Histoire du Raja Club Athletic

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L'histoire du Raja Club Atheltic débute à la moitié du XXe siècle, au quartier populaire connu pour être le berceau de la résistance à cette époque, Derb Sultan, lorsqu'un groupe de syndicats marocains à leur tête Mahjoub Ben Seddik, chef historique de l'Union marocaine du travail, perçoivent le football comme un instrument d’émancipation et de résistance face au colonisateur, et cherchent à s'inscrire parmi les clubs sportifs de Casablanca. Ils décident finalement le de fonder leur propre club : le Raja Club Athletic.

En 1949, le Raja, constitué exclusivement de joueurs marocains, entama sa première année en Division d’Honneur et après une saison euphorique accéda à la deuxième division. L'équipe continua sur cette lancé et réussit son entrée en première division en 1951, depuis le club n’a plus quitté l’élite du football marocain et fera partie des clubs fondateurs du championnat sous l'égide de la Fédération royale marocaine de football, en disputant la saison inaugurale 1956-1957.

Le Raja siège au Complexe sportif Raja-Oasis depuis sa construction en 1983 où il effectue ses entraînements, et dispute ses rencontres au Stade Mohammed-V depuis son inauguration en 1955, les deux enceintes se trouvant dans l'arrondissement de Mâarif à Casablanca.

Le club vert est présidé par Jaouad Ziyat depuis le , succédant au comité provisoire de Mohamed Aouzal qui a dirigé le Raja pendant 5 mois après la démission de Saïd Hasbane. Le Français Patrice Carteron en est l'entraîneur depuis [1].

Histoire du Club[modifier | modifier le code]

La genèse du Raja (1949-1956)[modifier | modifier le code]

Moulay Sassi Aboudarka Alaoui, président d'honneur de 1949 à 1955.

Le Raja Club Athletic (abrégé en Raja CA ou RCA) est fondé le 20 mars 1949[2] par la résistance marocaine et plus particulièrement par le président d'honneur Moulay Sassi Ben Ahmed El Alaoui Aboudarka et les chefs des syndicats marocains, notamment le premier chef du syndicat Union marocaine du travail, Mahjoub Ben Seddik, ainsi que l'ex-président de l'Union des Avocats Arabes et ex-premier ministre Mohamed Maâti Bouabid.

Boujemaa Kadri s'est occupé pour sa part de l'organisation administrative nécessaire à la création du club. D'autres personnalités sont à l'origine du club, tels Tibari, Salah Medkouri, Mustapha Chemseddine, Karim Hajjaj, Si Ahmed Skalli Haddaoui, Choukri, Daoudi, Hachmi Nejjar, Mohamed Charfaoui, Laachfoubi El Bouazzaoui, Abdelkader Jalal, Naoui, et quelques autres intellectuels et résistants marocains qui se réunissaient chez Hmidou El Watani, propriétaire du café Al Watan, à Derb Sultan.

L'interdiction de confier la présidence du club à un marocain est contournée en laissant le fauteuil, pour six mois, à Ben Abadji Hejji, musulman d'origine algérienne qui bénéficiait de ce fait de la nationalité française. Les autorités françaises, prises au dépourvu, sont ainsi contraintes d'accepter le fait. Après plusieurs tentatives pour trouver un nom, un tirage au sort entre les dénominations Raja et Fath, permit au nom Raja, tiré trois fois de suite, d'être choisi[3].

Les débuts après l'indépendance (1956-1973)[modifier | modifier le code]

L'équipe du Raja de la saison 1956-57 en compagnie du Père Jégo lors du premier derby de Casablanca, match remporté par les Verts 1-0 au Stade Philippe[4].

Après l'indépendance du Maroc en 1956, la fédération royale marocaine de football est créée et remplace donc l'une des vingt-deux ligues de la Fédération française de football du temps du Protectorat français au Maroc qui était dénommée Ligue du Maroc de Football Association[5]. Pour sa première saison la FRMF reçoit les affiliations de 310 clubs regroupant 6 087 licenciés[6]. Le critérium remplaça le championnat et devait aboutir à des barrages, chaque équipe devant disputer trois matches et remporter autant de victoires pour accéder chez l'élite. Le Raja bat successivement dans son groupe l'Union sportive de Ben Ahmed 4-1, Ennasr de Casablanca sur le score de 2-0 (succès de Moussa et Acila) et enfin l'Olympique de Ouezzane sur un score fleuve de 7-0 dont 4 buts inscrits par Hamid Bahij. Le Raja fut ainsi la première équipe à accéder en première division du fait qu'il avait joué ce dernier match à 8h30 du matin, Kacem Kacemi qui se retire de son poste d'entraîneur pour des raisons personnelles. Le premier match disputé par les Verts en championnat de première division fut perdu face au FUS (2-0), mais ils parviennent à battre le SC Roches Noires au deuxième match sur le score de 2-0[7]. Il se classe dixième cette saison en évitant de peu la relégation[8]. L'année suivante, grâce à l'arrivée de Affani Mohamed Ben Lahcen dit Père Jégo, le club finit quatrième[9]. La saison suivante, le Raja se classe à nouveau quatrième[10].

Lors de la saison 1959-1960, une polémique éclate en fin de saison après que la FRMF décide de faire jouer un tournoi triangulaire entre les trois premières équipes du championnat ex-æquo en termes de points alors que le Raja était en tête avec la meilleure différence de buts. Le club refuse de participer en signe de protestation et le tournoi est transformé en un match-barrage opposant le FAR de Rabat et le KAC de Kénitra. Cette dernière remporte ce match et le titre de champion du Maroc tandis que le Raja est classé troisième[11]. L'attaquant des verts Moussa Hanoune finit meilleur buteur du championnat avec 22 buts, un record à cette époque.

