Histoire du Kazakhstan

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Drapeau du Kazakhstan.

Le Kazakhstan, pays de vastes steppes, fut depuis les temps les plus anciens parcouru par des populations nomades. Au début de l'époque moderne, il est peuplé de nomades turcophones – les Kazakhs –, chasseurs et éleveurs, dont les traditions sociales sont basées sur une structure clanique qui existe encore de nos jours[1]. Ces territoires, âprement disputés entre la Russie et la Chine, finissent par des jeux d'alliances et des pressions militaires par passer sous tutelle puis sous domination directe de la Russie, avant d'obtenir son indépendance le 16 décembre 1991[2],[3],[4],[5],[6].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Proportion d'éléments mongoloïdes dans la population du Kazakhstan du Paléolithique à nos jours[1].

Le territoire de l'actuel Kazakhstan est habité depuis l'âge de pierre par des pasteurs nomades[7]. Les cultures de l'âge de bronze qui se sont étendues sur ce territoire comprennent la culture de Srubna, la culture d'Afanasievo, la culture d'Andronovo et la culture de Begazy-Dandybai (en). À cette dernière culture est rattachée la découverte du mausolée de Karaganda qui fournit un éclairage sur la formation et l'origine des tribus cimmériennes et saka[8],[9].

Entre 500 avant notre ère et 500, le Kazakhstan abrite les cultures nomades guerrière des Scythes puis des Huns.

Du Ier au VIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Selon Tacite, les Huns Yuezhi étaient présents en -91 dans les terres de Turan de la province d'Atyraou. Au début du IVe siècle, un noble Kushan nommé Malkar de Khi, est devenu le chef des Huns installés à cet endroit. Malkar aurait été le premier à emmener Huns dans le delta de la Volga (en) où ils rencontrent les Alains. S'alliant avec le roi des Alains, Malkar réunit dix tribus pour former la première proto-Confédération tribale turque (en). Cette première proto-Confédération du clan des Doulo aura une influence jusqu'au sud du sous-continent sous le règne de Kitolo, prince des Scythes[10] et jusqu'en Europe centrale sous le règne d'Attila[11].

En quelques années, la confédération des dix tribus Doulos de la province d'Atyraou s'allient aux Achinas (en) formant la partie occidentale de l'Empire Köktürk. Ils réussissent à reprendre Phanagoria aux Avars et renomment Sabires les Khazars. Par les liens étroits des Avars avec la Perse, une fois de plus les dix tribus du clan Doulo s'allient avec Byzance. Le premier État bien documenté dans la région a été le Khaganat turc, l'État Köktürks Köktürk, établi par le clan des Achinas au VIe siècle de notre ère. Toutefois, le clan des dix tribus Doulo fait rapidement sécession des Köktürks pour devenir le Khanat turc occidental qui prospérera jusqu'à 630 quand ils deviendront les Khazars.

Kaghan Kubrat établit l'état de l'Ancienne Grande Bulgarie qui durera peu de temps. Il se désintégrera à sa mort quand la majorité des membres migreront vers l'ouest pour la première conquête de la Hongrie de 677 par Kotrag (en). Kotrag a aussi installé les Bulgares de Batbayan au nord de la Volga et ses Balkars s'installent avec les Circassiens au nord du Caucase. Les Kara-Khazars de la province d'Atyraou se joignent aux Oghouzes, se révoltent contre l'État d'Aq-Khazar et établissent l'État de Yabgu Oghouze de la dynastie Kara qui deviendra les l'Empire des Seldjoukides.

Les Kara tatars (en) se battent jusqu'à la victoire des Temüdjin.

Du VIIIe au XVe siècle[modifier | modifier le code]

En 766, les Karlouks, une confédération de tribus turques, établissent un État dans la partie orientale de l'actuel Kazakhstan. Aux VIIIe et IXe siècles, les Arabes conquièrent des parties du sud du Kazakhstan et y introduisent l'Islam. Du IXe au XIe siècle, les Oghouzes contrôlent l'ouest du Kazakhstan. À peu près à la même époque, les Kimaks et les Kipchaks, également d'origine turque contrôlent l'est du territoire.

Représentation de Gengis Khan datant du XIXe siècle.

