchéité du tube) se faisait par un simple recouvrement de 0,026 m (26 mm) de large[39]. »

« D'après le Maître plombier Heinrich, la soudure du cuivre ne semble pas avoir été connue des Égyptiens de l'Ancien Empire...» (D'après Heinrich, les tubes ont été réalisés à partir de feuilles de cuivre brutes, martelées, amincies, puis roulées pour former un tube. L'étanchéité latérale du tube, placée en partie haute, se faisait par un recouvrement martelé, le mortier faisait le reste.) « L'analyse des tubes cuivre a donnée : 96,47 % de cuivre, 0,18 % de fer ainsi que des traces d'arsenic, de chlore[40]... »

« Suivant le morceau de tube de 0,85 m de long trouvé...la jonction latérale était placée en dessus, ce qui permettait une étanchéité jusqu'au remplissage maximum du tube. La pente de la canalisation était faible mais régulière, environ 1,5 %, qui correspond approximativement à une pente de 1 pouce pour une aune égyptienne...» [41]. Par rapport au système métrique, 1 doigt = 1,89 cm et 1 aune égyptienne = 5 m environ[42]. »

Dans son livre, Ludwig Borchardt conclut ses nombreuses pages de texte, de croquis et de photos prises directement sur le site de ses découvertes par cette phase : « L'ensemble de l'exécution d'un drainage ainsi ramifié est dans l'histoire de l'architecture égyptienne d'une nouveauté complète ». Puis termine par :

« Voici juste les faits. Considérez ceci : l'installation d'une conduite métallique de cette importance, créée au milieu du troisième millénaire avant Jésus Christ, c'est probablement la chose la plus particulière, la plus inattendue et la plus extraordinaire que l'histoire de la construction nous ait donnée[43]. »

Artisans égyptiens.

La fabrication et la mise en forme des tuyaux, ainsi que la fixation longitudinale, de même que la pose d'un réseau de plusieurs centaines de mètres, ne peuvent être que l’œuvre d’ouvriers hautement qualifiés ; hommes libres ou esclaves, ils ne s’appelaient pas plombier, mais en avaient l’expérience et la qualification. Une fresque dans une des tombes, montre la fabrication d’une feuille de cuivre avant son utilisation, depuis la fonte du minerai et le coulage sur lit de sable, jusqu’à son amincissement par martelage puis sa découpe en feuille[44].

Sur ce même site d'Abousir, des réseaux d'évacuation d'eau pluviale en pierre ont été mis au jour par Ludwig Borchardt. Le réseau découvert comportait des gargouilles d'entrée d'eau et des caniveaux en pierre, mis en place à l'air libre, ou enterrés et recouverts de dalles de pierre[45].

Au IVe siècle av. J.-C., sur les pas d'Alexandre le Grand, lequel avait chassé les Perses d’Égypte, commence la dynastie gréco-égyptienne des Ptolémées et l’occupation de l'Égypte par les Grecs, puis au Ier siècle, l'arrivée des Romains qui occupèrent le pays. Lors de cette présence romaine, les plombiers-soldats[46] romains ont appris des plombiers égyptiens la fabrication et l'utilisation du cuivre pour les réseaux d'adduction d'eau, comme le faisaient les plombiers, esclaves ou hommes libres de l'Égypte ancienne, depuis des millénaires. Plus de deux millénaires plus tard, les plombiers de Rome, travailleront le plomb et réaliseront les fistulae, les tuyaux de plomb, de la même manière que les plombiers de l'Égypte ancienne travaillaient la feuille de cuivre, afin de réaliser des tuyaux pour les besoins des installations de plomberie de l'Empire romain.

Les différentes fouilles entreprises sur les les sites d'Égypte depuis les découvertes de Ludwig Borchardt, n'ont pas apporté, à ce jour, d’autres preuves concrètes de l’utilisation de tuyauteries en cuivre pour les réseaux d'eau, autres que celles du palais d’Abou Sir. Les pillages et la réutilisation des matériaux, ne permettent que difficilement la restitution de certaines techniques du passé, que ce soit pour la fabrication ou la pose de tuyauteries métalliques.

L'exploitation du cuivre dans les régions du pourtour de la Méditerranée date de 2300 ans av. J.-C. sur l’île de Chypre, d'où son nom latin : cyprium.

En Perse[modifier | modifier le code]

Les bains publics à Kashan en Perse. XVIe siècle

C'est sur les plateaux d'une des premières civilisations du monde et avant que le pays ne s'appelle la Perse puis l’Iran, que le cuivre, un des plus anciens métaux utilisés par l’homme, aurait été découvert, le début de son utilisation remonterait au VIe millénaire av. J.-C.[47]. Lors des fouilles effectuées sur le site de la ville de Dur-Untash ou complexe de Chogha Zanbil, dans la province du Khouzestan iranien, il a été mis au jour plusieurs réseaux d'eau, en pierre et en poterie[48]. Certaines des jonctions de ces tuyaux en poterie étaient particulières, elles étaient réalisées au plomb fondu, d'autres poteries souterraines pour l'évacuation des eaux de pluie des maisons, étaient en poterie recouverte de goudron naturel (naphte) pour en réaliser l'étanchéité[49].

Les ruines de plusieurs palais ont été mises à jour ; le palais numéro III était particulièrement soigné, chaque appartement était équipé d'une salle de bains avec une cuve-baignoire et des canalisations d'évacuation en poterie. La proximité avec la cuisine avait pour but de fournir de l'eau chaude et froide[50].

Plaque corrodée de cuivre fondu provenant de Crète. XVIIe siècle av. J.-C.

Les hommes qui fabriquaient les tuyauteries - probablement des potiers - ainsi que les hommes qui les préparaient et les mettaient en place, le faisaient avec un professionnalisme qui se rapprochait beaucoup de celui des plombiers, qui dans les millénaires futurs vont travailler le plomb pour réaliser les conduites de distribution de l'eau dans l'Empire romain.

Au cours des fouilles sur le site du complexe de Chogha Zanbil, aucune trace de tuyaux métalliques, en cuivre ou en plomb pour l'adduction ou l'évacuation des eaux, n'a été mise à jour par les archéologues. Après captation, décantation[51] et l'amenée de l'eau par des aqueducs et des caniveaux de pierres et en poterie, l'alimentation des différentes parties des thermes devait se faire par les esclaves et les animaux.

Dans la Vallée de l'Indus[modifier | modifier le code]

Au IIIe millénaire av. J.-C., alors que naissaient les premières civilisations dans les grands bassins fluviaux de la Méditerranée et de la Mésopotamie, se développait dans la Vallée de l'Indus, vers 2800 – 2600 av. J.-C.[52] dans le Pakistan actuel, la civilisation dite Harappéenne. Deux grandes métropoles émergèrent de cette partie du monde et depuis plus d'un siècle, elles sont l'objet de fouilles à l'initiative de plusieurs pays : ces villes sont Mohenjo-Daro et Harappa. Les différents archéologues qui ont travaillé sur les fouilles de ces deux villes[53], ont été surpris par le développement de l'hygiène sanitaire, de l'alimentation en eau et des réseaux d'évacuation des eaux usées. Des réseaux qui pour l'époque ont une technique si élaborée, qu'ils sont les seuls en ces temps à avoir été construits dans une quelconque cité dans le monde ; il faudra attendre, plus de deux millénaires et la civilisation romaine, pour atteindre un tel degré de développement dans ce domaine de l'alimentation et de l'évacuation des eaux usées[54].

La ville de Mohenjo-Daro.

Les Grands Bains de Mohenjo Daro. IIIe millénaire av. J.-C.

La ville qui à son apogée avait 35 000habitants[55], était divisée en deux : la ville haute ou Citadelle, et la ville basse. La Citadelle, comportait des maisons d'habitation plus confortables, où vivait une population riche de gouvernants et de marchands ; chaque maison, construite le long des grandes rues de la cité, comportait une salle de bain et des latrines individuelles, avec un système de drainage des eaux usées, à la fois vertical pour rejoindre le niveau du sol et horizontal pour se raccorder sur le réseau général placé le long des rues principales. Les réseaux intérieurs étaient en poterie finement ajustées, alors que le réseau principal le long des rues était en pierre et couvert de pierres non scellées pour permettre un entretien plus facile. Un regard en brique, ou un rétrécissement au niveau de la tuyauterie, était placé avant le raccordement sur le réseau principal afin de récupérer les dépôts important[56]. L'égout principal se déversait dans le fleuve. La ville basse, habitée par des populations plus pauvres, était située vers l'extérieur de la ville, dans des immeubles de 2 ou 3 étages. L'évacuation de l'eau de ces immeubles était réalisée suivant le même principe que celui des maisons particulières.

Salle de bains avec réseaux d'évacuation à Mohenjo-Daro.

L'alimentation en eau des maisons se faisait à partir d'un puits privé, construit en brique jusqu'au-dessus du sol[57]. Dans la ville basse et concernant l'habitat populaire, certains écrits parlent de réseaux d'adduction d'eau, mais sans référence valable. Cet habitat collectif était plutôt alimenté en eau à partir d'un réservoir central élément lui-même alimenté par des puits collectifs.

Sur le site de Mohenjo-Daro, la construction la plus spectaculaire et la mieux conservée, reste les Grands Bains, avec douches, peut être pour une utilisation rituelle[58]. Ces bains étaient étanchés par plusieurs couches de bitume (naphte) de 2 cm d'épaisseur et la pose de briques finement ajustées ; les relevés étaient étanchés à l'identique et recouverts de briques pour la finition, afin d'éviter les remontées d'eau dans les murs[58]. Les bains étaient alimentés par un puits proche, ainsi que par la récupération de l'eau de pluie[59], ce qui nécessitait des bacs de décantation dont aucun archéologue ne parle. Le sol des Grands Bains est légèrement en pente et la vidange du bassin se fait par un tuyau traversant le mur vers le réseau extérieur. Un bâtiment accolé au bain, comportait un hypocauste, technique de chauffage de l'eau, probablement ici pour le chauffage de l'eau du bain et des douches ; le dr Srikanta Sastri indique la possibilité de bains de vapeur (sauna) ou hammam[60]. Cette technique de l'hypocauste assez surprenante dans cette région à cette époque, était en avance de deux millénaires sur cette même technique qui sera largement employée par les Romains[61].

Le puits, les plateformes de bains et les réseaux d'évacuation.

La ville d'Harappa

La cité d'Harappa fut construite avant Mohenjo-Daro, mais sur le même modèle d’urbanisation : une cité quadrillée par des rues principales et secondaires, qui aurait comptée jusqu'à 40 000habitants[62]. Les maisons de la Citadelle ou ville haute, habitée par la bourgeoisie dirigeante et de marchands, comportaient un niveau de confort et d'hygiène avancé, avec salles de bains pavées de briques cuites au feu et parfaitement ajustées, ainsi que des latrines au sol lui aussi étanché. Les latrines comportaient un élément fait d'une jarre sans fond qui servait de receveur et se raccordait avec une tuyauterie en poterie sur le réseau horizontal de la maison, lui-même raccordé sur le réseau sur la rue[63]. Le long des rues principales était construits des réseaux d'évacuation des eaux usées en pierre, avec regards de visite et raccordement de chaque maison en tuyaux de poterie, sur le même modèle que les réseaux de Mohenjo-Daro.

Principe d'un ancien puits avec réseau d'évacuation.

Les eaux usées, à partir des réseaux principaux, étaient dirigées vers le fleuve par un conduit enterré de forme rectangulaire et la partie supérieure arrondie. Cette sortie sur le fleuve était fermée la nuit pour éviter toute intrusion de personnes ou d'animaux[64].

L'alimentation en eau potable et les eaux en général étaient abondantes dans la cité[65], comme pour Mohenjo Daro, elles se faisaient par des puits individuels et collectifs suivant les différentes parties de la ville, le puisage de l'eau se faisait au moyen d'une corde et d'une poulie en bois[66]. Le Dr Ghani-Ur-Gahman nous précise que 700 puits ont été découverts dans la ville de Mohenjo-Daro, alors que 30 seulement ont été mis au jour dans la cité d'Harappa[67].

Dans la ville de Dholavira, autre grande cité de la civilisation harapéenne, un ensemble de 80 latrines collectives a été mis au jour. Chaque maison y avait son puits et sa salle d’eau dallée. Les eaux étaient rejetées dans des caniveaux couverts en pierre, le long des rues principales, qui aboutissaient dans des jarres sans fond, sortes de puits perdus[68].

Mais, à part des réseaux construits en poteries et en pierre, pour l'adduction et l'évacuation des eaux usées, aucune tuyauterie en matériaux métalliques tels que le plomb ou le cuivre, pour l'amenée de l'eau vers les lieux proches de leur utilisation, n'a été découverte par les archéologues.

Cependant, la préparation et la pose de ces réseaux de tuyauteries en poterie, dont les éléments sont ajustés avec une telle précision pour éviter les fuites au moment de la mise en eau, ainsi que le principe d'étanchéité des parois, laissent à penser à l’existence d'une corporation d'ouvriers hautement qualifiés dans les domaines hydrauliques.

En Mésopotamie[modifier | modifier le code]

Les hypothétiques jardins suspendus et la Tour de Babel à Babylone.

Babylone, est une ville antique de la Mésopotamie située dans l'Irak actuel. On situe le début de sa construction au IIIe millénaire av. J.-C., mais sa profonde transformation et son apogée datent du Ve siècle av. J.-C., avec le roi conquérant Nabuchodonosor II et la construction de palais, temples, ziggourats et des grandes voies de circulation. Babylone ville plusieurs fois détruite et reconstruite au cours des âges, est l'objet de fouilles depuis une centaine d'années par plusieurs équipes internationales dont des allemandes[69]. La ville était construite sur la partie gauche de l'ancien lit de l'Euphrate, des fossés et canaux remplis par l'eau du fleuve constituaient à la fois un rideau défensif, mais également permettaient le drainage des eaux de pluie et l'évacuation des eaux usées vers le fleuve[70]. Des réseaux d'adduction d'eau de la ville nous avons peu d'informations, soit par la destruction du site au cours des différentes invasions, anciennes ou plus récentes, soit également par les recherches archéologiques non terminées ou pas encore entreprises.

Prisme de Sénnachérib. Daté de 691 av. J.-C.

Si l'on se réfère aux indications données par les équipes d'archéologie qui on travaillées sur Ninive, la sœur jumelle de la Cité de Babylone et dont les populations avoisinaient les 50 000 habitants au temps de sa splendeur, de grands travaux hydrauliques ont été entrepris tout au long de la construction de la ville[71] . Pour la construction et l'entretien de la ville, un nombre important d'ouvriers était nécessaire. Un quartier d'artisans a été découvert à Ninive, Babylone devait en avoir un également. Sur l’artisanat en Mésopotamie au Ve siècle avant notre ère, les spécialistes se réfèrent au Code d'Hammourabi, daté de 1750 av. J.-C., découvert par l'archéologue Jacques de Morgan en 1901 et qui se trouve au musée du Louvre. Ce code donne d’excellentes informations sur l'artisanat dans cette région du monde, car c'est à la fois un code de justice, une œuvre d'art par sa gravure en écriture cunéiforme et en langue akkadienne, c'est aussi une partie de l'histoire de la région en ces temps anciens[72].

Dans son livre, Les croisades vues par les Arabes, Amin Maalouf nous confirme que Bagdad, la ville fabuleuse des Mille et une Nuits, « avait d’excellentes canalisations d’eau ainsi que le tout-à-l’égout... »[73]. À Babylone, une dizaine de villas de nobles ont été mises à jour, mais aucune trace d'installations sanitaires. Par contre des jardins, des bassins et que dire des très contestés Jardins suspendus construits par Nabuchodonosor pour son épouse, dont aucune preuve archéologique n'a pu (encore) être trouvée. Certains archéologues suggèrent un bâtiment de deux ou trois niveaux en terrasse, avec des plantations comme nous en avons de nos jours. L'arrosage des jardins, réalisé au moyen d'une machine du genre vis d'Archimède, roue à godets ou autres moyens mécaniques. Les spécialistes se penchent sur le sujet[74].

Texte en écriture cunéiforme et langage akkadien sur une expédition du roi Sénachérib.

À la suite de récentes recherches sur ces fameux jardins suspendus, madame Stephanie Dalley de l'université d'Oxford[75], les placerait non pas à Babylone, mais à Ninive où des ruines de jardins auraient été découvertes. C'est en déchiffrant le prisme de Sennachérib, roi d'Assyrie de 705 à 681 av. J.-C.[76], que madame Dalley a fait cette remarque. Senachérib, lui aussi, a lancé de grands travaux à Babylone et à Ninive sa nouvelle capitale. Un des passages du prisme précise : « J'ai construit à côté du Palais un jardin surélevé qui imite les scènes...» [77]. La confusion dans la localisation des jardins, pourrait venir des travaux hydrauliques et de jardinage dans ces deux villes sœurs de son royaume.

Au-delà des réseaux d'adduction d'eau primaires, on sait peu de chose sur la distribution de l'eau à Babylone, à Ninive ou dans d'autres villes de Mésopotamie, au-delà des sources de captation, aqueducs de transport et stockage dans la ville de Ninive ; aucune précision concernant les raccordements vers les maisons et les bâtiments publics. Cependant un passage du prisme de Sennachérib nous parle de la capture des artisans lors de la prise de Babylone par le roi Sennashérib[78], ce qui nous laisse à penser que les artisans faisaient partie intégrante de la société babylonienne au VIIe siècle av. J.-C. Certains de ces artisans avaient dû participer à la mise en place des réseaux d'eau ainsi qu'à leur entretien. Il faudra attendre le travail difficile des archéologues dans cette région du monde, pour permettre de mieux appréhender les matériaux utilisés par les plombiers de Mésopotamie. Il fallait de toute façon alimenter en eau, la population d'une ville de 50 à 100 000 habitants suivant les époques, qui ne pouvait vivre sans eau, et de ce fait sans plombiers.

En Grèce[modifier | modifier le code]

La Grèce antique avait pour l'eau un véritable culte. Les protectrices des eaux et des sources étaient les nymphes. Les anciennes fontaines sont célèbres comme la fontaine de Castalie à Delphes, la Fontaine aux neuf bouches (la Fontaine Ennéacrounos) de l'Agora d'Athènes[79]. Les cités helléniques étaient généralement alimentées par des puits ou des sources, la cité d'Érétrie avait une canalisation qui partait de l'Acropole et longeait l'avenue principale afin d'aller alimenter une fontaine publique[80]. Concernant la période hellénique, de nombreuses sources archéologiques sur les jardins et leurs jeux d'eau, ainsi que sur les fontaines publiques sont disponibles ; mais il y a peu d'informations sur la nature des tuyauteries utilisées : poterie, plomb, cuivre. Les eaux après captage étaient dirigées par des aqueducs ou des tunnels, jusqu'à des citernes légèrement en hauteur. Depuis les citernes, des réseaux en poteries enterrées et en pierre, protégés au-dessus par des dalles de pierre, amenaient l'eau par gravité vers des fontaines publiques. La sortie de l'eau se faisait généralement par une tête d'animal en bronze ou mascaron[81].

Fontaine de Minos dans les Cyclades.

À Érétrie[82], lors des fouilles du quartier de la Maison aux mosaïques, il a été trouvé une tuyauterie en terre cuite de section circulaire, les joints pour les jonctions des différents éléments sont faits au plomb ; la tuyauterie est cerclée de lames de plomb. L'archéologue Pierre Ducret précise :

« La qualité de cette conduite, la durée de son utilisation attestée par des traces de réparations, ... tout laissait supposer qu'il s'agissait de l'amenée d'eau potable à la fontaine publique située au nord de l'agora, ... la conduite ayant été repérée sur plusieurs points de son tracée[83]... »

Vase de la fontaine Ennéacrounos à Athènes.

Dans l’île de Samos, le tunnel d'Eupalinos, long de plus d’un kilomètre, a été creusé dans la montagne et prenait l’eau dans deux sources afin d’alimenter l’ancienne capitale. Ce tunnel avait la particularité d'être double : un tunnel d'accès en partie haute et un tunnel pour conduire l'eau à une douzaine de mètres en dessous du premier. Dans ce deuxième tunnel l'eau était amenée par une conduite en poterie[84]. Cette eau une fois arrivée en ville, était distribuée pour alimenter les fontaines, les thermes, les latrines publiques et les maisons bourgeoises. L'alimentation principale se faisant au moyen de canaux et d'aqueducs en pierre. Aucune indication sur les réseaux secondaires ; très certainement comme dans les autres parties de la Grèce, au moyen de caniveaux en pierre et de poterie, mais aussi des tuyauteries en plomb ou en cuivre pour raccorder les mascarons des fontaines, qui ont depuis disparues, comme beaucoup d'autres tuyauteries métalliques.

Concernant l'organisation des métiers, on trouve dans la Grèce antique des références à des métiers qui se transmettent de père en fils, mais les traces de l’existence de corporations en Grèce datent d’une époque où la conquête romaine était achevée ; au IIe siècle av. J.-C. il est difficile de savoir si ces corps de métiers avaient une origine grecque ou romaine. Les quartiers d'artisans étaient concentrés près des réseaux d'approvisionnement en eau, cet accès à l'eau constitue dans de nombreuses villes un facteur déterminant pour l'installation de certains artisans. Les plombiers helléniques romanisés et les plombiers romains hellénisés amenaient et raccordaient en eau, non pas uniquement ces ateliers mais également les fontaines publiques proches. Ces plombiers helléniques étaient des hommes libres et des esclaves, car les grecs méprisaient le travail manuel et il y avait beaucoup d’esclaves à l’époque classique, ceux-ci pouvaient être soit des artisans indépendants travaillant seuls, soit des petits patrons employant des compagnons et des apprentis[85].

Ruines des thermes d'Antonin à Carthage.

Les esclaves pouvaient pratiquer tous les métiers, certains très habiles et appréciés pour leur art. Un esclave plombier qui avait eu la même formation au métier qu'un ouvrier libre, était aussi qualifié qu'un plombier libre[85]. Mais comme le dit Aristote : « Si les navettes tissaient d'elles-mêmes et les plectres jouaient tout seuls de la cithare, alors les ingénieurs n'auraient pas besoin d'exécutants, ni les maîtres d'esclaves »[86].

C’est à partir du milieu du IIe siècle av. J.-C., que les armées de Rome occupèrent la Grèce, ainsi qu’une grande partie des pays du bassin méditerranéen[87]. À Athènes, les Romains construisirent des canaux et des aqueducs pour une meilleure alimentation de la ville en eau, ce dont elle avait un besoin urgent. Des fouilles récentes ont mis au jour des réseaux de canalisations en poteries et en plomb, datant des premiers siècles de notre ère[88].

Carthage, l'ancienne capitale romaine en Afrique, située au nord-est de la Tunisie actuelle, avait des maisons bourgeoises avec réservoir en sous sol pour la récupération des eaux de pluie à des fins domestiques, ainsi que la captation et le stockage des eaux de sources. C’est à Carthage que furent construits les fameux thermes d'Antonin, « le plus vaste ensemble thermal romain construit sur le sol africain ». À partir de l'aqueduc de Zaghouan alimentant la cité, des réservoirs d'eau d'une contenance suivant les bassins de 30 à 60 000 mètres cubes d'eau, permettaient au moyen de canalisations, l'alimentation des douches, latrines et de plusieurs piscines, dont une de près de 50 mètres de long[89]. La destruction du complexe au cours des siècles et donc des réseaux de canalisations intérieures, ne permet pas d'en connaître la nature. De la pierre, du plomb et du cuivre certainement, en fonction des réseaux, en grande partie mis en place par des plombiers gréco-romains.

Coupe longitudinale du siphon en tuyau de plomb pour l'alimentation de la ville de Pergame.

Syracuse, ville au sud est de la Sicile, fut fondée au VIIIe siècle av. J.-C. par des colons grecs venant de Corinthe. Elle était alimentée en eau à partir de nappes souterraines et un système d'adduction d'eau classique dans le monde grec de l'époque : les puits pour les habitations, des citernes pour le stockage de l'eau utilisée pour les bâtiments d'une certaine importance et alimentés par des réseaux de distribution réalisés par des canaux et des aqueducs creusés dans la roche de la montagne. Ces aqueducs servaient à alimenter les fontaines, comme la fontaine monumentale de la Piazza della Victoria destinée aux besoins de la population[90]. Des réseaux secondaires existaient pour le raccordement final des habitations ou des fontaines, notamment des tuyauteries de plomb qui ont été retrouvées au cours de fouilles[91].

Au IIe siècle av. J.-C., devenue une cité puissante, la citadelle de Pergame en Asie Mineure, a besoin d'un nouvel approvisionnement en eau. La compréhension technique du système hydraulique du siphon dit inversé, ainsi que la maîtrise de la métallurgie du plomb, ont permis de réaliser un ouvrage hydraulique sans précédent pour l'époque.

Le système d'adduction d'eau de Pergame est composé de deux parties[92] :

  • La première partie du réseau était réalisée par trois tuyauteries parallèles composées de 200 000 éléments de poterie, emboîtés et jointoyés avec un mélange de sable, d'argile et de naphte. Ce réseau amenait l'eau depuis la source à 1 250 m d'altitude, sur 40 km de distance en écoulement libre, jusqu'à un réservoir à 3 km en face de la citadelle, à 376 m d'altitude.
  • La deuxième partie conduisait l'eau depuis le réservoir à 376 m de hauteur, jusqu'à la citadelle sur la colline en face, distante de 3 km à vol d'oiseau et située à une altitude de 350 m, et nécessitant le franchissement d'un vallon dont la hauteur la plus basse est de 175 m. Soit 200 m de dénivelé.

Le siphon qui franchissait la vallée, était constitué par une tuyauterie en plomb de 30 cm de diamètre extérieur et d'une épaisseur supposée de 5 cm. La conduite était posée sur des supports en pierre au-dessus du sol, avec des systèmes d'ancrage pour reprendre les efforts thermiques et hydrodynamiques de la conduite. La tuyauterie en plomb a disparu, seuls restent les ancrages permettant de présumer de la section des tubes et des traces de plomb retrouvées sur le tracé de la conduite. Le principe de fabrication et de jonctionnement des tubes en plomb sont inconnus. Le débit estimé de la conduite est de 45 l/s[93].

Au temps des Celtes[modifier | modifier le code]

Statère d'or du peuple des Parisii. Ier siècle av. J.-C.

Avant l'arrivée des Celtes, dans le pays qui deviendra la Gaule après la conquête de César, vivaient des hommes, un peuple dont on sait peu de chose, quelques preuves bien visibles ou découvertes par les archéologues nous en apportent la preuve. Les dolmens et cromlechs indiquent la présence d'un peuple au Néolithique. Au premier millénaire avant notre ère sont arrivés les Celtes, venus de l'Europe centrale, ils sont «...les acteurs principaux de la protohistoire de toute l'Europe occidentale et centrale » [94]. Si nous ne connaissons pas la langue parlée avant l'arrivée des Celtes, ceux-ci nous ont laissés leurs langues, lesquelles possèdent une certaine parenté linguistique, elles se sont perpétuées avec plus ou moins de rigueur au fil des générations : le breton, le gallois, l'irlandais, etc.

Palais en Europe aux temps du néolithique.

Les Celtes étaient un peuple de l'âge des métaux, mais ils ne bâtirent pas, comme les grecs et les romains des ensembles urbains, leur habitat était la hutte de torchis avec une couverture de chaume ; la maison du chef pouvait être en bois ; ces « bourgades » étaient parfois fortifiées. Il existe cependant quelques « villes » celtes, qui font encore l'objet de fouilles, telles Bibracte et Avaricum (actuellement Bourges). Les besoins en eau étaient directement pris dans la rivière proche, dans les ruisseaux et les sources qui pouvaient alimenter des fontaines. Un réseau d'égout a été trouvé à Bibracte, mais pas de technique ou de matériaux particuliers d'amenée d'eau et donc pas d'artisan pouvant s'apparenter à des plombiers[95].

De cette époque de notre histoire, les archéologues n'ont retrouvé qu'un matériel anépigraphe, c'est-à-dire sans la moindre inscription. Les Celtes n'ont pas utilisé l'écriture pour la transmission d'un savoir technique ou littéraire, du moins pouvant donner quelques informations sur les métiers de la construction, sauf pour l'ogham ou écriture oghamique de l'irlandais primitif[96]. Les Celtes ont privilégié l'utilisation d'idéogrammes pour l'identification de l'identité celte, empruntés parfois à d'autres civilisations : le cheval, le triskèle, les dauphins, l'arbre, etc[97].

Les aqueducs romains et les siphons[modifier | modifier le code]

Pour alimenter les maisons et les palais, les fontaines, les thermes et les latrines, les sources et les puits ne suffisant plus, les hommes durent aller chercher l'eau potable sur les hauteurs autour des villes. En Asie mineure, en Afrique du nord et dans presque toute l'Europe, des vestiges, plus ou moins bien conservés, parlent encore de l'inventivité des hydrauliciens du passé[98] . Comme le disait Pline l'Ancien « Ce sont les eaux qui font la ville »[99].

L'aqueduc romain du Pont du Gard.

Les premiers aqueducs furent des canaux creusés à travers les collines : Jérusalem, Mérido, Eupalinos, ce système sécurise l'approvisionnement en eau en cas de guerre et de siège de la ville[100]. Certains aqueducs peuvent être de simples canaux ou tuyauteries en poterie – tubulis fictilibus[101] - au niveau du sol, souvent recouverts de pierres ou de maçonnerie : Néris, Pergame, Lyon. Les plus connus sont les ponts-aqueducs, véritables ouvrages d'art : Le Pont du Gard, l'aqueduc de Carthage, les aqueducs de Rome et de Lyon, etc. construits par les Romains[102].

Les plombiers ne sont pas directement impliqués dans la construction et l'entretien de ces ouvrages, à l’exception dans certains cas, du revêtement intérieur de la partie supérieure de l'aqueduc où coule l'eau, et la construction des siphons pour la traversée de certaines vallées.

L'aqueduc de Louveciennes, qui alimentait le parc du Château de Versailles, était étanché par de la feuille de plomb sur 2 mètres de hauteur, soit un développé de 5 mètres et une surface totale de 3 215 m2 de plomb. Le revêtement en plomb est assez rare, les parois des aqueducs sont généralement étanchées au moyen d'une couche de mortier ou enduit hydraulique, de composition différente suivant les lieux et les époques[103].

Les siphons, dans le système des aqueducs, est un travail beaucoup plus conséquent pour les plombiers, notamment ceux construits en tuyaux de plomb sous l'Empire romain. Le siphon est une conduite sous pression, permettant de franchir des vallées dont l'espace ou la profondeur nécessiteraient un ouvrage d'art trop coûteux, sinon techniquement impossible[104]. C'est un dérivé du principe physique de l'équilibre des liquides ; ce même principe était utilisé autrefois sur les chantiers pour tirer le « trait de 1 mètre », avec le tuyau en caoutchouc, avant l'arrivée du laser.

Principe d'un aqueduc avec pont-siphon comprenant : le réservoir de chasse, le réservoir de fuite et les tuyauteries en plomb sur les rampants.
Coupe horizontale d'un réservoir de fuite.
Coupe horizontale d'un réservoir de chasse.

Les premiers siphons furent en en pierre, tels les siphons de Patara[105] et d' Aspendos en Turquie, et en poterie[106], comme celui de Pergame pour la partie en amont du réservoir de chasse, ceux de Breil-sur-Roya dans les Alpes Maritimes et le pont-siphon des Fées à Grimaud dans le Var, mais de construction plus récente ; ils furent utilisés pour des pressions faibles, à la fois en raison de la résistance du matériau et de l'étanchéité des éléments entre eux[107].

La Rome antique comportait 11 aqueducs, amenant un million de litres d'eau par jour dans la cité ; mais les aqueducs ne comportaient aucun siphon[108].

Le premier siphon en plomb est celui de Pergame en Asie Mineure, construit aux environs de 150 av. J.-C. Par la suite, les Romains généralisèrent l'utilisation de ce matériau en Gaule et principalement à Lyon ou Lugdunum. Avec plus de 200 km d'aqueducs, Lugdunum constituait avec ses 4 aqueducs, l'ensemble le plus important après Rome, pour l'alimentation d'une ville de l'Antiquité.

Lugdunum avait 4 aqueducs principaux[109] et 9 siphons en plomb. Le temps et les pillages ont dispersé une partie des matériaux utilisés, que cela soit la pierre des ponts ou le plomb des siphons ; seul l'aqueduc du Gier, qui amenait l'eau de Saint-Chamond à Lyon sur les hauteurs de Fourvière, permet de mieux comprendre les travaux des hydrauliciens et des plombiers gallo-romains.

Vestiges d'un rampant avec le réservoir de chasse.

L'aqueduc du Gier, construit entre le Ier et le IIe ap. J.-C., est le plus long des quatre aqueducs alimentant la ville de Lugdunum ; avec une longueur de 86 km, son parcours met en œuvre presque toutes les techniques romaines de construction d'aqueducs[110] ; il comportait un ensemble de 4 siphons qui amenait les eaux jusqu'à la colline de Fourvière. Chacun des siphons, en amont, comportait son réservoir de chasse, sur lequel étaient raccordés 9 tuyaux de plomb d'un diamètre extérieur d'environ 23 cm pour une épaisseur de 25 à 30 mm. La reprise du débit de l'aqueduc de pierre par un seul tuyau de plomb, aurait amené à une section trop importante, ne permettant pas de résister aux fortes pressions, raison pour laquelle les siphons, en général, étaient constitués par plusieurs tuyaux de moyenne section, limitant leur épaisseur[111]. Les tuyauteries du siphon étaient posées sur une rampe maçonnée pour les parties verticales et sur un pont-siphon en fond de vallée, en pente légèrement montante dans le sens de l'eau, avant de remonter vers le réservoir de fuite, légèrement plus bas que le réservoir de chasse[112].

Sur le parcours de l'aqueduc du Gier, le siphon de Beaunant qui franchit l'Yzeron, a une longueur développée de 2 660 m, la largeur des rampants est de 5,80 m ; la flèche ou différence entre le fond du réservoir de chasse et le niveau du pont-siphon où reposent les tuyaux est de 123 m (une pression de 12 bars), la longueur du pont-siphon supportant les tuyaux est de 269 m entre les culées et une largeur de 7,35 m[113]. Trois autres siphons étaient construits sur le reste du parcours de l'aqueduc du Gier : le siphon de Saint-Genis, de Soucieu, et de Saint-Irénée[114].

Le développé de l'ensemble des tuyauteries du siphon de Beaunant sur l'aqueduc du Gier, est de 26 km et le poids du plomb utilisé est estimé par Camille Germain de Montauzan à plus de 2 000 tonnes, et de 10 et 15 000 tonnes pour la totalité des 4 siphons[115] ; dans sa thèse de 1996, Jean Burdy définit un total de 40 000 tonnes de plomb pour cet ensemble de quatre siphons[116].

Au temps des Romains[modifier | modifier le code]

Vestiges des thermes romains - Hypocauste - à Beith' Shein en Israël.

Le métier de plombier a suivi une évolution dans le temps et dans l'espace ; il y a une continuité dans le métier au fil des civilisations et des générations. Continuité dans l'évolution des matériaux et des techniques de fabrication et de pose et donc dans les hommes qui ont servi le métier de plombier.

L’Égypte ancienne, comme d’autres civilisations à cette même époque, connaissait le travail du cuivre, la fabrication de tuyaux et leur utilisation dans le cadre d’adduction et de distribution d’eau aux palais et autres maisons des nobles[117].

Au cours de ces mêmes époques sont mis en place les réseaux d'eau dans la Vallée de l'Indus, le Pakistan actuel et sur les plateaux de la Perse, aujourd'hui l'Iran. Si des matériaux tels que le plomb ou le cuivre ne sont pas toujours découverts par les archéologues, les adductions d'eau dans les bâtiments ne peuvent pas être seulement en pierre ou en poterie, le plomb et le cuivre furent utilisés à un moment ou à un autre de la construction, un jour les archéologues en trouveront la preuve.

Les Grecs eux-mêmes, ne sont pas très bavards sur les matériaux utilisés pour l'alimentation de leurs thermes, mot qui vient du grec thermo, chaud et de leurs fontaines. À l'origine, les bains étaient froids. Les bains chauds avaient mauvaise réputation, suspectés d'amollir le corps tandis que l'eau froide, «...aguerrit le corps et le caractère». Cependant, les Grecs en vinrent vite à des bains tièdes, puis chauds dans les thermes, avec notamment les hypocaustes très utilisés par les Romains[118]. L’Égypte, après être passée de dynasties en provenance de Haute et Basse Egypte, libyenne, puis perse avec Alexandre le Grand, connue le règne du fascinant Toutânkhamon et de la belle Néfertiti, voit arriver les Grecs avec les Ptolémées, puis les Romains et le couple célèbre César et Cléopâtre.

Avec l’arrivée des armées d'Alexandre le Grand en Égypte, remplacées par les armées romaines et avec elles les artisans-soldats de Rome, va se mettre en place toute une formation, des échanges et une retransmission des techniques de construction des Égyptiens vers les artisans des armées conquérantes[119]. Ces échanges porterons notamment dans la construction des thermes et des réseaux d'alimentation en eaux ainsi que la fabrication et l’utilisation de tuyaux en plomb. Ces matériaux et techniques seront reprises et utilisées par les collèges d’artisans de Rome, puis de l’Empire romain. Voici qu'arrivent les Plumbarius[120].

Les découvertes de Pompéi[modifier | modifier le code]

Vestiges des toilettes publiques romaines à Beit 'Shein en Israël.

Rome, non seulement la ville mais ce qui fut la civilisation romaine dans ce qui deviendra l'Italie, avait ses plombiers, ses couvreurs, etc[121].