Le Raja termine cinquième du championnat 1960-1961 et ne réussit pas à atteindre les quarts de finale en coupe du Trône de football[12]. La saison suivante 1961-1962, le club entame un parcours plutôt modeste en terminant septième du championnat et en ne dépassant pas les huitièmes de finale, tout comme lors de l'année précédente[13].

PERE JEGO : l’entraineur, l’homme, la légende!
Père Jégo décoré en 1956 par le roi Mohammed V en tant qu'entraîneur du Raja.

En 1962-1963, le club atteint la troisième place du championnat à un point du deuxième. Le Raja atteint également les quarts de finale pour la troisième fois de son histoire[14]. La saison suivante 1963-1964 était catastrophique puisque le club termine neuvième du championnat et subit une défaite sur le score de deux buts à zéro dans le cadre du classico face au FAR de Rabat[15].

En 1964-1965, si le club finit douzième et frôle de peu la relégation en seconde division, il se qualifie quand même pour la finale de la coupe du trône pour la première fois de son histoire, où il affronte le Kawkab de Marrakech le au Stade Mohammed V (anciennement 'Stade d'honneur'). Match arbitré par Salih Mohamed Boukkili, le KACM remporte le match sur le score de 3-1 et le seul but inscrit par le Raja fut marqué par Bhaija. Il s'agissait du troisième sacre consécutif des Merrakchis dans la compétition, et de la première défaite en finale du Raja. Durant cette saison, les verts ont battu le Wydad aux quarts de finale sur le score de deux buts à un[16].

Le Père Jégo, figure emblématique du Raja.

En 1965-1966, cette année-là, la rivalité entre le Wydad AC et Raja CA prend toute son ampleur puisque les deux équipes jouent alors le titre jusqu'à la fin. Le Wydad a un point d'avance sur le Raja, avant l'entame de la dernière journée qui doit l'opposer au FUS. C'est finalement les rouges qui remportent le titre et les verts sont pour la première de leur histoire vice-champion avec un point de retard. Les derbys opposant les deux équipes se soldent par deux matchs nuls[17].

Le Raja finit la saison 1966-1967 à la troisième place du championnat avec 65 points[18] tandis que l'attaquant des verts et l'équipe nationale de l'époque Houmane Jarir termine meilleur buteur avec 18 buts.

La saison suivante (1967-1968), l'équipe se classe encore troisième du championnat. Le au Stade d'honneur de Casablanca,se déroule la finale de la Coupe du Trône, entre le Racing de Casablanca et le Raja. Le Racing gagne ainsi cette compétition pour la toute première fois de son histoire et les Rajaouis, toujours incapables de s'adjuger leur premier titre, s'inclinent sur le score de 1-0[19].

Trois coupes en une décennie (1973-1982)[modifier | modifier le code]

La finale de la Coupe du Trône 1974 avait opposé les vainqueurs des demi-finales, le Raja qui avait battu le Wydad AC aux tirs au but, contre le Maghreb de Fès qui avait éliminé le Mouloudia d'Oujda. Au cours d'un match joué dans le Stade Mohammed V à Casablanca le , le Raja mené par l'entraîneur Mohammed Tibari, remporte la coupe face au MAS de Fès sur le but d'El Arabi face au légendaire gardien Hamid Hazzaz (1-0). Les Aigles Verts gagnent ainsi pour la toute première fois cette compétition et remportent également le premier titre de leur histoire.

Mustapha Choukri alias Petchou, considéré comme l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du Raja, est cédé au Wydad, dans un transfert très controversé, suite à des problèmes qu'il avait avec quelques dirigeants de l'époque[20].

Le , le Raja CA se déplace à la capitale où il rencontre le Difaâ d'El Jadida au Stade du FUS à Rabat pour le compte de la finale de la coupe du Trône. Les Verts remportent le match sur le score de 1-0 sur un penalty de Feu Abdellatif Beggar et gagne donc, la compétition pour la seconde fois.

En 1980-1981, le Raja finit troisième du championnat, puis cinquième en 1981-1982, toutefois, le verts ne sortent pas les mains vides cette saison. Le 14 mars 1982 au Stade Roches noires à Casablanca, avec l'arbitrage de Hassan Chafai, se joue la finale de la Coupe du Trône opposant les vainqueurs des demi-finales, le Raja CA et la Renaissance de Kénitra. Et comme en 1977, c'est Feu Abdellatif Beggar qui marqua le seul but de la rencontre sur pénalty, et offra au Raja son troisième titre de la compétition[21].

Cette saison sera aussi témoin de la première apparition du Raja sur la scène africaine, plus précisément en coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe, en s'opposant lors du premier tour aux sénégalais de l'AS Police, les verts s'inclinent au Sénégal (1-0), et ne parviennent pas à rattraper ce retard au match retour à Casablanca qui se s'achève sur un score nul (0-0). Ainsi, le Raja CA, équipe encore inexpérimentée en compétitions continentales, est éliminé au premier tour[22].

Premiers sacres en Afrique et au Maroc (1982-1995)[modifier | modifier le code]

En 1982-1983, le Raja finit encore cinquième du championnat, et atteint pour la deuxième fois consécutive la finale de la coupe du trône, cette fois face à l'Olympique de Casablanca. La finale se déroule le 21 août 1983 au Stade Mohamed V à Casablanca, le Raja perd le titre cette fois-ci aux tirs au but (4-5), après que le match s'est soldé sur match nul (1-1)[23].

Le Raja termine vice-champion lors du championnat 1985-1986, derrière son rival du Wydad, qui le devance de 2 points lors de le dernière journée. En revanche, Il est éliminé en coupe par le futur champion, l'AS Far aux huitièmes de finale (2-0)[24].