Des années 1100 aux années 1220 les Coumans dominent le Kazakhstan occidental. Le grand désert central du Kazakhstan est encore appelé Dashti-Kipchak ou Steppe des Kipchaks[7]. La capitale Astana était habitée par de nombreux Huns et Saka.

Au IXe siècle, les Karlouks fondent l'état Qarakhanide qui conquiert la Transoxiane, la zone au nord et à l'est de la rivière Oxus (l'actuelle Amou-Daria).

Dès le début du XIe siècle les Qarakhanides sont en guerre permanente entre eux et avec les Seldjoukides au sud. Les Qarakhanides, convertis à l'islam sont conquis dans les années 1130 par les Kara-Khitans, un peuple Mongol venu du Nord de la Chine. Au milieu du XIIe siècle, un État indépendant de Khwarezm est fondé en bordure de la rivière Oxus se détachant du Kara-Khitan affaibli. Les souverains locaux s'inquiètent au début du XIIIe siècle, du rapide essor de l'empire Mongol. Les Ouïghours et les Karluks se soumettent rapidement, mais le royaume Kara-Khitan, contrôlé depuis 1211 par Kütchlüg, de la tribu des Naïmans, qui ouvre ses portes aux ennemis de Gengis Khan, se montre alors plus menaçant. En 1216, Gengis Khan envoie son général Djebé et s'empare rapidement du Kara Khitaï avec une armée de 20 000 hommes ( Kütchlüg sera capturé puis exécuté au Badakhchan ). Les sultans du Khwarezm entretiennent pour un temps de bons rapports diplomatiques et des alliances commerciales avec les mongols. Cependant en 1218, des marchands mongols sont assassinés, et leurs biens sont confisqués par le gouverneur de la ville d'Otrar. Après l'avoir appris, Gengis Khan envoya une ambassade auprès de Muhammad Khorezm-shah lui demandant de punir son gouverneur et lui demandant des réparations, mais l'un des ambassadeurs fût exécuté, et les deux autres renvoyés après avoir eu la barbe coupée. Cet incident d'Otrar servira de casus belli pour l'invasion mongole de l'Asie centrale de 1219–1221[12].

À la suite de la conquête du Kara-Khitan par les Mongols, le Kazakhstan tombe sous la domination de chefs de la Horde d'or, la branche occidentale de l'Empire mongol. La horde, ou jüz, est le précurseur de la structure clanique actuelle. Au début du XVe siècle, la structure de gouvernance a éclaté en plusieurs groupes nommés khanates, dont la Horde Nogaï et le Khanat de Boukhara[7].

Le Khanat Kazakh est décrit dans des textes historiques comme le « Tarikh-i-Rashidi (1541–1545) » de Muhammad Haidar Dughlat et le « Zhamigi-at-Tavarikh (1598–1599) » de Kadyrgali Kosynuli Zhalayir.

Le Khanat kazakh (1465–1847)[modifier | modifier le code]

Le Khanat kazakh est fondé en 1465, par Janibek Khan et Kerey Khan, sur les rives de la Zhetysu dans le sud-ouest de l'actuel Kazakhstan. Il a d'abord été opposé aux Chaybanides puis s'est imposé face à ses nombreux voisins contre lesquels il a souvent été en guerre.

Localisation approximative des trois jüz kazakhes au début du XXe siècle. En vert, la petite jüz, en jaune, la jüz moyenne, et en rouge, la grande jüz.

Durant le règne de Kasym Khan (1511–1523), le Khanat kazakh s'étend considérablement. En 1520, Kasym Khan institue le premier code de loi kazakh appelé « Qasym Khannyn Qasqa Zholy » (soit « Route brillante de Kasym Khan »). À son apogée le Khanat règne sur une grande partie de l'Asie centrale et contrôle la Coumanie. Parmi les éminents khans Kazakh se trouvent Haknazar Khan, Esim Khan, Tauke Khan et Ablai Khan.

C'est à la fin du XVIIe siècle qu’apparaît le Khanat dzoungar, le plus important rival du Khanat kazakh. Le Khanat dzoungar finit par affaiblir considérablement l'État kazakh qui se scinde en 1718 en trois jüz (le Grand juz, le Moyen Juz et le Petit juz)[13],[14]. Les Juz devaient choisir ensemble leur Khan commun.