Pompéi, fondé au VIe siècle av. J.-C., par l’extrême rapidité de l’ensevelissement de la ville et la mort sur place des habitants en l'an 79 ap. J.-C., a été protégée des pillages et des ravages du temps. Pour les archéologues, il s'agit d'une image précieuse de la vie des Romains de l'époque, dans une ville de province qui comptait entre 12 000 et 20 000 habitants suivant les époques.

Fontaine à tête de taureau à Pompéi.

Sur le site de fouilles de Pompéi, région VII, 5, 28, suivant le quadrillage archéologique de la cité, un local a été identifié comme étant un atelier de plomberie[122]. L'identification du métier pratiqué en ce lieu, s'est faite tout d'abord en fonction de l'aménagement du local : un bloc de pierre réutilisé et servant d'établi, mais également d'un grand nombre de déchets d'alliage à base de plomb, de fer, d’alliage cuivreux trouvés dans une partie du local. Nicolas Monteix[123] nous dit que pour l'occupant de cet atelier, la spécialisation dans le travail du plomb, est évidente ainsi que celle sur d'autres métaux. Sur un site proche un fer à braser (à souder) a été trouvé, avec des limes, une tenaille, des forets, trois marteaux et une scie. Le fer à souder a une pellicule de plomb (peut-être de soudure) sur la face servant à souder[124].

Le réseau d'adduction d'eau de Pompéi partait de l'aqueduc de Serino qui alimentait également en eau la ville de Naples, vers un château d'eau principal qui alimentait plusieurs châteaux d'eau secondaires -14 ont été retrouvés - au moyen d'un réseau de tuyauteries en plomb de gros diamètres, pouvant aller jusqu'à 300 mm. À partir de ces châteaux d'eau, un réseau secondaire de tuyauteries en plomb, les fistulae, alimentait des fontaines et des maisons particulières[125]. Une quarantaine de fontaines ont été mise à jour par les archéologues. « Ces fontaines étaient généralement en basalte, parfois en travertin ou en marbre. Elles étaient formées d'une vasque rectangulaire, surmontée d'une pierre sculptée en forme de mascaron...»[126].

Depuis la canalisation sur la rue, les maisons étaient raccordées à un réservoir individuel, lequel par un réseau de tuyauteries en plomb alimentait les fontaines intérieures, les cuisines et les latrines, les thermes publics ou bains[127], avec parfois des thermes privés avec bains chauds, tièdes et froids, une piscine extérieure et les jardins. Parfois un tuyau en cuivre raccordait la sortie en bronze plus ou moins ouvragé. Le réseau secondaire alimentait également certaines boutiques ou ateliers comme les blanchisseries ou fullonica, des restaurants (découverts en 2014)[128]. On peut facilement imaginer le nombre important de plombiers, libres ou esclaves, qui travaillaient à la fabrication, à l'installation et à l'entretien de tous ces réseaux d'adduction d'eau dans les villes romaines.

Thermes romains de Corinthe.
Latrines publiques romaines à Ostie en Italie.

L'évacuation des eaux résiduelles n'est pas nouvelle, même si au même titre que l'accès à l'eau, l'évacuation des eaux usées est encore de nos jours un des problèmes majeurs des pays dits en voie de développement. Dans la ville de Mohenjo-Daro bâti au IIIe millénaire av. J.-C. au Pakistan actuel, les archéologues ont mis au jour des réseaux d'égout en pierre et en poterie[129]. C'est des Étrusques que les Romains auraient appris ces techniques d'évacuation des déchets humains[130].

Dans la plupart des villes romaines, les eaux une fois utilisées étaient évacuées soit vers les rivières proches, soit dans des fosses. Pour les latrines publiques, les caniveaux qui passaient sous les sièges et au devant des toilettes, évacuaient les matières fécales et l'urine dans de grands canaux collecteurs qui se jetaient dans le Tibre[131]. De même pour les thermes, les eaux usées étaient évacuées vers les égouts de la ville et ces eaux peu chargées servaient à l'entrainement des matières fécales venant des latrines. Un autel était même dédié à la déesse Cloacina (la Purificatrice), érigé à l'entrée du fameux Cloaca Maxima de Rome construit sous le règne de Tarquin le Superbe, 534 - 509 av. J.-C.[132].

Dans les ruines d'Ostie, le grand port de la Rome antique, les archéologues et les historiens, nous indiquent la même chose concernant les réseaux de distribution principale d'eau et les raccordements aux maisons, thermes et latrines. Les tuyauteries étaient en plomb de différents diamètres, formées à partir de tables de plomb de 1 cm d'épaisseur, roulées sur une forme probablement en bois. Après formage, les tuyaux étaient soudés sur toute leur longueur (voir croquis), avant d'êtres assemblés et placés dans des tranchées le long des voies de circulation[133]. Les eaux usées étaient également évacuées par des réseaux de poteries vers la mer. Le plomb était également utilisé dans les descentes d'eaux pluviales, notamment à Rome[134].

Les romains en Gaule[modifier | modifier le code]

Répartiteur d'eau romain à Nîmes. Arrivée de l'eau de l'aqueduc et départs en plomb vers les réseaux de la ville.
Carte topographique des principales voies romaines construites en Gaule sous l'Empire Romain.

Lors de l'invasion de la Gaule par les romains, malgré la victoire de Vercingétorix sur César à Gergovie en 52 av. J.-C., de nombreux riches romains s'établirent dans notre pays, devinrent gallo-romains et se firent construire de magnifiques maisons, les fameuses Villas Romaines. De nombreux bâtiments publics furent également construits, comme les thermes publics, les fontaines et les latrines, dont il nous reste encore de magnifiques vestiges en France et en Europe[135]. Ces Villas Romaines possédaient leurs thermes personnels, des jardins et des fontaines. L'eau était amenée vers les lieux d'utilisation par les aqueducs et des réseaux complexes tels que citernes, distributeurs - les castellum divisorium - et tuyauteries généralement en plomb. Ces adductions d'eau ont été faites dans les nouvelles villes de l'Empire romain, lesquelles sont toujours nos grandes capitales régionales françaises : Lutèce, Burdigala, Lugdunum, Condate, Tolosa, Lutecia, Bath en Angleterre, etc[136]. Les Romains ont transposé leurs habitudes et le niveau de vie de leur pays d'origine, dans les pays conquis, ainsi que les techniques pour permettre la mise en œuvre de leur mode de vie[137].

Les découvertes de Trinquetaille[modifier | modifier le code]

Trinquetaille, est une ville romaine englobée dans l’agglomération d'Arles, mais qui pour les plombiers est très importante en raison des découvertes qui y ont été faites. Déjà en 1570, un premier manuscrit de monsieur Rebattu antiquaire à Arles, parle d'un tuyau de plomb remonté du fleuve avec des inscriptions en latin[138]. Puis en 1650, 1707, 1708 et 1822 d'autres tuyaux ont été retirés du Rhône, souvent par les bateliers lors du relevage des ancres de bateaux. Les tuyaux retirés du Rhône et sauvés du pillage, sont dans les musées de la région.

Croquis de soudure longitudinale sur tuyau de plomb romain.
Tuyau de plomb romain à Bath en Angleterre.

Ces tuyaux, suivant le mémoire de la Société royale des Antiquaires de France en 1823[139], sont de différentes longueurs, entre 6 à 10 pieds, soit entre 2 et 3 mètres et de plusieurs diamètres : entre 13 et 15 pouces de circonférence extérieure, soit environ 11 et 13 centimètres de diamètre. Les épaisseurs varient elles aussi et elles se situent entre 5 et 8 lignes, soit entre 16 et 25 mm. Les tuyaux retirés en 1708, auraient 1 pied de diamètre, près de 33 cm (peut-être une erreur entre le diamètre et la circonférence) et une toise de longueur, environ 1,95 m de long[140].

D'après les études d'André Cochet en 1993[141], ces tuyaux en longueur de 2 à 3 mètres, avaient une emboîture de 3 à 4 cm et un nœud de soudure à l'étain, roulé en olive. Avant soudure et afin d'avoir une meilleure tenue à la traction au moment de l'immersion, un clou en fer était enfoncé de part en part de la jonction (surprenant). La fabrication des tuyaux était faite à partir d'une table de plomb roulée sur un mandrin qui pouvait être en bois, avec les bords légèrement relevés, probablement pour avoir un meilleur assemblage au moment de la soudure longitudinale. Celle-ci se faisait par coulage de soudure entre deux planchettes servant de coffrage[142]. La soudure longitudinale devait se faire directement sur la forme en bois, avec une légère remise en forme à la batte tant que le métal était chaud (voir le croquis)[143]. La fabrication devait se faire en atelier, peut-être au bord du fleuve, près du lieu de la mise en place et les tuyaux assemblés par longueur de 4 ou 6 mètres, ou plus, afin d'éviter un trop grand nombre de soudures en position avant l'immersion dans le Rhône.

On ne connait pas la technique pour la mise en place de ces réseaux au fond du fleuve voici deux millénaires, le Rhône n'étant pas par définition, un fleuve tranquille. Il ne semble pas qu'à ce jour une quelconque hypothèse ait été faite à ce sujet.

On remarquera que le principe de fabrication des tuyaux de plomb romains et gallo-romains par la suite, les fistulae, est le même que les tuyaux de cuivre de l'Égypte ancienne. Le cuivre fut peu utilisé par les Romains dans la fabrication des tuyauteries ; le cuivre devait être trop coûteux, alors que le minerai de plomb était disponible dans plusieurs pays de l'Empire[144]. Il est possible qu'à l'époque de l'invasion romaine en Égypte, les mines de cuivre du Sinaï et de Palestine ne soient plus en exploitation.

Tuyaux de plomb romains sortis du Rhône près d'Arles.

Une fois de plus, nous pouvons dire que s’il y avait des tuyaux, il y avait obligatoirement des hommes pour les fabriquer et pour les mettre en place. Les Plumbarius.

Vestiges romains du Pont du Gard.

Au temps des Romains, ces hommes faisaient partie de cette branche des laboratores (ceux qui travaillent). Le roulage de forme ovoïde et l'étanchéité par un cordon de soudure longitudinale, ne pouvaient être faits que par des hommes de métiers. Sans oublier la pose de ces tuyauteries, fragiles, lourdes et souvent mises en place dans des conditions difficiles. Ces hommes s’appelaient Plumbarius [22], c’était les hommes qui travaillaient le plumbum, c'est-à-dire le plomb.

Le travail sur un tuyau de plomb de 200 ou 300 millimètres de diamètre, ne se fait pas sans une parfaite connaissance du métier de plombier. Sans oublier qu'à cette époque il n'y avait pas de chalumeau pour chauffer et souder le plomb, tout se faisait au fourneau proche de la soudure. Picages droits et obliques, coudes en tranches de melon, peut-être pré-soudure du plomb au fer rouge, avant de terminer avec une belle soudure à l'étain, coulée à la louche et finie au fer chaud, dans le style qui sera celui des fontainiers de Versailles 15 siècles plus tard.

Ces tuyaux en plomb portaient presque tous des inscriptions en latin, gravées probablement avant la mise en forme, il est indiqué aussi moulé (inscrite au moment de la fonte de la table de plomb). Ces inscriptions comportent des noms de personnes, des chiffres (romains) qui pourraient être l'indication du poids d'un ensemble de réseau[145]. Par contre, certains portent des noms de personnes : C.CANTIVS. POTHINVS.FACIT. Facit étant le diminutif de faciebat qui en latin signifie, fait, c'est-à-dire par extension : « réalisé par C. Cantius Pothinus » et un autre avec le nom de T.VALERIVS SVRRILIO. D'après le correspondant de la Société des Antiquaires, le comte Christophe de Villeneuve-Bargemont, ancien Préfet du département des Bouches-du-Rhône (1771 - 1829), ces noms seraient ceux des ouvriers ayant fabriqué ces tuyaux. Les plombiers-soldats que César avaient envoyés en 43 av. J.-C. avec la VIe légion romaine, pour fonder la nouvelle colonie d'Arles[139].

Lutèce. Thermes de Cluny. Partie nord de l'égout. Avec cunette et trottoirs.

Les Romains ont peu parlé des plombiers, comme des autres métiers d'ailleurs, même si les collèges d'artisans étaient bien connus, mais le travail manuel n'était pas, à l'époque, la préoccupation première de nos voisins transalpins[146], comme d'ailleurs les Grecs avant eux. Pour les Romains, seuls comptaient les soldats qui défendaient ou soumettaient les nations et les paysans qui procuraient la nourriture du peuple et de l'armée du César. Comme le dit le poète Virgile par la voix d'Anchise : « Toi, Romain, souvient-toi de régir les nations, ce seront là tes arts »[147]. C'est-à-dire, soldat gagne les guerres qui nous procurerons des esclaves, lesquels travaillerons pour nous.

Cependant, si peu d'écrits sont parvenus jusqu'à nous, de nombreux vestiges, édifices et matériaux sont toujours là pour nous montrer l'art des anciens et nous rappeler que le métier de plombier, au même titre que le tailleur de pierre ou le charpentier, est un métier très ancien. Ceci n'est pas un vain mot, le passé le prouve.

Un tuyau de plomb a été retrouvé sur le site des fouilles entreprises à l'occasion de la construction du laboratoire de biologie du développement pour l'institut Curie à Paris en 2006. Ces fouilles ont livré de précieuses informations sur la fondation de la Lutèce romaine[148]. Ce tuyau, partie d'un réseau plus important d'adduction d'eau, a été fabriqué et posé très certainement par des plombiers gaulois, lesquels avaient appris le métier auprès des artisans romains[149].

Au musée lapidaire de Bordeaux, à la fin du XIXe siècle, a été retrouvé un tuyau de plomb d'origine romaine, une fistula, très certainement en provenance de la cité de Voconces (peuple gaulois installé sur le territoire actuel de la Drome, Isère, Vaucluse, etc.). Ce tuyau de 45 cm de diamètre, portait une inscription gravée en latin : THERAPIVS F. Une plaque de plomb avec la même inscription avait été retrouvée à Vinsobres près de Nyons en 1876[150]. D'après les spécialistes de l'époque, «...THERAPIVS serait selon toute vraisemblance un plombier de la cité des Voconces ...» [151].

Inscriptions sur tuyaux de plomb romains.

Pour la construction de ces réseaux amenant l'eau dans les villes, puis le raccordement des villas et des thermes, il fallait des hommes, simples exécutants, esclaves ou hommes de peine, laboratores, et des hommes de métiers : tailleurs de pierres, maçons et plombiers : les plumbarius. Certains de ces ouvriers vinrent avec les armées romaines, souvent soldats eux-mêmes[152], ils formèrent les meilleurs des ancêtres de la profession ; les Romains sont restés près de 5 siècles en Gaule. Venu de l'Égypte ancienne, puis de Rome, en passant par la Grèce, le métier de plombier fut transmis aux Gaulois. Ces laboratores gaulois apprirent vite auprès des maîtres plombiers romains venus de tout l'Empire, lesquels au fil des siècles d'occupation romaine ont transmis le métier aux autres générations ; c'est à eux que l'on doit ce travail du plomb que l’on retrouve lors de fouilles dans notre pays et dans - presque - toute l'Europe.

Dans le Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Puits avec sa cage à rouet au château d'Harcourt.

À la fin de l’occupation romaine, dans le courant du IVe et Ve siècle et le retour des plombiers transalpins dans leur pays, les territoires occupés par les Romains lentement se replièrent sur eux-mêmes et subirent pendant des siècles les invasions barbares[153]. Ceci eut plusieurs conséquences dans la vie des plombiers gaulois : déjà l’arrêt de la construction, les grands travaux de construction et de modernisation des infrastructures s’arrêtent, ensuite l’abandon de l’entretien des grandes sources de captation et de distribution de l’eau, les réseaux de transport de l'eau ne sont plus entretenus, tels que les aqueducs, les réservoirs et réseaux de canalisations. De plus, l’abandon des villas romaines avec les bassins, les fontaines et les thermes, limite les besoins en eau, lesquels faisaient la fierté des habitants et procuraient du travail aux plombiers.

Ceux-ci lentement, génération après génération délaissent l’apprentissage de leur métier, quittent les grandes villes au profit des campagnes. Il faudra attendre plusieurs siècles pour que reviennent les plombiers. A une certaine époque, les rois de France eux-mêmes avaient quitté leur capitale pour retourner dans leur domaine provincial.

La construction des châteaux forts ne procure pas beaucoup de travail aux plombiers. Certains châteaux possèdent tout de même des latrines sur plusieurs niveaux du donjon, à la fois pour la famille et la suite du seigneur, mais également pour les soldats et la garde du château ; c'est le cas pour le château de Pierrefonds chef-d'œuvre du XIIe siècle[154]. Pour l'approvisionnement en eau, un puits au milieu de la cour près du donjon, des seaux en bois que montent les hommes dans les étages et les besoins en eau, encore faibles, sont vite couverts. Certains châteaux qui ne possédaient pas de puits, avaient un petit réseau d’aqueducs enterrés, préservant l'approvisionnement en cas d'attaque ou de siège, collectant les eaux de sources[155].

Les châteaux ne sont plus couverts en plomb ; celui-ci est trop cher et trop dangereux en cas d’incendie. La toilette du matin et les toilettes sont plus que rudimentaires. Placées en surplomb, les toilettes des châteaux forts manquent beaucoup de confort[156]. Mais il semblerait qu’à cette époque se laver serait un signe de luxure. Mais passons vite cette époque, qui fut pour les plombiers gaulois le néant de la nuit mérovingienne avant de revenir sur la scène de leurs exploits.

Clocheton en plomb doré et ardoises.

Au fil des siècles et dans la nuit des invasions barbares, la tradition se perpétue tout de même un peu chez les plombiers, en effet, le clocher de la première Église Saint-Jean-du-Marché de Troyes était «...entourée d’une couronne en plomb doré...», un don, semble-il, du roi Louis II dit Le Bègue, lors de son sacre par le pape Jean VIII dans cette même église en l’an 877[157]. Au début du XIIe siècle, l’abbé Étienne de Tournai fait reconstruire l’église Sainte Geneviève avec une couverture en lames de plomb[158]. Le plombier recouvre donc combles et terrasses, ainsi que certaines parties de façades en bois afin de les protéger des intempéries et de ne pas perdre la main.

En l'an 852, l'abbé Loup de Ferrières, ou Loup Servat, abbé de l'abbaye de Ferrières-en-Gâtinais, s'adresse à Æthelwulf roi de Wessex - royaume Anglo-Saxon au sud ouest de l'Angleterre - pour obtenir le plomb nécessaire à la couverture du clocher de l'église abbatiale Sainte Marie[159]. Ayant eu satisfaction, à son achèvement le clocher fut recouvert de feuilles de plomb, ce qui le protégea jusqu'à son incendie en 1426[160]. Il fut restauré au XVIIe siècle, mais frappé par la foudre il s'écroula en 1739. Rapidement reconstruit il devint bien de la République de l'An II (1793 - 1794) et la couverture en plomb fut fondu pour les besoins de la guerre ; reconstruit en 1840, le clocher et sa couverture en plomb sont démolis par mesure de sécurité suivant décision du Conseil Municipal du 21 août 1852.

« Des travaux urgents et indispensables sont réclamés pour l'église de Ferrières...pour prévenir un éboulement dans la charpente...ainsi que la chute d'un clocher de plomb qui se trouve au-dessus du cœur...». Le clocher fut rasé à sa base, une plate-forme construite et recouverte d'ardoises, mais le clocher n'a jamais été reconstruit[161]. »

Comme le dit Viollet le Duc, « La plomberie remplit un rôle important dans l'architecture du Moyen Âge ; c'était d'ailleurs une tradition antique...L'industrie du plombier remonte donc aux premiers siècles du Moyen Âge...»[162]

Latrines extérieures à la Tour de l'Honneur de Lesparre-Médoc.

Le plomb qui a donné dans plusieurs langues son nom au métier de plombier, était connu depuis l'antiquité dans de nombreuses civilisations. Un autre matériau qui va de pair avec le plomb, c'est l'étain. Si on mélange ces deux matériaux on a de la soudure, très utile pour le soudage des tuyaux et des tables de plomb et de cuivre et plus tard du zinc, ainsi que pour bien d'autres travaux anciens et modernes. L'étain, appelé aussi plomb blanc, sert à la protection et la soudure du cuivre ; l'étain était également utilisé en couverture pour étamer le plomb et donner aux couvertures une blancheur que ne peut lui donner le plomb de couleur noire légèrement bleuté lorsqu'il est neuf et gris terne après quelques années aux intempéries[163].

Le point de fusion du plomb est de 327 °C et celui de l'étain de 232 °C, avec la baguette de soudure à 28 % d'étain on atteint des températures de fusion autour de 300 °C. La soudure dite à l'étain est cependant assez délicate, de par la faible différence des températures de fusion.

Mais un autre type de plomb existe sur certains monuments historiques : c'est le plomb doré. On peut en voir sur l'aile sud du château de Versailles. Au temps de Louis XIV tous les éléments d'ornementation en plomb de ta toiture étaient dorés à l'or fin. Certaines statues en plomb coulé sont également dorées à l'or fin, comme la statue de la déesse du bassin de Flore réalisée en plomb doré et qui appartient à l'ensemble des bassins des Saisons à Versailles[164]. Ce travail de plomberie décorative, poinçons, épis, a longtemps été exécuté par le principe du repoussage du métal ; celui-ci permet plus de légèreté dans les ouvrages que le principe par coulage du plomb. C'est jusqu'au XVIe siècle que ce principe du repoussage va perdurer pour être remplacé par la fonte du plomb sur moule, laquelle permet la multiplication plus rapide d'éléments identiques.

Les anciens avaient également trouvé que le mélange de cuivre et de plomb donnait un matériau bien utile et qui a donné son nom à une ère de l'histoire du monde : l'âge de bronze. Les besoins en plomb étaient très important, celui-ci venait de nombreuses régions de l'Empire romain, alors que l'étain venait principalement des mythiques îles Cassitérides, ou îles de l'étain au nord ouest de l'Espagne et plus tard en Cornouailles, au sud ouest de ce que l'on appelait alors l'île de Bretagne[165].

Sarcophage en plomb durci. Musée du Louvre.

En ces temps, un autre travail échoit aux plombiers et cela depuis longtemps et pour encore plusieurs siècles : c’est le doublage intérieur des cercueils, notamment pour recevoir le corps des rois et de la haute noblesse. Le tombeau de Childéric Ier, roi des Francs saliens, mort en 481 ou 482 et père de Clovis Ier, avait un cercueil composé de deux enveloppes de plomb[166]. Le bon roi Dagobert, mort en l’an 639, avait lui aussi un cercueil doublé de plomb. « Ils fondent (les plombiers) encore ces lames épaisses des cercueils destinés à garder, durant un si grand nombre de siècles, les cendres de ceux dont les pas sur la terre ont fait quelque bruit, laissé quelques traces »[167].

L'empereur Napoléon Ier fut également à sa mort, inhumé dans un cercueil de plomb, puis exhumé en 1840 et transporté dans ce même cercueil vers la France[168].

Les guerres étant toujours plus coûteuses, une nouvelle taxe frappa les corporations en 1696 ; un décret du Conseil d’État du roi Louis XIV, en même temps qu’il taxait la corporation des plombiers de 7 000 livres, taxait les Maîtres (les artisans) par ce décret du 17 juillet 1696 , preuve de l'implication des plombiers dans la fabrication des doublures en plomb des cercueils :

« Le Roi en son Conseil a ordonné et ordonne qu’en payant par la communauté des Maitres Plombiers…veut et entend sa Majesté, que chaque Maitre qui livrera un cercueil, paye la somme de 6 livres au profit de la communauté[169]... »

Couverture en plomb sur la cathédrale Notre Dame de Paris. Travaux de rénovation.

Voici le XIe et XIIe siècle, la foi chrétienne est très forte en cette fin du Moyen Âge, la civilisation urbaine connaît un nouvel essor, la ville redevient le lieu du pouvoir et les capitales se développent. Paris devient vers l’an 1200 la plus grande ville de l'Occident, avec une population estimée de 80 000 à 100 000 habitants et 200 000 habitants au XIVe siècle[170]; ceci avant que ne s'abattent sur la France la Grande Peste et la guerre de Cent Ans. Comme pour le reste de la population, ces deux fléaux touchèrent un grand nombre d'ouvriers, faisant fortement augmenter les salaires par manque de personnel qualifié[171]. Puis une nouvelle couche sociale se développa : la bourgeoisie marchande. Le clergé est très puissant, chacun dans sa paroisse veut faire plus beau que dans celle de son voisin, les riches bourgeois donnent pour le salut de leur âme, le commerce des indulgences se développe. C'est alors que les cathédrales fleurissent dans une partie de l’Europe et plus particulièrement en France : Saint Denis, Amiens, Beauvais, Orléans, Paris, etc. Une nouvelle catégorie de Maître d'Ouvrage voit le jour sur les chantiers : les abbés bâtisseurs de cathédrales, comme l'abbé Suger pour l’abbatiale de Saint-Denis.

C'est alors que pour le bonheur des plombiers, qui ne le savent pas encore, afin de glorifier Dieu et d'atteindre la Jérusalem céleste, les bâtisseurs sont passés de la grotte à la chapelle, puis à l'église et enfin à la cathédrale.

La cathédrale de Chartres, partiellement ravagé en 1194, le clocher nord fut repris et surélevé au XIIIe siècle, avec une flèche à la charpente en bois et une couverture en plomb[172]. Lors de sa construction, la cathédrale Notre-Dame de Paris a nécessité 1320 plaques de plomb ; l'importance et le chef-d'œuvre de sa charpente que l'on nomme – la forêt – supporte une couverture en plomb d'un poids de 210 tonnes[173].

La cathédrale Saint-André de Bordeaux, consacrée par le Pape Urbain II le 1er mai 1096, avait une couverture en plomb. Le samedi 25 août 1787, l'imprudence d'un couvreur travaillant sur la voûte principale, déclencha un incendie qui consuma en moins de deux heures la charpente du chœur. Elle fut recouverte en 1812 avec des matériaux moins fragiles en cas d'incendie[174].

Couverture en plomb sous arcs-boutants - rénovation cathédrale du Havre.

Les plombiers allaient montrer leur art dans les maisons de Dieu. Pas de pierre évier ou de salles de bains en ces lieux, mais ces constructions ont un toit et ce toit est souvent en plomb et le plomb en ces temps c’est l’affaire du plombier, même si à cette époque il s’appelle encore couvreur. Couvreur il l’est et son travail est la recouverture des mésons, mais le métier est encore régi par la corporation des charpentiers et placé sous l’autorité du Premier Charpentier du Roi. Dans le Livre des Métiers, d'Étienne Boileau, Prévôt de Paris, rédigé en 1270 sur les corporations de Paris[175], aucun ouvrier ne porte le nom de plombier, il ne recense même pas encore les couvreurs et ne parle que des charpentiers au sein de la même organisation juridique.

« La création d'un Maître Charpentier du Roi, placé au-dessus des jurés de chaque communauté, fut un réseau jeté sur elles par le despotisme ombrageux du monarque. Le peuple devenait fort, il inquiétait le pouvoir. On voulut s'immiscer dans ses affaires intimes, connaitre ses secrets, les ressources de la grande famille industrielle, et sous la pompe d'un mot, sous le vernis de l'honneur prétendu que la cour voulait faire à la classe industrielle, disparurent beaucoup de libertés qui devaient lui êtres chères[176]... »

Le privilège du Premier Charpentier du Roi fut aboli sous Philippe le Bel par un arrêté du Parlement en 1314[175].

« Au XIIIe siècle, les statuts des charpentiers sont particuliers et le couvreur y figure au même titre que les charrons, les tonneliers ou les huissiers (menuisiers). Le Livre des Métiers d'Étienne Boileau, dénombre un total de 130 associations corporatives mais seulement six du bâtiment, aucune corporation de la couverture, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de couvreurs, mais pas encore organisés et indépendants, ils dépendaient des charpentiers et les recouvreurs de mésons avec eux. « Le Livre des Métiers , ne s'occupe aucunement des plombiers...Quant il s'agissait de couvrir quelque édifice avec des lames de plomb, ce qui était rare, ce travail était confié aux couvreurs qui s'adjoignaient des ouvriers spécialisés...» Les plombiers, couvreurs d'édifices se confondaient avec les couvreurs jusqu'au XVIe siècle[177]. « ...quand l'on fera espiez (épis) pignons, lucarnes, enfaistements et aultres couvertures appartenant au dict mestier de plombmier, il conviendra[178]... »

La Taille de 1292 porte 7 ouvriers couvreurs et 21 sous le nom de recouvreurs de mésons. Les couvreurs, bien que faisant partie à cette date de la corporation des charpentiers, étaient comptés à part[179].

Mode d'assemblage en couverture plomb.

Si en France, en ce début du XIVe siècle, les plombiers, spécialistes de la pose du plomb sur les édifices, sont encore appelés recouvreurs de mésons et font partie de la corporation des charpentiers, il n'en est pas de même en Angleterre où ils sont déjà appelés plumbers, ou du moins par le mot latin plombarius [180].

Pendant le règne du roi d'Angleterre Edouard II de 1307 à 1327, des travaux de réparation et de rénovation ont lieu sur le Palais de Westminster Hall construit en 1097. Sur le chantier il y avait des carpenters, des tilers (couvreurs), des smiths (forgerons), des masons (stone masons) ou tailleurs de pierres, des torchiators ou plâtriers (du mot français torchis) et des plumbers ou plombiers. D'après le Grand Livre des dépenses, The Roll, le plombier John Valet était payé au prix de 8 pences la journée, alors que son collège Semannus, du village de Estwelle, ne recevait que 6 pences par journée. Comme les charpentiers, le couvreur John le Tuler, ne gagnait que 5 pences par jour[181].

Couverture en plomb sur la cathédrale de Reims.

Il est indiqué également qu'avant les travaux de réfection, il fut procédé à la remise en état de l'atelier de plomberie «... the old plumbing'shop - plumbaria...». Il est également mentionné les paiements pour achat de charbon, charcoal et de lead and tin, (plomb et étain, pour préparer la soudure), pour les plombiers, ainsi qu'un quartern of tallow, (quartier de suif), (utilisé pour souder le plomb, faisant fonction de décapant avant l'utilisation de la stéarine)[182].

Dans les Flandres, la charte du 3 septembre 1361, impose la présence aux processions pour les métiers de «...charpentiers, maçons, couvreurs en tuiles, couvreurs en paille, plombiers...». La charte des potiers d'étain appliquée aux plomiers ou plomcquiers (de l'ancienne orthographe flamande du mot plomb) indique : « Cependant les plombiers entreprenaient des travaux beaucoup plus considérables que les potiers d'étain, quand par exemple ils faisaient des toitures, et la ville avait son Maître Plombier ». Les plombiers était donc reconnus comme profession au XIVe siècle à Bruges par le Comte des Flandres, comme les 54 autres métiers de la ville[183].

Après s’être organisé de longue date, la corporation des couvreurs et recouvreurs de mésons et donc des plombiers, qui façonnaient et posaient les tables de plomb pour couvrir les bâtiments, maisons bourgeoises ou cathédrales, se séparent de celle des charpentiers, ils sont érigés en corporation par le Préfet de Paris en 1321 et leurs statuts en 6 articles, promulgués le 23 février 1328, à la fin du règne de Charles IV[184].

L’article Ier des statuts de la corporation des couvreurs, indique que chaque Maître ne pourra avoir qu’un seul apprenti, l’apprentissage durera 6 années et à la fin de celles-ci les statuts précisent : «…et en la fin du terme le valet aura toulz ses outiex frans du mestier...», en fait les outils sont laissés en pur don à l’apprenti devenu un valet, plus tard appelé compagnon. Les statuts des recouvreurs de mésons sont revus et corrigés en 1449 par le conseiller du Roi Charles VII et chargé par celui-ci de la réforme des métiers de la ville de Paris[184].

Dôme de l'Hôtel des Invalide à Paris.

L'ordonnance du Roi de France Jean II le Bon en février 1351, concernant principalement la réglementation des prix de facturation du travail, indique :

« Les maçons et les recouvreurs de maisons ne prendront à la saint Martin d’hiver jusqu’à Pâques que XXVI (26) deniers par journée et leur ayde que XVI (16) deniers et non plus. »

Le client était déjà une personne importante aux yeux du roi, puisque celui-ci, se préoccupait de son pouvoir d'achat. Si le mot couverture est utilisé déjà au milieu du XIIe siècle dans les écrits courants, le mot couvreur n’apparaît dans la langue française qu'au début du XIIIe[185]. La couverture des maisons est faite par plusieurs métiers, en fonction du matériau utilisé : il y a des recouvreurs de mésons pour la couverture en chaume, le charpentier pour la couverture en merrain (chêne), la tuile et l'ardoise sont encore posées par les maçons jusqu'au XVIe siècle et la couverture en plomb formée et posée par les plombiers. L'article XIV des statuts des couvreurs accordés par Charles IX en juillet 1566 précise que ni «...les maçons, charpentiers et autres...ne pourront faire ou faire faire des travaux de couverture, soit en tuile ou en ardoise ...». Avant cela « la tradition avait conservée ses droits : ...le charpentier couvrait en merrain, le maçon couvrait en tuiles et en ardoises »[186]. Une charte du VIe siècle fait référence à une confrérie d'ardoisiers dans la ville de Funay dans les Ardennes[187]. S'il y a du plomb, il y a des hommes spécialisés dans ce travail du plomb : les plombiers. La pose des tuiles et des ardoises, véritable métier, élevé en un art pour certains travaux, est totalement différente du travail du plomb dans la couverture d’un édifice tel une cathédrale, une flèche ou un poinçon, travaux de toiture, tuyaux de descente, gargouilles et autres revêtements de la pierre ou du bois. Illustres descendants des plombiers de l’époque romaine, certains de ces plombiers au sein du métier des recouvreurs de mésons, ont été formés au travail du plomb pour créer une nouvelle corporation et un renouveau du métier : celui des plombiers.

L’esprit corporatif renaît avec les grands chantiers et le nombre d’ouvriers de plus en plus nombreux. Créée au sein même de la ville sinon du quartier, la corporation – appelée alors métier – regroupe des artisans d’un même métier et d’un même sentiment religieux[188], souvent dans la même rue. Lieu de rendez-vous des métiers du bâtiment, la rue de la Mortellerie, des maçons, commençait rue du Figuier et se terminait rue rue Jacques de Brosse, elle reçus le nom de l’Hôtel de Ville en 1835[189]. « La place de Grève à Paris fut le rendez-vous des compagnons plombiers et couvreurs pour la recherche du travail »[190]. Ces hommes, ces artisans, se regroupèrent pour mener à bien, dans le respect du travail bien fait et de la solidarité des hommes, des édifices défiant le temps et qui font encore de nos jours l’intérêt et le ravissement du monde entier.

Chéneau, bande d'égout et noue en plomb. Rénovation au château d'Harcourt.

« Défini par Alfred Franklin[191]: « L'art du plombier remonte cependant aux premiers siècles du Moyen Âge et il se perpétua sans déchoir jusqu’à la Renaissance. Sous les Rois Mérovingiens - du Ve au VIIIe siècle - on couvrait déjà de plomb des édifices entiers, palais et églises... C’est un art à part qui traite avec raison la plomberie comme de l’orfèvrerie. Les ouvriers se plaisaient à revêtir les toits d’ouvrages charmants, à repousser au marteau, à exécuter des crêtes, des épis[192]… »

Au cours de cette période du haut Moyen Âge, les plombiers réalisent quelques travaux de ce qui deviendra leur vrai métier : celui de l’amenée et de l’installation de l’eau dans les maisons. Mais à la fin du Moyen Âge, à Paris, seules 200 maisons sont alimentées par des canalisations en eau de source du Pré Saint-Gervais, Belleville ou Rungis. Les canalisations sont en plomb, certaines en bois. La majorité des habitants a donc recours aux fontaines publiques, pour leur alimentation en eau dite potable, ou bien est réduite à utiliser l'eau de la Seine. Le métier de base du plombier n'est pas encore très développé et ce n'est que trop lentement que l'eau arrivera dans toutes les maisons au cours des siècles suivants.

Au sein des corporations de plus en plus puissantes, l'artisan - le Maître - devient un privilégié, mais le métier devient très réglementé, à la fois par les règles de la corporation, mais aussi par le roi. Les règles des corporations touches non seulement les Maîtres mais aussi les ouvriers (valets ou compagnons) ainsi que les apprentis[193]. Si dans l'Antiquité l'oisiveté était l'apanage du citoyen libre et le travail souvent celui de l'homme pauvre ou déchut, ainsi que de l'esclave, la société nouvelle qui s'installe au Moyen Âge, réhabilite le travail et les travailleurs.

Mais de l'esclavage l'ouvrier tombe dans le servage, puis sous la férule des corporations. Le droit de travailler devient un droit corporatif ou domanial et royal. Par exemple ce n'est qu'en 1125 que l'abbé Suger, le Maître d'Œuvre de la cathédrale de Saint Denis, aurait affranchit les serfs de deux villages, dont celui de Saint Denis, au moment de la construction de l'abbatiale. En Île-de-France le roi Louis IX (Saint Louis) et les grandes abbayes ont supprimé le servage de 1246 à 1272. Ce n'est que par un acte du 6 juillet 1315 que le roi Louis X affranchit tous les serfs du Royaume de France[194].

Les monastères et les abbayes[modifier | modifier le code]

Le monastère et l'eau[modifier | modifier le code]

Monastère de Sainte Catherine du Sinaï.

Le départ des Romains au Ve siècle a réduit la charge de travail des plombiers de la Gaule. Certains d'entre eux suivirent quelques seigneurs sur leurs terres, d'autres se spécialisèrent dans la recouverture et la décoration des toitures des mésons. Après la conversion de l'Empereur Constantin au début du IVe siècle et l'épanouissement de la religion chrétienne, de nouveaux bâtiments vont voir le jour et fournir aux plombiers la possibilité d'intervenir de façon exceptionnelle sur ces nouvelles constructions : les monastères et les abbayes. Depuis un siècle déjà, des regroupements de moines se construisent dans les déserts d’Égypte et de Terre Sainte ; Pacome le Grand, serait le fondateur du premier monastère en Haute Égypte. Benoît de Nursie, en 529, fonde la première abbaye bénédictine sur le mont Cassin en Italie et établit une règle de vie pour les moines : la règle dite de Saint Benoît.