Cette année verra aussi la consécration de l'équipe nationale en coupe du monde 1986. Mené par le capitaine rajaoui Abdelmajid Dolmy, les marocains parviennent à réaliser un exploit inédit pour une formation africaine, et atteignent les huitièmes de finale avant de s'incliner face à l'Allemagne de l'Ouest (1-0) sur un but de Lothar Matthäus à la 87e minute[25]. De Dolmy, on gardera l’image de cet excellent no 6 qui, lors du match Maroc - Angleterre (0-0) a marqué les esprits et a été noté 9/10 par le journal L’Équipe.

La Raja termine la saison 1986-1987 à la cinquième position des plays-off après avoir fini troisième de son groupe.

À l’aube de la saison 1987-1988, et après 17 ans de bons et loyaux services chez les Verts, il est annoncé que Dolmy va rejoindre l'Olympique de Casablanca. Fouad Filali, président du COC à l’époque, président de l’ONA également, a dû débourser la somme de 400.000 dirhams, transfert record à l'époque[26].

Rabah Saâdane, premier entraîneur à gagner une Ligue des champions avec les verts en 1989.

Lors de la saison 1987-1988, entraîné alors par le portugais Fernando Cabrita, le Raja bat l'US de Sidi Kacem (1-0) lors de l'avant dernière journée grâce au but de Abderrahim Hamraoui. Les verts parviennent enfin à remporter leur premier titre de championnat après 39 ans d'attente[27].

À la suite de cela, le Raja participe en coupe des clubs champions, les Aigles de Rabah Saâdane remportent cette édition en s’imposant en finale face aux algériens du MC Oran aux tirs au but après un score cumulé de 1-1[28]. Le Raja réussit donc à gagner cette compétition dès sa première participation, exploit inégalé jusqu’à nos jours.

La saison suivante, le Raja termine le championnat à la cinquième position. Étant tenant du titre, le Raja dispute à nouveau la ligue des champions 1990 (anciennement la Coupe des clubs champions). Il rencontre le RC Bafoussam après avoir éliminé Mighty Barrolle au premier tour. À la suite de la participation de nombreux joueurs du RC Bafoussam à la coupe du monde 1990 avec le sélection camerounaise, le Raja accepte que la rencontre soit reportée. Après la fin de cette compétition, la CAF programme le match-aller pour le 25 juillet, cette date ne correspondant pas au calendrier du club qui refuse d'aller au Cameroun. Le Raja est alors disqualifié et les camerounais accèdent au tour suivant.

En 1990-1991, Abdelmajid Dolmy effectue son retour à son club de cœur après trois saisons passées à l'Olympique de Casablanca le club finit neuvième du championnat, et est éliminé en quarts de finale de la coupe du trône par le KAC Kénitra[29]. La saison suivante, le Raja termine vice-champion à 8 points du Kawkab de Marrakech, et parvient à se hisser à la finale de la coupe du trône pour s'opposer à nouveau à l'Olympique de Casablanca. La rencontre se déroule le 11 janvier 1993 au Stade El Harti à Marrakech et l'Olympique parvient à battre les verts une autre fois en finale sur le score de 1-0[30].

Le 15 octobre 1992, avant le match du Raja contre le FUS (Victoire 1-0, succès de Oustad), l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) décerne à Abdelmajid Dolmy le “prix du fair-play”, pour récompenser un “joueur dont la moralité et la courtoisie exemplaires le font unanimement considérer par ses partenaires ou adversaires comme un ambassadeur de football”, Dolmy compte à son actif plus de 780 matchs et aucun carton rouge[26].

Le Raja termine à nouveau second en 1992-1993 derrière le Wydad[31]. En coupe du Trône, le Raja bat enfin l'Olympique de Casablanca avant d'être éliminé en demi-finales par le Kawkab de Marrakech.

En 1993-1994, le Raja finit le championnat à la quatrième place[32], la saison suivante les verts se classent huitièmes[33].

Le rouleau compresseur (1995-2006)[modifier | modifier le code]

L'équipe du Raja ayant réussi à remporter le doublé Championnat-Coupe lors de la saison 1995-1996.

Contrairement à ses deux plus sérieux concurrents qui ont beaucoup remporté les titres dans les années 1950-1970 puis début 1990 pour le Wydad et les années 1960 et 1980 pour les FAR, les Rajaouis se révèlent depuis la fin de la décennie 1980. Même si le Raja a remporté 3 titres depuis sa création, le public a dû attendre près de quarante ans, précisément l'année 1988 pour voir leur club sacré champion du Maroc.

En 1995, après une fusion avec l'Olympique de Casablanca, une partie de ses joueurs ont rejoint les verts (Jrindou, Sellami..). Entre 1995 et 2002, le Raja devient l'équipe à battre qui aligne six titres de champion, un record[34]. Cette période faste trouve son apogée en 1999 où le Raja s'impose comme la meilleure équipe africaine avec des victoires en Ligue des champions de la CAF, en Super-Coupe d'Afrique et en Coupe Afro-Asiatique.

Le 18 février 1996, au compte des quarts de finale de la coupe du trône, le Raja enregistre le plus grand résultat de l'histoire du Derby et balaye le Wydad sur le score de 5-1, succès de Sellami et deux doublés de Nazir et Khalif[35]. Il élimine ensuite le Rachad Bernoussi en demi-finales (3-0) avant de battre les FAR de rabat en finale grâce à un but de Abdellatif Jrindou à la 119e minute[36].

Deux mois après, et à trois journées de la fin du championnat, les hommes de Guennadi Rogov remportent le titre en devançant l'OC Khouribga de 9 points. Les verts réalisent alors le doublé coupe-championnat[37].