En 1731, en l'absence d'autorité forte, les trois jüz sont incorporés l'un après l'autre à l'Empire russe et le Khanat Kazakh cesse d'exister.

Conquête russe du Kazakhstan[modifier | modifier le code]

L'occupation puis la colonisation du Kazakhstan par la Russie tsariste s'inscrit dans le cadre plus large de la conquête de l'Asie centrale alors appelée Turkestan. Elle s'est effectuée très progressivement et ne s'est réellement achevée que par la création de la République socialiste soviétique kazakhe.

Elle débute par l'installation, dès le début du XVIIIe siècle de forteresses russes sur le territoire kazakh (fondation de Semipalatinsk, aujourd’hui Semeï) en 1718 et d'Oust-Kamenogorsk (aujourd’hui Öskemen) en 1720) dans le but de sécuriser la frontière méridionale de l'Empire russe. En 1731, Aboul Khaïr Khan, khan de la Horde moyenne, demande la protection de la Russie contre la menace que constitue pour son peuple les guerriers venus de Dzoungarie. Il se voit en échange contraint de faire allégeance à l'impératrice Anne de Russie. Les forteresses et postes militaires se multiplient au nord et à l'est du Kazakhstan.

En 1756, un décret impérial interdit aux Kazakhs (que les Russes de cette époque nomment « Kirghizes ») de franchir le fleuve Oural. En 1764, c'est le nord de l'Irtych qui se voit interdit d'accès aux Kazakhs. L'occupation militaire russe des territoires kazakhs se double donc d'une interdiction pour les Kazakhs de pénétrer en Russie et en Sibérie. L'occupation russe se déroule cependant sans trop de heurts tant que le pouvoir impérial s'abstient de s'immiscer dans les affaires intérieures kazakhes.

Vers la fin du XVIIIe siècle, l'administration tsariste s'emploie d'une part à tenter de briser l'organisation hiérarchique de la petite et de la moyenne Horde et d'autre part commence à annexer certains territoires. En 1791, le Khanat de Boukey est soustrait à la petite Horde et mis sous tutelle russe. En 1822, est créée la province de Sibérie occidentale à laquelle est rattachée le territoire de la moyenne Horde. Le pouvoir des khans est liquidé et fait place à l'administration russe. De 1837 à 1847, les Kazakhs se soulèvent en nombre derrière Kenessary Kassymov, chef de la Horde moyenne, contre les Russes. D'autres révoltes plus ou moins importantes se produisent tout au long du XIXe siècle et au-delà.

Peu à peu les territoires de la grande Horde passent eux aussi sous domination impériale et, en 1891, la totalité du Kazakhstan est intégrée à la Russie. La colonisation russe cause de profonds bouleversements dans la société kazakhe : l'arrivée massive de colons slaves à partir de 1889 entraîne une réduction des terres de pâturage disponibles pour les nomades ; la levée d'impôts par les autorités russes impose l'usage de l'argent dans une économie jusqu'ici fondée sur le troc ; le pouvoir des khans est réduit à néant.

Grâce à l'ouverture d'écoles russes destinées aux « indigènes », la fin du XIXe siècle voit apparaître une élite kazakhe russifiée et ayant parfois étudié en Russie. Le grand poète national Abaï, par exemple, est passé par le lycée russe de Semipalatinsk et encourage ses compatriotes à apprendre la langue russe dans laquelle il voit un précieux moyen d'accéder à la culture occidentale. Un sentiment national Kazakh émerge progressivement au sein de cette nouvelle élite.

Révolte de 1916[modifier | modifier le code]

Timbre soviétique de 1961, à l'effigie d'Amangeldy Imanov (1873-1919).