Chaque monastère dispose obligatoirement d'eau pour l'alimentation des lieux communs nécessaires à la vie des moines, ainsi qu'à l'alimentation des lieux liés à la vie spirituelle comme les baptistères. L’eau a constamment été soumise à des usages qui dépassent le cadre propre de la simple utilisation du liquide...son emploi est intimement associé à des pratiques culturelles, sociales ou sacrées.

Abbaye de Novodevichy à Moscou.

Le Moyen Âge monastique donna un formidable élan dans la technique de construction de l'époque, même si les techniques utilisées, notamment dans l'hydraulique, furent moins des innovations qu'une transmission des savoirs et des savoir-faire de l'Antiquité[195]. Dans les campagnes, les monastères pourraient avoir joué un rôle essentiel dans la transmission du savoir technique. Les abbés et les moines chargés de la construction des monastères, étaient instruits des techniques du captage, du transport et de l'utilisation de l'eau ; ils en furent les initiateurs et les concepteurs, les plombiers laïques en furent les réalisateurs[196]. Pour les plombiers, le haut Moyen Âge fut une époque de transition entre l'Antiquité et la conception de l'eau chez les Romains, qui comme le précise Frontin, « L'eau satisfait non seulement aux services et aux besoins du public, mais encore à leur plaisir »[197] et le tournant du millénaire, avec la construction des cathédrales et le développement des villes.

La construction des premiers monastères ou abbayes débute sous l'occupation romaine, avec l'abbaye bénédictine de Marmoutier fondée par Martin de Tours en 372, l'abbaye de Saint Germain des Près, fondée par le roi Mérovingien Childebert (un fils de Clovis) dans les années 540, le monastère de Saint Gall en Suisse, fondé en 613, Saint Benoît sur Loire en 651, l'abbaye Saint-Martial de Limoges fondée en 848 sur ordre de Charles le Chauve et la célèbre abbaye de Cluny fondée en 910. C'est l'arrivée des moines bénédictins en 966, qui est retenue comme l'année de la fondation de l'abbaye du Mont-Saint-Michel. L'abbaye de Cîteaux est fondée en 1098, l'abbaye de Westminster en Angleterre au XIe siècle puis de nombreuses autres abbayes cisterciennes et bénédictines aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles. En 1415, lors du Concile de Constance, ce sont 15 070 abbayes bénédictines qui ont déjà été fondées dans toute l'Europe et au Moyen-Orient.

Abbaye de Fontfroide dans l'Aude.

L'eau est nécessaire à la vie du monastère ; celui-ci est souvent construit près d'un cours d'eau, mais parfois sur le flan d'une colline[198]. Le lieu d'implantation du monastère était important ; celui-ci devait être plus bas que le lieu de captation des eaux, afin d'avoir une certaine pression d'eau nécessaire pour alimenter les lieux d'utilisation dans le monastère et, être construit légèrement plus haut que le point de rejet des eaux usées, généralement une rivière ou un ruisseau. La récupération des eaux de pluie, des citernes de stockage et l'installation de réseaux séparatifs, venaient renforcer les besoins en eaux du monastère, avec parfois l'addition de l'eau d'un ou de plusieurs puits. Le plan hydraulique de l'abbaye Christchurch de Canterbury, réalisé vers 1150, illustre ces différents types d'approvisionnements en eau des monastères du Moyen Âge.

L'eau sera distribuée pour faire tourner le moulin, pour l'alimentation des viviers, l'arrosage des jardins, les besoins de la cuisine et de l'hygiène corporelle avec les fontaines et les lavabo, mais également pour l'évacuation des déchets, notamment ceux des latrines, (le monastère de Cluny a compté de 300 à 400 moines). L'eau est aussi utilisée pour le baptême, avec le bain rituel des populations : elle alimentera le bassin des baptistères ; l'eau s'oriente vers un usage liturgique. Le 25 décembre 498, Clovis est baptisé dans la religion catholique à Reims par l'évêque Rémi, avec 3000 de ses guerriers francs. Le plan de l'abbaye bénédictine de Saint Gall, en Suisse alémanique, daté des années 820, donne une disposition de chaque local nécessitant une alimentation en eau.

Abbaye du Mont Saint Michel France.

Depuis les lieux de captation, l'eau sera amenée vers le monastère par des canaux maçonnés, des aqueducs de pierre (abbaye de Maubuisson), des réseaux en bois (monastère de Condate dans le Jura), ou en poterie (abbaye de Cluny)[199], parfois des tuyaux en plomb (abbaye de Royaumont, abbaye de Canterbury), avant son stockage dans des réservoirs, à l'extérieur ou à l'intérieur des murs du monastère, pour être par la suite distribuée vers les lieux de son utilisation[200]. En 1341 un conflit oppose le seigneur Jean de Chambly et les moines de l'abbaye cistercienne de Royaumont, au sujet des canalisations de plomb qui passent par les terres du seigneur et que les moines veulent faire réparer[201].

L'alimentation du monastère de Waltham en Angleterre, se faisait depuis des sources distantes de 5 km. Les canalisations en plomb, avaient un diamètre intérieur de 5 à 15 cm suivant leur emplacement (certaines parties du réseau comportaient plusieurs tuyaux) ; le poids de plomb utilisé pour ce réseau est estimé à 155 tonnes[202].

Abbaye de Saint Germer de Fly en Picardie.

À l'intérieur du monastère les réseaux étaient en bois, abbaye de Tournus[203], ou en poterie, parfois en pierre, monastère de Poblet en Aragon[204], souvent en plomb comme au baptistère de Sainte Marie du Désert à l'Isle-Jourdain, l'église Saint Gervais à Genève, l'abbaye de Maubuisson, l'abbaye de Cluny, l'Abbaye de Christchurch à Canterbury, les monastères de Clairvaux, Grandmont, Waltham[205]. Des milliers de tonnes de plomb ont été mis en œuvre lors de la construction des monastères, aussi bien pour les besoins de la couverture de certains édifices, que pour la fabrication des tuyaux nécessaires aux réseaux d'eau sous pression et de certaines évacuations d'appareils.

Après le meurtre de Thomas Becket en 1170, le roi Henri II d'Angleterre (le mari d’Éléonore d'Aquitaine), afin d'améliorer ses relation avec l’Église, fit des dons de plomb à de nombreux monastères en France et en Angleterre : 280 tonnes pour l'abbaye de Clairvaux, 35 tonnes pour l'abbaye de Grandmont, 155 tonnes pour l'abbaye Sainte-Croix de Waltham, 230 tonnes pour l'abbaye d'Amesbury, Saint Bernard, Canterbury, etc[202].

De ces tonnes de plomb mises en place sur les toitures des bâtiments et l'installation des réseaux d'eau, il en reste que peu de traces ; quelques tuyaux retrouvés au cours de fouilles, la majeure partie a été pillée, soit pour les besoins de nouvelles constructions dans les villages des alentours, soit pour les palaces construits dans les siècles suivants, mais aussi pour les besoins de la guerre, pour les balles des fusils ou la production de bronze pour les canons.

Pour la construction des réseaux d'évacuation à l'intérieur et à l'extérieur du monastère, on retrouve le même type de conduit que pour les réseaux d'adduction : Le tuyau de plomb, de poterie et de bois, puis le canal de pierre qui amène les eaux vers leurs différents lieux de destination : des eaux faiblement chargées pour terminer leur passage sous les latrines et le vivier[206], puis vers la rivière ou le ruisseau.

Le lavabo ou la fontaine[modifier | modifier le code]

Fontaine de cloître type.

Le lavabo est un symbole d’humilité et de fraternité, une purification de l’âme comme celle du corps ; « Je lave mes mains en l’innocence et tourne autour de ton autel, Seigneur »[207]. Pour toutes ces raisons, le lavabo tient une place importante dans le cloître. Il doit fournir en tous temps de l’eau au cœur du monastère. L'alimentation principale du monastère arrive souvent directement à la fontaine, dont la vasque principale ou lavabo sert de distributeur pour les autre locaux ou vasques alimentés en eau[208]. Le lavabo est généralement une grande vasque en pierre ou en marbre, répandant l'eau par une quantité de petits orifices percés autour de ses bords dans un bassin inférieur. L’alimentation de cette première fontaine exige donc un débit important et une pression suffisante pour atteindre le cloître et faire sortir l’eau à une hauteur convenable, permettant l'alimentation des autres points de puisage[209]. Dans le haut Moyen Âge un bénédictin devait au moins prendre un bain à Pâques et à Noël ; les monastères cistercien semblent ne pas posséder de bains. Le lavabo ou fontaine, sert aux ablutions indispensables avant d’entrer dans l’église pour la prière et au moment des repas[210].

Fontaine de Poblet en Catalogne.

En dehors de la prière les moines travaillaient de leurs mains[211], certains à des travaux d'enluminure et de recopiage de documents, d'autres aux travaux des champs, de jardinage, à la cuisine et la boulangerie. Si les moines aidaient à la construction de leur monastère, c'était pour des travaux de manouvriers mais pas d'ouvriers qualifiés et certainement pas de plombiers[212]. Au-delà de l’enceinte monastique, la mise en place de l’immunité clunisienne favorise la fixation d’une population d’artisans qui participent à leur manière à l’extension du site, par le développement du bourg monastique[213]. La description du monastères de Saint Gall en Suisse et les statuts de l'abbaye de Saint Pierre de Corbie en Picardie, ne parlent pas de métiers du bâtiment au sein de la communauté monastique[214].

Le plan de plomberie du psautier d'Eadwine[modifier | modifier le code]

Réseau hydraulique du prieuré et de la cathédrale de Cantorbéry. Plan général.

Partie du psautier enluminé d'Eadwine, les deux manuscrits du réseau hydraulique de la cathédrale et du prieuré Christchurch à Canterbury en Angleterre, sont datés des années 1150 et auraient été réalisés sur demande du Prieur Wibert. Le manuscrit principal du réseau hydraulique, est formé de deux parties cousues ensembles pour former un plan de 64 x 45 cm et portant les références 284v et 285r. Un deuxième manuscrit sur une seule page, plus simple dans sa réalisation et par les informations qui définissent les différents réseaux, paraît ne pas être terminé et avoir été substitué par le premier document. Ces deux manuscrit ne sont pas complémentaires[215].

Le manuscrit principal comporte des réseaux rouge, vert, et jaune pour différencier les différentes eaux distribuées ou évacuées, c'est le premier plan de « plomberie » qui, à ce jour, soit arrivé jusqu'à nous. Sur le plan d'architecture du monastère de Saint Gall, est indiqué l'emplacement des différents locaux, mais sans indication de leur besoin en eau, les réseaux de distribution ne sont pas indiqués. Sur le plan du réseau hydraulique de la cathédrale et du prieuré Christchurch à Canterbury, les réseaux d'adduction et d'évacuation sont dessinés et définis suivant des couleurs distinctives : le réseau en vert conduit l'eau d'une source extérieure vers la fontaine principale du cloître, à partir de cette fontaine un réseau en rouge distribue l'eau vers les points de puisage ; le réseau des eaux de pluie est dessiné en jaune/marron.

Réseau hydraulique du prieuré et de la cathédrale de Cantorbéry. Plan simplifié.

À partir du site de captation, distant d'un kilomètre, les eaux sont stockées dans des châteaux d'eau (Turris), filtrées, puis décantées dans 4 bassins de décantation, la conduite représentée en vert, passe dans les champs, les vignes et une pommeraie. Elle franchit ensuite les douves du monastère sur un pont. Un robinet de vidange est placé en partie basse des réservoirs de stockage/décantation afin de permettre le désembouage du réservoir. Le débit du réseau est estimé à 10 000 litres par heure ; la différence de hauteur entre la source et l'arrivée de l'eau au monastère était d'environ 10 mètres[216].

Après son entrée dans l'enceinte du monastère, la conduite d'adduction circule en réseaux enterrés et traverse divers bâtiments, pour aboutir à la grande fontaine à l'étage d'un bâtiment. Cette fontaine, située sur le chemin de l'église au dortoir, servait aux moines pour leurs ablution avant d'aller à la prière.

À partir de la partie basse de cette fontaine, un réseau de tuyauteries représenté en rouge, se ramifie en deux parties : l'une partant vers les le sud et les autres fontaines, à partir desquelles l'eau est distribuée dans l'ensemble de cette partie du monastère et rejoint le vivier. La deuxième partie du réseau, depuis la fontaine du cloître, part vers le nord pour alimenter divers bâtiment, cuisine, réfectoire, les bains, puis les latrines, avant d'être conduite en dehors de murs du monastère. Le vivier comporte lui aussi un trop plein qui conduit vers l'extérieur du monastère avant de passer également dans les latrines. Sur certaines parties du réseau des robinets d'arrêt sont dessinés.

Le troisième réseau, représenté en jaune/marron, a son origine dans la récupération de l'eau de pluie des toitures du cloître, dans des chéneaux et des descentes pluviales. Ce réseau récupère également les vidanges de certaines fontaines et de lavabo du monastère (lavabo des religieux, lavabo de l'infirmerie, fontaine du cimetière des laïcs, etc.) ; ce réseau d'eaux pluviales reprend aussi la vidange de certains réseaux d'alimentation.

Confirmé par les recherches archéologiques entreprises sur le site de l'abbaye, les tuyauteries trouvées sur le site des fouilles et amenant l'eau étaient en plomb[217].

Ce plan du réseau hydraulique de la cathédrale et du prieuré Christchurch à Canterbury, donne un état des techniques hydrauliques monastiques en vigueur au XIIe siècle. Le plan indique avant tout à cette époque, le principe d'alimentation en eau d'un prieuré. Le réseau des tuyauteries d'alimentation d'eau enterré, pour l'alimentation des chambres des prieurs, de la salle de bains, de l'infirmerie, des cuisines et du réfectoire est parfaitement bien défini. Cependant, si ce document unique est bien un plan du réseau de tuyauteries, ce n'est pas l’œuvre d'un technicien plombier, mais d'un moine du nom d'Eadwine. Ce n'est pas un plan d'installation, mais plutôt un plan de recollement, pour permettre les réparations ou le remplacement des tuyauteries[218]. Cette installation avec ses réservoirs de stockage de l'eau et de décantation, est en conformité avec les recommandations de Vitruve dans son De Architectura du Ier siècle[219].

Baptistères et fonts baptismaux[modifier | modifier le code]

Fonts baptismaux de Shivta en Israël.
Baptistère de l'église Vitalis en Tunisie.

Jusqu'au VIIe siècle, le baptême était administré par immersion complète des adultes. Dans les débuts du baptême des chrétiens, les fonts baptismaux étaient dans une partie de l'église, puis dans un bâtiment attenant, appelé baptistère, comprenant en son centre les fonts baptismaux, un bassin soit enterré ou légèrement surélevé[220]. Ce bassin baptismal ou vasque, pouvait être rond, carré, octogonal, polylobé ou en croix, de dimensions importantes ; celui de Lyon faisant 3,66 m de largeur. Le premier baptistère de Marseille au Ve siècle, sur le site d'une église paléochrétienne, offre le plus grand et le plus riche de tous les baptistères de la Gaule[221]. Le bassin du baptistère du Latran à Rome, avait un diamètre de 8,50 mètres et une profondeur de 0,70 m à 1,00 m ; le bassin possédait des marches permettant d'accéder au fond et de le traverser après l'immersion : après la renaissance du baptisé suivant la liturgie chrétienne[222].

Baptistère de Pise en Italie.

Les bassins des fonts baptismaux possédaient une alimentation en eau, avec parfois en écoulement continu ; dans les débuts du christianisme le baptême avait lieu dans l’eau courante, rappelant ainsi les premiers baptêmes dans le Jourdain. Certains bassins possédaient un système de chauffage, à partir d'un hypocauste (baptistère de l'église Saint Jean de Lyon)[223]. Dans les débuts du baptême par immersion, celui-ci se faisait à Noël, puis il se fit à Pâques et à Noël. Au VIIe siècle avec le baptême des enfants, les vasques remplacèrent progressivement les bassins et le principe de l'immersion[224].

L'alimentation des bassins se faisait au moyen de tuyaux en bois ou en plomb, comme le baptistère du IVe siècle de l'église Saint Étienne de Lyon, ou les baptistères de Nantes et d'Aoste. Les bassins comportaient une évacuation en pierre, en poterie, en bois, ou en plomb, comme les baptistères de Lyon, de Nantes, de l'Isle-Jourdin dans le Gers, de Séviac dans le Lot, et cela suivant les époques ou les lieux d'édification[225].

Le baptistère Saint-Jean, à Poitiers, édifié vers l'an 350, est un exemple type de baptistère paléochrétien. Une pièce rectangulaire, ceinturée de plusieurs annexes, accueillait une grande piscine octogonale dotée de trois marches. Le bassin mesure 1,41 mètre de profondeur et jusqu’à 2,15 mètres de largeur. Il était relié à l’aqueduc amenant à Poitiers l’eau d’une source des environs.

La couverture des monastères[modifier | modifier le code]

Abbaye de Wimborne au Wessex

Plusieurs types de couverture étaient utilisés dans la construction des monastères : la tuile, plate ou le modèle canal, l'ardoise, la pierre et le plomb. Plus encore que pour les tuyauteries, ces matériaux ont disparu au fil des siècles ; pillages, incendies, réutilisation sur d'autres bâtiments. Cependant, si au cours des fouilles, les archéologues ont retrouvés très peu de ces matériaux, la description dans divers documents, ainsi que dans les peintures de certains monastères d'époque, sont encore disponibles, comme les pipe rolls en Angleterre.

À cette époque, en France comme en Angleterre, le travail de couverture en plomb des bâtiments, et principalement des bâtiments de prestige, était l’œuvre des plombiers et non de la corporation des couvreurs[226].

La construction des canaux et des aqueducs était l’œuvre des maçons et des tailleurs de pierres. Les réseaux d'adduction d'eau à l'intérieur du monastère étaient en tuyaux de plomb, de terre cuite ou de bois. La distribution de l'eau froide vers les différents bâtiments et leurs lieux d'utilisation, l'évacuation des eaux usées et pluviales après leurs différentes utilisations et stockage, ne peut être que l’œuvre de plombiers, dépositaires des techniques apprises auprès des plombiers romains et gallo-romains du début de notre ère.

Le travail du plomb, en plomberie ou en couverture de plomb, de la poterie ou du bois, dans le cadre de travaux d'hydraulique, c'est-à-dire le travail des plombiers, est un savoir qui se transmettait par l'apprentissage, de Maître à apprenti. Les moines n'étaient pas dans les monastères dans ce cadre d'approche du métier[227].

Au temps de la Renaissance[modifier | modifier le code]

Descente pluviale en fonte avec gargouille.
Pigeonnier avec plomb et ardoises en pays de Rennes.

Au XVIe siècle la noblesse et de nombreux marchands font construire de luxueuses maisons et le métier de plombier devient un métier d’art dans l’habillement des toitures de ces palais et maisons bourgeoises, avec lucarnes et autres ornements en plomb. C’est alors que les plombiers qui se confondaient avec les couvreurs depuis plusieurs siècles, sollicitèrent leurs propres statuts. Le Prévôt de Paris, Martin de Bragelonne, en 1549 accepta leur demande.

Les premiers statuts des plombiers – les plombmiers - érigés en métier juré, c'est-à-dire en corporation régulière, furent donnés par lettres patentes au mois de mars 1549 par le roi Henri II. Le roi Louis XIV les renouvela en juin 1648[228].

Les jurés étaient au nombre de deux, élus par leurs pairs, ils étaient responsables de la qualité du travail exécuté par les plombiers de la ville et avaient à faire plusieurs visites chaque année sur les chantiers, faisant refaire le travail aux frais du Maître, ou de l’ouvrier qui l'avait mal exécuté et ceci après avoir payé une amende. Un peu dans l'esprit de la charge des plumbing inspectors canadiens.

Sur les horaires de travail, l’article XIV des statuts des plombiers précise :

« …la besoigne puisse estre et soit loyalle et marchande, nul maistre ne pourra besoigner ne faire besoigner sinon depuys cinq heures du matin jusque a huict heures du soir…» lors du renouvellement des statuts en 1648 il est rajouté et précisé enfin «...sans discontinuation que pour prendre leur réfection honnête et nécessaire...» une honnête journée d’à peine 15 heures[229]. »

Pendant encore plusieurs siècles, les plombiers vont faire des travaux de couverture en plomb et cela en toute légalité, suivant leurs statuts royaux de 1549, qui les définissent comme seuls spécialistes pour couvrir en plomb toitures et lucarnes.

Les statuts des plombiers de 1648 article XXXVIII, précisent bien que les couvreurs et maçons «...empiétaient souvent sur les fonctions des plombiers, il leur était défendu de se charger des ouvrages de plomberie, ces ouvrages mal faits et mal soudés par eux pouvaient être un danger pour les passants ».

Ces deux corporations, les couvreurs et les maçons, étaient cependant autorisées à réaliser ces travaux, mais sans autorisation de faire des soudures, et avec l’accord du Maître plombier responsable du chantier[230].

Un certain nombre de précautions sont à prendre lors de la réalisation d'une couverture en plomb, ceci afin que le plomb ne glisse pas au cours des siècles, à la fois par son propre poids et par l'effet de la dilatation sous les effets du soleil. Dans ces conditions les tables de plomb ne peuvent pas êtres soudées, mais assemblées suivant des règles d'assemblage et de fixation stricts : sur les toitures à fortes pentes, les jonctions latérales sont généralement assemblées par ourlets enroulés, parfois surélevées par une chanlatte placée en dessous. Les jonctions transversales sont exécutées par recouvrement sur la table inférieure, la fixation se faisant au moyen de pattes en cuivre étamé, fixées sur le support. En général les éléments doivent êtres soutenus par un ensemble en bois résineux - sapin ou peuplier - appelé voligeage, ou protégé par un papier anglais (toujours utilisé de nos jours) sur les supports de pierre, de plâtre ou de ciment[231].

Chaise percée de Madame de Pompadour.

C'est vers le milieu du XVIe siècle que l'on commença à remplacer les gargouilles, qui rejetaient l'eau sur les passants, par des descentes en plomb. Ces descentes recevaient l'eau des terrasses au moyen d'une cuvette et d'un moignon. Ces éléments étaient souvent ouvragés[232]. Ils furent par la suite remplacés par des éléments en fonte, cuivre ou zinc.

En ces temps les besoins en eau pour la toilette étaient encore faibles, on se lavait peu, à la fois par manque d’eau et par manque d’appareils sanitaires, dont certains n’existaient pas encore, mais aussi peut-être que l’on ne voyait pas la nécessité de se laver. C'est l'époque où les rois et reines les plus illustres, utilisaient la fameuse chaise percée en des lieux qui surprendraient aujourd'hui. Les anglais, dont les coutumes ressemblaient un peu aux pratiques françaises de l'époque, ont immortalisés la reine Elisabeth Ire par le fait que celle-ci «...prenait un bain chaque mois qu’elle en ait besoin ou pas - whether she need it or not »[233].

Couverture en ardoises vernissées et travaux de plomb - Hospices de Beaune.

Le château de Versailles, noblesse oblige, avait cependant un nombre important de chambres avec salle de bains et c’était un grand privilège pour un personnage de la cour, que de se voir attribuer, lors d’un séjour au château, une chambre avec salle de bains.

En 1674, André Félicien dans son livre sur la Description sommaire du chasteau de Versailles nous décrit ainsi ce que pouvait être une salle de bains au château de Versailles :

« A cofté de cette Sale eft la chambre, & le Cabinet des Bains…où fera une table en forme de bufet fur laquelle doivent eftre arrangez tous les vafes & autres chofes neceffaires pour les bains…c’eft là que feront les petites Baignoires de marbre & au deriere eft le refervoir pour les eaux... ». [234]

Mais le Paris du Bon Roy Henri manque d'eau, en 1608 la pompe dite de la Samaritaine est mise en route. Première pompe hydraulique installée sur une des piles du Pont Neuf, avec ses 4 pistons entraînés par une roue actionnée par le courant du fleuve ; elle élève 700 mètres cubes d'eau de la Seine par jour pour alimenter le Louvre, le jardin des Tuileries et 3 fontaines pour le peuple. La pompe fut plusieurs fois restaurée, en très mauvais état elle sera abandonnée en 1791 ; elle sera démolie en 1813[235].

En 1615, la Reine Marie de Médicis, pour alimenter en eau, son nouveau Palais sur la rive gauche de la Seine, ordonna la construction de l'aqueduc d’Accueil dont les eaux seront réparties comme suit : un tiers pour le Palais, un tiers pour l'alimentation de 14 fontaines sur la rive gauche et le dernier tiers à la discrétion de l'entrepreneur. Les rois et les reines se lavaient enfin. Le peuple c'est pour bientôt, pour l'instant il lui faut aller chercher l'eau aux fontaines publiques.

Décors en plomb doré - membrons et lambrequins de la toiture de la cour de marbre au Château de Versailles.

En 1650, Paris avec ses 500 000 habitants compte 61 fontaines publiques[236]. Depuis les aqueducs d'amenée d'eau à diverses portes de la ville, les réseaux de distribution sont en plomb ; les tuyaux en bois et en poterie ne sont plus utilisés. Les fuites trop nombreuses en font des matériaux peu fiables avec l'augmentation progressive de la pression dans les réseaux. La fonte arrivera vers le milieu du XVIIe siècle, avec l’alimentation en eau des jardins du château de Versailles[237].

Cependant, les réseaux d’égout sont pratiquement inexistants à cette époque. La salubrité et l’hygiène sont déplorables, très probablement responsables de beaucoup d’épidémies et de malheurs pour le peuple de France. En effet, Paris n'est pas la seule ville de notre pays dont l'eau manque et où les réseaux d'égouts sont à réaliser ; mais si ce n'est pas directement l'affaire du plombier, cela ne veut pas dire par là qu’il s’en lave les mains, mais à chacun son travail.

Les pompes du pont Notre Dame vers 1850.

Après trois années de sécheresse, en 1670 Paris manque toujours d'eau. Deux projets amènent la construction de deux nouvelles pompes hydrauliques au pied du Pont Notre-Dame, lesquelles vont élever un peu plus de 1 000 mètres cubes par jour d'eau de Seine à 25 mètres dans une tour réservoir construite à cet effet[238]. L'eau va servir à alimenter de nouvelles fontaines et quelques immeubles bourgeois, au moyen de canalisations en fonte et en plomb[239].

En 1781, une pompe à vapeur inventée par James Watts, est importée d'Angleterre par la Compagnie des Eaux de Paris. Cette nouvelle installation doit fournir l'eau du quartier de Chaillot et d'Orsay.

C'est alors, le retour d’une pratique que les plombiers de l’époque romaine connaissaient bien et qui va leur donner l’occasion à nouveau et dans un autre domaine, de montrer l’art de leur métier : c’est la reprise de l'alimentation des fontaines et leurs jeux d’eau. L’alimentation des bassins et des jets d’eau dans les châteaux va demander beaucoup d’eau, il faudra l'amener parfois de très loin avec un réseau d’aqueducs, de réservoirs et de tuyauteries souvent en plomb, mais également en fonte à partir du milieu du XVIIe siècle. De prestigieux châteaux vont donner à nos plombiers la possibilité de reprendre cette spécialité ancienne : la fontainerie, qui va donner les fontainiers. Les plombiers espagnols utilisent ce nom depuis l’occupation des arabes, qui les ont initiés à cette pratique du métier de plombier, pour l'alimentation en eau des jardins et des fontaines et qui ont pris le nom charmant de Fontaneros[240].

Détail de fenêtre et faîtage en plomb doré à Versailles.

En France, les statuts des plombiers de 1648, articles 34 et 39, font état de cette branche des plombiers-fontainiers qui précise :

« ...nous faisons déffense aux dits maistres plombiers et fontainiers de vendre…, mais aussi ... par ce que la nécessité des fontaines passe toutes les commodités que nos sujets peuvent imaginer les tuyaux seront souldés avec la soldure fondue. »

Alors que les statuts de 1549 n’en font pas encore état[241], les plombiers-fontainiers sont de retour, on se souvient qu'ils furent très actifs à Rome et lors de l'occupation romaine pour l'alimentation des thermes, fontaines, latrines et des Maisons Romaines. Ils sont même bien là puisque le Plombier du Roy en 1692 se nomme Monsieur Desgoutières[242]. Monsieur Denis Jolly était premier fontainier du Roy ; ses deux fils exerçaient leur art, l'un à Versailles et l'autre au Trianon[242].

Descente d'eau pluviale en fonte.

Au XVIIIe siècle, les fontainiers faisaient encore partie de la corporation des plombiers[243] . Jacques Savary, dans son Dictionnaire du Commerce, nous apprend qu’en 1759, il y avait 40 Maîtres plombiers à Paris, alors que les Maîtres fontainiers qui font partie de la corporation des plombiers, sont au nombre de 50, ceci dû certainement à la construction et l'alimentation d'un grand nombre de bassins et de fontaines dans les châteaux de l’Île-de-France.

En cette fin du XVIe siècle, les plombiers-fontainiers œuvrent du lever au coucher du soleil sur les chantiers des châteaux et ils furent nombreux. Tel celui de Saint Germain et sa grotte d’Orphée, où «...l’eau faisait chanter les oiseaux .», le château de Saint-Cloud où mourut Louis XIV, le château de Maintenon, qui fut donné par Louis XIV à l’ancienne gouvernante de ses enfants et dernière compagne du roi ; ce château avait un avantage sur bien d’autres : il y avait de l’eau tout près et en abondance ; malheureusement la Révolution allait le saccager, jusqu’au plomb des conduites du jardin arrachées et fondues. Le château de Rambouillet où mourut François Ier et que Louis XVI acheta pour 16 millions de livres au duc de Penthièvre, famille des acharnés à l’indépendance de la Bretagne.

Mais aussi le château de Marly, demeure royale qui fut le chef-d’œuvre de Jules Hardouin-Mansart et qui amena une construction spectaculaire : l’aqueduc de Buc, qui alimentait le château et drainait les eaux du plateau de Saclay et toujours visible de nos jours. Les plombiers participèrent également à la mise en place et au raccordement de la machine hydraulique dite de Marly, qui allait alimenter le Château de Versailles, chef-d’œuvre de tous les corps d’état du bâtiment, mais surtout des plombiers-fontainiers, avec l’aménagement des jeux d’eau dans les jardins du château.

Les plombiers à Versailles[modifier | modifier le code]

Dépose pour rénovation de l'araignée en plomb de la fontaine Latone au Château de Versailles.

Avec Colbert, surintendant des Bâtiments de France, le concepteur des jardins Le Notre, l’architecte Louis Le Vau et sur les dessins de Charles Le Brun, de nombreuses fontaines vont êtres construites dans les jardins du château de Versailles. Mais il faut toujours plus d’eau. Le roi Louis XIV fait venir sur le chantier les Francine ou Francini, célèbres maîtres fontainiers florentins, qui ont déjà servi les rois de France de Henri IV à Louis XV, pour diriger les travaux d’installation des réseaux d’eau de plusieurs châteaux. Le bon Roy Henri avait fait venir en 1599 le grand père Tommaso Francini[244], pour les jeux d’eau des automates du château de Saint Germain en Laye. Ils réalisèrent également les grandes eaux du château de Vaux-le-Vicomte. C’est les Francine qui auraient en 1672 développé l’utilisation des tuyaux en fonte pour les adductions d’eau en gros diamètres et en grandes longueurs, notamment sur le chantier de Marly[245].

Bassin du char d'Apollon dans les jardins de Versailles.

À Versailles, avec le fontainier du roi Denis Jolly, ils conçurent en 1665, les jeux d’eau de la fameuse grotte de Téthys qui, comme le définit si bien André Félibien, en 1679 : « Parmi les pointes de ces rochers on voit une infinité de petits oifeaux qui font un ramage très agréable par l'effet de l'eau. » Mais avec les Francini les plombiers-fontainiers étaient là[246].

Un travail gigantesque qui dura près de quarante années, afin de mettre en place les 35 kilomètres de canalisations en fonte et en plomb. L’utilisation des tuyaux de plomb est réservée au raccordement des fontaines et jeux d’eaux, afin de pratiquer plus facilement les picages, certains coudes et le raccordement des ajutages en cuivre ou en bronze ; les jonctions fonte-plomb se font par bride et contre-bride (voir les photos de l'araignée). Les soudures sur les tuyaux en plomb se font suivant la méthode dite à la louche[247]. Une partie des réseaux de fonte, encore utilisés sur les installations des jardins du château, daterait de l’époque de Louis XIV[248].

Détail des soudures à la louche, sur l'araignée de la fontaine Latone à Versailles.

Certains de ces réseaux en fonte et en plomb sont donc toujours en service et ce depuis plus de trois siècles. Dans le cadre de la réfection de certaines fontaines, le réseau de tuyauteries en plomb est remplacé au fur et à mesure des travaux, mais toujours avec des tuyaux en plomb. C'est le cas pour le bassin de Latone en cours de réfection en ce début d'année 2014[249].

L’entretien des réseaux est toujours réalisé de nos jours par des fontainiers affectés au parc du château et qui travaillent encore suivant les méthodes du XVIe siècle (ou presque), pour ce qui est de certains travaux sur les réseaux, notamment ceux en plomb. Certains réseaux en fonte d'époque ont été remplacés avec de la fonte moderne[248].

Fontaine de l'Encelade dans les jardins de Versailles.

Depuis plusieurs siècles, de par le travail et les compétences des plombiers-fontainiers, à Versailles et dans les jardins de nos châteaux, l’eau se donne toujours en spectacle.

À l'époque de Louis XIV, ces eaux amenées de si loin et au prix fort, servaient à l’alimentation en eau des jardins du château et des besoins en eau pour les cuisines, salles de bains et laveries. Sans oublier les nombreux branchements, privilèges accordés par le roi à la noblesse ayant fait bâtir de somptueuses demeures autour du château. « Mieux vaut les avoir auprès de soi, qu'en train de comploter dans leur domaine », disait le roi.

De nos jours la ville de Versailles possède son propre réseau, plus de privilèges du roi. Quant à l’eau pour le château et le parc, elle ne vient plus de sources lointaines, ni de la Seine, mais elle est recyclée à partir des eaux du Grand Canal, au moyen de bassins de stockage en partie basse des jeux d’eau et renvoyée dans le canal puis vers les différents bassins et jeux d’eaux toujours aussi gourmands en eau, ce qui provoque quelques problèmes lors des années de grandes sécheresses.

La machine hydraulique de Marly[modifier | modifier le code]

Schéma de principe de l'alimentation en eau du parc du Château de Versailles sous Louis XIV.

Louis XIV avait vu les jeux d’eau du château de Vaux-le-Vicomte qui appartenait à Nicolas Fouquet, Ministre des Finances du roi et voulu les mêmes à Versailles. Mais à Versailles il n’y avait pas d’eau, du moins en quantité suffisante. Un premier réseau est réalisé pour amener les eaux de l’étang de Clagny, des tuyaux en bois et une pompe conçue par Claude Denis, qu’actionne un système d'éoliennes ou, en l’absence de vent, à l'aide d'un cheval, puis de deux équipages, ce qui permet d’alimenter les premières fontaines du parc[250]. Un millénaire après les Romains, les techniques en hydraulique pour l'alimentation des fontaines n'avaient pas beaucoup évolué.

Aqueduc de Louveciennes, la tour du Levant et son réservoir au sommet.

De la Seine à Versailles il y a 10 kilomètres et 150 mètres de dénivelé. Située à Bougival, la machine élévatrice dite de Marly, ou Machine de Marly, était un des maillons de cette installation devant servir à l’alimentation en eau de Seine, à la fois des jardins du château de Marly et du parc du château de Versailles. Le nom d’un des constructeurs nous est resté : Rennequin Sualem, un charpentier et mécanicien liégeois, qui construisit un ingénieux mécanisme fait de roues à aubes (14 de 12 mètres de diamètre), de pompes, au nombre de 250, de pistons et de tringles.

L'élévation de l'eau en une seule fois était techniquement possible en 1750, mais les pressions auraient été de toute façon trop fortes pour les tuyaux de l’époque et pour les joints des pistons de la machine ; l’élévation de l’eau se faisait donc en trois étapes de plus de 40 mètres chacune, avec des réservoirs et des stations de pompage intermédiaires. La troisième étape amenait l’eau à la tour du Levant et vers l’aqueduc qui alimentait le château de Versailles par gravité, avec une hauteur disponible de 33 mètres[251].

Tuyauterie en fonte, du réseau de refoulement de la machine de Marly.

Ces nouvelles installations furent inaugurées par Louis XIV en 1684. Les travaux avaient duré 5 années avec 1 800 ouvriers : charpentiers, mécaniciens, plombiers, maçons, etc. Les travaux ont nécessité la pose de 800 tonnes de plomb et autant pour les tuyaux en fonte. Ce serait parmi les premières canalisations en fonte utilisées en adduction pour les tuyauteries enterrées et aériennes. Une partie de ces dernières est encore en place sur la colline de Bougival[252]. Le nombre des plombiers et installateurs de tuyaux en fonte n'est pas connu, mais ils devaient êtres nombreux pour poser autant de tonnes de plomb et de fonte ; les tuyaux et raccords en fonte, avec jonction à brides et joints en cuir et en plomb, étaient fabriqués en Normandie et dans la Marne[237].

Fontaine de Taninges en Haute Savoie.