Le 16 septembre 1996, le Raja perd la finale de la Coupe des clubs champions arabes, organisée en Égypte, face à Al Ahly SC au Stade international du Caire sur le score de 3-1[38].

Le 15 juin 1997, et après une rude course au titre avec le Wydad, les verts menés par le roumain Alexandru Moldovan s'adjugent leur deuxième championnat de suite à deux journées de la fin, avec 2 points d'avance sur leur rival[39].

Le 14 décembre 1997, et après avoir perdu le match aller contre Goldfields SC (1-0), les aigles verts remportent leur deuxième ligue des champions, première édition sous cette nouvelle appellation, aux tirs au but après avoir gagné le match (1-0) grâce au but de Nazir à la 79e minute.

Le 15 mars 1998 au stade Mohammed V, le Raja perd la Supercoupe d'Afrique face à l'Étoile du sahel aux tirs au but après que le temps réglementaire s'est soldé sur un score nul de 2-2[40]. Un mois après, le verts se ressaisissent et remportent la Coupe afro-asiatique face aux Coréens du Pohang Steelers à Casablanca suite à un but du jeune Zakaria Aboub (1-0)[41], après le match nul (2-2, succès de Moustawdaa et Khalif) à Pohang[42].

Le 3 mai, le Raja bat le HUSA à Agadir (1-0) et remporte le championnat avec un record de 67 points et une seule défaite concédé face au DH Jadida, un record également[43].

En juillet, le Raja réalise le transfert le plus cher du football marocain à cette époque, en cédant son joueur Jamal Sellami au club turc du Beşiktaş JK contre la somme de 1,8 million€.

Le 8 novembre, malgré leur victoire face à Manning Rangers (2-1)[44], les verts sont éliminés des demi-finales de la ligue des champions, en finissant 3e de leur groupe derrière Manning Rangers et le futur champion d'Afrique, l'ASEC Abidjan.

Le 29 juin 1999, sous la direction d'Oscar Fulloné, le Raja bat le JS Massira (2-1) et décroche son 4e championnat d'affilée avec un total de 62 points, toujours talonné par le KAC Marrakech[45].

L'argentin Oscar Fulloné, vainqueur de la mythique ligue des champions de 1999.

Lors du retour de la finale de la Ligue des champions 1999, et après un match nul au Stade Père Jégo (0-0), les hommes de Fulloné affrontent l'Espérance ST au Stade El Menzah à Tunis. Dès les premières minutes de la rencontre, l'arbitre siffla un penalty et donna un carton rouge au capitaine Abdellatif Jrindou qui donna son brassard à son coéquipier Moustaoudaa. Le penalty fut finalement arrêté par Mustapha Chadli, et avec 10 joueurs sur la pelouse, le Raja termine la rencontre sur le score vierge de 0-0. Vient ensuite les tirs au but, et l'exploit de Chadli qui arrête le penalty du portier tunisien El Ouaer et offre donc le titre aux verts et leur billet pour la coupe du monde des clubs au Brésil[46].

Le Raja est le premier club arabe et africain à se qualifier pour le Championnat du monde des clubs de la FIFA 2000, au Brésil. Le Raja en est éliminé au premier tour après trois défaites face aux Corinthians (0-2), Al Nasr (3-4, buts de Nejjary Moubarki et Karkouri) et le Real Madrid (2-3, buts de Achami et Moustaoudaa)[47] match où, malgré la défaite, le Raja réalise une prestation mémorable face au meilleur club du XXe siècle, et perd le match sur un but tardif de Geremi[48]. L'équipe est saluée par la presse sportive et acclamée par le public présent au Stade Morumbi de São Paulos[49],[50].

Le 5 mars 2000, dans un stade Mohammed V plein à craquer, le Raja bat les ivoiriens de l'Africa Sports grâce au but de Bouchaib El Moubarki et Mohamed Armoumen (2-0)[51]. Le Raja remporte ainsi sa première Supercoupe africaine après celle perdu en 1998. Le 28 mai, le Raja est défait à Dakar par l'ASC Jeanne d'Arc sur le score de 1-0 au titre des quarts de finale de la ligue des champions[52]. L'équipe est éliminée compte tenu du résultat du match aller (victoire 2-1)[53].

Le 21 juin, après leur victoire face au JS Massira (4-1), les Aigles établissent un nouveau record et décrochent leur 5e championnat d'affilée avec 59 points, devant le Wydad et le MAS de fès[54].

Le 20 mai 2001, le formation de Silvester Takač bat le KACM à Mohammed V (1-0), et aligne son 6e championnat d'affilée avec un total de 64 points, battant ainsi son record de 5 titres consécutifs établit la saison précédente[55]. Le 27 mai, le Raja est éliminé pour la deuxième fois consécutive des quarts de finale de la ligue des champions, malgré sa victoire face au TP Mazembe à Casablanca (2-1)[56], après sa défaite à Lumumbashi sur le score de 0-2[57].

Le 17 novembre 2002, et lors d'un match mémorable, les verts éliminent l'ASEC Abidjan en demi-finales alors que le club ivoirien l'avait emporté 2-0 à l'aller[58], grâce à une victoire 4-0 au stade Mohammed V[59]. Le Raja accède ainsi à sa 4e finale de ligue des champions pour affronter le Zamalek SC[60]. Après un nul (0-0) à Casablanca, les hommes de Walter Meeuws sont défait au Caire à la suite du but de Tamer Abdel Hamid (0-1)[61]. Le Raja perd pour la première fois une finale de ligue des champions, après ses victoires 1989, 1997 et 1999.

Trophée de la Coupe de la CAF conservée par le club depuis 2003.