Lors de la mobilisation générale de juillet-août 1914, contrairement à beaucoup de colons russes, les kazakhs ne sont pas soumis à la conscription militaire. De nombreuses réquisitions sont organisées pour les besoins de la guerre ( matériel, bétail, chevaux ). Cependant, le 25 juin 1916 (selon le calendrier julien en vigueur à l’époque), les autorités impériales proclament la mobilisation des peuples d'Asie centrale au sein de l'armée impériale. Les autorités espèrent alors la levée de 250 000 hommes âgés de 19 à 43 ans devant rejoindre des bataillons de travail, l'essentiel de l'armée russe étant déjà mobilisée sur le front de l'est[15]. Le décret bien qu'ayant été prévu pour s'appliquer rapidement, est freiné par l'absence d'état-civil dans la région, l’administration militaire russe étant alors mal préparée et mal informée. La nouvelle exacerbe les tensions, et entraîne une série de manifestations dans les grandes villes d'Asie centrale, dégénérant en émeutes puis en véritables insurrections, notamment dans la région du Jetyssou, ou les colons et les administrateurs russes et indigènes sont pris pour cibles par les insurgés. La révolte dans la région du Jetyssou est vaincue en Janvier 1917[15], après que de nombreuses exactions aient été commises par tous les belligérants, notamment contre les civils. La révolte entraîne une émigration massive des nomades vers la Chine, souvent dans des conditions difficiles et engendrant une forte mortalité. Le bilan humain, difficilement évaluable, est aggravé par d'importantes destructions matérielles (pertes des biens des émigrés, disparition d'une partie du cheptel, des récoltes, destructions de postes, de stations de télégraphe, de chemins de fer...) engendrant une profonde désorganisation de l’économie et du travail[15]. Une autre révolte, menée par Amangeldy Imanov (De) et Alibi Djangildine (De), éclate dans la région de Tourgaï (aujourd'hui les oblys de Kostanaï et Aktioubé), ou une armée insurgée comptant jusqu'à 50 000 hommes se forme. La ville de Tourgaï est assiégé par Imanov d'octobre à novembre 1916, puis en Janvier 1917[16]. Les combats ne s'arrêtent qu'avec la nouvelle de la révolution de février. Les futurs dirigeants de l'Autonomie du Turkestan ( des Jadidis pour beaucoup ), et de l'Autonomie d'alash, ne s'impliquent pas dans l'insurrection, qui contribue à creuser un fossé entre les citadins et les ruraux[17], centrés autour de leurs villages, ou de leurs tribus nomades[17].

Le Kazakhstan durant la Révolution russe[modifier | modifier le code]

De la révolution de Février à la révolution d'octobre[modifier | modifier le code]

La Première Révolution russe, dite « de février », débute le à Pétrograd (aujourd'hui Saint-Pétersbourg). Le tsar Nicolas II renonce au trône le 2 mars ( le 15 mars dans le calendrier grégorien). Le lendemain un Gouvernement provisoire est formé par Kerensky. La nouvelle arrive sur place par télégramme. Le 20 mars, l'égalité est proclamée entre tous les citoyens de Russie ce qui donne naissance à de grands espoirs au Kazakhstan et ailleurs. Un soviet est organisé dès le mois de mars à Tachkent (aujourd'hui en Ouzbékistan), ou réside Kouropatkine, le gouverneur du Turkestan, qui est brièvement arrêté avant d'être libéré[17]. Dans toute l'Asie centrale, le soviet de Tachkent remplace les anciens fonctionnaires du tsar par des représentants du soviet de Tachkent, pour la plupart des Russes, ce qui contribue à maintenir un climat de tensions entre les différentes communautés[17].

La révolution de février permet à une nouvelle élite intellectuelle kazakhe (Akhmet Baïtoursinoff, Alikhan Boukeïkhanov, Mustafa Chokay Moukhamedjan Tynychpaïev), ou à des courants politico-religieux musulmans comme les Jadidis (réformistes) et les Kadimis (Ru) (conservateurs, en conflit avec les Jadidis), de s'exprimer[17]. En juillet 1917, le Premier Congrès pan-kazakh a lieu à Orenbourg et revendique l'autonomie des régions kazakhes au sein d'une Russie démocratique. Le parti Alash Orda est fondé au cours de l'été et de l'automne 1917, notamment sous l'impulsion d'Alikhan Boukeïkhanov, et compte rapidement 5000 membres[18]. Le parti alash orda demande alors la restitutions aux Kazakhs des terres prises illégalement par les colons russes, la formation de tribunaux et d'unités militaires indigènes autonomes l'utilisation du kazakh dans les écoles et la fin des pratiques coloniales[18]. Les Jadidis forment également l'organisation "Shura-i Islamiyya " ("conseil de l'Islam / des musulmans") ; les Kadimis forment l'organisation "Ulema Jamiyati" ("union du clergé") appelant à la formation d'une théocratie indépendante appliquant la charia[17]. Les organisations kadimis sont majoritaires en Asie centrale en 1917, mais sont surtout présentes dans les villes, les territoires ruraux étant surtout contrôlés par des chefs tribaux[17].