De nos jours la machine hydraulique de Marly n’existe plus, elle a été détruite en 1817, seule une partie de la conduite d’eau en fonte est restée en place, pieusement conservée sur le coteau de Bougival, en souvenir de cette magnifique œuvre collective. La machine fut par la suite remplacée par des machines à vapeur de plusieurs modèles, puis en 1968 par une série d'électro-pompes[253].

Mais ces conduites une fois posées, le travail des plombiers-fontainiers n’était pas terminé, il restait tout le réseau du parc du château de Versailles à réaliser afin d'alimenter toutes les fontaines et besoins en eau du château.

Dans les villes et dans les campagnes[modifier | modifier le code]

Fontaine Neptune place Stanislas à Nancy.

Le XVIIIe siècle a été une époque de transition après le développement des villes françaises au cours du XVIIe siècle, dû grandement aux efforts de Colbert et au développement poussé par Louis XIV. Mais au début du siècle, c’est la reprise en main des corporations ouvrières, le pouvoir royal les discipline et en fait un instrument du gouvernement. Certains droits donnés aux siècles précédents sont supprimés, la journée de travail est toujours aussi longue, très souvent de 12 heures par jour. C'est encore un travail artisanal dans les villes et les campagnes, l'artisan travaille seul ou avec un ouvrier et un apprenti. Les plombiers se partagent entre le travail de couverture en plomb et la pose de canalisations d'adduction, le raccordement des fontaines publiques et des maisons bourgeoises[254].

Porteur d'eau au pays de Rennes.

En mars 1776, le roi Louis XVI signe un projet de loi présenté par le ministre Turgot concernant une loi supprimant les jurandes, les Maîtrises et les corps de métiers.

L'article Ier sur les 24 de l’édit, définit comme suit la suppression des corporations :

« Il sera libre à toutes personnes, de quelque qualité et condition qu'elles soient, même à tous étrangers, encore qu'ils n'eussent point obtenu de nous des lettres de naturalité, d'embrasser et d'exercer dans tout notre royaume, et nommément dans notre bonne ville de Paris, telle espèce de commerce et telle profession d'arts et métiers que bon leur semblera, même d'en réunir plusieurs : à l'effet de quoi nous avons éteint et supprimé, éteignons et supprimons tous les corps et communautés de marchands et artisans, ainsi que les maîtrises et jurandes »[255]. Cette réforme combattue par les privilégiés et le Parlement, fut annulée par le Conseil en mai de la même année[256].

Mascaron de fontaine.

L'historique nuit du 4 août 1789, supprime (progressivement) tous les privilèges. En reprenant l'idée de Turgot, c'est la loi des 2 - 17 mars 1791 qui supprime les corporations, reprise par la loi Le Chapelier du 14 juin[257], qui renforce l'interdit des corporations, mais également tout droit d'association des ouvriers et des paysans, ainsi que le Compagnonnage ; un décret de mars avait déjà interdit le droit de grève. Il faudra attendre 1884 pour que la loi Waldeck-Rousseau reconnaisse à nouveau le droit d'association pour le monde ouvrier.

Porteur d'eau.

En cette période troublée, les plombiers comme une grande partie du monde ouvrier, s'engagent pour défendre la patrie[258]; avec en 1792 la déclaration de guerre à l'Autriche, les suites de la Révolution, puis les guerres napoléoniennes, la paix n'est pas pour demain. Pendant la Révolution et cette fin du XVIIIe siècle, il y eu peu de travaux de construction dans le bâtiment. Les artisans étaient aux armées ; les plus influents et les plus intelligents des citoyens siégeaient dans les comités de sections[259]. Abattue par les récentes lois, la Terreur et les guerres, l'industrie du bâtiment est au plus bas, l'apprentissage abandonné, le métier va mal et les plombiers comme tous les ouvriers du bâtiment sont en peine[260]. Un siècle de tristesse et de pauvreté s'installe pour le monde ouvrier[261].

Au XVIe siècle, l’hygiène dans les villes est toujours déplorable, seuls quelques riches habitants dans les beaux quartiers ont l’eau à volonté dans leur demeure, la majorité des logements, souvent dans des étages ou des combles au-dessus des échoppes, est alimenté en eau par les porteurs d’eau.

L'adduction d'eau des villes romaines était assez bien conçue, un peu moins pour les villes gallo-romaines et notamment Paris[262] ; il en était de même d'ailleurs pour l'évacuation des eaux usées.« Presque tous les ménages de Paris ne reçoivent la quantité d’eau dont ils ont besoin pour les usages les plus indispensables, que par deux seaux à la fois, péniblement montés chez eux par des porteurs d’eau en sabots ». [263]

Comme l'écrit Voltaire « Vous avez proposé de donner aux maisons de la ville [Paris] l'eau qui leur manque, et de nous sauver de l'opprobre et du ridicule... de voir des femmes enfermées dans un cerceau oblong porter deux seaux d'eau, pesant ensemble trente livres, à un quatrième étage...faites-moi l'amitié de me dire combien il y a d'animaux à deux mains et à deux pieds en France[264]

Au début du XVIe siècle Paris comptait 16 fontaines, 18 seulement à la fin du siècle, alimentées par les aqueducs de Belleville et du Pré Saint Gervais. Puis en 1625 l'aqueduc de Rungis vint alimenter 14 nouvelles fontaines. L’île de la Cité était alimentée par l'eau de la Seine. Sous Louis XV, vers 1750, le nombre des fontaines augmente, mais elles sont souvent sans eau ; le Paris des pauvres manque d'eau. L'eau étant, en partie, interceptée au passage des réseaux par les concessions religieuses et les privilégiés[265].

Sans commentaire.

Sous Napoléon Ier, 84 fontaines alimentent les parisiens et en 1850 leur nombre a encore augmenté, c'est l'époque des fontaines monumentales dont nous avons encore quelques exemples dans la capitale et dans certaines villes de province. Dans les immeubles bourgeois l'eau monte dans les étages, des fontaines murales sont installées et raccordées dans les couloirs des derniers étages, alors que les salles de bains sont installées dans les appartements. Ceci bien sûr avec l'arrivée conjointe du gaz et donc de l'eau chaude. En plus, à Paris, 1500 bornes fontaines sont créées pour le lavage des rues[266]. Libérés des corporations, les plombiers sont sur tous les fronts. Malmené par la Révolution, l'apprentissage reprend timidement et tente de s'organiser.

Mais la majorité des Français se lave peu. Si les principales villes de France sont près d’un fleuve, Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, etc, elles ont toujours manqué d’eau pour les populations dites laborieuses[267]. Il faudra donc attendre le milieu du XIXe siècle pour qu’un réseau d’adduction d’eau digne de ce nom voit le jour à Paris et cela, avec les grands travaux du baron Haussmann et d'Eugène Belgrand qui était chargé des travaux d’adduction et de salubrité de la capitale[268].

Fontaine ancienne de Guesnou.

C’est à cet inconnu célèbre[269], que l’on doit d’avoir de l’eau à tous les étages. Son réseau est toujours en activité, constamment rénové, entretenu et étendu au fur et à mesure de nouvelles constructions, de l’extension de la capitale et des matériaux nouveaux. Les travaux réalisés dans la capitale sont également entrepris dans les autres grandes villes de France : Lyon, Bordeaux, Marseille. Comme pour beaucoup d'autres époques, les documents de références pour Paris sont beaucoup plus disponibles que pour les villes de provinces[270]. Un siècle d’or pour les plombiers venus de tous les coins de France, avec tous les autres ouvriers travaillant sur cet immense chantier que furent les grands travaux du Baron[271]. À partir des bassins et aqueducs qui leurs amenaient l’eau, une armée de plombiers posait les tuyauteries en fonte dans les tranchées et les galeries creusées sous le sol parisien. D’autres plombiers réalisaient les branchements en plomb pour raccorder les immeubles dont le propriétaire acceptait le raccordement – seulement 921 abonnés en 1831 - sinon il y avait la fontaine sur la rue et le robinet dans la cours de l'immeuble. Par la suite, ce fut la montée de l'eau dans les étages avec la pose et le raccordement de la fontaine d’étage. Nous n’en sommes pas à la salle de bains et aux toilettes dans chaque appartement, ce n’était d’ailleurs pas encore le cas il y a peu d’années. Mais pour certains, plus besoin d’aller à la fontaine publique ou marchande à plusieurs rues de là, ou de faire venir le porteur d’eau[272].

Auvent des hospices de Beaune.

La capacité de distribution de l'eau passe de 8 000 m³/jour en 1800, à plus de 268 000 m³/jour en 1875. En 1876, la ville de Paris décide d’installer, à titre facultatif, les premiers compteurs sur son réseau d’alimentation d’eau des immeubles. Encore du travail pour les plombiers avec cette mise en place du compteur et de son robinet d’arrêt, qui suivant les modèles se fermaient à l’envers, modèle dit anglais. Près de 40 000 en 1874, alors qu'il n'y avait que 921 raccordements d'immeubles en 1831. Les travaux du Baron et de Belgrand avaient encouragé les propriétaires d'immeubles. Entre 1852 et 1870 on détruit à Paris plus 20 000 maisons et on en construit près de 40 000. Le bonheur pour les nouveaux occupants, mais l'histoire ne dit pas ce que sont devenus les habitants des maisons détruites[273].

Fontaine Wallace à l'île de la Réunion.

Mais l'adduction d'eau va avec le rejet et le traitement des eaux usées, d’où la modernisation des égouts de Paris. Les rejets des eaux usées ne se font plus dans la Seine en plein Paris, mais plus en aval. Que dire pour les habitants de ces villes, sachant que le traitement des eaux usées n'était pas encore à l'honneur[274].

Mais si l'eau est claire, sans odeur, limpide, enfin propre, ou presque, les microbes sont toujours là avec les maladies, comme le choléra. Il faudra attendre les travaux de Pasteur et l'avancée de la bactériologie, avec John Snow en Angleterre et les travaux de Darnall en France, pour que débute avec succès au XXe siècle le traitement chimique de l'eau par la chloration[275], ceci d'ailleurs avec pas mal de réticences des populations, sujet toujours d'actualité dans certaines communes. Mais de nos jours, les hommes ne pensent plus que ces maladies sont le fait de punitions divines, comme ce fut le cas pendant longtemps dans le passé. Les adductions d'eau s'accélèrent tout au long du XXe siècle, à la fois dans la capitale et les grandes villes de France et cela pour une meilleure qualité de l'eau distribuée.

En ce milieu du XIXe siècle le Préfet Haussmann, va sonner le glas des plombiers recouvreurs de mésons ; en effet, par le règlement du 27 juillet 1859 et le décret de 1884, il est permis, entre autres pour les nouvelles voies percées dans Paris, que les façades des immeubles atteignent désormais 20 m de hauteur. Cette disposition va permettre avec ce que l'on appelle le Comble à la Mansart, de construire un étage supplémentaire en retrait de la façade. Pour des raisons de réglementation et de légèreté, le dernier étage sera construit en matériaux plus légers : murs extérieurs, charpente et avec l'utilisation massive de la feuille de zinc pour la réalisation de la couverture[276]. Les toits de Paris se transforment et avec eux le métier de plombier avec l'arrivée des plombiers-zingueurs, puis par la suite des couvreurs-zingueurs.

Le XXe siècle fut un siècle de construction et de reconstruction pour l'industrie du bâtiment en général et pour les plombiers en particuliers. La première partie du siècle a vu la poursuite de l'industrialisation du pays et un bon début d'activité avec ce que pour certains on a appelé « la belle époque ». Ce développement dans le bâtiment a été important, surtout dans les grandes villes. Dans les campagnes c'est encore le puits avec le seau et les toilettes au fond de la cour. La première guerre mondiale mit un frein à ce développement et avec la grippe espagnole, c'est toute une partie de la jeunesse, notamment ouvrière et paysanne qui disparaît des villes, des villages et des chantiers de construction. Les années 1920 furent pour les Français l'époque de la reconstruction de la France, une fois de plus et ce n'était pas fini.

Le renouveau de la profession[modifier | modifier le code]

Les toits de Paris habillés par les couvreurs-zingueurs.
Mascaron de fontaine.

En 1939, le développement du pays fut stoppé par la seconde guerre mondiale qui affecta les avancées de la construction dans le bâtiment. À la fin des années 1940, la nouvelle génération de plombiers participa à la reconstruction, à la fois dans le cadre des « dommages de guerre »[277] et ce besoin d'un nouveau style d'habitation plus moderne et plus fonctionnel.

Cette reconstruction dans les années 1950, permis un nouvel essor dans la construction, non plus seulement dans les villes, qu'il fallut pour certaines d'entre elles reconstruire, mais aussi dans les campagnes. Les zones rurales voient arriver les réseaux d’adduction d'eau, les maisons ouvrières sont raccordées, d'abord un évier dans la cuisine ou la « souillarde », puis quelques années après c'est le cabinet de toilette ou la salle de bains avec l'eau chaude. Les cités commencent à fleurir un peu partout, un peu n'importe comment ; les plombiers sont partout et se bousculent avec les chauffagistes et les électriciens. Ils suivent les gros chantiers ou restent au village où le travail ne manque pas. Ce sont les Trente Glorieuses[278].

Les plombiers posent des pompes à mains et des pompes électriques partout dans les campagnes, que ce soit dans les fermes ou dans les jardins, les maisons ouvrières voient arriver l'eau froide sur leur évier tout neuf. Dans les villes, la cuisine et son évier ainsi que la salles de bains font leur apparition dans de grands immeubles tout neufs. Les pavillons commencent à fleurir dans les banlieues de plus en plus lointaines de nos villes surpeuplées et ceinturées de bidonvilles[279].

Vitruve sur le travail au fond des puits.

Dans les années 1950 et 1960, c'est l'utilisation de ce nouveau matériau qui arrive sur les chantiers : le tube cuivre, qui remplace peu à peu le plomb. Ce dernier perdurera encore un demi siècle, en attendant l'arrivée des tubes en PVC et du pot de colle, puis plus tard de la pince à sertir. Le tube en acier est toujours fidèle, noir ou galvanisé, avec cintreuse et filière à main, puis électrique, toujours proches de la filasse et du pot de jaja. Le remplacement des nouvelles installations de chauffage central où les circulateurs remplacent les anciens systèmes par thermosiphon ; mais c'est là avec l'arrivée de la climatisation, une autre spécialité et un autre métier[280].

Les soudures à l'étain, roulées au porte-soudure suifé sur les tuyaux de plomb, les coudes faits aux billes et à la batte de buis, les piquages finis à la peinture ne sont plus nécessaires ; il en est bien fini de la soudure du bout de plomb de 15 sur le tube d'acier galvanisé de 12/17 préalablement étamé, pour faire les raccordements des lavabos ; la jonction se fait alors en cuivre... en attendant le tuyau souple. Les plombiers cintrent à la machine, ou au ressort, battent les collets, ils soudent à l'étain par capillarité ce nouveau tuyau de cuivre qui arrive dans les villes et les campagnes. Avec ces nouveaux tuyaux arrivent des outils nouveaux pour les travailler : la cintreuse, qui remplace le seau de sable tamisé des débuts du cuivre, la boite à battre les collets et à faire les emboîtures, un bien meilleur travail et beaucoup plus facile que le travail sur la bigorne[281].

Principe de joint au plomb fondu avec matage sur tube de fonte.

Le chalumeau à gaz remplace la vieille lampe à souder. La lampe à acétylène pour s'éclairer dans les sous-sols a déjà été remisée au fond de l'atelier[282], sa préparation chaque matin était dédiée au commis ou du drôle[283] qui branche plus rapidement la baladeuse sur le tableau électrique du chantier. Avec les nouveaux chalumeaux les plombiers soudent à l'étain par capillarité des raccords préfabriqués en usine, avec beaucoup de fuites au début, brasent au brox, les baguettes ne sont pas encore enrobées, la brasure tendre n'est pas encore arrivée et la brasure à l'argent non plus, en attendant la réglementation gaz.

Pendant quelques années encore, les plombiers vont travailler le long des façades d'immeubles bourgeois, pour le remplacement des descentes d'eau pluviale en fonte. Accrochés à la corde à nœuds, grimpant à l'aide des jambières et assis sur la sellette, les plombiers vont remplacer par des tuyaux en fonte ou en cuivre, les anciennes descentes souvent éclatées par le gel[284].

Dans les fermes, les plombiers des campagnes, utilisent la corde à nœuds pour descendre au fond des puits, pour la mise en place des pompes électriques sur platelage en bois, en attendant la pose des pompes multicellulaires, pendues au bout de leur tube de refoulement. Pour plus de sécurité, avant de descendre au fond du puits, les plombiers descendaient la bougie pour vérifier si du gaz ne s'était pas accumulé au fond du puits et qu'il fallait alors ventiler avec un parapluie ouvert. Mais chose assez étonnante, cette précaution Vitruve, au Ier siècle av. J.-C., en parle déjà dans son ouvrage De Architectura , son traité sur l'architecture[285], comme étant une précaution des anciens.

Outils pour joint au plomb sur tubes fonte.
Tuyau pluviale en fonte ouvragée.

Un autre travail des plombiers dont la pratique en France s'oublie au fil des générations qui passent : les joints coulés au plomb sur les tuyaux de fonte ductile. Positionnement du tube dans l’emboîture - pas toujours facile en tranchée boueuse - mise en place de la corde goudronnée et tassée avec le cordoir, puis coulage du plomb à la louche pris sur le réchaud, avant de bien mater au matoir le plomb tout autour de l’emboîture pour en assurer l'étanchéité[286]. En 1998, à Hong Kong, sur le chantier de la station du métro de Tsing Yi (en chinois 青衣), le réseau d'eaux pluviales, en tuyaux de fonte d'un diamètre de 400 mm avec des joints coulés au plomb, conformément au cahier des charges, était exécuté par les ouvriers chinois[287].

Sur les réseaux en fonte, les plombiers ont abandonné ce système de jonction au plomb coulé par les joints SME et SMU et Victaulic.

Une nouvelle génération de jeunes plombiers arrive au début des années 1950 avec leur CAP à la fin de leurs trois années d'apprentissage ou des centres de l'AFPA qui a vu le jour en 1948. Ces plombiers formés aux besoins de la profession, vont devoir s'adapter aux nouveaux matériaux et aux nouvelles techniques, à tous ces nouveaux chantiers qui fleurissent dans toute la France. Ils vont êtres le renouveau du métier, désorganisé après les années de guerre. Avec ces jeunes ouvriers, c'est une nouvelle ère, sinon une nouvelle génération de plombiers qui va construire une France nouvelle. Cette nouvelle belle époque s'appellera les trente glorieuses[288].

Le plombier, le gaz et le gazier[modifier | modifier le code]

Origine du gaz[modifier | modifier le code]

Schéma de principe d'un gazomètre à volume variable.
La petite flamme bleue.

Le gaz manufacturé, que l'on a longtemps appelé le gaz de ville, est à l'origine une découverte du début du XIXe siècle, que s'attribuent à la fois un Français, Philippe Lebon, un Anglais, William Murdoch et un Allemand, Albert Winsor[289]. Ce gaz est produit par la combustion du charbon, entre autres et stocké dans d'énormes cuves généralement placées dans les banlieues des grandes villes, appelées gazomètres.

Si les réseaux d'eau restituent le fluide véhiculé tel qu'il est, les réseaux de gaz, à l'arrivée chez l'utilisateur, peuvent convertir le gaz en lumière, en chauffage ou en force motrice. Cependant dans les débuts de l'utilisation du gaz, c'est à l'éclairage des villes puis des bâtiments que le gaz fut utilisé, à la fois en France et dans beaucoup d'autres pays - Angleterre, Allemagne, Autriche, États-Unis, etc. En 1860 il y avait 19 gazomètres dans la région parisienne, 67 en 1907, il n'en restait seulement que 27 en 1945. La diminution du nombre des gazomètres se fait dans un premier temps par l'augmentation du volume stocké : de 15 000 m3 en 1860 on passe à 225 000 m3 en 1951 avec la construction de l'unité d'Alfortville, puis dans les années '70 avec l'arrivée du gaz naturel. Le volume total de gaz stocké dans l'agglomération parisienne en 1945 était de 1,5 million de mètres cubes[290]. Les autres grandes ville de France telles Bordeaux, Marseille, Lyon, etc, se dotent elles aussi de ces énormes cuves de stockage plus ou moins discrètes et rarement esthétiques[291]. Ces cuves de stockage, il va falloir les raccorder aux appareils de cuisson et d'éclairage dans les rues et les appartements, et ceci au moyen de réseaux de tuyauteries principales de gros diamètres et de réseaux secondaires. Cela va être là encore le travail des plombiers.

Le gaz dans nos villes[modifier | modifier le code]

Gazomètre en briques rouges de Zwickau.

Depuis l'usine de fabrication jusqu'au gazomètre, les tuyauteries étaient généralement en acier. Ensuite, la distribution se faisait au début par des tuyaux en fonte en tranchées ; lors de rénovations, il a été mis au jour des tuyauteries en bois et en poterie pour les premiers pas de ces nouvelles techniques, qui s’apparentaient aux travaux des plombiers qui installaient les réseaux d'adduction d'eau. Mais la fonte de l'époque était coûteuse à la fabrication, trop poreuse pour le gaz, provocant de nombreuses fuites par les joints, de plus, la rigidité de la fonte ne permettait pas une souplesse suffisante lors des mouvements de terrain[292].

Les dangers du gaz.

Les tuyaux en fonte furent remplacés dès 1861 par des tuyaux en tôle plombée, goudronnée puis sablée, appelés tôle ou tuyaux Chameroy[293]. Les jonctions se faisaient à l'étain, rappelant étrangement les méthodes des plombiers-fontainiers du XVIIe siècle. Ces tuyaux moins chers et beaucoup plus souples que la fonte lors des mouvements de terrain, seraient encore en service sur quelques parties du réseau de gaz parisien, mais abandonnés sur les réseaux des autres grandes villes de France.

Début 1906, le réseau parisien comporte environ 2 610 km de conduites avec des diamètres de 27 à 1 000 mm, avec une pression de 8 mbar jusqu’à mars 1979, pour passer à 20 mbar, à la suite de la conversion au gaz naturel en remplacement du gaz manufacturé et la suppression progressive des gazomètres.

La morphologie du réseau de gaz des grandes villes est complexe, il n'est pas toujours aisé d'avoir des indications fiables sur la nature des réseaux en service.

Gazomètres de Landy à Saint Denis. Sur le site actuel du Stade de France.

C'est sous Louis XVIII en 1816, que la première rue fut éclairée à Paris – le passage du Panorama, puis le Luxembourg[294]. Malgré les réticences du début, en raison des risques d'incendie et d'explosion : les usines de transformation sont construites en périphérie de la capitale et des grandes villes de France et avec elles les énormes cuves de stockage du gaz, les gazomètres, dont les plus célèbres se trouvaient sur l'emplacement actuel du Stade de France à Saint Denis. Tout au long du XXe siècle la construction des réseaux se poursuit, parallèlement aux raccordements d'immeubles, avec mise en place des becs de gaz dans les bâtiments publics, les rues, ponts, hôpitaux, théâtres et habitations privées[295].

  • En 1855 il y avait 533 km de réseaux et 20 738 becs de gaz.
  • En 1889 il y avait 1 850 000 becs de gaz.
  • En 1906 il y avait 11 usines de production regroupant 67 gazomètres,

2 610 km de réseaux principalement en tôle, et 55 027 colonnes montantes et 527 000 abonnés[296].

Suivant les sources, les chiffres divergent sur la longueur du réseau, toujours un problème de fiabilité dans les chiffres.

Dans tous ces travaux les plombiers étaient impliqués, à la fois pour la pose et les jonctions soudées des tuyaux en tôle Chameroy, mais surtout dans le raccordement des immeubles qui se faisait en tuyaux de plomb.

Lorsque de l'éclairage seul, l'utilisation du gaz passa à la gazinière et au chauffage de l'eau, puis quand des installations en rez-de-chaussée, on monta dans les étages avec la pose et le raccordement des compteurs sur les colonnes montantes, les hommes et le matériel se trouvèrent au rendez-vous, pour satisfaire une nouvelle clientèle pressée d’avoir un moyen de cuisson facile à utiliser, ainsi que des moyens de chauffage et de production d’eau chaude modernes. Plus besoin d'allumer la cuisinière au feu de bois ou au charbon pour faire le café du matin. C'était une pratique encore très courante dans les foyers des provinces de France dans les années '50, hors des grandes villes, qui étaient seules en cours de raccordement aux réseaux de gaz.

Lampadaire sur le pont Alexandre III - En 1900 il fonctionnait au gaz.

Mais il en était fini des soudures à la louches sur les tuyaux en tôle, il y avait le chalumeau, lequel servait à faire des piquages sur ces tuyaux Chameroy, parfois sans couper le gaz (!), après étamage de la partie ou devait être soudé le piquage en plomb pour le branchement de l'immeuble[297]. Le travail sur les tuyaux de plomb pour les installations de gaz, qui furent utilisés jusqu'à l'arrivée des tubes cuivre, était délicat, à la fois pour le cintrage et pour les soudures, car sa faible épaisseur en faisait un matériau fragile lors du cintrage et de la soudure. Pour les fixations, des crochets enfoncés dans le plâtre des murs ou des cloisons.

Lampadaires sur le pont Alexandre III. En 1900, ils fonctionnaient au gaz.

Si en 1910, commence la concurrence de l’ambre jaune, appelé aussi l’électricité, le gaz résiste et les plombiers redoublent d’ingéniosité pour alimenter tous ces nouveaux clients, dans des immeubles où rien n’a été prévu pour le passage de ces tuyauteries qu’il est nécessaire de sécuriser, sans oublier la ventilation des locaux.

En 1951 en France, le gaz naturel est découvert à Lacq, il fait son apparition en région parisienne en 1970. Mais il alimente Bordeaux en 1958, Nantes en 1959, Lyon en 1960, etc. dans les premiers temps il est mélangé au gaz de ville, on passe alors de 14 à 21 mbar, avec le changement des injecteurs et le réglage des brûleurs[298]. Malgré la dangerosité des installation de gaz dans ses débuts, ainsi que la concurrence de l'électricité dans les domaines du chauffage et de la production de l'eau chaude, le gaz est toujours présent dans nos maisons et dans de nombreux immeubles. Pour les matériaux, nous sommes passés de l'ère du plomb, à celle du tube de cuivre, puis à celui du polyéthylène. Les réseaux principaux sont en acier et en polyéthylène, avec des pressions toujours plus importantes dans le transport de ce fluide particulier. La production de gaz elle aussi se diversifie, fabrication de méthane à partir des lisiers, méthanisation des bio déchets de la ferme ou ménagers.

De sources officielles, de nos jours, environ 11 millions de consommateurs sont raccordés aux réseaux de distribution de gaz naturel, acheminent le gaz naturel vers 9515 communes ; le réseau de gaz en France aurait une longueur égale à 5 fois le tour de la terre[299]. Les gaziers et les plombiers ne manquent pas de travail pour l'entretien et la modernisation de ce réseau.

Les matériaux[modifier | modifier le code]

Tuyaux de gros diamètre à douelles en bois sur un chantier en Alaska.

De tous les matériaux utilisés par le plombier, c'est certainement avec les appareils sanitaires, les tubes et les tuyaux qui lui sont les plus familiers : le tube en cuivre, normal ou dégraissé pour les gaz médicaux, le tube acier noir, le tube acier galvanisé, le tube en inox, le tube PVC, les tuyaux en polyéthylène réticulé, les tuyaux en fonte ductile et fonte d'évacuation, les tuyaux en plomb[300], les tuyaux en bois[301], les tuyaux pour la VMC - ventilation mécanique contrôlée - en acier galvanisé ou en inox, souples ou rigides, et bien d'autres comme les tubes de verre pour le transport du sang lyophilisé. Le plombier n'a pas pour habitude d'utiliser tous ces matériaux sur le même chantier, mais dans sa vie professionnelle, il peut avoir l'occasion d'en utiliser un certain nombre, sinon plus.

Inutile d'aborder dans le cadre de cet article ces différents types de matériaux, d'autres l'on fait, c'est le travail de spécialistes et de fabricants. De même que des appareils sanitaires, qui évoluent eux aussi au fil des années, aussi bien en forme qu'en fonctionnalité[302].

Le plombier et l’apprentissage du métier[modifier | modifier le code]

Le métier de plombier n’est pas issu d'une connaissance spontanée à la suite du désir du futur apprenti, et ce n’est pas un métier que l’on apprend en trois clics sur Internet ; ce n'est pas non plus un métier qui se pratique avec une scie à métaux et un tube de colle. C'est là ce que l’on appelle chez nos voisins anglo-saxons le « Do it yourself » c'est-à-dire faite-le vous-même et en France le bricolage[303]. Des bricoleurs il en faut. « Le travail des mains est l'apprentissage de l’honnêteté. Que le travail de vos mains soit une marque de reconnaissance et un hommage à la condition humaine », disait Gandhi[304]. La nécessité de l'apprentissage n'est pas un retour au passé, mais la recherche d'un équilibre humain, d'une espèce de sagesse qui tenait compte de la main de l'homme, du contact de la matière mise en œuvre. Le métier de plombier ne se décrète pas. Il s’apprend encore de nos jours, comme il s’est toujours appris, par la transmission de Maître à apprenti[305]. C'est le chemin parcouru par les anciens, qui depuis des millénaires on cru en leur métier et ont transmis leur savoir au fil des générations de plombiers, ce qui permet aujourd’hui l'acquisition de cette somme de connaissance dans des domaines toujours plus complexes et des plus passionnants[306].

L’apprentissage du métier chez les anciens[modifier | modifier le code]

En Mésopotamie[modifier | modifier le code]

Dans la cité de Babylone, l'artisanat des métiers existait depuis longtemps ; au musée du Louvre se trouve la stèle en basalte, dite du Code d'Hammourabi, érigée à Babylone vers 2000 ans av. J.-C., gravée en écriture cunéiforme et en langue akkadienne, un passage de la stèle précise : «...à condition que les artisans enseignent leur métiers aux jeunes...» (voir la suite en référence)[307] . En Mésopotamie, avec tous les travaux d'adduction d'eau pour l'alimentation des bassins, palais et autres jardins que nous connaissons, le nombre d'apprentis plombiers devait être important, même si l'histoire n'a pas retenue leur nom, ni celui de leurs Maîtres. Les 250 différents paragraphes et les 3 600 lignes du code d'Hammourabi dont on peut prendre connaissance et notamment les passages sur les contrats d'apprentissage, ne font pas de différences entre les hommes libres et les esclaves, Maîtres ou apprentis. Cependant, il y a 4000 ans en Mésopotamie, le roi Hammourabi prenait soin des apprentis de son royaume et faisait graver leur contrat sur un monolithe de basalte noir.

Code d'Hammourabi - Louvre.

Si les textes sur les métiers et leur apprentissage sont rares en ces temps lointains de l'Irak actuel, depuis les temps immémoriaux les professionnels ont transféré leurs compétences d'une génération à l'autre dans une certaine forme d'apprentissage. À nouveau en Mésopotamie, 35 contrats d'apprentissage en écriture cunéiforme et en langue akkadienne, entre la période du VIIe et le Ve siècle av. J.-C., sont rapportés par Sivan Kedar, de l'université de Tel Aviv[308]. Ces contrats portent sur plusieurs métiers dont un charpentier, son contrat a été établi le 23 juin de l'an 407 av. J.-C. à Babylone. Les contrats sont tous pour des jeunes garçons et comportent une clause donnant la nature du contrat, l'identité des deux parties ; l'apprenti n'est pas partie prenante dans la négociation[309] .

Structure des contrats :

« Arad Nergal, fils de Bēl Usuršu, le serviteur de Bēlšunu Gouverneur d'Eber-nāri’, a donné Nabû-bullitanni, le serviteur de Bēlšunu, à Bēl-ittanusson fils de de Nabû-usuršu, pour une durée de six années, pour lui apprendre le travail du bois.

Il (Bēl-ittanusson) enseignera à Nabû-bullitanni le métier du travail du bois (la charpente) et la connaissance du métier, comme il l'a appris lui-même.

S'il lui apprend, Arad Nergal donnera un tiers d'argent de Mina à Bēl-ittannusson en cadeau.

S’il ne lui apprend pas, (Bel-ittannusson) il donnera (à l’apprenti) un mina d'argent à Arad Nergal pour le montant du loyer.

Jusqu'à la fin de la période d'apprentissage, Arad Nergal fournira à Nabû-bullitanni la nourriture et l'habillement.

Les Témoins Le secrétaire

Babylone, 12e de Simānu, la 17e année de Darius roi des pays[310]. »

La durée de l'apprentissage est de 6 années pour un certain nombre de métiers dont le charpentier, métier qui pour l'époque et le lieu regroupait l'ensemble des métiers de la construction ; pour d'autres métiers la durée est de 2 années (suivant les autres contrats d'apprentissage disponibles). Il est précisé la somme qui devra être versée par le représentant de l'apprenti et les devoirs du Maître : entre autres la nourriture et l'habillement pendant toute la durée de l'apprentissage. Les apprentis sont des jeunes hommes libres placés par les parents, ou des esclaves (ce qui semble être le cas pour ce futur charpentier), que leur Maître place pour qu'ils apprennent un métier et qu'utilisera plus tard le propriétaire du jeune esclave. Les Maîtres d'apprentissage sont souvent des hommes libres, mais il peut y avoir des esclaves, professionnels reconnus, comme Maître d'apprentissage. Nous retrouverons ce même genre de contrat deux millénaires plus tard en France, sans les esclaves naturellement.

Dans l'Égypte ancienne[modifier | modifier le code]

Comme présentés précédemment, les travaux de plomberie étaient une réalité dans l'Égypte ancienne. L'apprentissage de ces futurs plombiers était également donné aussi bien à des jeunes gens libres qu'à de jeunes esclaves. En effet, suivant les travaux de madame Biezunska-Malowist[311], il apparaît en ces temps lointains, une augmentation de jeunes esclaves nés à la maison du Maître, avec moins d'esclaves à la vente sur les marchés (sic), ceci comme conséquence de la Pax Romana. Ces jeunes esclaves étaient mis en apprentissage par leur propriétaire vers l'âge de 12 ou 13 ans, afin qu'une fois devenus de bons ouvriers, ils puissent êtres rentables, soit en travaillant à la maison du Maître, soit loués en qualité d'ouvrier à un artisan[312]. Une sorte de retour sur investissement, ou la loi du vainqueur. Vae victis, ou malheur aux vaincus , comme disait le gaulois Brennus après la prise de Rome.

Travail du tube cuivre par un apprenti plombier en CFA.
Règle de l'Égypte ancienne.

Une lettre privée de la fin du Ier siècle, relevée par madame Biezunska-Malowist, nous parle d'un jeune esclave travaillant chez un charpentier d’Oxyrhynchos en basse Égypte[313], qui pouvait gagner 2 drachmes par jour. Comme pour la Mésopotamie, le terme de charpentier, semble à cette époque ainsi que dans l'Égypte ancienne, regrouper l'ensemble des métiers de la construction. Le temps de l'apprentissage pour les métiers de la construction n'est pas précisé dans les nombreux documents à la disposition des archéologues et autres égyptologues.

Dans la Grèce antique[modifier | modifier le code]

À Sparte.

L'apprentissage du guerrier mise à part, il est difficile de trouver pour Sparte, une référence à un enseignement technique quelconque. Le citoyen voué au métier des armes est une classe privilégiée ; en dehors de cette classe sociale on trouve les non-citoyens subdivisés en deux groupes : Les périèques, hommes libres qui sont souvent des artisans et des commerçants, le deuxième groupes , les Hilotes, qui sont cultivateurs et attachés à l'état. Il est probable que les périèques s'occupaient de la formation de leurs propres enfants, la transmission du métier se faisant sur le tas, pour une passation de l'atelier de père en fils[314].

À Athènes.

Athènes sera un peu moins guerrière que Sparte. Après les troubles, notamment des artisans, au VIIe siècle av. J.-C., une nouvelle constitution sera mise en place, mais à la différence des classes riches, les pauvres doivent êtres formés à l'agriculture ou aux métiers de l'industrie. Pour ces derniers il n'est même pas question d'apprendre les mathématiques ou les sciences qui sont pourtant des matières technologiques[315]. Comme le disait Ciceron : « Donc, on doit regarder comme quelque chose de bas et de vil le métier de tous ceux qui vendent leur peine et leur industrie...» [316]. L'apprentissage se réalise par l'expérience et la routine ; il s'agit d'un lien personnel entre Maître et apprenti, l'apprenti se forme au contact de l'homme. dans la Grèce antique on ne se préoccupe pas de ce qui est technique ; l'apprentissage des métiers est du domaine privé, sinon familial, il ne concerne pas l'État[317].

À Rome et dans l'Empire Romain[modifier | modifier le code]

Vitruve et son célèbre "Traité sur l'Architecture".

Avec les collèges d'artisans, l'organisation professionnelle existait au moins depuis le Ve siècle av. J.-C. par la Réforme Servienne[318] qui répartissait les citoyens en 5 classes, elles-mêmes divisées par tranche d'âge et par centurie. Il est à noter que l'une des catégories appartenait aux métiers des ingénieurs du Génie, auxiliaires des armées de Rome et une autre aux métiers infamants, les proletarii ; ceux-ci trop pauvres pour payer l'impôt exerçaient des métiers peu utiles à l'armée : boulangers, bouchers, cordonniers, etc. Ils étaient la catégorie juste avant les esclaves. C'est Servius Tullius[319] qui mit en place cette répartition. Les charpentiers ou tignarii (et avec eux les plombiers, les couvreurs, etc.) et autres dendrophorii, que l'on a aussi appelés les charpentiers de grande cognée, ne faisaient pas partie de cette catégorie, mais plutôt de celle des ingénieurs du Génie et classés parfois dans les arts mécaniques[320].