Le 8 janvier 2003, le Raja remporte la coupe du trône pour la 5e fois de son histoire en battant le MAS de Fès sur le score de 2-0, à la suite des succès de Soulaimane et Bidoudane. Quant au championnat, l'équipe finit vice-champion à 2 points du HUS d'Agadir[62]. Mustapha Bidoudane est sacré meilleur buteur avec un total de 14 buts[63], le dernier Rajaoui a remporter ce trophée était Houmane Jarir en 1967.

Le 9 novembre au Stade Roumdé Adjia, les hommes de Henri Michel remportent de la Coupe de la CAF face aux camerounais du Cotonsport Garoua (0-0), après leur victoire au match aller 2-0 grâce au buts de Bidoudane et Ali Diallo[64]. C'est la dernière édition de cette compétition avant qu'elle ne soit fusionnée avec la Coupe des vainqueurs de coupe pour créer la Coupe de la confédération, le Raja obtient ainsi le droit de conserver ce trophée.

Le 25 avril 2004, les aigles verts sont éliminés aux seizièmes de finale de la ligue des champions. Au stade Moulay Abdellah, le Raja se défait de l'ASC Jeanne d'arc sur le score 2-0 (buts de Misbah et Bidoudane)[65], mais concède une défaite à Dakar sur le même résultat. Les tirs au but sourient ensuite aux Sénégalais (5-4) qui se qualifient pour le tour suivant[66].

Le 20 juin, le Raja est sacré champion du Maroc pour la 8e fois de son histoire après avoir battu le KAC à Kénitra sur le score de 4-1.

Le 16 juillet 2005 au stade Moulay Abdallah, la formation d'Alexandru Moldovan décroche la 5e coupe du trône du palmarès du club, en battant en finale l'OC Khouribga aux tirs au but (5-4) après que les deux équipes n'ont pas pu se départager dans le temps réglementaire (0-0). Le 15 octobre, l'ES Sahel élimine le Raja des demi-finales de la ligue des champions sur un score cumulé de 2-0[67].

Au titre des seizièmes de finale de la ligue des champions arabes, le Zamalek SC bat le Raja à Rabat sur le score de 2-0, mais les verts parviennent à renverser la donne au match retour, et s'imposent 3-0 au Caire grâce au but de Modibo Maïga, Soufiane Alloudi et Mohssine Iajour[68]. Le Raja remportera la compétition en battant en finale les égyptiens de l'ENPPI Club aller-retour aux scores respectifs de 2-1 et 1-0[69]. En championnat, le club termine en 4e position[70], c'est son pire classement depuis 1995.

Baisse de régime, mais présence continue sur la scène nationale (2006-2012)[modifier | modifier le code]

Les saisons 2006-2007, 2007-2008, 2008-2009, 2009-2010, 2010-2011, 2011-2012 du Raja Club Athletic.
Équipe du Raja championne du Maroc lors de la saison 2008-2009.

Au mercato de 2006, le Raja connait une vague de départ de ses joueurs-clés tels que Marouane Zemmama, Modibo Maïga ou encore le buteur de la saison précédente, Mustapha Bidoudane.

Le 26 novembre 2006, après avoir éliminé le Shabab Tulkarm (score cumulé: 14-0), les verts affrontent Al Ahly Djeddah pour le compte du match retour des seizièmes de finale de la Ligue des champions arabes. La rencontre s'achève sur le score de 3-3[71]. De ce fait, le Raja est éliminé après le nul à Djeddah (1-1)[72]. Après cette élimination, il s'ensuit une saison catastrophique qui se solde par une onzième place au classement du championnat et une élimination aux quarts de finale de la coupe du trône[73].

En août 2007, le Raja remporte le tournoi «Arab Summer Cup» organisé à Nyon en Suisse par ART, et auquel ont participé le Al-Hilal FC, Al-Ain Club et le Koweït SC.

Lors de la saison suivante, le formation de Jean Yves Chay[74] se retrouve en position difficile mais les jeunes promus réussissent néanmoins à assurer une troisième place au classement du championnat[75], loin des attentes du public, et parviennent même à battre le Wydad aller-retour sur les scores respectifs de 2-0 et 1-0. Le 26 mai 2008, le club annonce le transfert de Elamin Erbate à l'Olympique de Marseille contre la somme de 1 million€.

L'équipe du Raja championne du Maroc lors de la saison 2010-2011.

En 2008-2009, le club se sépare de Jean-Yves Chay et le remplace par le technicien portugais José Romão[76]. Renforçant son effectif par quelques anciens et nouveaux joueurs[77], le Raja renoue avec le sacre national après 5 ans d'attente[78].

La saison suivante, et lors de l'ultime journée, les verts avaient besoin d'une victoire à Rabat face aux FAR pour être sacrés champions, mais le but de Ouaddouch à la 60e minute anéantit leurs rêves, et offre le titre au Wydad[79]. Après une élimination précoce en Ligue des Champions la même année, la politique du président Rhallam est pointée du doigt et celui-ci démissionne au terme d'une saison médiocre.

Yassine El Had, portier des verts de 2003 à 2014.

À l'été 2010, le retour de l'ex-président Abdesalam Hanat est salué par les supporters[80], et, après un recrutement en masse de nouveaux (Mahdoufi, Lanciné Koné, Abdelmoula Berrabeh...) et d'anciens joueurs (El Moubarki, Elamin Erbate, Aboucherouane...), le Raja est sacré champion du Maroc avec une avance confortable de 7 points sur son dauphin, arborant son maillot de l'étoile des 10 titres[81]. Le 28 janvier 2011, le Raja signe le plus grand score de ses participations en ligue des champions en battant le FC Tourbillon 10-1[82]. Il se qualifie ensuite aux quarts de finale de la Ligue des champions en battant l'ASEC Mimosas[83], après que le match s'est joué à phase unique à Casablanca à cause de l'instabilité politique qui subsiste à Abidjan[84].