Lors de la révolution d'Octobre, les Bolcheviks prennent le pouvoir à Pétrograd le (soit le 7 novembre dans le calendrier grégorien). Les villes du Kazakhstan sont immédiatement touchées par l'insurrection. Le pouvoir bolchévique est instauré à Tachkent dès novembre 1917.

Les Jadidis anti-bolcheviks menées notamment par Mustafa Chokay, organisent un congrès des musulmans à Kokand le 25 novembre, et proclament unilatéralement l'autonomie du Turkestan (ou de Kokand ) le 27 novembre 1917[17], autonomie revendiquant Kokand, la vallée de Ferghana, la région du Syr-daria, les territoires de l'actuel Kirghizstan et la région du Jetyssou. Les Kadimis, rivaux des Jadidis tentent, en vain de se rapprocher du soviet de Tachkent[17]. Le parti Alash orda se réunit en décembre à Orenbourg, contrôlé alors par l'ataman Doutov, au cours du second congrès Kazakh, avec comme question à l'ordre du jour, la reconnaissance ou non du pouvoir bolchévik. Le congrès finit par juger le coup d'état de Lénine illégal et proclame l'Autonomie d'Alash, le 13 décembre[18]. Au mois de décembre, à Pétrograd, le bolchévik Alibi Djangildine (De) rencontre Lénine, Sverdlov et Staline, qui le nomment commissaire de la région de Tourgaï pour contrer l'influence de l'alash orda et instaurer le pouvoir soviétique au Kazakhstan[19]. Une fois sur place, djangildine est rejoint par Amangeldy Imanov[20].

La guerre civile[modifier | modifier le code]

De droite à gauche : Akhmet Baïtoursinoff, Alikhan Boukeïkhanov et Mirjaqip Dulatuli.

Dans un premier temps, les combats se déroulent surtout le long des chemins de fers, et tous les belligérants n'ont encore que des groupes armés peu nombreux, et souvent peu organisés. L'Autonomie d'Alash, et son premier ministre, Alikhan Boukeïkhanov, réussit dans un premier temps à contrôler brièvement l'administration des régions d'Astrakhan et d'Orenbourg ( carrefour stratégique vers une voie ferrée menant jusqu'à Tachkent ) et divise leurs territoires en deux entités, à l'est et à l'ouest, correspondant à la petite jüz et à la moyenne jüz ( avec les villes d'Ouralsk, Semipalatinsk, Akmolinsk et Zyrian ). L'Autonomie revendique également le Jetyssou, la région du Syr-Daria et la région de la ville de Turkestan, mais éprouve des difficultés pour diriger les régions qu'elle revendique, notamment parce qu'elle manque de cadres compétents, en particulier pour les domaines administratifs et militaires[18]. Des négociations sont organisées avec les bolchéviks, mais échouent. Le 24 Juin 1918, l'Autonomie d'Alash officialise la nullité de tous les décrets bolchévik[18]. Dès novembre 1917, Alexandre Doutov, ataman des cosaques d' Orenbourg, tente de lever des hommes pour combattre les bolchéviks, mais ne réussissant pas à mobiliser les populations locales, il ne peut empêcher la prise d'Orenbourg le 31 Janvier 1918[21]. Aktioubé est prise par les bolchéviks, le 21 Janvier 1918[22], suivie de Semipalatinsk, et de la rive gauche de L'Oural. Manquant d'hommes, de fonds et mal et insuffisamment armé, Doutov et ses partisans se retirent en Avril 1918 dans la steppe de la région de Tourgaï. Irguiz et Chelkar sont également prises par les communistes[21]. En février 1918, le soviet de Tachkent organise une expédition militaire et démantèle brutalement l'autonomie du Turkestan. L'opération fait 25 000 morts[17]. Le soviet de Tachkent envoie des commissaires pour organiser des réquisitions de nourriture auprès des paysans et des nomades d'Asie centrale, ce qui entraine des révoltes et fait progressivement tomber une partie des territoires de l'Asie centrale dans l'anarchie[17]. Le Soviet de Tachkent doit également combattre les cosaques de Sémiretchie[23]. Le 30 avril 1918, le soviet de Tachkent proclame la République Socialiste Soviétique Autonome du Turkestan, puis crée le Parti Communiste du Turkestan (En), rejoint par un grand nombre de Jadidis.