À Rome, l'enseignement technique n’existe pas de façon formelle pour le niveau le plus bas : c'est-à-dire l’apprentissage d’un métier manuel. Mais le pouvoir impérial l'a inféodé de façon obligatoire et héréditaire. Le métier se transmettait de génération en génération, de père en fils sinon de père en gendre. Il était très difficile de pouvoir transmettre son atelier à une autre personne qu'à sa filiation directe. Cette pratique d'ailleurs se retrouve dans les corporations du Moyen Âge en France, mais organisé par les corporations elles-mêmes. Le fils apprend de son père et transmettra le métier à son propre fils[321].

Dans la Gaule[modifier | modifier le code]

Dans le pays qui deviendra la Gaule à l'arrivée des romains et la victoire de Jules César[322], les métiers de la construction étaient assez rares, sinon inexistants, les Celtes bâtissaient leurs maisons en bois et en torchis, lesquelles n'ont pas résistées aux ravages du temps ; ils ne connaissaient ni le mortier ni la tuile. Celle-ci, et principalement le type canal ou tige de botte suivant les régions, se retrouve dans tout le bassin méditerranéen 500 ans av. J.-C., mais ce sont les Romains qui vont en étendre l’utilisation dans tout l’Empire et donc, en Gaule[323]. De plus, l'écriture n'était pas développée comme elle le sera par la suite au cours de l'occupation romaine. Pas d'apprenti plombier chez les Celtes et donc pas de transmission d'un métier qui n'existait probablement pas encore.

Au Ier siècle av. J.-C., les Romains ont apporté avec leur armée de nombreux corps de métiers et avec eux les fameux collèges d’artisans, avec leurs ouvriers souvent soldats eux-mêmes[324]. Rome possédait depuis longtemps ces associations d'artisans libres et esclaves, plus ou moins bien acceptés par le pouvoir et souvent méprisés par le peuple qui refusait le travail manuel. Sénèque nous dit : «...La sagesse habite des lieux plus élevés : elle ne forme pas les mains au travail ; elle dirige les âmes »[325]. Que de belles pensées. Plus encore lorsqu'il écrit : « Le sage ne diffère de Dieu que par la durée ».

Les charpentiers ou tignerii étaient de ceux-là. J.P. Waltzing nous confirme l’existence des collèges d’artisans à Nice, Aix, Arles, Lyon, etc. Lors des fouilles à Paris en 2006, il aurait été mis au jour des inscriptions relatant des Collèges d’artisans à Lutèce[326].

Outillage en buis pour le travail des tuyaux de plomb.

Après avoir travaillé à construire les ponts pour le passage des armées de César et la fabrication des catapultes, les charpentiers ont aidés à construire les maisons des riches Romains, lesquels deviendrons ensuite Gallo-Romains. Avec les tignerii, sont venus des couvreurs pour les travaux de couverture et des plombiers ou plombarius, pour l'alimentation des fontaines, des thermes des latrines et des points d'eau des maisons, à partir des aqueducs construits par les maçons et les tailleurs de pierres.

Lampe à souder à essence.

À l'arrivée des Romains en Gaule, des hommes, les celtes, étaient prêts à être formés, lesquels au contact des ouvriers romains, ont acquis les techniques pour le travail du plomb et l'alimentation de ces nouveaux points d'eau : fontaines, thermes, etc, et ont eux-mêmes formés leurs successeurs qui sont devenus des plombiers gallo-romains et gaulois.

L'apprentissage a bien fonctionné chez les plombiers gaulois, car c'est dans la France entière et dans une grande partie de l'Europe, que l'on retrouve le passage de des plombiers avec les ruines de maisons romaines, des thermes, des jardins et des fontaines, dans lesquels on retrouve des tuyaux de plomb et autres vestiges des adductions d'eau, datant de cette époque généreuse pour le métier de plombier[326].

Malgré toutes ces preuves de plombiers gallo-romains œuvrant en Gaule sous l'occupation romaine, l’apprentissage des métiers, nous est parvenu avec peu de précision. Les devoirs de chacune des parties, le temps de l'apprentissage, la rémunération ou le passage de l'état d'apprenti à celui d'ouvrier puis de Maître, sont à ce jour absents des travaux sur cette période. Dans son ouvrage sur les Corporations de Métiers, Martin Saint Léon reprend certaines des recherches de J.P. Waltzing, qui précise que les Romains on apporté avec eux les idées des corporations d'artisans, lesquelles ont été très nombreuses dans le sud de la Gaule, mais peu présentes dans les villes du nord. Ces corporations gallo-romaines régissaient dans le métier représenté, à la fois les règles professionnelles du métier, dont les Maîtres, les ouvriers et les apprentis, mais également le code de vie moral et religieux de la corporation[327]. Il faudra attendre le Moyen Âge et son esprit de charité et de générosité, pour que renaissent ces corporations qui vont se mettre en sommeil pendant les siècles à venir.

La période faisant suite au départ des Romains, a été avec les invasions dites barbares, peu propice à nos métiers et donc à l’apprentissage et la formation des hommes de métier. La construction et l'aménagement des châteaux forts ne demandaient pas beaucoup la présence de plombiers et donc d'apprentis. Seuls quelques travaux de couverture en plomb vont permettre de conserver cette tradition du travail du plomb dans les siècles à venir.

Ancien outillage de plombier.

Du Ve au XIIe siècle[modifier | modifier le code]

La pratique venue avec les Romains chez les nobles francs - la possession d'esclaves et de serfs, forgerons et charpentiers et probablement d'autres corps d'état - permet d'exécuter les gros travaux de la maison et de la propriété, mais aussi dans les villes à aider les quelques artisans qui pratiquent les métiers[328], comme c'était le cas à Rome et dans l'Empire Romain ;

« ...il est permis de penser que primitivement un certain nombre de métiers furent la propriété du seigneur. Celui-ci les faisait exercer à son profit par des hommes à lui, des serfs[329]. »

D'où le terme qui décrit joliment l'état de corvéable à merci. On se souvient que ce n'est qu'en 1125 que l'abbé Suger affranchit les serfs de Saint Denis, près de Paris, au moment de la construction de l’abbatiale.

Après tant de détresse, de privation et de misère, il est extraordinaire qu'un métier ait pu se perpétuer et s'enrichir de techniques nouvelles, chaque génération apportant sa pierre, ou son tuyau, à l'édifice dans la construction du métier de plombier. Seul l'amour du métier dans l’excellence du travail bien fait, la belle ouvrage, pouvait permettre cette continuité qui perdure depuis des millénaires.

Fer à souder à essence.

À partir du XIIe siècle, après la difficile période des grandes invasions, la construction reprend, notamment avec les cathédrales et les palais. Très certainement sur l’exemple des anciennes associations romaines, les collèges d'artisans, les corporations de métiers se mettent en place, l'apprentissage se généralise et s'organise, souvent d'ailleurs au profit du Maître, mais malgré cela le métier se transmet.

Après l'esclavage, puis l'appartenance au seigneur, on passe sous la coupe du Maître. Comme le disait le poète «...Ah ! Misère de moi ! Est-ce que ça ne finira pas ! Mais la mort vaudrait mieux ! » [330].

En ces temps, la corporation a pour base la division de tous les hommes de métier en trois classes : les apprentis, les valets (qui seront appelés plus tard compagnons) et les Maîtres. Une division avec à chacun ses droits et ses devoirs : « ceux qui s'instruisent, ceux qui servent et ceux qui commandent »[331]. Au XIIe siècle, les plombiers, non encore dénommés par ce nom, sont avec les recouvreurs de mésons sous la domination de la corporation des charpentiers[332].

Apprentissage de la coupe de la "bleue".

L'apprentissage est la première étape dans la vie d'un futur ouvrier ; l'apprenti a un devoir de soumission à son Maître, lequel en retour doit le former moralement et professionnellement. L’apprenti commence son apprentissage très tôt : 10 à 12 ans en général. Un grand nombre de restrictions et de devoirs sont demandés à l’artisan qui veut prendre un apprenti. Tout d’abord il doit être Maître, ne peut avoir qu’un seul apprenti - il y aura des exceptions et des modifications dans les statuts de la corporation par la suite - il doit pouvoir nourrir et entretenir convenablement son apprenti, mais surtout une obligation imposée au Maître : c’est que l’enfant soit bien traité et reçoive une instruction professionnelle sérieuse[333]. Il ne semble pas qu'à cette époque un contrat d'apprentissage soit établit entre le représentant de l'apprenti et le Maître.

Des dérapages existent dans toutes les professions, en voici un exemple tiré tout droit d’une sentence du Châtelet de Paris du 3 septembre 1399 :

« Droit de correction du Maître sur l’apprenti : En la présence de Jehan Prevost, huchier d'une part (le Maître) et de Lorin Alueil (l'apprenti), prisonnier au Chastelet a la requeste dudict Prevost d'autre part, nous avons condamné ledict Alueil a servir ledict Prevost, son maistre, selon la forme et teneur des lettres obligatoires sur ce faictes dont il nous est apparu sans despenz …et nous avons enjoint et commandé audict Prevost que il traite ledict Lorin, son aprentiz, comme filz de preudomme doit estre et l’en quiere les choses contenues en ladite obligacion senz le faire batre par sa femme, mais le batre lui mesmes s’il mesprent…»[334]. L’apprenti n'était pas plombier mais menuisier, mais tout de même. »

Apprenti écoutant son Maître.

Mais peu à peu les artisans s’enrichissent et se fixent dans les villes, avec les commerçants ils dominent la vie sociale et politique, la hiérarchie et la transmission des métiers s’établissent sur d’autres critères que la formation et l'apprentissage classique : appartenance à une famille, l'argent et l’influence des corporations de Maîtres de plus en plus puissantes. L'exigence d’un chef-d’œuvre pour accéder à la maîtrise devient obligatoire pour les apprentis à la fin de leur apprentissage, mais la réalisation de ce chef-d’œuvre est onéreuse et les fils de Maîtres en sont souvent dispensés. Beaucoup d'ouvriers ne passeront jamais Maître, beaucoup d'apprentis resteront ouvriers[335].

Nous voici au XVIe siècle, la Renaissance voit la naissance d'une unité européenne dans notre pays. Le peuple ne vit plus dans le pays élu de Dieu, mais sur un continent : l'Europe, quoiqu'aux contours géographiques encore assez mal définis.

En 1539 François Ier proclame le français comme la langue officielle pour toute la France, notamment pour les documents officiels (ce qui aide pour la lecture des documents anciens)[336], même si les dialectes resteront encore présents et pour longtemps dans nos provinces[337].

Lampe à souder à essence.

C'est la diffusion de l'information par l'imprimerie et la remise à l'honneur de la technique. Du château-forteresse on passe au château-palais, avec plus de confort intérieur, des jardins et leurs eaux à l'extérieur.

C'est l'époque où Colbert, ministre de Louis XIV, à la politique très dirigiste, développa l'industrie de notre pays, réforma l'apprentissage, du moins tenta de réformer l’apprentissage. L’apprenti se doit de vivre chez le Maître, celui-ci remplaçant ses parents, a un rôle de professeur et d'éducateur assez dirigé :

« ...et demeure aussi chargé de nourrir et coucher le dit aprentif pendant le dit tems et l'elever et l'instruire dans la crainte de Dieu et bonnes mœurs comme il est convenable à un père de famille...», suivant un acte d'entrée en apprentissage datant de avril 1725[338]. »

Un règlement de Colbert fixe en 1667 la durée de l'apprentissage à cinq ans, mais chaque corporation définit bien souvent sa propre durée de l'apprentissage. La durée de l'apprentissage pour les plombiers est de 4 années. Le statut des plombiers de 1648 précise :

Lampes à acétylène utilisée par les plombiers dans les années 1950.

« Chaque Maître pouvait avoir à la fois deux apprentis et la durée de l'apprentissage était de quatre années. Les fils de Maître ne servaient que deux années, et chez leur père. Tout apprenti voulant aspirer à la Maîtrise devait faire chef-d’œuvre de ses propres mains en la maison d'un des jurés, les fils de Maître étaient tenus seulement de l'expérience » [339]. Que vienne la nuit du 4 août. »

Les ouvriers étaient astreints au travail de cinq heures du matin à sept heures du soir, parfois huit heures, sans discontinuation, sinon pour «...prendre leur réfection honnête et nécessaire. »[340]

Il est vrai qu'en ce temps là, la corporation tient le métier et lui impose sa loi, souvent la loi du plus fort et du mieux organisé : celle des Maîtres. Parfois même contre la loi de l'état et donc du Roi, ce qui n'est pas pour lui plaire.

Cet état de choses durera tant bien que mal jusqu'à la Révolution et le vote de cette loi historique pour le monde du travail : la loi Le Chapelier de 1791, qui supprime tous les rassemblements d'ouvriers et d’artisans d'un même métier et donc la suppression progressive des corporations qui étaient chargées, entre autres, de l'apprentissage du métier. L'apprentissage s'effondre pendant un siècle, alors que d'autres pays d'Europe poursuivent ce genre de formation théorique et en entreprise. Mais la Révolution ensanglante le pays et l'ennemi est à nos frontières. Ce ne sont pas les guerres que lance le petit caporal qui va relancer le travail des métiers et l'apprentissage en France.

Au XIXe siècle l'industrialisation du pays et l'essor des industries, ne privilégient que rarement l'apprentissage et même la formation des masses d'ouvriers peu qualifiés, l'apprentissage traditionnel se perd au sein d'un artisanat en pleine mutation et que n'aide pas un Compagnonnage en pleine décadence, à la fois par ses tensions internes et lui aussi touché par une nouvelle forme d'économie, laquelle ne privilégie pas toujours la retransmission d'un métier en perdition[341]. Le devenir des jeunes plombiers est incertain.

L’apprentissage de nos jours[modifier | modifier le code]

Travail du tube cuivre et acier pour le concours MAF de 2015 au CFA de Brétigny.

Au cours des siècles passés, l'apprentissage du métier de plombier fut une chose plus ou moins bien établie, mais qui allait de fait avec la continuité du métier. Pas d'apprenti pas d'ouvrier, pas d'ouvrier pas de Maître.

Depuis toujours l’être humain est tributaire de la transmission de ses savoirs et de ses savoir-faire et donc du métier qu'il pratique et qu'il a appris lui-même avec un Maître d'apprentissage. Cela malgré ce que pouvait penser le grand philosophe Platon, qui opposait éducation et formation professionnelle, en affirmant que : «...l’acquisition de quelques talents était complètement indigne d’être appelée éducation » [342]. Que n'a t-il pas connu de plombier pour lui expliquer le talent et la valeur d'un homme de métier.

Cependant : « L’apprentissage concourt aux objectifs éducatifs de la nation »[343]. C'est en 1992, que le législateur inscrit enfin ce postulat dans la loi de la République.

L'apprentissage est la plus ancienne des formations en alternance, jusqu'à la Révolution elle était régie par les corporations de métiers, le statut des plombiers de 1549 en est un parfait exemple. Puis en 1791 la loi Le Chapelier interdit les corporations en France. L'apprentissage des métiers est alors un peu à la dérive.

Le CAP de plombier en 1956.

La deuxième partie du XIXe siècle voit la mise en place de plusieurs lois post Révolution, tendant à réglementer enfin l'apprentissage des métiers :

  • En 1880 Jules Ferry crée les Écoles Manuelles d'Apprentissage, c'est le début de la scolarisation, bien timide, des apprentis. Mais au fil des gouvernements deux courants s'opposent sur la formation professionnelle : celui qui représente les milieux patronaux veut privilégier la formation au métier et celui de l'Instruction Publique voulant en conserver le privilège lui préfère un enseignement plus théorique[344].
  • En 1919 la loi Astier pose le fondement des cours professionnels pour les apprentis. Déjà 45 000 apprentis en cette année d'après guerre. En 1925 sont créées les Chambres des Métiers et la taxe d'apprentissage qui servira à financer les premières formations technologiques et professionnelles[345].
  • En 1928 nous voyons revenir le Contrat d'Apprentissage écrit, qui existait déjà au Moyen Âge et même bien avant dans certains pays, mais aussi l'obligation pour l'apprenti de suivre les cours professionnels. L'école est obligatoire jusqu'à 13 ans (11 ans pour les titulaires du Certificat d’Études Primaires). Il faudra attendre 1936 pour que la scolarité passe à 14 ans et en 1959 pour qu'elle soit amenée jusqu'à l'âge de 16 ans. Ce qui repousse d'autant le début de l'apprentissage du métier[346].
  • En 1937 la loi Walter et Paulin donne un rôle important aux Chambres des Métiers en instituant la formation technique des apprentis avec examen en fin d'apprentissage, le certificat de fin d'apprentissage, le fameux CAP. Les apprentis ne sont toujours pas payés, et donc pas les apprentis plombiers. Cela jusqu'en 1960, sauf pour les apprentis maçons qui avaient dans les années '50 un petit salaire, du fait que dans le cadre de leur apprentissage ils faisaient souvent le travail des manœuvres (préparation des mortiers, nettoyage du chantier, amenée des matériaux, etc.)[347].
    Apprentissage de la brasure à 4 mains.
  • En 1948, dans la France de l'après guerre, des villes entières étaient à reconstruire, petites et grandes, sinon une partie de la France, mais le pays manquant d'ouvriers qualifiés, sont alors institués les AFPA. Les plombiers et d'autres ouvriers qui sortaient de ces écoles, étaient au début souvent délaissés par les entreprises qui leur reprochaient leur manque de compétences. Les entreprises mettaient en balance les 10 mois de formation en AFPA, face aux 3 ans des jeunes sortant de l'apprentissage artisanal. Les AFPA sont toujours là, avec des formations dans de nouveaux métiers tout en ayant conservé les métiers traditionnels, pour le bonheur de ceux qui suivent encore leur formation[348].
  • En 1949 sont institués les Collèges d'Enseignement Techniques, puis les Lycées Techniques, lesquels commencent à sonner le glas de l'apprentissage en alternance, encore appelé artisanal. L'arrivée de ces formations encadrées par le Ministère de l'Éducation Nationale, ne serait-elle pas un peu la faute de nos artisans qui délaissent la formation d'apprentis, dont ils n'ont pas le temps de s'occuper? Si en 1960 il y avait en France 350 000 jeunes en apprentissage dans les entreprises et surtout dans l'artisanat, dans les années '70 ils ne sont plus que 250 000. Allongement de la scolarité obligatoire, désaffection des métiers de l'artisanat et du bâtiment. Les gars du bâtiment n'ont plus la faveur du public et avec eux les plombiers ; il y a pourtant du travail sur les chantiers. Et cela malgré les belles affiches : TU SERAS PLOMBIER MON FILS, que l'on pouvait voir dans les Chambres de Métiers[349].
  • En 1971, la loi de juillet est le texte fondateur de l’apprentissage artisanal moderne. Créée en 1966, c'est dans les CFA ou Centres de Formation d'Apprentis que ceux-ci seront scolarisés et formés à la technologie et au dessin spécifique à leur métier et cela tout au long de leur apprentissage : un temps en entreprise et un temps au CFA. Le contrat d’Apprentissage devenait un contrat de travail. L'apprentissage en alternance de nos jours[350].

Depuis, l'apprentissage du métier de plombier a évolué au rythme des lois et décrets. On l'apprend en deux années en alternance en entreprise ou en collège et lycée technique, avec un BEP ou CAP en fin de formation, mais aussi en 10 mois avec un contrat de professionnalisation, sans oublier les nouveaux contrat d'avenir. Le CAP de notre enfance, diplôme un peu ringard pour certains de nos jeunes d'aujourd'hui, qui sont d'ailleurs des apprentis de moins en moins jeunes, leurs préfèrent le Bac Pro en 3 ans, puis le BTS et la licence.

Le CAP est cependant encore prisé par les jeunes apprentis à la fin de leur apprentissage, pour les métiers du bâtiment[351], même si certains lui préfèrent le Bac Professionnel en 3 années[352].

1956, la première paye après 3 ans d'apprentissage.

Avec le CAP et autres examens professionnels pour les apprentis et professionnels chevronnés, il existe les concours nationaux et internationaux, de plus en plus populaires auprès des jeunes des métiers de la construction et autres branches qui participent à ces différents concours[353].

Sujet d'un concours aux Meilleurs Apprentis de France.

Parrainé par les MOF, le travail des plombiers réalisé aux concours des MAF (Meilleurs Appentis de France) est de qualité. Travail du cuivre, de l'acier, des brasures et soudures vraiment de qualité qui doivent faire la fierté de leurs Maîtres d'apprentissage. C’est à travers cette « solidarité intergénérationnelle que les MOF assurent la pérennité de savoir-faire exceptionnels et la promotion du travail manuel ...Les Meilleurs Ouvriers de France ont la volonté, à travers ce concours, de proposer aux apprentis un chemin de progression professionnelle et humaine ainsi que des perspectives d’avenir valorisantes et économiquement viables »[354] .

Les Olympiades des Métiers. C'est en 1950 que l'Espagne organise la première Olympiade. Cette compétition professionnelle internationale regroupe près de 800 jeunes d'une cinquantaine de métiers, venant de 70 pays des 5 continents. Cette compétition à lieu tous les deux ans dans un pays différent ; la France les a reçu à Lyon en 1995. Après des sélections régionales, puis nationales, la compétition se passe en quatre jours ; c'est dire si la formation professionnelle ne suffit pas à elle seule pour obtenir des résultats. Un coach pour le physique et un autre pour le mental accompagnent les jeunes tout au long de leur préparation[355].

Les Meilleurs Ouvriers de France, les MOF. C'est, « Une Recherche constante du progrès et de la perfection à travers l’excellence du travail ». Peu de professionnels font partie de ces artistes du métier, au mérite et à la professionnalisation d'un très haut niveau. Le titre de Meilleur Ouvrier de France (MOF) est décerné uniquement en France, par catégorie de métiers dans un concours entre professionnels. C'est un titre que le MOF garde à vie et qui correspond au niveau BTS dans la hiérarchie des diplômes du Ministère du Travail. Un certain nombre de plombiers portent ce titre, mais on les connaît peu, car il ne portent pas le liseré bleu blanc rouge sur leur tenue de chantier[356].

« Nous ne sommes pas seulement apprentis-ouvriers, nous sommes apprentis-hommes… Notre ambition n’est pas tant d’apprendre la menuiserie que de nous élever à l’état de menuisier[357]. »

Le plombier et le compagnonnage[modifier | modifier le code]

Chef-d'œuvre de réception de Compagnon plombier.
Travail sur tube cuivre, galvanisé et noir. Travail d'adoption chez les Compagnons du Devoir.

De nos jours le compagnonnage est connu de tous. Cette vieille institution professionnelle qui serait plusieurs fois millénaire, et dont la légende remonte... bien loin. Le Compagnonnage fut décimée par les lois de la Révolution, les luttes intestines, la Révolution industrielle qui a vu disparaître ou se modifier structurellement certains métiers, les guerres aussi, qui ont fauché tant de jeunes, ou désorganisé leur Tour de France.

Mais sur le point de disparaître, le compagnonnage est toujours là parmi nous. Comme l'écrivait le compagnon Jean Bernard en 1941 : «...une tradition qui ne se nourrit pas de la vie de son temps reste stérile et meurt » [358]. Le compagnonnage, certains des mauvais augures le disaient fini, dépassé par les événements, avec une jeunesse prise par la modernité et ne croyant plus à la belle ouvrage.

C'est vrai que ce début du XXe siècle fut terrible pour le compagnonnage, comme pour toutes les organisations professionnelles. Mais comme le dit l'ancien Ministre Raoul Dautry :

« Dans le compagnonnage il y a quelque chose d'irréductible, de permanent, d'éternel qui touche la conscience ouvrière. C'est cette part précieuse entre toutes, pure, incorruptible que le compagnonnage a su garder, dans son secret, et qu'il continue à mettre en œuvre chez ceux qui viennent à lui [359]. »

Aujourd'hui, le compagnonnage est bien loin des affirmations d'Étienne Martin Saint Léon qui écrivait en 1897 :

« Telle était et telle est encore dans ses traits généraux, quoique bien affaiblie et déchue de son ancienne importance, cette institution du compagnonnage... dans laquelle le bien et le mal se balancent presque également[360]. »

Canne de compagnon.

« Rafraîchi dans les années '40 avec la fédération de nombreux métiers dans les associations telles que les Compagnons du Devoir, la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment et l'Union compagnonnique, le compagnonnage a su se redéfinir, se rénover et permettre à toute une jeunesse de suivre la voie du métier et de la perfection léguée par les anciens. Lors du renouveau du compagnonnage dans les années '40, les plombiers furent parmi les premiers à rejoindre ces nouvelles associations de métiers[361]. »

Le compagnonnage s'est modernisé, avec des Maisons capables d'accueillir des milliers de jeunes ouvriers et maintenant des apprentis, des salles de cours et des ateliers modernes. Le Tour de France couvre de nombreuses villes et villages de notre pays et cela pour des métiers dont le nombre progresse doucement au rythme des intégrations. Des Mères plus nombreuses, Dames Hôtesses et Économes, guident les jeunes dans les débuts de leur vie d'homme. Depuis quelques années les jeunes filles enrichissent les maisons et les routes du Tour de France ; celui-ci d'ailleurs a vu son cercle s'élargir avec le franchissement des frontières de notre pays, pour aller se former dans toute l'Europe et franchir même les océans.

Les plombiers furent toujours parmi les métiers et corporations les plus actifs au sein des divers compagnonnages, au cours des époques qu'ils ont traversées avec beaucoup de fougue et de persévérance, avec foi dans l'avenir de leur métier et avec une seule volonté : le perfectionnement, le travail bien fait et la retransmission de leur métier dans les valeurs du compagnonnage.

Maison des Compagnons de Devoir à Angers sur les bords de la Maine en 1970.

Le 16 novembre 2010, l'UNESCO a inscrit le compagnonnage au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité[362]. Les Compagnons du Tour de France sont désormais reconnus mondialement pour la spécificité de leur enseignement professionnel et moral, leurs traditions mais également pour la capacité à les transmettre à travers les valeurs du Tour de France.

« Le compagnonnage est par excellence une tradition ouvrière française : une partie du peuple français en verra sa condition morale transformée...». Il n'est pas nécessaire d'en dire plus sur cette noble institution, une abondante littérature sur le sujet est disponible et nous ne voulons pas nous aventurer sur un domaine que d'autres ont su décrire avec beaucoup plus de compétence. Le compagnonnage a encore de belles années devant lui, il fut créé par des hommes de métier, des hommes de métier l'ont fait vivre jusqu'à nous, des hommes de métier continueront à le faire vivre.

Les plombiers français dans le monde[modifier | modifier le code]

« La mondialisation permet le départ d’un nombre croissant d’expatrié français. Ils deviennent alors des « ambassadeurs » de la France par leur contact quotidien avec les habitants d’autres pays et diffusent l’image et la culture française »[363].

Gaine technique dans un bâtiment de grande hauteur.

« Le rayonnement culturel de la France est renforcé par les expatriés » la compétence de ses hommes de métier est renforcée par la présence de ces hommes expatriés sur les sols étrangers[364].

Suivant les statistiques, plus de la moitié des expatriés ont quittés la France pour des raisons professionnelles, et pour une durée limitée[365]. Ce mouvement n'est pas nouveau en France, et notamment dans l'industrie du bâtiment où depuis longtemps les hommes sont allés de l'Afrique au Moyen Orient - Algérie, Liban, Iran, Arabie Saoudite, Nigeria, Indonésie, Chine et bien d'autres encore, pour construire de grands ouvrages de génie civil et de nouvelles villes et capitales[366].

On peut répartir les plombiers qui partent travailler à l'étranger en trois catégories suivant la répartition définie ci-après :

  • Les plombiers qui partent pour se perfectionner.
  • Les plombiers qui partent comme coopérants.
  • Les plombiers qui partent envoyés par leur entreprise.
Réseaux de tuyauteries en gaines zone de permafrost. Inuvik grand nord canadien.

Le plombier qui part à l'étranger pour se perfectionner est généralement jeune, il est apprenti ou jeune ouvrier[367] - Le programme d’échange universitaire Erasmus, qui bénéficie depuis quelques années aux apprentis, est devenu une expérience quasi incontournable dans le cursus des jeunes Français. Il est même devenu pour beaucoup le symbole de l’Europe. Le jeune plombier part pour une ou deux années, parfois moins, parfois plus. Le Royaume Uni, l'Allemagne, les États-Unis et le Canada sont les destinations les plus courantes. Les plombiers partent pour y découvrir le métier, travailler suivant de nouvelles normes, des façons de travailler souvent différentes de celles pratiquées en France, la préfabrication, l'organisation ou l'utilisation de matériaux nouveaux, par exemple. Mais ils partent également pour apprendre une nouvelle langue et aller à la rencontre d'autres hommes du métier, parfois à travers une autre civilisation.

Le plombier qui part en coopération maîtrise généralement bien son métier, il est embauché par une entreprise étrangère pour un temps précis et à un poste bien particulier sur un chantier. Ce peut être aussi pour un poste de professeur dans un établissement technique. C'est généralement pour un poste en Afrique du nord ou subsaharienne, en Asie du sud est, au Moyen-Orient, à moins que ce ne soit dans une île perdue au milieu de l'océan. On peut faire l'expérience à tout âge et partir seul ou en famille suivant les contrats. Avant la signature le contrat de travail doit être étudié avec sérieux afin de ne pas avoir de surprise par la suite. C'est une expérience souvent pleine de surprises, qui peut parfois tourner court si le poste n'est pas celui qui était prévu, ou si les conditions de vie sont trop difficiles pour le coopérant ou un membre de sa famille. Si tout se passe bien l'expérience est réellement enrichissante et peut durer plus ou moins longtemps. Un travail passionnant, de grandes responsabilités et souvent la confrontation avec une nouvelle culture[368].

Réservations plomberie dans les voiles béton sur un chantier en Chine.

Le plombier qui part en expatriation pour son entreprise, le fait dans un cadre tout à fait différent. Le départ de l'expatrié – ou en poste à l'étranger - est normalement organisé par l'entreprise. Comme on le voit souvent, c'est soit un départ choisi ou un départ forcé, chômage oblige, pour un poste sur un chantier important. L'expatrié [369]pourra partir en famille ou seul, suivant le pays où se trouve le chantier. Dans le premier cas, il aura un appartement ou une maison en ville : s'il part seul, alors il vivra le plus souvent en base vie, perdue dans la brousse ou le désert. En famille il aura son mois de congés et retournera au pays une fois par an. S'il est seul, ce sera généralement le régime des trois mois et demi sur le chantier et quinze jours chez lui - sauf accord d'entreprise particulier. Le départ en famille n'est parfois pas possible pour des raisons de sécurité ; en cas de danger, guerre ou révolution, le plombier peut être rapatrié rapidement au pays.

Siphons en fonte de gros diamètre sur réseaux d'eaux pluviales.

Le plombier qui part en expatriation aura d'importantes responsabilités, soit dans la direction des équipes de plombiers locaux ou venants de pays étrangers, mais également dans l'encadrement et le contrôle de sous-traitants à qui aura été passé toute ou partie du marché. L'expatriation peut se faire dans une quelconque partie du monde, dont on ne parle souvent pas la langue : arabe, chinois, turc, etc. La connaissance d'une langue véhiculaire comme l'anglais est souvent conseillée, sinon obligatoire[370]. L'expérience est (presque) toujours enrichissante, car le travail impose de prendre souvent des décisions importantes, auxquelles on ne peut pas se soustraire, du fait de la distance avec le centre de commandement ou siège de l'entreprise. L'éloignement de son pays pendant longtemps, associé à un poste de responsabilité important, peuvent pour certains expatriés, devenir une drogue, qui les pousse, chantier après chantier, à différer leur retour en France. Le retour en France des expatriés constitue une rupture avec des modes de vie adoptés à l’étranger. Il faut une adaptation à de nouveaux rythmes, professionnels et familiaux[371].

Quels que soient les choix du départ des plombiers vers de nouveaux horizons, il faut savoir que l'expérience est toujours enrichissante car si elle apporte une meilleure connaissance du métier, elle donne une toute autre vision du monde et des hommes qui l'habitent et qui pratiquent le même métier. Si ce départ est souvent une réussite pour celui qui se lance, de gré ou de force, ce n'est pas sans y laisser un peu de soi : l'éloignement, la solitude et les responsabilités, sinon le travail dans des conditions extrêmes, dans les déserts de sable, en zone tropicale ou en territoire hostile, peuvent amener au découragement et parfois à l'abandon, « Nous ne sommes pas les bienvenus car nous suscitons la jalousie et la frustration ; Les expatriés sont traités comme des voleurs ; revenir en France, ce n’est pas sortir de prison » [372].

Le futur du plombier[modifier | modifier le code]

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Après l'histoire du métier de plombier qui couvre près de 5000 ans[373], « Lorsque l'on étudie le passé, il est impossible de ne pas jeter un regard sur l'avenir », s'il est un exercice difficile, c'est bien celui de parler, sinon de prédire son avenir. Pourtant ce n'est pas une injure que de parler de son avenir, pour un jeune qui entre dans le métier et qui est en droit de savoir ce que pourrait devenir son métier[374]..

Panneaux solaires thermiques et photo voltaïques sur un pavillon à énergie positive.
Sous station d'irrigation en agriculture.

Le métier de plombier, un peu immobile à certains moments de son histoire, aussi bien sur les matériaux utilisés que sur les techniques de mise en œuvre : du plomb, encore du plomb et toujours du plomb à mettre en œuvre, a vu arriver au tournant du XXe siècle, des matériaux nouveaux, d’où des techniques de mise en œuvre nouvelles, sur des bâtiments nouveaux eux aussi[375].

Dans la deuxième partie du XXe siècle, le métier de plombier a évoluer de façon très rapide, point trop rapide, car les plombiers ont pu assimiler, à la fois les matériaux, les matériels et les techniques au fur et à mesure de leurs arrivés. Bien sûr il leur a fallu s'adapter et apprendre, mais aussi perdre quelques coups de mains qui leur avaient pris tant de temps à maîtriser. La branche du bâtiment en France compte près de 460 000 entreprises pour 1 485 000 actifs dont 1 160 000 salariés et 32 5000 artisans. Il y a en couverture - plomberie 49 600 entreprises de moins de 10 ouvriers. Ce fut dur à admettre pour certains, mais l'assistance de l'ordinateur et de l'informatique a révolutionné une partie du travail et du métier de plombier ; il se réalisent de nos jours des installations que ces hommes de métier n’imaginaient même pas lors de leur apprentissage. À la fin des années '80, la DAO et AutoCAD, ont remplacés dans les bureaux d'études des entreprises de plomberie, les tables et le matériel de dessins, comme 20 ans plus tôt les calculettes avaient remplacées la règle à calculer. De nombreux logiciels dédiés aux calculs de plomberie pour les calcul des réseaux d'eaux d'eau froide, chaude et les évacuations, ont remplacés les classeurs d'abaques et autres tables de calcul.

Le plombier est là aujourd'hui pour la production de l’eau chaude sanitaire par panneaux solaires, mais également pour la production de l’eau chaude dans le cas d’installations de chauffage par le sol. Il met en place et installe les réseaux de tubes en cuivre et de polypropylène pour les systèmes de conditionnement par split système. Les piscines, les SPA et autres centres nautiques. Le travail du plombier c'est aussi la préfabrication et la pose dans des délais et une organisation du travail remarquables, pour l'ensemble des installations sanitaires que l'on retrouvent sur les immenses paquebots de croisière qui sillonnes les océans.

Le plombier est encore là pour alimenter en eau, sans en oublier l'évacuation, les immenses tours de plus en plus hautes qui fleurissent de par le monde. Il doit amener cette eau tout en haut, aussi bien pour les besoins classiques que pour l'incendie. Sans oublier de la faire redescendre et de la traiter. Seules les techniques nouvelles, de nouveaux matériaux et des moyens de formation modernes permettent de réaliser de telles installations[376].

Robot pour la traite automatique des vaches dans une ferme en Bretagne.

Dans les campagnes, le plombier est un des spécialistes qui participent à la mise en place de la robotisation sur les trayeuses automatiques dans les grandes fermes du pays, avec l’utilisation des tuyauteries en acier inox pour le transport du lait vers les cuves de stockage ; les réseaux de lavage et d'évacuation pour le nettoyage des zones de traite, l'alimentation en eaux pour l'abreuvement des vaches après la traite, la production de l'eau chaude et l'installation de la pompe à vide et de son réseau de tuyauteries[377]. C’est le plombier qui travaille aux installations pour la méthanisation de lisiers et autres résidus des fermes d’élevage, de même que pour les installations de biomasse.

Hôtels de luxe, hôpitaux modernes toujours plus complexes, aéroports internationaux, les plombiers font partie de ces métiers dont les techniques se développent rapidement et qui vont devenir de plus en plus performantes et complexes.

Tour al Hamra au Koweït.

L'électronique et l'informatique ne feront pas tout, il faut et il faudra encore et toujours des hommes pour concevoir et mettre en œuvre toute cette technologie qui oblige les hommes de métier à se remettre constamment en question. Il faudra encore des hommes de métier pour poser les tubes, et cela rapidement afin de ne pas retarder les autres corps d'état, et tenir le planning. Il faudra des hommes pour satisfaire une clientèle toujours plus exigeante, à la fois dans la rapidité d'exécution des travaux, la qualité du travail exécuté et à un honnête prix[378].

Il faudra aussi des hommes qui inventeront des matériaux et des techniques nouvelles, des techniciens et des ingénieurs qui sauront à la fois allier la connaissance des besoins, mais aussi les contraintes et les exigences des plombiers dans leur travail de tous les jours. Il faudra des hommes capables de suivre les exigences des normes et celles des architectes aux conceptions toujours plus audacieuses.