L'équipe du Raja lors de la saison 2011-2012.

Lors de l'été 2011, l'entraîneur M'hamed Fakhir démissionne et provoque le départ de joueurs piliers de l'équipe (Moutouali, Najdi, Fettah, Aboucherouane...). Il est remplacé par Bertrand Marchand[85]. En ligue des champions, le Raja réalise sa pire performance en phase de groupes de l'histoire de ses participations africaines; sur 6 matchs joués, le Raja concède 3 matchs nuls et 3 défaites et ne réussit à marquer qu'un seul but.

Autre triste nouvelle, Zakaria Zerouali décède à Casablanca le 3 octobre 2011[86], après une hospitalisation de 30 heures, les causes de ce décès sont toujours incertaines[87] (voyages en Afrique sans vaccins, fièvre, prise de médicaments...), une large vague de soutien se manifeste de la part des supporters et des joueurs à la famille du défunt[88].

Si le Raja va très mal, il lutte quand même pour le titre avant de lâcher prise à la fin de saison et terminer quatrième du championnat[89].

L'ère Boudrika (2012-2016)[modifier | modifier le code]

Les saisons 2012-2013, 2013-2014, 2014-2015 et 2015-2016 du Raja Club Athletic.

Après une large vague de protestation, le président Abdesalam Hanat démissionne de son poste et une assemblée générale est programmée en juin 2012[90]. Mohamed Boudrika est alors élu président, et l'ex-entraîneur Rajaoui, le 'général' M'hamed Fakhir revient aux commandes, et promet un nouveau souffle tant au niveau administratif que sportif avec le recrutement d'un nombre record de joueurs[91].

M'hamed Fakhir, entraîneur du Raja entre 2012 et 2013.

Le club entame sa préparation avant-saison en Tunisie et retourne ensuite au Maroc pour affronter l'Athletic Bilbao où 60 000 supporters ont hâte de voir le nouveau visage de leur équipe. Le Raja bat les finalistes de la Ligue Europa et de la Copa del Rey sur le score de 3-1[92](Moutouali, Kerrouchi et Iajour), puis perd à Tanger contre le FC Barcelone de Messi avec le plus grand score concédé dans l'histoire des verts 8-0[93].

Le 18 novembre au stade Moulay Abdellah, le Raja remporte sa 7e Coupe du Trône face aux FAR de Rabat à la suite des tirs au but après que le temps réglementaire s'est soldé sur un score nul[94].

Le 3 avril 2013, les verts sont éliminés des demi-finales de la coupe arabe face à Al Arabi SC en concédant un match nul au Stade Al Abdi 2-2 malgré avoir mené au score grâce au doublé de Mitouali. Le match aller à Koweït s'est soldé par un nul 1-1.

Le 25 mai, après un match épique, le Raja est champion du Maroc pour la 11e fois de son histoire[95], après avoir dominé le championnat toute la saison, en battant à nouveau les records des buts inscrits (56 buts)[96].

Le 18 novembre, le Raja se hisse en finale de la coupe du trône pour la deuxième année consécutive mais s'incline aux tirs au but face au DHJ d'El Jadida[97], malgré avoir été le favori, pour les supporters, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. À 4 jours du Mondial, le Raja décide de rompre le contrat de M'hamed Fakhir[98] et nomme le tunisien Faouzi Benzarti à sa place[99].

Faouzi Benzarti, entraîneur du Raja entre 2013 et 2014.

Du 11 au 21 décembre 2013, le Raja participe pour la deuxième fois de son histoire à la Coupe du monde des clubs de la FIFA[100]. Les verts éliminent consécutivement les champions d'OFC (Auckland City : 2/1)[101], de CONCACAF (FC Monterrey : 2/1)[102], puis du CONMEBOL (Atlético Mineiro : 3/1)[103],[104].

Il décroche ainsi son billet pour la finale de la compétition, stade encore jamais atteint auparavant par une équipe arabe ou nord-africaine[105]. Il s'incline en finale 2 à 0 contre le Bayern Munich mais sort la tête haute sous les applaudissements de son public et de la scène internationale qui salue cet exploit[106]. Le Raja est ensuite accueilli en grande pompe à son arrivée à Casablanca et le roi Mohamed VI leur rend hommage lors d'une cérémonie au palais royal[107] où il décorera l'ensemble de l'équipe. L'épopée du club dans cette compétition devient l'un des plus grands exploits dans l'histoire du football marocain, africain et arabe[108].

En 2013-2014, après une phase aller lamentable qui se solde par le départ de M'hamed Fakher, Faouzi Benzarti relance la machine des verts, résultat : le Raja engrange 35 points sur 45 possibles, marque 30 buts et n'encaisse que 6. Lors de l'avant dernière journée, et dans un Stade Mohammed V plein, les Verts jouent le titre et se confrontent au leader, le Moghreb Athlétic de Tétouan. Avec un Mitouali au sommet de son art, le Raja gagne sur un score de 5-0 (Mitouali (2), Abourazzouk, Hachimi et Kerrouchi)[109]. Le Raja se déplace favori lors de l'ultime journée a Safi pour affronter l'équipe locale et doit gagner pour s'assurer le trophée. Mais à la surprise générale, l'OCS marque un but qui privera les aigles du titre et l'offrira au MAT, leur rappelant ainsi des mauvais souvenirs de 2010[110].