De Mai à Juin 1918, la révolte de la légion tchécoslovaque prenant le contrôle du transsibérien, l'organisation du Komoutch et des armées blanches en Sibérie ( avec l'amiral Koltchak notamment ), et l'hostilité croissante de la population de la région d'Orenbourg envers les bolchéviks, suite à leur politique de terreur rouge, font basculer l'équilibre des forces[21]. Le 7 Juillet 1918, Doutov, reprend Orenbourg. Irguiz, Chelkar[21], Akmolinsk, Semipalatinsk, Petropavlovsk, Qostanai, Atbassar, Verny ( Almaty )[23]et le nord de la région de Tourgaï [21] sont prises par les russes blancs. La RSFR, les poches bolchéviques au Kazakhstan et les territoires dirigés par le soviet de Tachkent ( le Syr-daria et une partie du Jetyssou ) sont coupées les uns des autres. Les bolchéviks se replient à Aktioubinsk[21] et dans le sud de la région de Tourgaï[23]. Les dirigeants de l'Autonomie d'alash s'installent alors à Semipalatinsk, et se rapprochent du Komoutch et des russes blancs[24]. Le gouvernement de l'amiral Koltchak reconnaît l'Autonomie d'Alash, le 10 juillet 1918[18]. L'Autonomie d'Alash commence à former des régiments armés avec l'aide du gouvernement de Koltchak, mais leurs relations se dégradent vite, et Koltchak ( devenu " Gouverneur suprême de la Russie " ) de plus en plus autoritaire ( il élimine la plupart des russes anti bolcheviks non Tsaristes ), abolit les organes gouvernementaux de l'Autonomie d'alash le 21 Novembre 1918 ( les russes blancs, s'opposent à l'Autonomie, même limité du Kazakhstan, et craignent qu'elle n'entraîne une perte d'influence russe dans la région )[24],[25]. Se trouvant dans une impasse politique, certains dirigeants de l'Autonomie d'alash commencent à se rapprocher des bolchéviks.

En Novembre 1918, les bolchéviks s'emparent de Tourgaï, puis en Janvier 1919, ils reprennent Orenbourg et Ouralsk[18]. Communistes et Tsaristes, doivent faire face à plusieurs insurrections spontanées ( notamment à cause de la conscription qu'ils tentent d'imposer ), ainsi qu'à des désertions, des actes d'insubordination, des épidémies et des famines[23].

En 1919, Koltchak lance une grande offensive et prend Aktioubé, mais son pouvoir est déstabilisé face à de nombreuses révoltes ( dans les régions de pétropavlovsk, Qostanai, Kökşetaw et Oust-Kamenogorsk notamment ), nées de sa politique répressive[25]. Une insurrection antibolchévique, dirigée par les partisans de l'Autonomie d'Alash éclate à Tourgaï en avril 1919, et Amangeldy Imanov est arrêté puis exécuté[26]. L'armée rouge ( commandée notamment par Mikhaïl Frounzé ) organise une contre-offensive et prend vite l'avantage[23], les armées blanches à l'est doivent battre en retraite, puis se désintègrent tout au long de l'année 1919 ( Koltchak sera lui-même fait prisonnier puis fusillé le 7 février 1920 ). Une fois sur place, les bolchéviks organisent leur politique de communisme de guerre, qui entraine la mobilisation totale de l'économie au service de l'armée rouge, ce qui aboutit à l'effondrement de l'économie, et à une aggravation de la famine.

Le 8 mars 1919, au 8ème congrès du parti communiste, les bolchéviks reconnaissent le gouvernement Kazakh, espérant ainsi s'allier avec les populations locales et mettre fin à la guerre. Les dirigeants de l'Autonomie d'alash se rapprochent des bolchéviks, en échange de leur amnistie. Le 10 juillet 1919, Lénine signe un décret organisant un comité révolutionnaire pour le Kraï Kirghize ( Kazakhs et Kirghizes étaient confondus à l'époque ), avec Akhmet Baïtoursinoff comme vice-président, et autant de membres du parti communiste et du parti Alash orda[24]. En janvier 1920, tous les dirigeants du parti Alash Orda, pragmatiques, pour la plupart nationalistes, ont rejoint le camp communiste, espérant ainsi pouvoir gouverner le Kazakhstan dans leurs intérêts.