Les problèmes actuels, dans le travail des hommes de métier est bien connu : le métier use les hommes et cette différence entre le manuel et l'intellectuel n'est pas logique[379] : donc réduire la pénibilité dans le travail manuel[380]. Il est parfaitement concevable que la fonte c'est pour la vie[381], mais il faudra trouver des tuyaux dont la durabilité et l’absorption phonique seront équivalentes et le poids réduit à son minimum. Peut-être que nos inventeurs actuellement ne se dirige pas obligatoirement vers ces produits à base de pétrole, mais vers une matière plus écologique.

Des tuyauteries en carbone ou un quelconque matériau de synthèse, qui d'ici là sera mis au point, lesquelles pourraient êtres parfaitement auto-nettoyantes, facilement formables et aux jonctions faciles et sûres[382]. À développer. Avec l'évolution actuelle à la fois dans les besoins, les matériels et les techniques, les hommes de métiers vont changer : vont apparaître les plombiers des villes et les plombiers des campagnes[383]. Ces deux catégories sont déjà une réalité dans un certain nombre de nos régions.

Compteurs d'eau froide avec raccordement en tube cuivre.

Le plombier des villes, plus spécialisé dans le travail sur les grands travaux : immeubles, neufs ou en rénovation, les grands chantiers, tels que les hôpitaux, les hôtels, les tours toujours plus hautes et aux formes toujours plus osées, les grands centres de loisirs ; ceci pour un travail répétitif dans la fabrication et la pose d'éléments préfabriqués avec de nouveaux matériaux.

Le plombier des campagnes, qui comme son rôle se dessine déjà dans nos campagnes, sera plus généraliste, avec des travaux de plomberie, de chauffage et d'électricité, mais aussi de conditionnement d'air. Ceci dans le cadre de travaux et de réalisations plus réduites, pour des pavillons, fermes d'élevage ou agricoles, traitement des rejets, énergies renouvelables : l'homme providentiel pour satisfaire les besoins dans nos campagnes . Il existe déjà[384]. L'agriculture a besoin de revoir sa gestion de l'eau ; la majeure partie de l'eau d'arrosage se perd avant d'arriver à la plante. Dans certains cas ce sera l'utilisation du goutte à goutte, dans d'autres cas un système par aspersion avec les outils d'aide au pilotage de l'irrigation, pour une meilleure stratégie d'économie de l'eau dans les exploitations agricoles[385].

Il faudra aussi un jour trouver autre chose que de l'eau pour éteindre les incendies, on le fait bien pour les salles d'ordinateurs. Cela éviterait aux plombiers d'amener et de stocker d'énormes quantités d'eau, soit pour la diriger automatiquement sur le feu - sprinkler - ou pour qu'elle soit disponible pour les moyens de secours - RIA (robinets d'incendie armés) et colonnes sèches[386].

Dans les années '90 sur un projet immense pour l'époque, les eaux usées des tours de bureaux ou logements et de l’hôtel étaient récupérées - eau des lavabos collectifs et des salles de bains - cette eau une fois traitée et stockée dans les sous-sols du complexe, était réutilisée pour l'alimentation des toilettes à partir d'un réseau séparé[387]. Ce procédé de récupération des eaux usées, dans les mêmes années que le précédent, a été également réalisé sur des hôtels dans d'autres pays soucieux d'économiser cet or bleu[388]. Ceci implique à la fois un problème de conception et d'adaptation des normes et d'entretien des différents réseaux de distribution.

Tuyaux en douelles de bois calorifugés, sur un chantier en Alaska.

Mais ce ne sont là que des techniques à courte échéance, simplement l'amélioration des techniques et des matériaux actuels, dont certains sont vieux de près de 5000 ans. Le futur de la profession et des plombiers est ailleurs.

Sur des chantiers où toujours plus d'eau sera à amener et à évacuer pour les besoins sanitaires, des appareils moins gourmands en eaux seront mis au point : lavabos, douches, baignoires, éviers, avec recyclage d'eau en circuit fermé. Pas seulement du recyclage collectif en station de traitement des eaux usées par immeuble, cela se fait déjà, mais un recyclage individuel[389].

Il faut revoir également le principe de fonctionnement de ces grosses consommatrices d'eau et d'énergie pour le traitement des déchets spécifiques que sont les toilettes. Dans ce domaine la science est en marche. « Nul ne connaît la valeur de l'eau jusqu'à ce que le puits tarisse »[390].

L'université de Delft aux Pays-Bas, financée par un sponsor célèbre[391], a réussi à créer en laboratoire des toilettes générant de l'électricité lors de leur utilisation. Ces toilettes utilisent la technologie des micro-ondes sur mesure, pour sécher les déchets humains, puis les gazéifient par le système de la torche à plasma à cathode froide, ce qui donne un gaz de synthèse – mélange de monoxyde de carbone et d'hydrogène. Ce gaz peut ensuite être introduit dans des piles à combustible pour produire de l'énergie électrique. Une partie de cette électricité pourra servir pour activer la gazéification du plasma et le gaz d’échappement de la pile à combustible servira au séchage des déchets. Ces toilettes ne sont raccordées à aucun réseau d’eau, d’évacuation ou d’électricité, elles fonctionnent en totale autonomie. Ce ne sont pour l'instant que des essais en laboratoire, mais la technique est en marche, ce n'est plus là un gadget de WC avec abattant chauffant, c'est une révolution qui est en marche dans le futur métier de plombier[392].

Hotel Marina Bay Sands à Singapour. Un très beau travail pour les plombiers.

Car c'est là l'image projetée de la construction future d'un immeuble, sans tuyauteries d'eau d'alimentation ni d'évacuation, ou presque, où les eaux seraient recyclées sur l'appareil sanitaire lui-même et les déchets des WC désintégrés. Les eaux de pluie seraient récupérées pour l'arrosage ou le maintien de l'humidité des terrasses et des façades végétalisées[393].

Il n'est pas logique pour les concepteurs et Maîtres d'Ouvrage actuels, de concevoir et de réaliser des Tours de Babel aux qualificatifs plus étonnants les uns que les autres : près d'un kilomètre de hauteur, 25 000 résidents, accueil de 35 000 personnes, près de 60 ascenseurs, des milliers de tonnes d'acier et de béton, mais aussi....près de 1 million de litres d'eau consommés chaque jours après désalinisation des eaux du Golf Persique. Avec ses autres sœurs déjà construites et à construire, la teneur en sel du Golf Persique en sera d'autant augmentée par les rejets à forte salinité des usines de désalinisation[394].

Il est vrai que pour les plombiers et les ouvriers du bâtiment, réaliser une telle prouesse dans la construction de tels bâtiments, c'est la concrétisation d'une vie de professionnel. C'est vaincre les difficultés chaque jours de la construction, c'est vaincre l'appréhension de l'échec, c'est se vaincre soit même. L'ouvrage juge son homme. Mais c'est aussi du plaisir le jour de la fin des travaux. C'est ce qui fait dire aux ouvriers du bâtiment, avec la fierté du devoir accompli ; un droit d'auteur moral : « nous avons fait cela, j'ai participé à cette œuvre collective »[395].

La conjonction d'appareils sanitaires nouveaux et des techniques de recyclage, devra réduire drastiquement notre consommation en eau, tout en préservant les richesses naturelles de la planète. C'est là tout d'abord le travail des chercheurs et des ingénieurs. Ce sont des recherches coûteuses, mais qui au regard du gaspillage actuel de nos richesses naturelles nous paraissent nécessaires, sinon obligatoires. Ces innovations vont devoir une fois de plus remettre en cause la profession et les plombiers, lesquels, comme les autres métiers du bâtiment, vont devoir s'adapter à ces nouvelles techniques, avec ces nouveaux matériels et matériaux, de nouvelles normes, et cela pour former des hommes nouveaux : les plombiers du XXIe siècle Suivant les affirmations des spécialistes sur les réserves disponibles, nous avons encore du gaz pour 150 ans et du pétrole pour autant[396] ; les chaudières ont encore un bel avenir, mais il faudra toujours chauffer les maisons et préparer les repas, faire fonctionner les usines et cultiver les champs, transporter les marchandises et élever le bétail. Le solaire, énergie disponible pour encore quelques milliards d'années, va, avec d'autres énergies moins polluantes, progressivement remplacer pétrole, gaz, charbon et autres polluants. La profession doit s'y préparer, cela peut aller très vite. En 1840, un brillant ingénieur de l'École Centrale des Arts et Manufactures, prédisait lors d'un discourt :

La pince à sertir le cuivre.
Robinetterie futuriste.

« D'autres, parmi vous, sont séduits par l'attrait des recherches sur les propriétés de l'ambre jaune...auquel on a donné le nom d'électricité...leur étude me paraît, pour l'ingénieur, dénuée de tout intérêt...»[397]. Les plombiers doivent croire en l'avenir et êtres inventifs.

Pour les décennies à venir, l'intelligence artificielle, le nom donné à l'intelligence des machines et des logiciels, ainsi que les nanotechnologies et les nanoparticules, ces particules infimes du milliardième de mètre (un million de fois plus petites que le millimètre), vont faire de grands progrès et gagner l'industrie du bâtiment : dans le rendement des panneaux photovoltaïques, dans les produits d'isolation et de régulation thermique des bâtiments, dans la conception des vitrages avec l'incorporation des aérogels et leur propriété d'effet de serre, dans les surfaces autonettoyants et dépolluantes avec le noanotitane, dans le stockage de l'électricité et dans bien d'autres domaines. Cependant leur dégradation soulève la possibilité de pénétration des particules de taille nanométrique dans les voies respiratoires et de leur diffusion dans le corps. Comme le dit le docteur Suzanne Déoux il nous faut aller vers une nanoprudence car : La maîtrise de l'infiniment petit n'est pas chose facile. Mais si les risques pour l'homme ne sont pas avérés, il faut s'attendre à un bouleversement dans les matériaux d'aujourd'hui, notamment dans ceux utilisés dans le métier de plombier[398].

N'oublions pas non plus ces imprimantes en 3D qui vont évoluer très rapidement et nous permettre de fabriquer des choses à la fois simples, mais également certains objets uniques ou complexes. La structure de maisons (petites) a été réalisée récemment par ce procédé avec une imprimante (géante), par une entreprise chinoise de Shanghai. Le fonctionnement et le résultat : surprenant. Une dizaine de maisons en une journée[399]. De grands progrès sont encore à réaliser sur les produits de base qui seront adaptés à notre vie future, ainsi que sur ces machines, mais là encore le progrès est en marche et rien ne l’arrêtera.

Il nous faudra alors prendre soin de la mémoire du geste et de la retransmission du métier, si l'on ne veut pas que le fruit de l'expérience des anciens ne se perde dans l'immense histoire du passé du métier de plombier.

« Les métiers n'aborderont et ne s'approprieront facilement tous ces changements annoncés, que dans la mesure où ils ne génèrent pas de la peur mais de l'envie, où ils ne se fondent pas sur le refus mais sur l'acceptation par l'innovation. Les technologies ne sont que de nouveaux outils au service de l'homme[400]. »

Conclusion[modifier | modifier le code]

Le plombier d’autrefois n’est plus. Les travaux réalisés sur les tables de plomb, pour la couverture des toitures, la protection des lucarnes et la décoration des toitures, sont réservées aux couvreurs et plus particulièrement aux entreprises et aux ouvriers couvreurs travaillant pour les monuments historiques[401].

Vers un nouveau chantier.

Les soudures à la louche avec finition au fer brûlant sur les tuyaux en plomb alimentant les fontaines des châteaux, c'est le travail de quelques ouvriers plombiers-fontainiers spécialisés, travaillant aux réseaux des fontaines des châteaux. Les soudures sur les tuyaux de plomb, façonnées au porte-soudure et délimitées au noir de fumée font partie de l'histoire du métier[402].

L'évolution du métier le prouve, le plombier ne s'attache pas à un conservatisme de techniques périmées. Mais le plombier ne doit pas simplement suivre le progrès, il doit l’accompagner, il doit le précéder[403]. Le plombier ne doit pas être un simple exécutant, mais être un homme impliqué dans la conception et le développement de son métier futur. C'est là que sera le futur de sa profession et l'avenir des hommes qui la servent[404].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Montet « La vie quotidienne en Égypte au temps des Ramsès ».
  • Christian J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux "La Civilisation Celtique"
  • Prosper Boissonnade. " Le travail dans l'Europe Chrétienne au Moyen Âge"
  • Alfred Franklin "Dictionnaire historique des arts et métiers depuis le XIIIe siècle"
  • René de Lespinasse "Les métiers et corporations de la ville de Paris XIVeXVIIIe siècles"
  • G.B. Depping "Arts et Métiers de la ville de Paris en 1270" suivant le livre d’Étienne Boileau
  • Étienne Martin Saint Léon "Histoire des corporations de Métiers" édition de 1897
  • Ludwig Borchardt. " Das Grabdenkmal des Könings S'ahu-Ré " Le Palais mortuaire du Roi Sahuré, 1910
  • Paul Lacroix et Ferdinand Séré " Histoire de la charpenterie et des charpentiers" 1851
  • L. & H. M. Magne " L'Art appliqué aux Métiers". " Décors du Métal - le plomb, l'étain, l'argent et l'or", 1922
  • Vitruve ″Architecture″ traduction de Iean de Tovrnes, 1674
  • Marcellin Berthelot "Encyclopédie des sciences des lettres et des arts"
  • Amin Maalouf "Les croisades vues par les arabes"
  • Laurànt Deutsch. "Métronome - Le Berceau de César"
  • Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc. Architecte français "Le château de Pierrefonds"
  • François Husson. Officier de l'instruction publique. " Artisans français : Les couvreurs et les plombiers"
  • Jean Bernard "Le compagnonnage, rencontre de la jeunesse et de la tradition"
  • Jean Diwo "La Fontainière de Roy"
  • Paul Allard "Les origines du servage en France"
  • André Félibien "Description du chasteau de Versailles", 1703
  • André Félibien "Description de la grotte de Versailles", 1676
  • PAM "La fonte aux fontaines de Versailles"
  • John Henry Middleton "The remains of ancient Rome ", 1892
  • Mme Biezunska-Malowist "l'esclavage en Égypte gréco-romaine"
  • André Cochet ″La canalisation sous-fluviale d'Arles à Trinquetaille
  • The U. K. Chartered Institute of plumbing and heating engineering
  • New York University Press "Note for history of lead"
  • P. and M. Magazine "The history of plumbing in America"
  • P. and M. Magazine "The history of plumbing in England"
  • Erik Orsenna de l'Académie française "L'avenir de l'eau"

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ludwig Borchardt archéologue allemand, spécialiste des fouilles de l'Égypte ancienne. Son livre « Das Grabdenkmal des Königs S'aḥu-Re » - Le monument funéraire du roi Sahourê - Volume I, paru en 1910 à Leipzig et actuellement à la Universitätsbibliothek d'Heidelberg en Allemagne. Voir dans « Histoire du métier de plombier » le paragraphe 2.1.1.1 sur les « Découvertes d'Abousir ».
  2. Céline Deluzarche, Dossier de novembre 2005: Les limites du corps humain. « Survivre sans boire et sans manger ».
  3. Lavoisier « De la nature des eaux d'une partie de la Franche-Comté,de l'Alsace, de la Lorraine, de la Champagne, de la Brie et du Valois ». Page 145.
  4. Traitement de l'eau: Physique - Chimie au collège. Voir l'animation flash pour montrer le processus de traitement de l'eau pour la rendre potable. Programme de physique chimie de cinquième.
  5. Disparition de l'eau sur Terre. Lire la communication du CNRS du 11 décembre 2013 : « Quand la Terre perdra-t-elle ses océans ? ».
  6. Erik Orsenna de l'Académie française, « L'avenir de l'eau ». Petit précis de mondialisation II. Page 39.
  7. Revue américaine M & P entre autres. En affirmant ceci nous ne dénigrons en rien le travail de la main qui tient l'outil. Jean Bernard « Compagnonage ». Page 601. La doctrine de Gandhi était basée sur ce support du travail des mains : « Le travail des mains est l'apprentissage de l'honnêteté. Que le travail de vos mains soit une marque de reconnaissance et un hommage à la condition humaine ».
  8. Sur le site du gouvernement français (education.gouv.fr) les écoles professionnelles propose dans le cas de la formation de plombier, un premier diplôme le CAP, puis le Brevet professionnel, le Baccalauréat professionnel, puis le BTS, un DUT ou une licence sinon le diplôme d'ingénieur option génie sanitaire et thermique. On peut accéder aux mêmes formations avec l'apprentissage en alternance. Les Compagnons du Devoir propose les mêmes formations, jusqu'à la licence. Avec de telles formations un plombier possède une certaine expérience, sinon une expérience certaine, un grand nombre de connaissances dans le métier et des années d'expérience.
  9. Sur le site du Cristal Palace : « Le décorateur a réussi une parfaite alchimie envoûtante entre le bois, le marbre, l’or et la soie...les sols et les murs sont recouverts d’un magnifique marbre de Carrare au veinage rare, les meubles vasques, grandioses, sont entièrement plaqués de feuilles d’or 24 carats ». Le luxe des salles de bain de palaces :...« marbre au sol et sur les murs, robinetterie en or, voire dotée de diamants ». Le Georges V : « ce grand palace est doté de superbes salles de bain avec robinetterie en or...les marbres sont donc de rigueur, cela va de soi ». Pour les palaces du Golfe, voir la photo de la salle de bain du Burj al Arab à Dubaï en fin de cette étude, sans oublier le Kowloon Shangri-La à Hong Kong et à Pékin, etc.
  10. Céline Dremont et Rachid Hadjali. Université de Technologie de Compiègne. « La gestion des effluents liquides en milieu hospitalier » « Réglementations et gestion relatives aux effluents liquides hospitaliers ». Comité Technique Régional (Rhone-Alpes) de l'Environnement Hospitalier. « L'eau dans les établissements de santé » .
  11. Journal Le Parisien 26 janvier 2013. Le juge d'instruction, Marie-Odile Bertella-Geffroy, a mis en examen trois personnes pour "homicides et blessures involontaires" : l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP) comme personne morale, le directeur de la société Cegelec-Dolbeau qui avait installé les tuyaux et le directeur du bureau d'études qui contrôlait les travaux. Mise en examen de personnes morale ; aucun plombier ou chef de chantier plombier n'a été mis en cause. La mise en examen porte sur la conception des installations d'eau chaude.
  12. Ministère de l’Emploi et de la Solidarité, Ministère délégué à la Santé, Inspection générale des Affaires Sociales. Jean-Marc Boulanger, Bénédicte Decludt, Christian Perronne, Dominique Tricard. Complément au rapport de la mission d’expertise sur la maîtrise de la légionellose à l’Hôpital Européen Georges Pompidou. 13 juillet 2001. Ce rapport ne met pas en cause la réalisation des travaux. Jacques Naitychia. Ingénieur hospitalier, ancien gestionnaire des risques dans les réseaux sanitaires à la Direction Générale de l’AP-HP. « Avant tout, il est important de comprendre qu’une bonne conception des réseaux est une étape indispensable à la prévention et à la lutte contre les bactéries ». « Une bonne conception c’est : Concevoir une architecture de réseau la plus simple possible et réaliser les calculs de dimensionnement des canalisations de bouclage ».
  13. Ces travaux de drainage généralement réalisés par une entreprise de VRD (Voies et Réseaux Divers), laquelle comprend des ouvriers dans la conduite des engins de chantiers, des maçons, des électriciens, des plombiers, des jardiniers, etc. De plus les matériaux utilisés peuvent changer en fonction des conditions climatiques du pays : Indonésie, péninsule arabique, Alaska, etc.
  14. Stéphane Coutant - Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire, Olivier Foisnon - Sica d’habitat rural du Poitou Bruno Gautier, etc. « Installer un robot de traite en stabulation libre ». Hélène Prigent, professeur référent INSA de Rennes. « Méthanisation et Biomasse : quelles solutions pour quelles nuisances ». Le plombier devra amener l'eau pour les opérations d'humidification des déchets, le transport des liquides et des gaz dans l'unité de méthanisation, le transport des gaz pour la production d'eau chaude ou de chauffage ou l'injection du gaz dans le réseau public.
  15. Erik Orsenna de l'Académie française, « L'avenir de l'eau ». Petit précis de mondialisation II. Page 85. Usines d'assemblage de disques durs à Singapour.
  16. De nombreuses revues, articles et thèses spécialisés dans la distribution de l'eau, sont souvent très évasives sur la présence ou la nature de canalisations sur certains sites de recherche. Pour exemple l'article d'Alain Bouet et Florence Saragoza sur les thermes de Cluny où l'on peut lire : « on peut imaginer que la tuyauterie qui alimentait les arrivée d'eau. » « cette arrivée peut être imaginée de deux façons : une conduite en plomb horizontale ou un tuyau vertical » « des tuyaux probablement en plomb ont été insérés ». Pages 27, 29, 39.
  17. Ludwig Borchardt, a découvert lors des fouilles réalisées de 1902 à 1908 à Abousir, sur le site du pharaon Sahourê, un réseau de tuyauteries d'évacuation en cuivre. À Erétrie dans la Maison aux mosaïques, l'archéologue Pierre Ducret a été trouvé une tuyauterie en terre cuite de section circulaire, les joints des différents éléments sont faits au plomb ; la tuyauterie est cerclée de lames de plomb. À Syracuse des réseaux secondaires existaient pour le raccordement final des habitations et des fontaines, notamment des tuyauteries de plomb qui ont été retrouvées au cours de fouilles. Lire la partie sur le réseau d'adduction d'eau de Pergame, ainsi que les centaines de mètres de plomb découverts en France et datant du temps des romains : Lutèce, Arles, Bordeaux, etc. Ce sont là des preuves de l’existence d'ouvriers plombiers qualifiés.
  18. Étienne Marcel Saint Léon dans « Histoire des Corporations de Métiers de 1715 à leur abolition définitive ». Pages 52 et suivantes.
  19. Jean De Kervasdoué et Henri Voron. Pour en finir avec les histoires d'eau. Page 58. « Les réseaux d'eau et d'égouts ont plus fait pour l'humanité, que de très spectaculaires progrès médicaux comme, la transplantation cardiaque. Ce n'est nullement pour en minimiser l'incommensurable valeur, mais pour rappeler qu'entre la perception d'un progrès et son effet réel, il y a souvent un océan d'ignorance ».
  20. Yann Arthus-Bertrand et son film : La soif du monde, ainsi que le film documentaire : L'improbable histoire des toilettes, présenté le 1er août 2014 sur RMC Découverte.
  21. Jean De Kervasdoué et Henri Voron. Pour en finir avec les histoires d'eau. Page 58. « Il faudra encore un demi siècle pour que toutes les villes du monde de plus de 5000 habitants disposent de réseau d'eau potable ». Article du journal LE MONDE du 14.05.2013. « 2,4 milliards d’habitants privés d’eau potable, selon l'ONU ». Yann Arthus-Bertrand et son film : La soif du monde. Ainsi que le film documentaire : L'improbable histoire des toilettes, présenté le 1 08 2014 sur RMC Découverte.
  22. a et b Traduction d'après Félix Gaffiot, Dictionnaire latin français, Hachette, 1934.
  23. Encyclopédie de la Langue Française Robert, deuxième édition de 1986.
  24. a et b Alfred Franklin. « Dictionnaire Historique des Arts, Métiers et Professions exercés dans Paris depuis le XIIIe siècle ». Édition de 1906.
  25. René de Lespinasse cité sur les statuts des plombiers de 1549, page 543.
  26. René de Lespinasse « Métiers et Corporations de la ville de Paris du XIVe au XVIIIe ».
  27. René de Lespinasse « Métiers et Corporations de la ville de Paris du XIVe au XVIIIe ». page 541.
  28. Christian Guyonvarc'h et Françoise Le Roux. La civilisation celtique. Page 146 . La langue bretonne que parle les Bretons bretonnants, fait partie des langues celtiques, la richesse de son vocabulaire lui a permis de s'enrichir de certains mots de la langue française ou latine tel ar plomer – le plombier - ou en construisant des mots issus de la langue bretonne comme pour an tredaner – l'électricien.
  29. Jean Bernard . Compagnonnage, ordre et transmission, page 47 et 66 « Transmettre , voilà l'objectif. C'est ce que l'on ne remplace pas, pas plus pour la famille que pour le métier par l'école. Au cœur du problème se place le devoir des générations qui exige l'effort d'éducation et de transmission, cet effort par quoi l'humanité ne sombre pas... La transmission des valeurs d'un métier ne correspond pas, quant au fond, à la transmission d'une technique...» A Babylone, le code d'Hammourabi dans ses articles 188 et 189, mentionne l'apprentissage du métier donc sa transmission, de même que 15 siècles plus tard avec les contrats d'apprentissage rapportés par Sivan Kedar, de l'université de Tel Aviv. Madame Biezunska-Malowist, professeur à l'Université de Varsovie, nous parle de papyrus de l’Égypte romaine, concernent des enfants donnés en apprentissage aussi bien les enfants libres que les enfants esclaves. Étienne Martin Saint Léon à Rome nous dit page 14 de son livre sur les Corporations de métiers « l'artisan est rivé à son métier comme le forçat à sa chaîne... et cela de père en fils ou en gendre ». En France les corporations du Moyen Âge tenaient en main l'apprentissage et la retransmission du métier jusqu'à la révolution. De nos jours l'apprentissage des métiers et celui de plombier est toujours là, plus d'actualité que jamais. Depuis toujours l’être humain est tributaire de la transmission de ses savoirs et de ses savoir-faire et donc du métier qu'il pratique et dont il a appris lui-même avec un Maître d'apprentissage.
  30. Pierre-Louis Viollet. « L'eau dans le monde, 5000 ans d'histoire. 4000 ans de développement hydraulique en orient ». Presses Ponts Et Chaussées, pages 137 à 227. Gilles ROLLIER. Thèse de doctorat en Langues, histoire et civilisations des mondes anciens. « Implantation et hydraulique monastiques : Le cas de Cluny », pages 14 et 15.
  31. Art et Histoire de l'Égypte - « 5 000 ans de civilisation ». Édition de 2005. Pierre Montet. « En Égypte au temps des Ramsés », page 22 et 23. Alberto Carlo Carpiceci « Art et Histoire de L'Égypte - 5 000 ans de civilisation » . Page 27. Plusieurs publications dont la revue américaine P & M, reprennent les affirmations d'un fabricant de cuivre, qui parle de la découverte dans la pyramide de Khéops de tube cuivre vieux de 5000 ans, en parfait état de fonctionnement. C'est encore à prouver, car les seuls tubes de cuivre, datant plus ou moins de cette époque, actuellement disponibles, sont ceux en provenance du palais mortuaire d'Abou Sir et ils sont loin d'être en état de fonctionnement. Voir photo ci contre.
  32. Pierre Montet. « Égypte au temps des Ramses », pages 22, 23. Henri Edouard Naville. « Le temple de la reine Hatchepsout ». Ludwig Borchardt .
  33. Ludwig Borchardt est un archéologue allemand, spécialiste des fouilles de l'Égypte ancienne: site archéologique d'Akhétaton à Tell el Amara, capitale du pharaon Akhénaton, ainsi que du site archéologique d'Abousir, des pharaons de la Ve dynastie, avec notamment la pyramide et le temple mortuaire du pharaon Sahourê. Les fouilles réalisées de 1902 à 1908 par Ludwig Bornardt, sont scrupuleusement décrites et imagées dans son livre « Das Grabdenkmal des Königs S'aḥu-Re » - Le monument funéraire du roi Sahourê - Volume I, paru en 1910 à Leipzig et actuellement à la Universitätsbibliothek d'Heidelberg en Allemagne.
  34. Ludwig Borchardt Tome I Leipzig 1910 « Das Grabdenkmal des Königs S’ahu-Re » « Le monument funéraire du pharaon Sahuré », page 76 et 79.
  35. Voir le détail de la photo du tuyau actuellement au Musée National de Berlin dans la section des antiquités égyptiennes.
  36. « Das Grabdenkmal des Königs S'aḥu-Re » - Le monument funéraire du roi Sahourê - Volume I, paru en 1910 à Leipzig et actuellement à la Universitätsbibliothek d'Heidelberg en Allemagne.
  37. Ludwig Borchardt Tome I Leipzig 1910 « Das Grabdenkmal des Königs S’ahu-Re » - « Le monument funéraire du pharaon Sahuré ». Page 29. Voir le tracé sur le plan du site. Les 2 citations précédentes sont également sur la page 29.
  38. Ludwig Borchardt Tome I Leipzig 1910 « Das Grabdenkmal des Königs S’ahu-Re » - « Le monument funéraire du pharaon Sahuré ». Page 76.
  39. Ludwig Borchardt Tome I Leipzig 1910 « Das Grabdenkmal des Königs S’ahu-Re » - « Le monument funéraire du pharaon Sahuré ». page 78. La citation précédente...Nous avons parlé... est également issue de la page 78.
  40. Ludwig Borchardt Tome I Leipzig 1910 « Das Grabdenkmal des Königs S’ahu-Re » - « Le monument funéraire du pharaon Sahuré ». Page 78.
  41. Ludwig Borchardt Tome I Leipzig 1910 « Das Grabdenkmal des Königs S’ahu-Re » « Le monument funéraire du pharaon Sahuré ». Page 79.
  42. Pour la longueur du doigt voir - Histoire des mathématiques - « Unité de mesure dans l'Égypte Antique » Pour l'aune égyptienne, voir Maßstab - Echelle - sur le plan du Temple du roi Sahuré. Où 30 m font environ 60 aunes.
  43. Ludwig Borchardt Tome I Leipzig 1910 « Das Grabdenkmal des Königs S’ahu-Re » - « Le monument funéraire du pharaon Sahuré », page 30 et 81.
  44. Madame Garenne-Marot « Le Travail du cuivre dans l'Égypte pharaonique d'après les peintures et les bas-reliefs », page 85. Tombe d'Aba à Deir el Gebrawi datant de la VIe dynastie.
  45. Ludwig Borchardt Tome I Leipzig 1910 « Das Grabdenkmal des Königs S’ahu-Re » « Le monument funéraire du pharaon Sahuré », page 29.
  46. Étienne Martin Saint Léon - édition de 1897 - « Histoire des Corporations de Métiers ». Livre premier : « Origine des corporations de Métiers ».
  47. Site du Centre Français d'Information du Cuivre. « L'histoire du cuivre à travers les âges ».
  48. Site Antickforever.com. Site de la ville de Dûr-Untash.
  49. Site de Chogha-Zanbil - novice view world - photo no 25 très explicite avec explication de la tuyauterie.
  50. Roman Ghibshman. Tchoga-Zanbil. Volume II, « Mémoire de la délégation archéologique d'Iran » page 450 à 455. Rapporté par Pierre Amiet, docteur es-lettres ; spécialiste de la glyptique orientale.
  51. Presse Nationale de l'École des Ponts et Chaussées . « L'adduction d'eau à Dur-Untash, dans le pays d'Elam ». Page 63. Site Antikforever sur la ville de Dûr Untash ; les archéologues ont découvert un ensemble important de bassins servant à la décantation des eaux du fleuve, fortement chargées en sédiments, ce qui en fait la plus ancienne station de traitement de l'eau du monde.
  52. Dr Ghani-Ur Rahman. Taxila institute of asian civilizations. Vinay Pandey dans « Date of indus Valley Civilisation, History of ancient India » . August 2013.
  53. Dr Ghani-Ur-Rahman Taxila institute of asian civilizations.
  54. Mayank Kunkarni en 2013 « History of ancient India ».
  55. Jonathan Mark-Kenoyer, Université de Madison Wisconsin. « Mohenjo Daro ». Revue Mystères du Monde sur les fouilles de Mohenjo Daro.
  56. Jonathan Mark-Kenoyer, Université de Madison Wisconsin. « Mohenjo Daro ».
  57. Encyclopedia Universatis. « La civilisation de l'indus ».
  58. a et b Dr Ghani-Ur-Rahman. Texila institute of asian civilisation. « Harappa Architecture and Town Planning ».
  59. Jonathan Mark-Kenoyer, Université de Madison Wisconsin. « Mohenjo Daro ». ARTE, émission sur les villes de Lohenjo Daro, Harappa et Dholavira; diffusion le 31 mai 2014.
  60. Dr S. Sastri. « Harappa Town Planning ». Page 3.
  61. Jonathan Mark-Kenoyer, Université de Madison Wisconsin. « Mohenjo Daro ».
  62. Charles Maisels. « Early Civilisations of the Old World - The Formative Histories of Egypt, The Levant, Mesopotamia, India... »
  63. Dr Ghani-Ur-Rahman. Texila institute of asian civilisation. « Harappa Architecture and Town Planning ». Page 15.
  64. Dr Ghani-Ur-Rahman. Texila institute of asian civilisation. « Harappa Architecture and Town Planning - Streets and External Drainage ». page 13.
  65. Dr Ghani-Ur-Rahman. Texila institute of asian civilisation. « Harappa Architecture and Town Planning - Wells and Sanitary ». page 14.
  66. Dr S. Sastri. « Harappa Town Planning - Private housses ». page 2.
  67. Dr Ghani-Ur-Rahman. Texila institute of asian civilisation. « Harappa Architecture and Town Planning ». Page 14.
  68. Jonathan Mark Kenover University of Madison Wisconsin « Mohenjo-Daro ». Sam Porter Les Mystère du Monde. « Mohenjo Daro ».
  69. Robert Koldewey archéologue allemand qui dirigea des fouilles à Babylone de 1899 à 1917. Son livre traduit par Agnès Saint Johns « The escavation at Babylon » est une référence dans ce domaine.
  70. Madame Stéphanie Daley de l'université d'Oxford. « The Mystery of the Hanging Garden of Babylon ». Site de Wikipedia .org. Sur la ville de Babylone, « Les jardins suspendus de Babylone ». Émission du 22 mars 2013 sur ARTE « Les jardins de Babylone » par madame Stéphanie Daley.
  71. Stéphanie Dalley, de l'université d'Oxford. «The Mystery of the Hanging Garden of Babylon ».
  72. Père Dominicain Vincent Scheil « La loi d'Hammourabi ». Musée du Louvre. Code de Hammurabi, roi de Babylone Département des Antiquités orientales : Mésopotamie.
  73. Amin Maalouf « Les croisades vues par les Arabes ». page 62.
  74. Le mythe des Jardins Suspendus, en premier lieu le fait qu'ils furent construits par Nabuchodonosor II pour plaire à sa femme, d'origine Mède, désireuse de voir quelque chose qui lui rappelle son pays : Philon de Byzance, qui daterait du IIIe siècle av. J-C :

    « Le Jardin appelé « suspendu » est cultivé en l'air : ses plantes se trouvent au-dessus du sol ; avec les racines des arbres, il forme un toit au-dessus de la terre labourable. En effet des colonnes de pierre le supportent et toute la partie qui est sous terre est construite avec des piliers taillé. (...) Au-dessus, on répand, sur une grande épaisseur, beaucoup de terre et des plantes à larges feuilles, et les arbres les plus souvent cultivé dans les Jardins y poussent, ainsi que toute sorte de fleurs très variées, bref tout ce qui est très agréable à regarder et réjouit les sens. Des canalisations conduisent les eaux depuis le haut : tantôt elles s’élancent et s’écoulent en suivant tout droit la pente, tantôt on les contraint à remonter en spirales, à l'aide des mécanismes qui la font courir autour de l’hélice des machines ; les eaux, élevés dans de grandes et nombreuses fontaines, arrosent le Jardin tout entier, imprégnant les racines des plantes en profondeur et maintenant humide la terre ; de là vient, selon toute vraisemblance, que l’herbe est toujours verte (...) C’est un ouvrage qui procure du plaisir royal, et tout à fait opposé à la nature puisqu'il suspend les fruits de la terre au-dessus de la tête de ceux qui le contemplent. »

    Flavius Josèphe (Ier siècle av. J.-C.), dans ses Antiquités Judaïques, nous dit un peu la même chose.