La saison 2014-2015 est l'une des plus déplorables de l'histoire du club, le Raja finit le championnat à la 8e place avec 9 victoires, 11 nuls et 10 défaites[111], se fait éliminer aux huitièmes de finale de le coupe du Trône contre les FAR, aux huitièmes de finale de la ligue des champions contre l'ES Sétif aux tirs au but après un match retour épique en Algérie (score cumulé: 4-4)[112], reversé en Coupe de la confédération, il est éliminé par l'ES Sahel (score cumulé: 2-3)[113].

L'international ivoirien Kouko Guehi, joueur du Raja entre 2010 et 2015.

Le Raja réussit néanmoins, dans cette période critique, a remporter la coupe nord-africaine des clubs de 2015 après avoir battu le Club Africain sur le score de 2-0 (Bouldini et Hamza Iajour), les égyptiens de l'Ismaily SC grâce au succès de Bouldini (1-0), et un match nul avec Al Hilal Benghazi[114].

Alors qu'il avait signé un pré-contrat avec le Raja le 8 mai 2015, l'entraîneur tunisien Faouzi Benzarti change d'avis et décide de rester dans son pays pour prendre en charge l'un des clubs tunisiens[115].Le club déclare après qu'il a reçu les excuses de Benzarti, et qu'il compte payer la clause de résiliation du contrat pour éviter d'éventuelles poursuites devant la FIFA ou la Fédération tunisienne[116]. Par conséquent, le Raja commence sa saison par le recrutement de l'entraîneur néerlandais Ruud Krol qui signe un contrat de deux saisons, le [117].

À la suite de ses mauvais résultats en championnat et de son élimination en coupe du trône, le club rompt le contrat du néerlandais et signe un contrat de 18 mois avec Rachid Taoussi[118]. Malgré un début difficile, les résultats de l'équipe s'améliorent mais elle cède finalement le podium et finit 5e du championnat.

Le 19 juin 2016, le Raja quitte le terrain avant la fin du match des seizièmes de finale de la Coupe du trône contre le Difaâ d’El Jadida en signe de protestation contre l'arbitrage. La FRMF accuse Taoussi d'être à l'origine de cet incident, et lui inflige une suspension de six mois dont trois avec sursis et une amende de 50.000 dirhams[119].

Le Raja en pleine crise (2016-2018)[modifier | modifier le code]

Les saisons 2016-2017, 2017-2018 du Raja Club Athletic.

Après le départ de Mohamed Boudrika au terme de la saison 2015-2016, le nouveau président Said Hasbane[120] déclare que le Raja est en pleine crise financière, il doit donc trouver des solutions en apportant de nouveaux sponsors.

Le 10 août, le Raja remercie Rachid Taoussi pour ses services et nomme M'hamed Fakhir comme entraîneur, ce dernier revient aux commandes des verts pour la troisième fois après 2010 et 2012[121].

Le 27 mars 2017, le milieu de terrain et capitaine des verts, Issam Erraki, remporte le trophée Mars d'Or du « meilleur footballeur » lors de la 5e édition de la cérémonie de gala des MARS D’OR, organisée par 2M et Radio Mars, qui récompense les meilleurs sportifs marocains et africains de l'année[122]. Au terme d'une saison difficile, les hommes de Fakhir finissent le championnat à la 3e place sachant qu'ils étaient près de l'emporter, mais ils ont finalement cédé la première et la deuxième place au Wydad et au Difaâ d'El Jadida[123].

Les problèmes financiers s'aggravent et les supporters réclament la démission du président dans une assemblée générale. Ce dernier refuse d'ouvrir la porte aux médias et de communiquer avec eux. Fakhir démissionne de son poste d'entraîneur, cette décision survient après son ras le bol face à l’absence des dirigeants et face à la crise financière que connait le club depuis le début de l’année[124].

Le 20 juin, et après la démission de Abdelhak Benchikha qui surgit pour des raisons personnels quelques jours après sa nomination[125], Juan Carlos Garrido est nommé entraîneur des verts pour une rémunération de 300.000 dirhams par mois[126]. L'espagnol déclare « très heureux pour la proposition et la confiance témoignée par les dirigeants marocains à mon égard »[127].

Juan Carlos Garrido, entraîneur du Raja entre 2017 et 2019.

Malgré la crise, le verts ont pu décroché leur huitième Coupe de trône face au Difaâ d'El Jadida après les tirs au but (3-1) et les prolongations, score de 1-1 après 120 minutes de match[128]. De ce fait, ils prirent leur revanche après l'édition de 2013 qui a connu la victoire de leur adversaires aux tirs au but. Le Raja est, avec 12 titres, le club marocain le plus titré du XXIe siècle, devant l'AS FAR qui comptabilise 8 titres[129].

Le 4 février 2018, Jaouad El Yamiq quitte le club et rejoint la Serie A, pour le Genoa CFC qui a payé sa clause libératoire fixé à 850.000€[130].

Le 6 avril, et après un long bras de fer avec les adhérents du club, Said Hasbane cède à la pression populaire et démissionne de ses fonctions. Il déclare « il est temps de remettre le club aux gens qui le méritent »[131]. Ancien président du Raja, Mohamed Aouzal est chargé de constituer un comité provisoire pour diriger le club jusqu’à la fin de la saison.

Renouveau (2018-)[modifier | modifier le code]

Les saisons 2018-2019, 2019-2020 du Raja Club Athletic.

Le , Jaouad Ziyat est élu nouveau président du Raja CA par les adhérents lors de l’assemblée générale extraordinaire, tenue dans un palace à Casablanca[132]. Après son élection, le nouveau président promet de poursuivre le travail du comité provisoire de Mohammed Aouzal, ajoutant qu’il fera de son mieux pour sortir le club de la crise financière qui l’engloutit depuis plusieurs mois[133].