Après de violents combats, Orenbourg, Ouralsk et Qostanai sont reprises en août, Aktioubé en septembre, Petropavlovsk en octobre , Kokchetaou, Atbassar et Akmolinsk en novembre[25]. Doutov et ses soldats se retirent de l'ouest vers l'est, en automne 1919, tout en étant poursuivis par les soviétiques, et en souffrant de la faim, du froid et du typhus, qui emporte la moitié de ses hommes. Seuls 10 000 hommes, presque tous malades du typhus, arrivent au Jetyssou, ou est déjà présent l'ataman Boris Annenkov[27]. Les Russes blancs de l'Oural, et de nombreux réfugiés se replient vers Atyraou ( Gouriev ), qui est attaqué par l'armée rouge en janvier 1920, puis battent en retraite le long de la Mer Caspienne durant l'hiver. Seuls 214 personnes réussissent à partir pour l'Iran. Annenkov et Doutov, partent vers la Chine en mars 1920, ou ils ne seront pas à l'abri de la Guépéou[27], ce qui marque la fin de la guerre civile au Kazakhstan. Le 26 août 1920, l'Autonomie d'Alash est remplacé par la République soviétique socialiste autonome kirghize (en) qui est marqué durant les années qui suivent par un effondrement de l'économie, d'importantes révoltes paysannes[25], et une grande famine, qui fait 400 000 victimes, soit 18,5% de la population.

Le Kazakhstan soviétique[modifier | modifier le code]

République socialiste soviétique autonome kazakhe[modifier | modifier le code]

Pour faire face à la crise économique et aux multiples famines, Lénine instaure en 1921, la NEP ( nouvelle politique économique ), autorisant les paysans à vendre librement leurs récoltes, ce qui met progressivement fin aux famines, mais rend difficile le ravitaillement des villes. En effet, les paysans, hostiles aux bolchéviks et plus généralement aux " gens des villes ", referment leurs communautés sur elles-mêmes. Dans le même temps, les anciens dirigeants de l'Autonomie d'Alash, qui ne sont plus utiles aux bolchéviks, désormais solidement installés en Asie centrale, sont rapidement écartés de tout poste à responsabilité[28].

Après la mort de Lénine en 1924, le Géorgien joseph Staline, réussit par une série d'habilles alliances et intrigues politiques à s'imposer comme l'homme fort du parti-état. Dans toute l'union soviétique, Staline et ses partisans procèdent à de nombreuses nominations pour s'assurer du contrôle des postes-clés : Ainsi Filippe Goloshchiokine (en), est chargé en 1925 de reprendre en main le parti au Kazakhstan, jugé insuffisamment soviétisé. La même année, la République Socialiste Soviétique Autonome Kirghize devient la République Socialiste Soviétique Autonome Kazakhe[28].

République socialiste soviétique kazakhe[modifier | modifier le code]

Le , à l'occasion de l'adoption de la nouvelle constitution de l'URSS, la RSSA kazakhe devient la République socialiste soviétique kazakhe ce qui signifie qu'elle n'est plus incluse dans la République socialiste fédérative soviétique de Russie et dispose donc, au sein de l'URSS, de son parlement et de son propre conseil des ministres.

La « Grande guerre patriotique »[modifier | modifier le code]

Le , l'Allemagne nazie pénètre sur le territoire de l'URSS qui entre ainsi dans la Seconde Guerre mondiale. Plus d'un million d'habitants du Kazakhstan (sur une population de 6 250 000 habitants, au début de la guerre) rejoindront l'Armée rouge au cours du conflit[réf. nécessaire]. En raison de la distance qui sépare la république du front allemand, celle-ci accueille de nombreuses entreprises évacuées des régions occidentales de l'Union soviétique. Les studios de cinéma moscovites Mosfilm sont également transférés à Alma-ata (aujourd'hui Almaty) – Sergueï Eisenstein y tourne Ivan le Terrible). Ces déplacements s'accompagnent de l'arrivée de plus de 400 000 personnes, d'origine européenne pour la plupart. Cependant, les usines et les exploitations agricoles du Kazakhstan tournent à fond pour soutenir l'effort de guerre avec le concours indispensable des femmes, un grand nombre d'hommes ayant été envoyé au front.