  75. Madame Stéphanie Dalley, archéologue et spécialiste du déchiffrage de l'écriture cunéiforme à l'Université d'Oxford. Également citée dans des référence précédentes.
  76. Daniel Luckinbill Chicago University. « Ancient Records of Assyria and Babylonia », 1926. Ce prisme, un polyèdre à 6 faces du VIIe siècle av. J.-C., actuellement au British Museum de Londres, retrace en caractères cunéiformes et en langue akkadienne, la vie du roi Senachérib et ses travaux dans sa capitale Ninive.
  77. Daniel Luckinbill Chicago University. « Ancient Records of Assyria and Babylonia », 1926. Colonne 6 du prisme.
  78. Prisme de Sennashérib colonne 1, lors de la prise de Babylone.
  79. Daphné Gondicas et Jeannine Boëldieu-Trévet. « Lire Hérodote ». Page 73. «..ils (les Pelasges) s'en prirent aux jeunes filles qui allaient chercher de l'eau à la fontaine Ennéacrounos...». M. Clavier. Professeur au Collège de France. « Histoire des premiers temps de la Grèce ». Page 405. Harvard College Library.
  80. Pierre Ducret. Docteur ès lettres de l'université de Lausanne. Membre de la Mission archéologique suisse en Grèce à partir de 1975. Édition Payot Lausanne. 1993, Introduction à « Le quartier de la Maison aux mosaïques ». Pages 11 et 17. Photo de la tuyauterie page 12.
  81. Gilbert Argoud dans « l'alimentation en eau des villes grecques ».
  82. Érétrie est une cité de la Grèce antique, située sur la côte occidentale de l'île d'Eubée.
  83. Pierre Ducret. Docteur ès lettres de l’Université de Lausanne. Membre de la Mission archéologique suisse en Grèce à partir de 1975. Édition Payot Lausanne. 1993, Introduction à « Le quartier de la Maison aux mosaïques ». Pages 11 et 17. Photo de la tuyauterie page 12.
  84. Hérodote, 3, 60, traduction de Larcher, 1850 et repris dans l'article sur « le tunnel d'Eupalinus ». Dan Hughes et Hans J. Keller « The tunnel of Eupalinos ».
  85. a et b Étienne Martin Saint Léon. « Histoire des Corporations de Métiers ».
  86. Aristote IVe siècle av. J.-C. « La Politique » « De la société civile » - De l'esclavage - Livre I Chapitre II, § 4.
  87. La fondation de la ville de Marseille remonterait au VIe siècle av. J.-C., par des colons venu de Phocée, Foça, dans l'actuelle Turquie.
  88. Journal of Hellenic studies : Archaeological report no 83.
  89. Site de l'UNESCO. « Le complexe hydraulique romain de Zaghouan-Carthage ». Compte rendu des séances de l'Académie des Inscriptions et des Belles-Lettres. « Observations sur la ruine des Thermes d'Antonin à Carthage ». 1956 no 100.
  90. Sophie Collin-Bouffier. « L'alimentation en eau de la colonie grecque de Syracuse », page 672 à 691.
  91. Sophie Collin-Bouffier. « L'alimentation en eau de la colonie grecque de Syracuse », page 687.
  92. Gunther Garbrecht et de Trevor Hodge. « Le système d'adduction d'eau de Pergame : La première grande conduite forcée ».
  93. Pierre Louis Violet « Water Engineering in Ancient Civilisations - 5 000 years of History ». Pages 112 à 114. Gunther Garbrecht et de Trevor Hodge. « Le système d'adduction d'eau de Pergame : La première grande conduite forcée ».
  94. Christian J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux. « La Civilisation Celtique ». Page 20.
  95. Christian J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux. « La Civilisation Celtique ». Page 80, 112 et 113.
  96. Christian J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux. « La Civilisation Celtique ». Page 59.
  97. J. G. Pelon. « Les belles monnaies de mon pays ». Les Cahiers Méduliens - no 1 nouvelle série.
  98. Armand Desbat. Revue Archéologique de l'Est. « La datation de l'aqueduc du Gier à Lyon : état d'une question controversée ». § 62. Germain de Montauzan « Les aqueducs antiques de Lyon. Chapitre I. Introduction. Pages VII à XVIII. Avec citation de Vitruve et de Frontin « Les aqueducs de la ville de Rome ».
  99. Pline l'Ancien « Histoire naturelle » XXXI, 4
  100. L'Ancien Testament. Le Deuxième livre des rois. 21 19. Conclusion du règne d'Ezéchias. 2 Ch 32 30 et réf. b. Face à la menace du roi d'Assyrie Sennachérib (705 à 680 av. J.-C.), le roi de Juda Ezéchias (716 à 688 av. J.-C.) « La source de Gihôn était hors de la ville. Ezéchias fit creuser dans le roc un canal pour en amener l'eau à la piscine dite de Siloé - le Réservoir - à l'intérieur des murailles...». Jacques Bonin. « L'eau dans l'Antiquité. L'hydraulique avant notre ère ».
  101. Romain de Montauzan. « Les aqueducs antiques de Lyon. Prises d'eau, niveaux et siphons. § III Le texte de Vitruve sur les siphons. Discussion ». Page 179. BnF. Collection Beringhen. Vitruve Abrégé d'architecture Livre VIII Chapitre III Article I « La conduit des eaux des fontaines ». « Si l'on veut faire moins de frais pour conduire l'eau, on se servira de tuyaux en terre cuite, de l'épaisseur de deux doigts au moins...».
  102. Denys d’Halicarnasse. Historien grec né vers 54 av. J.-C. Les Antiquités romaines de Denys d'Halicarnasse. Livre troisième, chapitre 20 article III. « Pour moi je crois que Rome n'a rien de plus magnifique, rien qui fasse mieux voir la grandeur de son empire, que les aqueducs, les rues et les chemins pavés, et les égouts...».
  103. F. Evrard - Annales de Géographie 1933 - Volume 42 - « Les Eaux de Versailles ». Pages 582 à 584. L'installation des pompes était l'œuvre de Claude Denis. Versailles ou le défi de l’eau. « Les premiers chantiers ». Détails des différents moyens d'alimentation en eau du Château de Versailles. Bruno Bentz et Éric Soullard. « Le Château de Versailles - de l'ancien régime à nos jours. ». no 1, avril-mai-juin 2011, pages 73 à 77.
  104. M. Delorme de l'académie des Sciences. Juin 1739. « Recherche sur les aqueducs de Lyon » Chapitre XVIII. Page 48. Romain de Montauzan. « Les aqueducs antiques de Lyon. Prises d'eau, niveaux et siphons. Chapitre III : Prises d'eau, niveaux et siphons. § III Les siphons ». Page 176.
  105. Romain de Montauzan. « Les aqueducs antiques de Lyon. Prises d'eau, niveaux et siphons.Chapitre III : Prises d'eau, niveaux et siphons. § III Le siphon de l'aqueduc de Patara ». Page 193.
  106. Mireille Cébeillac-Gervasoni Cahiers du Centre Gustave Glotz Année 1991 Volume 2 no 2. Pages 189 à 213.
  107. Romain de Montauzan. « Les aqueducs antiques de Lyon. Prises d'eau, niveaux et siphons. Chapitre III : Prises d'eau, niveaux et siphons. § III Siphons. Usage très ancien du siphon ». Page 178.
  108. Jean Claude Lintaudon. « L'aqueduc romain du Gier. Caractéristiques particulières de l'ouvrage ». Romain de Montauzan. « Les aqueducs antiques de Lyon. § III Siphons. Motifs de l'absence de siphon aux aqueducs de Rome. Page 207.
  109. Jacques Bonin. « L'eau dans l'Antiquité. L'hydraulique avant notre ère ». Romain de Montauzan. « Les aqueducs antiques de Lyon. Chapitre I. Aperçu historique. § II Auguste, Agrippa et Drusus à Lyon. Les deux premiers aqueducs. Pages 14 à 21.
  110. Armand Desbat. Revue Archéologique de l'Est. « La datation de l'aqueduc du Gier à Lyon : état d'une question controversée ». Romain de Montauzan. « Les aqueducs antiques de Lyon. Chapitre I. Aperçu historique. § IV. Les Antonins. Quatrième aqueduc sous Hadrien. Apogée et déclin de Lyon. Page 33.
  111. M. Delorme de l'académie des Sciences. Juin 1739. « Recherche sur les aqueducs de Lyon » Chapitre XIX. « Disposition des siphons ». Jean Claude Lintaudon. « L'aqueduc romain du Gier. Caractéristiques particulières de l'ouvrage ». Romain de Montauzan. « Les aqueducs antiques de Lyon. Chapitre III : Prises d'eau, niveaux et siphons. § III Les siphons. Définition. Les siphons des aqueducs de Lyon ». Pages 176 et 177.
  112. M. Delorme de l'académie des Sciences. Juin 1739. « Recherche sur les aqueducs de Lyon ». Romain de Montauzan. « Les aqueducs antiques de Lyon. Chapitre II. Le réseau des aqueducs. § V. Tracé de l'aqueduc du Gier. Pages 93 à 102. <meta />Jean Claude Lintaudon. « L'aqueduc romain du Gier. Parcours de l'ouvrage ».
  113. Jean Claude Lintaudon. « L'aqueduc romain du Gier. Caractéristiques de l'aqueduc du Gier. Matériaux constitutifs ». Romain de Montauzan. « Les aqueducs antiques de Lyon. Chapitre II. Le réseau des aqueducs. § V. Tracé de l'aqueduc du Gier. Page 125.
  114. Romain de Montauzan. « Les aqueducs antiques de Lyon. Chapitre III : Prises d'eau, niveaux et siphons. § III Les siphons. Définition. Les siphons des aqueducs de Lyon ». Page 177.
  115. Romain de Montauzan. « Les aqueducs antiques de Lyon. Chapitre III. § III Les siphons. Fabrication et pose des tuyaux de plomb ». Pages 198 à 205.
  116. Jean Burdy. « L'aqueduc romain du Gier. Pré-inventaire de 1996 et Normalisation et reconstruction des ponts de l'aqueduc du Gier ».
  117. Ludwig Borchardt Tome I Leipzig 1910 « Das Grabdenkmal des Königs S’ahu-Re  » - « Le monument funéraire du pharaon Sahuré». Pages de 29 à 31 et de 75 à 83.
  118. André du Sommerard. « Le palais romain de Paris, l'hôtel de Cluny issu de ses ruines » § XVI « Bains des Romains » p. 72. Thibaud FOURNET. CNRS, Institut français du Proche-Orient à Damas et Bérangère REDON, Membre scientifique, Institut français d’archéologie orientale au Caire. Les dossiers d'Archéologie. no 342. « Le bain grec à l’ombre des thermes romains ».
  119. Arianna Esposito de l'université de Bourgogne et Giorgos M. Sanidas de l'université Charles de Gaule 3 à Lille. « Quartiers artisanaux en Grèce ancienne. Égypte gréco-romaine ». Christian J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux. La civilisation celtique. Page 36 « Les Étrusques ont beaucoup faits pour le développement de Rome, et la Grèce n'a jamais nié sa dette envers la Crète et l'Égypte ».
  120. Bérangère Redon. IFAO Le Caire. L'insertion spatiale et économique des établissements balnéaires aux époques hellénistiques et romaines. L’Égypte comporte plus de soixante établissements (thermaux) «...une trentaine d'édifices de tradition grecque datés majoritairement de l'époque hellénistique...l'autre moitié est formée d'établissements thermaux principalement de l'époque byzantine...alors que l'époque du Haut empire est peu représenté ». Une continuité de plus d'un millénaire, dans l'alimentation en eau des thermes autour de la Méditerranée, par les plombiers hellènes et romains, se fait du IVe siècle av. J.-C. jusqu'au VIIe siècle ap. J.-C. et la conquête arabe. Au sud de la Méditerranée avec Athènes, Syracuse, Carthage, Timgad, Alexandrie, etc. puis au nord avec Rome, Lutèce, Santiponce, Bath, etc.
  121. Pline, dans son « Histoire naturelle ». Repris par François Husson. « Artisans Français. Les Couvreurs et les Plombiers ». Page 19.
  122. Nicolas Monteix. « Les Savoirs Professionnels des Gens de Métiers. Étude sur le monde du travail dans les sociétés urbaines de l'Empire romain ». Page 15 et suivantes.
  123. Nicolas Monteix. Maître de conférences (histoire et archéologie romaines). Docteur de l'université de Provence. « Les savoirs professionnels des gens de métiers ». « Étude sur le monde du travail dans les sociétés urbaines de l'Empire romain ». Page 16 et 17.
  124. Nicolas Monteix et Nicolas Tran « Les savoirs professionnels des gens de métiers » - « Étude sur le monde du travail dans les sociétés urbaines de l'Empire romain ». Page 20.
  125. Hélène Dessales. « Les usages de l'eau aux évaluations démographiques. Exemple de Pompéi ». Page 32 et suivantes.
  126. Patricia Carles. « L’eau et les fontaines de Pompéi ».
  127. Ernest Breton. (3e éd. 1870) Introduction historique de Pompéi. § « Les anciens bains ».
  128. Ernest Breton. (3e éd. 1870) « Introduction historique de Pompéi ». § Les anciens bains. § La fullonica à Pompéi.
  129. Jonathan Mark Kenover University of Wisconsin Madison. « Mohenjo-Daro ».
  130. Jean-Claude Daumas. Historien. « Etrusques et Romains » « Ce que Rome doit aux Etrusques ».
  131. Alain Bouet.« Les latrines dans les provinces gauloises, germaniques et alpines ». Voir photo des latrines d'Ostie et leurs caniveaux, dessous les sièges et au devant.
  132. Henri Monod. « L'Hygiène publique chez les Romains ». Pages 775 à 782.
  133. Sur le site de la revue « Aude romaine - Ostie et le plomb ».
  134. Vitruve . Livre VI chapitre III. Traduction de 1684 par M. Perrault de l'Académie des Sciences. Pages 207 et 207.
  135. Les thermes de la ville anglaise de Bath, les thermes de Cluny à Lutèce et des centaines d'autres en France et dans tout le bassin méditerranéen.
  136. Le nom de certaines de ces villes comme Burdigala, (Bordeaux) Lugdunum, (Lyon), ne son pas d'origine romaine mais celte.
  137. Henri Monod. « L'hygiène publique chez les Romains ». Pages 775 à 780. Au fil des siècles, Rome va considérer l'eau comme un instrument de pouvoir, au IVe siècle ap. J.-C., Rome bénéficiera de 300 châteaux d'eau, 1.352 fontaines, 967 établissements de bains gratuits et 700 bassins et chaque habitant a plus de un mètre cube d'eau par jour à sa disposition.
  138. Mémoire de la Société Royale page 234, « Notice sur les anciens tuyaux de plomb trouvés à Arles ». Document actuellement à la Bibliothèque de l'Université de Harvard.
  139. a et b Société Royale des Antiquaires de France. Tome V année 1823, page 232 à 246. Document actuellement à la Bibliothèque de l'Université de Harvard.
  140. Antoine Arnaud. « Manuscrit des Antiquités d'Arles ». 1708. Page 7.
  141. André Cochet. Laboratoire d'Archéométrie et d’Archéologie, spécialiste de la mise en œuvre du plomb à l'époque romaine en Gaule et son livre « La canalisation sous-fluviale d'Arles à Trinquetaille, Gallia de 1993 ».
  142. Voir croquis de la soudure du tuyau de plomb.
  143. Henry de Wormley. En 1220, rapporte les écrits d'un moine de l'abbage de Waltham dans le Hertforshire, qui raconte la fabrication d'un tuyau de plomb. Fanny Madeline, ATER à l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. CNRS 2009. « Le don du plomb dans le patronage monastique d'Henri II Plantagenet : usage et conditions de la production du plomb dans la seconde moitié du XIIe siècle ».
  144. En Espagne (Carthagène), Péninsule Ibérique, Bretagne, Sardaigne, Gaule (Corbières) et...Les îles Cassitérides ! Jean Andreau. « Recherches récentes sur les mines à l'époque romaine ». L. & H. M. Magne « L'Art appliqué aux Métiers ». « Décors du Métal - le plomb, l'étain, l'argent et l'or », 1922. Page 1.
  145. André Cochet et Jean Burdy. « Une date consulaire (213 après J.-C.) sur un tuyau de plomb viennois ».
  146. Étienne Martin Saint Léon. « Histoire des corporations de Métiers ». § « Origine des Corporations de Métiers », page 7.... « l'esprit romain a toujours été dédaigneux du travail manuel dans lequel il voyait un abaissement, une sorte de prostitution de la dignité de l'homme libre ».
  147. Virgile. ENEIDE. Livre VI La Descente aux Enfers « Révélations et Prophéties d'Anchise » 6, 850.
  148. Lauránt Deutsch. « Métronome ». La Lutèce romaine, ou Lutèce-la-Haute, était construite sur la rive gauche de la Seine sur le 5e arrondissement du Paris actuel, alors que l'île de la Cité, ou Lutèce-la-Basse, la cité des Parisii, était occupé par le peuple gaulois.
  149. Crypte archéologique du parvis de Notre-Dame. Exposition Construire à Lutèce. Ce tuyau de plomb est visible sur la toile: « Images correspondant à Lutèce tuyau de plomb ». Le DHAAP (Département Histoire de l’Architecture et Archéologie de Paris), ne nous a pas autorisé à placer cette photo sur cet article.
  150. Allmer. Bulletin de la Drome. 1876, page 306. Cette plaque de plomb était la propriété de monsieur Ludovic Vallentin de Montélimar.
  151. Compte-rendu de l'Académie des Inscriptions et des Belles Lettres, année 1896, volume 40, no 3, page 191.
  152. Jean-Pierre Waltzing. « Étude historique sur les corporations professionnelles chez les Romains...», tome II page 6. Ces ouvriers-soldats étaient dirigés par les Mensores, Architectes, eux-mêmes sous les ordres du Præfectus castrorum, préfet responsable des constructions et des outils.
  153. Louis Halphen. Peuples et Civilisations « Les invasions barbares du Ve au XIe siècles ». Pages 442 à 455. Prosper Boissonnade. « Le travail dans l'Europe chrétienne au Moyen Âge ».
  154. Viollet le Duc « Le château de Pierrefonds ». La Tour de l'Honneur à Lesparre (photo ci-dessous). Le château de Conwy au Pays de Galles avec ses 11 toilettes sur la façade sud.
  155. Eugène Viollet-le-Duc. « Description du château de Pierrefonds » ed. de 1887.
  156. Le Château de Conwy au Pays de galles et la tour de l'Honneur à Lesparre en Médoc.
  157. François Husson. Étude historique « Les Artisans Français ». Édition de 1803.
  158. François Husson. « Étude historique » - « Les artisans français ». Édition de 1903.
  159. Shirley Toulson . « The Mendip Hills: Threatened Landscape ». Déjà à l'époque romaine le plomb était extrait des collines de Mendips, dans le Somerset actuel pour traverser le Channel et rejoindre les besoins de l'Empire ; l’extraction s'est poursuivit jusqu'en 1908.
  160. Véronique Duchâteau, Jean Michel Lepecq, Françoise Souchetet Roberte Tomassone. « Ferrières en Gâtinais - Promenades dans le passé ». Pages 29 et 139. «...Au Roi Ethelwulf, pour la louange et la gloire de Dieu...depuis que votre ferveur dans le culte de Dieu m'a été révélé par Félix, qui remplissait auprès de vous l'office de secrétaire...nous nous efforçons de couvrir de plomb l'église de notre monastère, qui est situé à l'intérieur des terres qu'on appelle Ferrières...si vous le jugez bon aidez-nous pour l'honneur de Dieu, à achever notre tâche, eu égard non à notre mérite, mais à la récompense divine parce que nous intercédons en votre faveur...Loup de Ferrière, Lettre XIII ».
  161. Véronique Duchâteau, Jean Michel Lepecq, Françoise Souchetet Roberte Tomassone. « Ferrières en Gâtinais » - « L'habitude d’appeler un édifice religieux Notre Dame, date du XIIe siècle.Au moment de la christianisation de la Gaule on employait plutôt le terme de Sainte Marie.
  162. Viollet le Duc et son Dictionnaire Raisonné de l'Architecture française Tome VII. « L'art des plombiers au Moyen Âge ». Pages 209 à 220.
  163. François Husson. « Artisans Français. Les Couvreurs et les Plombiers » Page 155 et 256
  164. Revue BÂTIMÉTIERS - décembre 2009 « Versailles, l'or et le plomb d'une couverture grand siècle ».
  165. L. & H. M. Magne « L'Art appliqué aux Métiers » - « Décors du Métal - le plomb, l'étain, l'argent et l'or ». 1922. Page 1.
  166. Jacques Boulliard. « Histoire de abbaye de Saint Germain ».
  167. Alexis Monteil. « Histoire de l'industrie Française et des Gens de Métier ». Repris par François Husson « Artisans Français. Les Couvreurs et les Plombiers ». Pages 78 et 79.
  168. Colonel André L'Huillier. « Académie des Sciences, Belles lettres et Arts d'Angers » Mémoires 1969.
  169. René de Lespinasse. « Les métiers et corporations de la ville de Paris XIVeXVIIIe siècles ». suivant un Arrêté du Conseil du Roy du 17 juillet 1696. François Husson. « Artisans Français. Les Couvreurs et les Plombiers » Pages 162 - 163.
  170. Bernard Rouleau. Historien et géographe de Paris. « Le tracé des rues de Paris : Formation, typologie, fonctions…». Atlas Historique de Paris. La Croissance de Paris.
  171. Étienne Martin Saint Léon. « Histoire des Corporations de Métiers ». Édition de 1909. Chapitre III page 252.
  172. Association Les Chevaliers Carnutes « Les clochers de la cathédrale ».
  173. François Husson. Artisans français. « Les Charpentiers ». Pages 29 et 30.
  174. Marc Agostino. Professeur d'histoire contemporaine à l'université Michel de Montaigne de Bordeaux 3. « La cathédrale Saint André - reflet de neuf siècles d'histoire et de vie bordelaises ». 2001. Page 133.
  175. a et b Georges-Bernard Depping « Le livre des Métiers » d'Étienne Boileau Prévôt de Paris.
  176. Paul Lacroix, Emile Béguin et Ferdinand Serré. 1851. « Histoire de la Charpenterie » Page 14, 15 et 16.
  177. François Husson. « Artisans Français. Les Couvreurs et les Plombiers » Pages 68, 69 et 85, 86.
  178. René de Lespinasse - « Les métiers de la ville de Paris. Statuts des plombiers de 1549 et 1648 ». Article XVIII des statuts des plombiers de 1648.
  179. René de Lespinasse.« Métiers et corporations de la ville de Paris ». Livre II. du XIVe au XVIIIe siècle. COUVREURS page 623.
  180. Edward Wedlake Braylay and John Britton - 1836 - University of Michigan Library. «The History of the ancien Palace and late House of Parliament at Westminster ».
  181. Edward Wedlake Braylay and John Britton - 1836 - University of Michigan Library. «The History of the ancien Palace and late House of Parliament at Westminster ». Pages 121 à 123.
  182. Edward Wedlake Braylay and John Britton - 1836 - University of Michigan Library. « The History of the ancien Palace and late House of Parliament at Westminster ». Page 115 et 124 à 126.
  183. Mémoires du la Société des Antiquaires de la Morinie « Les anciennes communautés d'arts et métiers de Saint-Omer ». Tome XVI. Pages 267 et 508.
  184. a et b Alfred Franklin. « Dictionnaire des Arts, Métiers et Professions exercés dans Paris depuis le XIIIe siècle ». Page 230. Bibliothèque nationale de France
  185. Le Robert - Dictionnaire de la langue française - Édition de 1986.
  186. François Husson. « Artisans Français. Les Couvreurs et les Plombiers » Page 103.
  187. François Husson. « Artisans français. Les Charpentiers ». Pages 29, 30, 70 et 232.
  188. G. Espinas. Revue belge de philologie et d'histoire. Année 1944 no 23 page 506. « L'origine des Corporations de Métiers ».
  189. François Husson. « Artisans français. Les Charpentiers ». Page 209.
  190. François Husson. « Artisans Français. Les Couvreurs et les Plombiers » Pages 169 et 170.
  191. Alfred Franklin « Dictionnaire Historique des Arts, Métiers et Professions exercés dans Paris depuis le treizième siècle ». Édition de 1886.
  192. Alfred Franklin « Dictionnaire Historique des Arts, Métiers et Professions exercés dans Paris depuis le treizième siècle ». Édition de 1886. § Les Plombiers. Page 574.
  193. Étienne Martin Saint Léon - édition de 1897.« Les corporations de 1328 à 1461 ».
  194. Encyclopédie Larousse en ligne sur le « servage de serfs ».
  195. Gilles Rollier. Thèse de doctorat en Langues, Histoire et Civilisations des Mondes Anciens. « Implantation et hydraulique monastiques : Le cas de Cluny ». Pages 14 et 153.
  196. Fanny Madeline, ATER à l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. CNRS 2009. « Le don du plomb dans le patronage monastique d'Henri II Plantagenet : usage et conditions de la production du plomb dans la seconde moitié du XIIe siècle ». Page 37. Gilles Rollier. Thèse de doctorat en Langues, Histoire et Civilisations des Mondes Anciens. « Implantation et hydraulique monastiques : Le cas de Cluny. Introduction ». Page 11.
  197. Frontin, inspecteur des eaux à Rome en 97 et ancien consul et gouverneur de la province romaine de Bretagne.
  198. Gilles Rollier. Thèse de doctorat en Langues, Histoire et Civilisations des Mondes Anciens. « Les implantations monastiques et les écoulements ». Pages 67 et suivantes.
  199. Jean CHAPELOT, Directeur de recherche au CNRS « Les tuyaux de terre cuite des adductions médiévales : typologie et modes d’utilisation à propos de quelques exemples d’Île-de-France ».
  200. Séverine HURARD, Archéologue. Responsable d’opération à l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP). « Les réseaux hydrauliques médiévaux et modernes de la source de la Vacherie à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise). Approvisionnement en eau de l’abbaye cistercienne de Maubuisson ».
  201. Archives départementales du Val d’Oise, conservées à Cergy-Pontoise, série H, avec en particulier le cartulaire de Royaumont en deux volumes et les inventaires des manses abbatiales et conventuelles. « Le système hydraulique de l'abbaye cistercienne de Royaumont ».
  202. a et b Fanny Madeline, ATER à l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. CNRS 2009. « Le don du plomb dans le patronage monastique d'Henri II Plantagenet : usage et conditions de la production du plomb dans la seconde moitié du XIIe siècle ».
  203. Paul Benoît. De l'écrin au cercueil : Essais sur les contenants au Moyen Âge. « Le tuyau médiéval. Les matériaux du tuyau médiéval ». Page 61. Gilles ROLLIER. Thèse de doctorat en Langues, histoire et civilisations des mondes anciens. « Implantation et hydraulique monastiques : Le cas de Cluny ». Page 112.
  204. Tessis Lopez, thèse doctorale en 2012, université d'Alicante. « Sistemas hidraúlicos en los monasterios cisterciences de la corona de Aragon ». Page 244.
  205. Edward Wedlake Braylay and John Britton - 1836 - University of Michigan Library. « The History of the ancien Palace and late House of Parliament at Westminster ». Pages 121 à 123. Jean CHAPELOT, Directeur de recherche au CNRS. « Archéologie Médiévale en Île-de-France ». Odette Chapelot et Paul Benoit. Paris, éd. de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. « Lemploi du fer dans la construction monumentale à la fin du Moyen Âge : production et utilisation Gilles ROLLIER. Thèse de doctorat en Langues, histoire et civilisations des mondes anciens. « Implantation et hydraulique monastiques : Le cas de Cluny ». Pages 88, 90 et 387. Fanny Madeline, ATER à l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. CNRS 2009. « Le don du plomb dans le patronage monastique d'Henri II Plantagenet : usage et conditions de la production du plomb dans la seconde moitié du XIIe siècle ».
  206. Gilles ROLLIER. Thèse de doctorat en Langues, histoire et civilisations des mondes anciens. « Implantation et hydraulique monastiques : Le cas de Cluny ». Page 90.
  207. Psaume 25(26). Prière de l'innocent. Le rite du lavabo se produit au cours de la messe au moment de l'offertoire. Jusqu'à la fin des années 1960, dans le rite romain, le prêtre prononçait ces paroles en latin, tirées du psaume 25.
  208. Paul Benoit, Faculda de Letras da Universidade de Coimbra, Instituto de História Económica e Social. « L’hydraulique des abbayes cisterciennes au moment de l’implantation de l’ordre de Cîteaux au Portugal ». Page 108.
  209. Paul Benoit, Faculda de Letras da Universidade de Coimbra, Instituto de História Económica e Social. « L’hydraulique des abbayes cisterciennes au moment de l’implantation de l’ordre de Cîteaux au Portugal ».
  210. Jean Loup Lemaitre. « Moines et monastères dans les sociétés de rite grec et latin ». Page 242.
  211. Règle de Saint Benoît. Art. 48.8. « En effet, quand ils vivent du travail de leurs mains, comme nos Pères et les Apôtres, alors ils sont vraiment moines ».
  212. Gilles ROLLIER. Thèse de doctorat en Langues, histoire et civilisations des mondes anciens. « Implantation et hydraulique monastiques : La transmission des savoirs ». Pages 391 et 392.
  213. Gilles Rollier. Thèse de doctorat en Langues, Histoire et Civilisations des Mondes Anciens. « Les implantations monastiques et les écoulements ». Pages 9.
  214. Étienne Marcel Saint Léon dans « Histoire des Corporations de Métiers de 1715 à leur abolition définitive ». Pages 61 et 62.
  215. Francis Woodman. The Pennsylvania State University Press. « The Eadwine Psalter : The Waterworks Drawings of the Eadwine Psalter ». Pages 168 à 171. PESEZ Jean-Marie, « Le Moyen Âge est-il un temps d’innovation technique », L’innovation technique au Moyen Âge…. Page 11-14.
  216. Jayne Wackett. Canterbury Cathedral. « The waterworks drawing from the Edwine psalter ». Francis Woodman. The Eadwine Psalter. « The waterworks drawing of the Eadwine psalter ».
  217. Francis Woodman. The Eadwine Psalter. « The waterworks drawing of the Eadwine psalter ». Jayne Wackett. Canterbury Cathedral. « The waterworks drawing from the Edwine psalter ».
  218. Gilles Rollier. Thèse de doctorat en Langues, Histoire et Civilisations des Mondes Anciens. « Les implantations monastiques et les écoulements ». Page 100.
  219. M. Vitruve Pollion. De l'architectura. Livre huitième. § VII. « De la manière de conduire les eaux, de creuser les puits, de faire les citernes, et autres ouvrages maçonnés à chaux et à ciment ».
  220. Louis Malle. «  Les sources du baptême: découvrir les baptistères et les fonts baptismaux » Éditions de l'Atelier, 1994.
  221. François Roustan, « La Major et le premier baptistère de Marseille ».
  222. La Bible. Epître aux Romains. Le baptême 6. 4 et d. « La plongée par immersion dans l'eau ensevelit le pêcheur dans la mort du Christ, d'où il sort par la résurrection avec lui, comme nouvelle créature, homme nouveau ...ce rite de la vie chrétienne est aussi présenté comme un bain qui purifie, comme une nouvelle naissance ». Charles Bonnet, Renato Perinetti, 1986. « Les premiers édifices chrétiens d'Augusta Praetoria (Aoste, Italie). Le baptistère de la cathédrale d'Aoste ». Pages 486 et 487. Gilles Rollier. « Pour conduire l’eau sous pression et pour la distribuer dans l’ensemble du monastère, il faut des tuyaux. Les fouilles des abbayes cisterciennes ont livré un nombre de tuyaux médiévaux important ». Page 81.
  223. Charles Bonnet et Jean François Reynaud. « Genève et Lyon, capitales burgondes ». Page 250.
  224. Cathédrale Saint-Sauveur d'Aix-en-Provence. Dès sa construction, le baptistère a été alimenté par les eaux chaudes provenant des thermes romains. Le baptême est alors administré par immersion totale. La cuve serait d'époque mérovingienne.
  225. Gilles Rollier. Thèse de doctorat en Langues, « Histoire et Civilisations des Mondes Anciens » Page 90.
  226. Edward Wedlake Braylay and John Britton - 1836 - University of Michigan Library. « The History of the ancien Palace and late House of Parliament at Westminster ». Pages 121 à 123. René de Lespinasse - « Les métiers de la ville de Paris » « Statuts des plombiers de 1549 et 1648 ». Article XXXVIII des statuts des plombiers de 1648. Page 550.
  227. PESEZ Jean-Marie, « Le Moyen Âge est-il un temps d’innovation technique ». L’innovation technique au Moyen Âge…. Page 11-14.
  228. René de Lespinasse .« Les Métiers et Corporations de la Ville de Paris du XIVe au XVIIIe siècle ». Tome II, édition de 1842. Alfred Franklin. « Dictionnaire des Arts, Métiers et Professions exercés dans Paris depuis le XIIIe siècle ». Page 574. Bibliothèque nationale de France
  229. René de Lespinasse - « Les métiers de la ville de Paris » - « Statuts des plombiers de 1549 et 1648 ». Alfred Franklin. « Dictionnaire Historique des Arts, Métiers et Professions exercés dans Paris depuis le XIIIe siècle ». § « Les Plombiers », page 575.
  230. René de Lespinasse - « Les métiers de la ville de Paris » - « Statuts des plombiers de 1549 et 1648 ». Article XXXVIII des statuts des plombiers de 1648. Page 550.
  231. L. & H. M. Magne « L'Art appliqué aux Métiers » - « Décors du Métal - le plomb, l'étain, l'argent et l'or ». 1922. Page 5 et 6.
  232. L. & H. M. Magne « L'Art appliqué aux Métiers » - » Décors du Métal - le plomb, l'étain, l'argent et l'or ». 1922. Page 22.
  233. Magazine The Plumber. com. « The History of Plumbing » - « Roman and English Legacy ». Magazine P&M « Pluming History of England ».
  234. André Félicien « Sommaire du Chasteau de Versailles ». 1674 Page 45 et 46. Chez Guillaume Desprez à Paris au pieds de Notre Dame! Cachet de la Bibliothèque d'art.
  235. L. Batissier. 1846. « Histoire de Paris et de ses Monuments. ». Pierre Louis Violet - « L'hydraulique dans les civilisations anciennes ».
  236. Site Chemins et Rencontres. « Histoire de l'eau à Paris du Moyen Âge à nos jours ».
  237. a et b Bruno Bentz et Éric Soullard, « Château de Versailles - de l'ancien régime à nos jours », avril-mai-juin 2011.
  238. Pierre Louis Viollet. « L'Hydraulique dans les civilisations anciennes » - « Histoire de l'énergie hydraulique, moulin, pompes, etc ». Fulgence Girard. « La pompe du pont Notre-Dame ». Le Monde illustré no 10, p. 11, du 20 juin 1857. L'Histoire en Ligne. « Les ponts de Paris, le Pont Notre Dame ».
  239. Bernard Forest de Belidor. « Architecture Hydraulique - Ou l'Art de Conduire, d’élever et de Ménager les Eaux pour les Différents Besoins de la Vie » - 1739. Livre quatrième. Page 236.
  240. En Amérique latine on utilise plutôt le nom de Plomero.
  241. René de Lespinasse .« Les Métiers et Corporations de la Ville de Paris du XIVe au XVIIIe siècle ». Tome II, édition de 1842. Statuts de la corporation des plombiers de 1648. Article 34 page 549.
  242. a et b Alfred Franklin « Dictionnaire Historique des Arts, Métiers et Professions exercés dans Paris depuis le treizième siècle ». Édition de 1886. § « Les Plombiers ». Page 575.
  243. François Husson. « Artisans Français. Les Couvreurs et les Plombiers » Page 154.
  244. Aurélia ROSTAING Bibliothèque nationale de France, conservatrice du patrimoine. « Autour de Tommaso et Alessandro Francini Hydraulique et fontaines ornementales en France » - 1590 -1640. Jean Diwo - « La Fontainière du Roy ».
  245. Site Officiel du Tourisme de la Haute Marne. La Fonte d'art. Patrimoine métallurgique et artistique. « On y travaille depuis près de 25 siècles, et c’est un maître de forges de la vallée de la Blaise qui sera retenu en 1681 pour fournir au château de Versailles des plaques de cheminées (400) et des tuyaux d’amenée d’eau ». Revue : L'Eau, l'Industrie, les Nuisances. no 319 de février 2009. « De nouveaux tuyaux en fonte pour les fontaines des jardins de Versailles ».
  246. André Félibien - 1679 - « Description de la grotte de Versailles ». page 7.
  247. Il existe sur le site du Château de Versailles des photos de la façon des soudures à la louche par les fontainiers de Versailles. Le service communication du château ne nous a pas autorisé à utiliser ces deux photos, lesquelles sont d'ailleurs consultable sur la toile.
  248. a et b Saint Gobain PAM - « La fonte aux fontaines de Versailles ».
  249. Les photos ci-contre ont été prises au cours du démontage de l'araignée du bassin Latone le 28 01 2014.
  250. F. Evrard - Annales de Géographie 1933 - Volume 42 - « Les Eaux de Versailles ». Page 582 à 584. L'installation des pompes était l'œuvre de Claude Denis. Versailles ou le défi de l’eau. « Les premiers chantiers ». Détails des différents moyens d'alimentation en eau du Château de Versailles.
  251. L'eau était amenée à 163 mètres au-dessus du niveau de la Seine par 3 élévations successives. Le premier réservoir à la cote + 48 au-dessus du niveau de la Seine, le deuxième réservoir à la cote + 99 et le troisième était le réservoir de Marly à 33 mètres au-dessus des jardins du château de Versailles et d'où partait l'aqueduc qui amenait l'eau par gravité au château. Informations sur le site de la ville de Bougival.
  252. Bruno Bentz et Éric Soullard, « Château de Versailles - de l'ancien régime à nos jours », avril-mai-juin 2011. Revue l'Eau, l'Industrie, les Nuisances, no 319. « De nouveaux tuyaux en fonte pour les fontaines des jardins de Versailles ».
  253. Versailles ou le défi de l’eau. « Les premiers chantiers ». Détails des différents moyens d'alimentation en eau du Château de Versailles. Mairie de Louveciennes. « Historique de la machine de Marly » .
  254. Adrien-Louis Lusson. Architecte des travaux publics. « Projets de trente fontaines pour l’embellissement de la ville de Paris » 1835. Introduction pages i à VII et « Historique des eaux de Paris et leur distribution » Page 1 à 15.
  255. Eugène Daire. Note de Dupont de Nemours. « Les œuvres de Turgot sur la suppression des jurandes février 1776 ». 1884 pages 311 à 316.
  256. Étienne Marcel Saint Léon dans « Histoire des Corporations de Métiers de 1715 à leur abolition définitive ». Chapitre IV, page 559.
  257. Étienne Marcel Saint Léon dans « Histoire des Corporations de Métiers de 1715 à leur abolition définitive ». Pages 622 et suivantes.
  258. Étienne Martin Saint Léon. Histoire des corporations de métiers : Livre VII section II page 634. Jacques Godechot. « La Révolution française » . Page 108 sur Proclamation du 11 juillet 1792 de l'Assemblé législative proclamant « La patrie en danger » et demandant les volontaires de rejoindre Paris. Le 23 août 1793 la Convention décrète la « levée en masse » qui fournit 400 000hommes supplémentaires sous les drapeaux.
  259. François Husson. « Artisans français. Les Charpentiers ». Page 202.
  260. Étienne Martin Saint Léon. Histoire des corporations de métiers : Livre VII «  Étude sur l'évolution de l'idée corporative de 1791 à nos jours ». Page 619 à 633.
  261. Encyclopédie Larousse. La Révolution Française - 1789 - 1799. § 3.5 « La Montée des Périls et la Guerre ». et § 4.2 « La Commune de Paris ».