En décembre 2018, le Raja CA remporte la Coupe de la confédération 2018 face aux congolais de l’AS Vita Club, en remportant le match aller 3-0 à domicile et perdant le match retour 3-1 à Kinshasa, décrochant ainsi son deuxième titre de la compétition[134]. Il met fin en même temps à une période de 15 ans sans le moindre titre continental[135].

Le 16 décembre, après le match du Raja contre les gabonais du Cercle Mbéri (Victoire 5-0), la société “Casa Event” chargée de la maintenance et l’entretien du complexe Mohammed V annonce la fermeture du stade pour rénovation[136]. La réouverture est prévue dans quelques mois, le Raja se retrouve contraint à jouer ses matchs de championnat au Stade Père Jégo et à Moulay-Abdallah pour les matchs continentaux.

Le 28 janvier, 2 jours après la défaite contre l'ES du sahel au Stade Moulay-Abdallah (0-2) au titre des quarts de finale du championnat arabe, et à la suite des mauvaises performances de l'équipe, le Raja décide de rompre le contrat de Juan Carlos Garrido[137] et nomme son assistant Youssef Safri au poste d'entraîneur en intérim, avec Bouchaïb El Moubarki comme entraîneur-adjoint jusqu'à nouvel ordre[138]. Safri gagne son premier match à ce poste en déplacement à El Jadida, grâce un triplé de Mouhcine Iajour (4-2)[139].

Patrice Carteron, l'entraîneur actuel du Raja CA.

Le 30 janvier, le Raja annonce la désignation du français Patrice Carteron comme nouvel entraîneur avec un contrat renouvelable d'un an[140], il déclare « Une immense fierté de rejoindre un club aussi emblématique que le Raja, avec le meilleur public en Afrique et un des meilleurs publics au monde »[141].

Le 29 mars, le Raja décroche sa deuxième supercoupe d'Afrique face à l’Espérance sportive de Tunis devant 25 000 spectateurs au Stade Jassim-bin-Hamad à Doha, en s’imposant sur le score de 2-1. Patrice Carteron réussit à s’adjuger son premier titre avec les verts 2 mois après son arrivée au club[142].

Le 8 mai, et à la suite de ses résultats satisfaisants avec l'équipe depuis son arrivée[143], le club prolonge le contrat de Carteron jusqu’à 2020. Son salaire passe de 350 000 à 400 000 dirhams par mois. Il devient, du coup, l’entraîneur le mieux payé du championnat[144].

Mohamed Oulhaj quitte le club après qu'il y a passé 12 ans.

Le 11 mai, et après la victoire contre le MC Oujda grâce au doublé de Mouhcine Iajour (2-1) le Raja bat le record national des buts marqués sur une seule saison, et atteint le palier des 100 buts[145]. En battant le DHJ sur le score de 2-0 lors de la dernière journée, les verts finissent le championnat à la 2e position. Ils ont disputé cette saison un total de 61 matchs (toutes compétitions confondues), un record pour une équipe marocaine[146]. Tandis que Iajour est sacré meilleur buteur du championnat avec 19 buts[147].

Le 12 juin, le Raja annonce la démission, pour des raisons personnelles, de Youssef Safri, qui occupait le poste d'entraîneur-adjoint au club depuis 13 mois[148]. 15 jours après, le club nomme ses deux anciennes gloires Talal El Karkouri et Hicham Aboucharouane pour lui succéder. D’après un communiqué du club, « cette nomination décidée en accord entre la direction et le coach, entre dans le cadre de la politique du club, d’enrichir le staff technique de cadres nationaux expérimentés et ayant fait partie du club »[149].

Joueur du Raja de 2006 à 2014, Mitouali est de retour au club.

Après 12 ans de loyaux services et plus de 340 rencontres à son actif, il est annoncé que le défenseur de 31 ans Mohamed Oulhaj, quittera son club cet été. Profitant de la présence de dizaines de milliers de supporters, un hommage lui sera rendu avant le match amical contre Betis le 4 août au Stade Mohamed V, pour honorer son nom, son parcours et son dévouement aux verts[150].

Le premier match officiel du Raja se déroule 10 août 2019 contre Brikama United FC à Banjul lors du premier tour de la Ligue des champions 2019-2020, et se solde par un score nul de 3-3[151], mais les Verts remportent le match retour à Stade Mohamed V 4-0 et se qualifient pour le tour suivant.

Le 27 août, il est annoncé que le nombre des abonnés affiliés au club a atteint les 10.000, c'est de loin le nombre d'abonnés le plus élevé du Maroc, le club bat également son propre record de 8000 qu'il a atteint la saison dernière[152]. 15 jours plus tard, le club annonce que ce nombre a augmenté pour atteindre les 13.000 abonnés pour la saison 2019-2020[153].

Le 31 août au Stade Mohammed V, le Raja est éliminé de la coupe du trône par le fraîchement promu en première division RCA Zemamra sur le score de 3-2, malgré une ouverture de score précoce de Ayoub Nanah. La défense de l'équipe est pris en grippe par les supporters, en particulier l'international malien Salif Coulibaly qui voit son contrat rompu quelques jours plus tard[154]. Le 13 septembre, le Raja annonce le retour de Sanad Al Warfali, qui a disputé la saison passée en prêt de Al Ahli Tripoli, cette fois sous forme d'un transfert définitif pour une durée de 2 ans[155].

Le 11 octobre, le Raja annonce le départ de son directeur sportif Fathi Jamal, suite à sa volonté de mettre fin à sa fonction qu'il occupe depuis avril 2018[156].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

(fr) (ar) Samir Chawki, Raja : The Legend (Al Oustoura), Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]