  262. Adrien-Louis Lusson. Architecte des travaux publics. « Projets de trente fontaines pour l’embellissement de la ville de Paris ». 1835. Introduction page V. François Husson. « Artisans Français. Les Couvreurs et les Plombiers » Page 248.
  263. Louis Chevalier. « Classes laborieuses et classes dangereuses » . Édition de 1958. « Les insuffisances de l'Equipement Urbain ». Page 247.
  264. François-Marie Arouet, dit Voltaire, dans « L'Homme aux 40 écus, Entretien avec un géomètre». Page 3.
  265. Adrien-Louis Lusson. Architecte des travaux publics. « Projets de trente fontaines pour l’embellissement de la ville de Paris ». 1835. Daniel Roche. Annales, Économies, Sociétés, Civilisations année 1984 « Le temps de l'eau rare du Moyen Âge à l'époque moderne ». Volume 39 Numéro 2, pages 383 à 399.
  266. Pierre-Simon Girard. Mémoire de L'Académie Royale des Sciences de l'Institut de France. Tome XII de 1933. « Les établissements de bains publics depuis le VI siècle ». Page 450 et suivantes. Adrien-Louis Lusson. Architecte des travaux publics. « Projets de trente fontaines pour l’embellissement de la ville de Paris ». 1835.
  267. Pauline Delon. Université de Lyon 2, Institut d'Études Politiques de Lyon. « La politique de la ville de Lyon en matière d'établissements de bains au XIXe siècle ».
  268. Daniel Roche. Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. Année 1984 Volume 39 no 2. Pages 383 à 399.
  269. Eugène Belgrand: Polytechnicien, ingénieur général des ponts et chaussées, Eugène Belgrand est considéré comme le père du réseau d’égouts de Paris. Il participe à la rénovation de la capitale sous le Second Empire au côté du Préfet Haussmann, qui lui confie la double mission d’approvisionner Paris en eau potable et d’assainir la Seine. L'eau et Paris : extraits des mémoires du baron Haussmann : extraits du Mémoire sur les eaux de Paris d'Eugène Belgrand,
  270. Pierre-Simon Girard. Mémoire de L'Académie Royale des Sciences de l'Institut de France. Tome XII de 1933. « Les établissement de bains publics depuis le VI siècle ». Page 450 et suivantes.
  271. André Guillerme. 1820 - « La Naissance de l'Industrie à Paris – Entre sueur et Vapeur1780 – 1830 ». Page 265. En 1807 il y avait à Paris 40 entreprises ou artisans de plomberie ; la capitale en comportait près de 200 en 1820.
  272. André Guillerme. 1820 - « La Naissance de l'Industrie à Paris – Entre sueur et Vapeur1780 – 1830 ». Page 265.
  273. Architecture, Patrimoine et Habitat. « Architecture Hausmannienne » - « Architecture, patrimoine et urbanisme 1852-1870 Style Hausmannien ».
  274. Jean Marie Mouchel. Les ressources naturelles et les déchets. « Les égouts et l'évacuation des déchets ». Site de la ville de Paris. « Histoire des égouts ».
  275. Marie-Marguerite Bourbigot. « Les traitements de potabilisation de l'eau » - « Historique du traitement de l'eau jusqu'en 1970 ».
  276. Groupe Balas. « Couverture immeuble haussmannien, couverture toiture ...». Couverture GF. « Ardoise, tuile, zinc...que serait Paris sans ses toits? » Asturienne : « Couvrir en zinc - Solutions de toiture ».
  277. La loi no 46-2389 du 28 octobre 1946 pose le principe de la réparation intégrale des dommages matériels et directs causés aux biens mobiliers et immobiliers, personnels et professionnels, par les faits de guerre.
  278. François Chaslin. Magazine l'Histoire no 192 octobre 1995. « Dossier : 1945-1975. Les Trente Glorieuses. Le temps du miracle économique » <meta />pages 40 et suivantes. Encyclopédie Larousse « Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la France manque d'environ quatre millions de logements. Les Trente Glorieuses seront l'occasion d'une vague de constructions. Et verront apparaître les grandes banlieues d'aujourd'hui ».
  279. Yvan Gastaut. C.M.M.C. Université de Nice. « Les bidonvilles, lieux d’exclusion et de marginalité en France durant les trente glorieuses ». François Legris. AITEC. « Les bidonvilles de Nanterre dans les années 1950 à 1970 ».
  280. G. Brigaux et M. Garrigou. Traité du Bâtiment. La plomberie les Équipements Sanitaires. Chapitre III « Tubes en cuivre ». Pages 47 à 56. Chapitre IV « Les tubes acier » pages de 57 à 81.
  281. G. Brigaux et M. Garrigou. Traité du Bâtiment. La plomberie les Équipements Sanitaires. Chapitre II « Tuyaux en plomb. Pages 37 à 45
  282. IRIS – LILLIAD Université de Lille. Bibliothèque Revue Générale des Sciences. Éclairage à l'Acétylène. La préparation de la lampe à acétylène était longue et toujours délicate. Démontage, nettoyage du réservoir de carbure, mise en place après les avoir cassé des morceaux de carbure, refermer les deux blocs sans coincer le joint ; remplir le réservoir d'eau sans oublier de fermer le robinet pointeau. Tout ceci en faisant attention de ne pas abîmer les petits éléments de laiton tel le bec, le robinet, le bouchon du réservoir. La lampe était prête à fonctionner.
  283. Nom donné dans le sud ouest de la France et principalement dans le Médoc, pour désigner un gamin et de ce fait un apprenti de 14 ou 15 ans ; cela sans la moindre connotation péjorative ou descriminatoire. Voir Wiktionaire § 2.
  284. OPPBTP. Travaux sur cordes. Décret du 1er septembre 2004. Couverture, plomberie. Article 3 Protocole d'accord Seine et Marne, du 31 mai 1995, annexe I. Primes professionnelles. Travaux dangereux. - Travail effectué à la corde à nœuds, prime horaire de 20 p. 100 du salaire réel. Code du travail article R. 234-18 al. 4. Les travaux interdits aux jeunes de moins de 16 ou 18 ans. Sur les chantiers de BTP : Travaux à la corde à nœuds.
  285. Marc Vitruve Pollion et son livre « Architecture ou Art de bien bâtir » Chapitre III article II. « Des puits et des citernes... Mis du latin en françois par Jean Martin, pour le roy très-chrestien Henry II » . Page 200.
  286. Le plomb fondu a été remplacée dans certain cas par la laine de plomb. En partie horizontale, une corde enduite d'argile était placée autour du tube contre l’emboîture pour assurer l'étanchéité au moment du coulage du plomb fondu.
  287. Contrat général de l'entreprise SPIE Royden joint venture ; travaux réalisés par l'entreprise Well Worth Engineering Plumbing, sous traitant de Treasure Shell Mechanical.
  288. François Chaslin. Magazine l'Histoire no 192 octobre 1995. « Dossier : 1945-1975. Les Trente Glorieuses. Le temps du miracle économique » pages 40 et suivantes.
  289. Histoire de la Construction Moderne et Contemporaine en France. « Le Gaz Manufacturé ». Alain Beltran. « Le gaz devient naturel ». Pages 94 et 95. Visite du Musée de l'Électricité, du Gaz et de l'Éclairage Public à Paris. Désiré Magnier « Nouveau Manuel complet de l'éclairage au gaz, ou Traité élémentaire et pratique à l'usage des ingénieurs, directeurs, etc. », Librairie encyclopédique de Roret, 1849.
  290. Jean-Pierre Villot Centre de recherche de la Sorbonne - « La respiration des gazomètres ou la consommation du gaz à Paris de 1860 à 1960 ».
  291. Le Gaz de Bordeaux. Bordeaux est l'une des premières villes à avoir décidé, au début du XIXe siècle, de profiter de l'invention du gaz d'éclairage par Philippe LEBON
  292. MEGE Mémoire du Gaz de l'Électricité et de l'Éclairage public. « Évolution des matériaux de canalisations ».
  293. Edme-Augustin Chameroy. « Histoire du gaz manufacturé ».
  294. B. Bourdoncle novembre 2001 . Les débuts obscurs du gaz d'éclairage. Site officiel du Passage du Panorama Paris 2e. Site du Passage des Panoramas.
  295. Phozagora - Site web français sur l'éclairage public. « Histoire de l'éclairage public en France ». MEGE Mémoire du Gaz de l'Électricité et de l'Éclairage public. « Le gaz d'éclairage » - « Le début de l'éclairage public ». MEGE Mémoire du Gaz de l'Électricité et de l'Éclairage public. « L’Éclairage Public. Historique ». Quimper BZH. « Un long chemin vers la lumière, histoire de l'éclairage public à Quimper ».
  296. Mège. Mémoire de l'électricité du gaz et de l'éclairage public à Paris.
  297. Nous faisions cela à Bordeaux en 1957. La coupure du gaz sur une partie de la ville est toujours dangereuse au moment de la remise en service. Avec 8 m/bars de pression, une bonne préparation et un système ingénieux, il n'y avait que quelques flammèches au moment ou on commençait la soudure. Mais fallait faire vite!
  298. MEGE Mémoire du Gaz de l'Électricité et de l'Éclairage public. « Le gaz naturel ». Alain Beltran. « Le gaz devient naturel ». Pages 94 et 95.
  299. Commission de Régulation de l'Énergie.
  300. Les tuyaux de plomb pour l'alimentation en eau des bâtiments est interdite en France. Ils sont encore utilisés dans la réfection des fontaines par les plombiers-fontainiers, ainsi que pour les rejets des liquides de certains laboratoires (tuyauteries d'acide sulfurique). Pour les installations de gaz, les tuyaux de plomb ne sont autorisés que pour les réparations et sur le gaz naturel. Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale - janvier 1851 – Arts Mécaniques. University of Illiois Library. Depuis des millénaires, les tables de plomb sont coulés sur sable ou sur toile suifée pour les faibles épaisseurs. En 1729 une manufacture royale est créée rue de Bercy pour laminer le métal, réduire les importations d'Angleterre et casser le monopole des petits fabricants français. En 1830 la fabrication de tables de plomb laminés concurrences les anciennes fabrications sur sable dont la fabrication perdure toujours pour les besoins des monuments historiques. André Guillerme. La Naissance de l'Industrie à Paris – Entre Sueur et Vapeur – 1780 – 1830. page 266. Depuis l'époque romaine, les tuyaux de plomb étaient fabriqués à partir d'une table de plomb roulée et soudée longitudinalement. C'est en 1840, qu'à Paris, un certain monsieur Lagoutte a introduit la première machine perfectionnée pour fabriquer des tuyaux de plomb par injection. Plusieurs autres brevets de machines à injection furent déposés tant en France qu'à l'étranger précédemment, mais moins performantes.
  301. Les tuyaux en bois réalisés en douelles, suivant le principe des barriques, sont utilisés en Alaska et dans certaines régions de l’Arctique, pour leur bonne tenue en milieu glacé (sauf dans les zones de permafrost), leur faible dilatation et leur excellente isolation thermique naturelle, laquelle peut être renforcée par une isolation complémentaire en polystyrène.
  302. Henri Charlent et Patrick Agostini pour leur livre «Traité des installations sanitaires ». 15e édition. Alain Giraud et Gilbert Dubreuil. « Calculs pratiques de plomberie sanitaire ».
  303. Jean Bernard. Compagnonnage. La pensée et la main. Page 604.
  304. Propos du Mahatma Gandhi recueillis par Lanza del Vasto. Le pèlerinage aux sources. La doctrine de Gandhi était bâtie sur ce support du travail des mains. Il en faisait une obligation, même à ceux qui n'étaient pas de condition manuelle. « Nul homme n'est par nature dispensé du travail des mains ».
  305. Kai-ming Cheng. Président de la Chaire d’éducation Université de Hong Kong. « Depuis toujours, l’apprentissage est un élément essentiel de l’existence humaine ». Recherche et prospective en éducation / UNESCO • Réflexions thématiques. 10 septembre 2014.
  306. Sur le site du gouvernement (education.gouv.fr) les écoles professionnelles propose dans le cas de la formation de plombier, un premier diplôme le CAP, puis le Brevet professionnel, le Baccalauréat professionnel, puis le BTS, un DUT ou une licence sinon le diplôme d'ingénieur option génie sanitaire et thermique. On peut accéder aux mêmes formations avec l'apprentissage en alternance. Les Compagnons du Devoir propose les mêmes formations, jusqu'à la licence. Avec de telles formations un plombier possède une certaine expérience, sinon une expérience certaine, un grand nombre de connaissances dans le métier et des années d'expérience.
  307. Le père Jean-Vincent Scheil, - 1858 -1940. Philologue et archéologue. Pour la traduction du texte en cunéiforme et langue akkadienne. Paragraphe 188 du code d'Hammourabi. Sur les contrats d'apprentissage le code précise : « Si un artisan a pris (en apprentissage) un enfant pour l'élever et lui a appris son métier il ne peut être réclamé », sous entendu, ne peut être repris par ses parents. Le paragraphe suivant no 189, dit dans le même ordre d'idée: « S'il (l'artisan) ne lui a pas appris son métier, cet élève peut retourner chez son père ».
  308. Sivan Kedar. Tel Aviv University. « Apprenticeship in the Neo-Babylonian Period » - « A study of bargaining power ».
  309. L'apprenti n'est pas signataire du contrat qui le lie à son nouveau maître. Il se peut que le statut social de ces apprentis ne leur ait pas permis d'apprendre à lire et à écrire, spécialement pour les jeunes esclaves.
  310. Sivan Kedar. Tel Aviv University. « Apprenticeship in the Neo-Babylonian Period » - « A study of bargaining power ».(Modèle traduit de l'akkadien en écriture cunéiforme en anglais par Sivan Keda, puis en français par l'auteur).
  311. Mme Biezunska-Malowist, professeur à l'Université de Varsovie. « Slavery and Slaving in World History ». Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Année 1959. Volume 103 Numéro 2 pages 203 à 210. « L'esclavage en Égypte gréco-romaine ».
  312. Madame Biezunska-Malowist, professeur à l'Université de Varsovie. « Recherches sur l'esclavage dans l'Égypte romaine ». Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Année 1959. Volume 103 numéro 2 pages de 203 à 210. « Les contrats d'apprentissage, relativement nombreux dans les papyrus concernent aussi bien les enfants libres que les enfants esclaves... l'âge des enfants donnés en apprentissage n’est pas précisé d'une façon très nette... l'expression souvent employée dans ces documents que l'enfant libre ou esclave est mineur... c'est-à-dire au-dessous de quatorze ans... On donnait donc en apprentissage les enfants à l'âge de douze ou treize ans... Comme il résulte des contrats d'apprentissage de certains métiers, l'enfant commençait à gagner un peu d'argent dès le début de son apprentissage ».
  313. Madame Biezunska-Malowist, « Recherches sur l'esclavage dans l'Égypte romaine ». Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Année 1959. Volume 103 Numéro 2 pages 203 à 210. Oxyrhynchos ou Oxyrhinchus du grec de la ville antique de Ouab Sep-meri sur la rive ouest du Nil, à environ cent soixante kilomètres au sud du Caire. Cette ville est devenue un comptoir grec après la conquête de l'Égypte par Alexandre le grand en 332 avant J.-C.
  314. Claude-Paul Padroni. Thèse pour le doctorat de l'Université de Rennes I. « De L'Enseignement Technique à L'Enseignement Professionnel ». § II « La Rome antique et l'apprentissage ».
  315. Claude-Paul Padroni. Thèse pour le doctorat de l'Université de Rennes I. « De L'Enseignement Technique à L'Enseignement Professionnel ».
  316. Cicéron, « Des devoirs », I, tit. II, chap. XLII.
  317. Henri-Irénée Marrou. « Histoire de l'Éducation dans l'antiquité ». Tome I « Le Monde Grec ».
  318. Servius Tullius, roi légendaire d'origine étrusque et « La Réforme Servienne ». La réforme servienne, attribuée à Servius Tullius, propose une répartition des citoyens en cinq classes, selon leur fortune (le cens). Ces cinq classes sont divisées en centuries et en deux groupes d'âge (juniores et seniores). Les juniores (de 17 à 45 ans) devant servir dans l'armée active, et les seniores (de 46 à 60 ans) dans la réserve.
  319. Cervius Tullius est le sixième roi légendaire de la Rome antique, d'origine étrusque. Il aurait régné de 575 à 535 avant J.-C.
  320. Étienne Martin Saint Léon. « Histoire des Corporations de Métiers ». Édition de 1896, pages 2 à 9.J.P. Waltzing.« Étude historique sur les corporations professionnelles chez les Romains...» tome II page 6.
  321. Étienne Martin Saint Léon. « Histoire des Corporations de Métiers ». Édition de 1896, page 16.
  322. Jules César. De Bello Gallico, Commentaires sur la Guerre des Gaules, relatant la campagne de César en Gaule.
  323. Revue Architecture et Construction « Il était une fois la tuile » - « jeconstruisterrecuite.com/articles/25-Il-etait-une-fois-la-tuile ».
  324. Étienne Martin Saint Léon. « Histoire des Corporations de Métiers ».Édition de 1896, pages 2 à 9.
  325. Sénèque s'indignait encore qu'un écrivain eût osé attribuer aux philosophes l'invention des arts. « Elle appartient, s'écrie-t-il, aux plus vils des esclaves. La sagesse habite des lieux plus élevés : elle ne forme pas les mains au travail ; elle dirige les âmes...»
  326. a et b Jean-Pierre Waltzing. « Étude historique sur les sociétés professionnelles chez les Romains ». Ainsi que : « Les Collèges Professionnels antérieurs au IVe siècle »,
  327. Étienne Martin Saint Léon pour « Les corporations de Métiers » édition de 1897. M. Waltzing « Collèges Professionnels antérieurs au IVe siècle », livre II.
  328. Paul Allard « Les origines du servage en France », 1913.
  329. Martin Saint Léon. « Histoire des Corporations de Métiers » 1897. Page 59 article 3.
  330. Gustave Flaubert. « La Tentation de Saint Antoine ».Chapitre I.
  331. Étienne Martin Saint Léon. Édition de 1909. « Histoire des corporations de métiers. La corporation au XIIIe siècle ». Page 83.
  332. Étienne Boileau « Le livre des Métiers » par G.B. Depping - page 86, titre XLVII - § Les charpentiers.
  333. René de Lespinasse .« Les Métiers et Corporations de la Ville de Paris du XIVe au XVIIIe siècle ». Tome II, édition de 1842.
  334. Georges-Bernard Depping « Le livre des Métiers » d'Étienne Boileau Prévôt de Paris. Ordonance du Châtelet du 3 septembre 1399.
  335. Étienne Martin Saint Léon « Histoire des corporations de Métiers » - Édition de 1897. Pages 427 à 430. René de Lespinasse - « Les métiers de la ville de Paris » - Statuts des plombiers de 1549 article 8 des statuts..
  336. Les dialectes et surtout la langue d'oc parlée au sud de la Loire, sont "supprimées" au profit de la langue d'oïl, principalement pour les textes officiels.
  337. G. Lespine pour les paroles et musique de Darrichon. Vieille chanson béarnaise. "Beau ciel de Pau, quand te reverrai-je ?" (Bèth cèu de Pau, quoan te tournarey bede !), c'est ce que chantent encore les Béarnais lorsqu'ils sont loin de leur pays.
  338. Contrat d'apprentissage de J.J. Rousseau, entre Abel Ducommun, Maître graveur et Issac Rousseau oncle du futur apprenti.
  339. René de Lespinasse - « Les métiers de Paris » - Statuts des plombiers de 1549 page 544.
  340. René de Lespinasse - « Les métiers de la ville de Paris » - Statuts des plombiers de 1549 et 1648.
  341. Étienne Marcel Saint Léon dans « Histoire des Corporations de Métiers de 1715 à leur abolition définitive ». Page 637.
  342. Platon Les Lois. « Éducation et École ». Cité par Ahmed Marouani enseignant universitaire à l'Institut des Études Littéraires et des Sciences Humaines de Tunis.
  343. Article L6211-1 du Code du Travail.
  344. Philippe Champy et ChristianeEtévé. Dictionnaire Encyclopédique de l'Éducation et de la Formation – Technique et Professionnel (Enseignement). Page 960.
  345. Philippe Champy et Christiane Etévé. Dictionnaire Encyclopédique de l'Éducation et de la Formation – Technique et Professionnel (Enseignement). Page 961.
  346. Adeline Pétrovitch . Mémoire Master recherche « Économie du travail et gestion des ressources humaines ». Septembre 2011. « L’apprentissage : ses évolutions et ses implications sur le territoire »
  347. Jean-Luc Déjeans Directeur du CIFCA. Histoire de la Formation en Alternance. « 1000 ans de formation alternée ».
  348. Boris Dänzer-Kantof. 1999. Historique de l’AFPA . « L’AFPA dans l’histoire ». « L’AFPA, 50 ans de formation professionnelle des adultes ».'
  349. Vincent Troger. Une histoire de l'Éducation et de la Formation. Le plan Langevin – Wallon. « Evolution des structures du système scolaire de 1959 à 1975 ».
  350. Bernard Porcher, IEN-ET et Maryannick Malicot IA-IPR, Bureau de la formation professionnelle initiale, de l’apprentissage et de l’insertion Direction générale de l‘enseignement scolaire. La formation professionnelle initiale du second degré. En 1971, la loi no 71- 576 relative à l’apprentissage crée les centres de formation d’apprentis (CFA) et dote l’apprentissage d’un véritable statut. Elle légifère notamment sur les conditions contractuelles de l’apprentissage.
  351. Le CAP sur France Examen. « Le CAP reste le diplôme le plus répandu dans l'apprentissage avec 5 apprentis sur 10. Beaucoup de secteurs nécessitent le passage par un CAP, c'est le cas de la boulangerie, de la boucherie, de la coiffure, du bâtiment...»
  352. Il suffit de voir, pour un professionnel, la qualité des travaux réalisés lors des examens du CAP ou du concours des Meilleurs apprentis de France, pour être satisfait du travail des Maîtres d'apprentissage et de l'avenir de ces jeunes ouvriers.
  353. Le concours du MAF rassemble chaque année plus de 5000 candidats en formation de niveau IV et V âgés de moins de 21 ans, provenant d’établissements publics ou privés et de CFA et couvre 100 métiers différents. Pour les finales du 25 juin 2015 à Dijon : 397 œuvres finalistes, 160 œuvres lauréates, 42 % de réussite, 208 membres des jurys, 65 métiers représentés. Site de l'Élysée. Le 25 novembre 2011. Allocution de Monsieur Nicolas SARKOZY, Président de la République Française : « Je félicite les 229 lauréats du prix du Meilleur Ouvrier de France ». Le 25 novembre 2011. Allocution de Monsieur Nicolas SARKOZY, Président de la République Française : « A Londres, parmi 1000 candidats venus du monde entier, vous avez hissé la France à la 5e place mondiale et à la 2e européenne et obtenues 3 médailles d'or, 3 médailles d'argent, 3 de bronze et 19 médailles d'excellence.
  354. Site des MAF. Le concours : Un des Meilleurs Apprentis de France. Sur le site du Sénat, ainsi que des Meilleurs Ouvriers de France représentant les MAF.
  355. Informations sur le site officiel de WorldSkills France, représentant des Olympiades des Métiers.
  356. Informations sur le site officiel de l'Association des Meilleurs Ouvriers de France.
  357. Jean Jacques Rousseau « Emile ou de l'éducation... ». Cela peut, bien sur, s'appliquer aux apprentis des autres corps d'état.
  358. Jean Bernard « Le Compagnonnage - rencontre de la jeunesse et de la tradition ». Édition de 1972. Page 18.
  359. Raoul Dautry. Membre de l'Institut, ancien Ministre. « Le Compagnonnage par les Compagnons de Tour de France ». Présentation des Compagnons. Page VII.
  360. Étienne Martin Saint Léon. « Histoire des Corporations de Métiers ». 1907.
  361. Dans les débuts de l'Association Ouvrière des Compagnons du Devoir, les plombiers faisaient partie de la corporation des couvreurs-plombiers. Bordelais l'Ami du Trait, compagnon couvreur, fut un des co-fondateurs de l'Association Ouvrière des Compagnons du Devoir.
  362. Centre Français du Patrimoine. Liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité en Europe . Avec en 2010 le Compagnonnage, en 2009 « La Tradition du Tracé dans la Charpente Française » ce dessin bien spécifique de la charpente et des charpentiers français, lui aussi a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité en Europe.
  363. Martineau Janvier 2015. Dans sa conclusion des: « Les Français dans le monde : de nouvelles mobilités » .
  364. M. Martineau Janvier 2015. « Les Français dans le monde : de nouvelles mobilités ». Page 247.
  365. Direction des Français à l’Étranger et de l'Administration Consulaire. Ministère des Affaires Étrangères. Enquête sur l'expatriation des Français. Pages 18 et suivantes. M. Martineau Janvier 2015. « Les Français dans le monde : de nouvelles mobilités ». Page 243.
  366. Bouygues. Une histoire, une culture. Page 163 « Les années 80 ont commencés par le plus grand chantier du monde, l'université de Riyad...». « Dès 1983 l'international compte pour plus de 50 % du chiffre d'affaires du BTP. » SAE (qui deviendra EIFFAGE) Une Irrésistible Ascension. Page 78. « ...la SAE fut appelée à édifier en plein désert la capitale de la Mauritanie:Nouakchott »
  367. Anaïs Mustière Le principe ERASMUS « Quand les jeunes apprentis français partent à l’étranger ». Le Figaro Étudiant. Le 06 mai 2014. Chez les Compagnons du Devoir, tout jeune compagnon se doit de faire un séjour d'une année dans un pays étranger, avant ou après sa réception.
  368. Agence Française et développement. Les métiers de l'AFD : Spécialistes dans les domaines de l’eau, des infrastructures de l’environnement, de la santé… Jean Robert Henry et Jean Claude Vatin. Le temps de la coopération. « Mémoire de la coopération au Maghreb . Science sociale et décolonisation au Maghreb ». Luiz Claudio Cardoso et Guy Martinière. « France-Brésil : Vingt ans de Coopération ».
  369. Suivant le dictionnaire de français Larousse, se dit d'un salarié qui exerce son activité dans un autre pays que le sien. Le mot vient des mots grecs exo ( en dehors de ) et patrida ( le pays ). Dans le langage courant et principalement dans l'industrie du bâtiment, il sert généralement à désigner des professionnels hautement qualifiés partant travailler à l'étranger pour des raisons professionnelles.
  370. SAE (qui deviendra EIFFAGE). Une Irrésistible Ascension. Page127. «...et des hommes qui au sein de SAE France maîtrisaient de façon suffisante l'usage de l'anglais ».
  371. M. Martineau Janvier 2015. « Les Français dans le monde : de nouvelles mobilités ». Page 245. Direction des Français à l’Étranger et de l'Administration Consulaire. Ministère des Affaires Étrangères. Enquête sur l'expatriation des Français. Page 32.
  372. Hélène Conway-Mouret. Sénatrice représentant les Français établis hors de France. Juillet 2015. Rapport au Premier Ministre. « Retour en France des Français de l’étranger».
  373. Ludwig Borchardt archéologue allemand, spécialiste des fouilles de l'Égypte ancienne « Das Grabdenkmal des Königs S'aḥu-Re » - Le monument funéraire du roi Sahourê - Volume I, paru en 1910 à Leipzig et actuellement à la Universitätsbibliothek d'Heidelberg en Allemagne. Voir dans « Histoire du métier de plombier » le paragraphe 2.1.1.1 sur les « Découvertes d'Abousir »
  374. Arnold Joseph Toynbee. Historien britannique. « L'Histoire ». Bordas 1981 page 17. Journal des Compagnons du Devoir. no 230, année 2014 sur « Le devenir des métiers ».
  375. Centre d'Information du Cuivre, Laitons et Alliages 17, rue de l'Amiral Hamelin - 75116 PARIS. Syndicat des Tubes et Raccords en PVC : un peu d'histoire – évolution des canalisations en PVC. Le Syndicat des Tubes et Raccords en Polyéthylène et Polypropylène.
  376. Roger Frechette, Luke Leung et Jeffry Boyer. « Mechanical and Electrical Systems for the Tallest Building / Man Made Structure in the World : a Burj Dubai Case Study ». Jean-Paul Cipria. « Dubai Tour Burj Khalifa ». Alastair Mitchell. « Pipe Plans and Construction ». National Geographic Channel, le 29 03 2013 : Reportage de 50 min sur la construction de Burj Dubaï. Certaines des photos de la tour Borj Khalifa (838 m de haut) sont protégées par leur pays d'origine, Dubaï et ne peuvent pas êtres diffusées.
  377. Stéphane Coutant - Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire, Olivier Foisnon - Sica d’habitat rural du Poitou Bruno Gautier, etc. « Installer un robot de traite en stabulation libre ».
  378. Jean Bernard. « Humanisation du travail mécanique ». Page 555. « Que l'homme soit maître de ses mains pour être maître de ses machines...sinon c'est la machine qui possédera l'homme...».
  379. Jean Bernard. Compagnonnage. La pensée et la main. page 601. « ...nous n'opposons pas les les manuels aux intellectuels, il est trop facile de le faire et si facile de le penser...Cependant, par manuel...»
  380. En 1976, Christian Beullac, Ministre du travail, avait mis en place une commission dont l'auteur faisait partie et qui portait sur : « L'amélioration des conditions de travail des travailleurs manuels ».
  381. Pont-à-Mousson. Slogan publicitaire de cette société dans les années '70, pour la promotion de ses nouvelles fonte SME et SMU, afin de concurrencer les tubes de descente pluviales et d'eaux usées en PVC.
  382. Des tuyauteries en matériaux composites : fibre de verre et résine, sont actuellement utilisées dans certaines industries. Les scientifiques espagnols ont développés un polymère capable de se régénérer et de se réparer seul : Journal of Materials Horizons de la Royal Society of Chemistry.
  383. CAPEB Bretagne. Éco-Construction. Fiche sur le métier de PLOMBIER, (artisan éco-constructeur) partie Missions et Réalisations. Dans les missions du plombier on trouve les travaux de plomberie, de chauffage, d'électricité, de VMC, installation de chauffe-eau solaire.
  384. Dans le Finistère, des jeunes qui au départ se destinaient au métier de plombier, pour les besoins des entreprises ont fait une formation complémentaire d'une année en climatisation et une autre année de formation en électricité générale.
  385. J.P. Amigues et son équipe. « Sécheresse et agriculture. Réduire la vulnérabilité de l'agriculture à un risque accru de manque d'eau ». Expertise scientifique collective réalisée par l'INRA.
  386. Le fluide d'extinction incendie à gaz inerte chimiquement et non-conducteur (Novec ™1230) est actuellement utilisé dans les Data Centers, salles informatiques et centres de traitement de l’information et des télécommunications. Ce système de protection d'incendie permet de maintenir la salle informatique opérationnelle durant un incendie. Voir le descriptif du matériel de la société 3M.
  387. Construction du CWTC à Pékin (China World Trade Center).
  388. Hotel Shératon à Sanaa au Yémen.
  389. L'entreprise américaine Sloan Valve Company spécialisée dans le traitement de l’eau, a mis au point un réservoir qui permet de récupérer les eaux usées du lavabo et éventuellement de la baignoire et de la douches et de les réutiliser dans les WC. Les eaux usées descendent par l’évacuation normale du lavabo et sont ensuite recueillies dans le réservoir placé sous le lavabo. Elles sont alors filtrées pour retenir les cheveux, désinfectées grâce à des comprimés de chlore puis, grâce à une petite pompe, dirigées vers le réservoir de la chasse d’eau, où elles sont prêtes à être réutilisées. On se rapproche du recyclage individuel parfait. Grâce à leur technologie, certains lave-linge water saver, recyclent l’eau du dernier rinçage en la stockant dans un réservoir antibactérien niché dans la façade, pour être réutilisé au cycle suivant.
  390. Benjamin Franklin. Cité dans le Rapport Mondial sur le Développement Humain 2006 . « Réglementer la demande d'une ressource rare ». Page 152.
  391. La « Bill & Melinda Gates Foundation ».
  392. Université de Delft. « Upgrading Human Waste from Community Sanitation Centers with Microwave-Assisted Plasma Gasification ».
  393. Le principe de la récupération et la réutilisation des eaux de pluie de « l'Irlande » sur le projet de construction du « The World » à Dubaï.
  394. Le système de désalinisation de l'eau de mer, rejette en outre dans le milieu marin de la saumure très concentrée en sel résultant du dessalement et pouvant affecter les écosystèmes marins surtout dans une zone de 300 m si d’importantes précautions ne sont pas prises. De plus le Golfe Persique est une mer presque fermée, avec peu d’apport d’eau douce et peu de brassage dans ses eaux, de ce fait, l’évaporation engendre une concentration des sels ce qui entraîne une plus grande salinité de ces eaux par rapport à celles de le mer Méditerranée par exemple. Wikiwater.
  395. Jean Bernard. « Compagnonnage » - « Du métier au job ». Page 495 et 496.
  396. Loik Le Floch-Prigent, ex-PDG d'Elf. « Le mouton noir ». Revue Challenges du 6 10 2014. « Pourquoi la fin du pétrole et du gaz n'est plus d'actualité »
  397. Ce conseil, en forme de prophétie faite à des jeunes ingénieurs, nous oblige aujourd'hui à la prudence dans certains de nos propos sur l'avenir de notre métier. La postérité n'a pas retenue le nom de cet ingénieur qui est classé dans les auteurs inconnus.
  398. Henri Van Damme, directeur scientifique de l'Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (IFSTTAR) Professeur à l’École supérieure de physique et chimie industrielles, ESPCI-ParisTech. « Nanotechnologies et nanomatériaux pour la construction - Bâtiment et milieu urbain - Nanotechnologies et nanomatériaux pour un bâtiment fonctionnalisé». Suzanne Déoux, docteur en médecine et professeure associée à l'université d'Angers et Noélie Lopes étudiante en recherche technologique « Risques en santé dans l'environnement bâti ».
  399. Business Insider du 14 avril 2014. Société WinSun Decoration Design Engineering Co à Sanghaï. Cette imprimante mesure 32 mètres de long, 10 mètres de large et 6 de haut.
  400. Journal Compagnon du Devoir de janvier 2015. Éditorial sur les nouveaux défis.
  401. Au milieu du XIXe siècle la décision du baron Haussmann de porter la hauteur des immeubles jusqu'à une hauteur de 20 m et l'invention des combles à la Mansard, les plombiers se sont réorientés vers les nouvelles installations d'eau et de gaz dans les immeubles et ils ont laissé à leurs collègues couvreurs le soin de réaliser les couvertures en tables de plomb sur les monuments historiques. Le château de Versailles. L'or et le plomb d'une couverture grand siècle – « La restauration des couvertures plomb sur l'aile sud du château » - Entreprise de couverture Le Ny. « Six compagnons couvreurs déploient toutes les finesses de leur savoir-faire sur ce monument historique... ». La cathédrale de Beauvais. La restauration des couvertures en plomb – « Un chantier sous haute surveillance scientifique - Les couvreurs du Département Couverture et Patrimoine de l'entreprise BALAS ont été choisis pour restaurer les 120 tonnes de plaques de plomb qui constituent la nouvelle couverture de la cathédrale ». Le Palais de l'Élysée. La Cours d'Honneur. « Restauration des couvertures en plomb des anciens communs de l’hôtel d'Evreux (ancienne résidence du conte d'Evreux). Entreprise de couverture Coanus, pour la réfection des 600 m2 de couverture en plomb ». Le Panthéon. Une rénovation au sommet. « La rénovation du dôme en plomb du Panthéon par l' Entreprise de couverture Lebras ; les couvreurs ont remplacés 1 500 m2 et 100 tonnes de plomb SMH pour la couverture et la façon des chéneaux ».
  402. À la suite des nouvelles réglementations interdisant l'utilisation des tuyaux de plomb pour les alimentations en eaux potable, les plombiers ne travaillent plus beaucoup le plomb et ne soudent plus le plomb à la louche, c'est le travail des fontainiers et notamment les fontainiers du château de Versailles. Pont-à Mousson. « Au cœur des ressources naturelles - La visite aux fontaines de Versailles - Comment ça marche ». Château de Versailles. Le Bassin de Latone. « Au cœur d'une restauration historique ». Voir les photos sur le site « Bassin de Latone - Château de Vertsailles », les travaux des fontainiers. Restauration du système hydraulique (soudure des ajutages). Travail sur le système hydraulique (soudure oxyacètylénique sur un tuyau de plomb). Soudure à la louche (sur un tuyau de plomb). Soudures à la louche finalisées. Remise en place de l'araignée (réseau principal en plomb de gros diamètre avec jonctions et picages).
  403. La formation continue concerne tous ceux qui ont quitté pour diverses raisons la formation de base et s'adresse surtout à la formation professionnelle continue ; elle fait partie du droit du travail. En 1946, le droit à la formation professionnelle figure pour la première fois dans le préambule de la Constitution de la nouvelle République. Depuis, de nombreuses lois ont amené de nouveaux textes à cette première loi, la dernière en date est celle du 5 mars 2014 (no 2014 - 288), instituant le compte personnel de formation.
  404. Jean Bernard. Compagnonnage. Pages 596 et 597 - La Pensée et la Main - «...il me semble que ce serait là feindre d'ignorer le problème dans son aspect fondamental...si cette mutation est certaine, pourquoi ne pas au contraire la dominer ? Pourquoi ne pas la diriger ? Pourquoi ne ps la penser en acceptant que le technique ne se dévore pas lui-même...» Page 323. Sur le Collège des Métiers. « Par l'étude des techniques du passé, il est possible d'entrer dans l'histoire des civilisations ; par le souci d'information et la fécondité de la pensée, on peut espérer former des hommes excellents et avertis des voies de l'avenir». Journal des Compagnons du Devoir. No 230, année 2014 sur « Le devenir des métiers ».