Parallèlement, un grand nombre de populations soupçonnées ou accusées de sympathie pour l'envahisseur allemand sont déportées au Kazakhstan (et dans une moindre mesure en Ouzbékistan) afin d'être éloignées des lignes ennemies. En 1943, les Allemands de Russie, les Tchétchènes, les Ingouches, les Tatars de Crimée sont déportés en Asie centrale et au Kazakhstan. Les déportations de populations entières se poursuivront même après la guerre. Après la mort de Joseph Staline, certains peuples retourneront dans leur pays d'origine (la plupart des Tchétchènes, par exemple) mais beaucoup resteront au Kazakhstan. Ces déplacements massifs de populations expliquent en partie la grande variété ethnique du Kazakhstan.

Grands projets menés au Kazakhstan soviétique[modifier | modifier le code]

Au lendemain de la guerre, c'est la RSS Kazakhe qui est choisie par les autorités soviétiques comme lieu d'expérimentation nucléaire. Le polygone nucléaire de Semipalatinsk, vaste site consacré à la recherche et aux essais nucléaires est créé en 1948 dans l'est de la république. Plusieurs centaines d'essais nucléaires y auront lieu en pleine atmosphère jusqu'en 1964, puis sous terre jusqu'en 1989. Le site de Semipalatinsk est à l'origine de la plus grande catastrophe sanitaire et écologique du pays. Les essais ont été d'autant plus néfastes pour la santé des populations voisines que celles-ci n'ont été nullement informées des risques qu'elles encouraient.

En 1954, Nikita Khrouchtchev, qui a succédé à Staline à la tête du PCUS, lance la campagne des terres vierges, un vaste programme visant à améliorer la production agricole soviétique par le défrichement et la mise en culture des terres non exploitées. La campagne est lancée en Sibérie, dans l'Altaï, dans l'Oural et dans le nord du Kazakhstan. Environ deux millions de volontaires, la plupart d'origine russe, viennent s'établir dans cette dernière région pour prendre part au défrichement. Au début des années 1960, à la suite des différentes vagues d'immigration, les Kazakhs ne représentent même plus un tiers de la population du Kazakhstan. La campagne des terres vierges, si elle permet d'augmenter de façon non négligeable la production agricole, aura toutefois des conséquences néfastes sur les sols de la steppe kazakhe qui, trop fragiles, s'épuiseront et se dégraderont assez rapidement.

Enfin, c'est aussi au Kazakhstan qu'a été inauguré le le cosmodrome de Baïkonour. Conçu au départ comme une simple base de tests pour missiles balistiques, il deviendra ensuite mondialement connu comme la piste de lancement de la fusée Vostok dans laquelle Youri Gagarine accomplira le premier vol d'un homme dans l'espace le . Le cosmodrome de Baïkonour, bien que situé au Kazakhstan, est depuis l'éclatement de l'URSS administré par la Russie.

La Perestroïka au Kazakhstan[modifier | modifier le code]

Le , Mikhaïl Gorbatchev devient secrétaire général du PCUS ouvrant la période dite de la « Perestroïka ». Il s'attaque rapidement à la corruption et à l'immobilisme des dirigeants du Kazakhstan (et d'ailleurs). Un grand nombre de dignitaires de la RSS Kazakhe sont démis de leurs fonctions. Le , Din-Muhammed Kunaev, le secrétaire général du parti communiste du Kazakhstan, en poste depuis vingt-deux ans, est remplacé par Guennadi Kolbin. Cette décision est perçue par de nombreux Kazakhs comme une ingérence du pouvoir central et comme un affront car Kunaev, d'origine kazakhe, était populaire dans la république. Son remplacement par Kolbin, un Russe n'ayant aucun lien avec le Kazakhstan, déclenche dès le lendemain des manifestations à Alma-Ata, puis dans d'autres villes, manifestations qui deviennent bientôt des émeutes et sont sévèrement réprimées. Après l'indépendance, ces événements, dits de Jeltoqsan (« décembre » en kazakh), deviennent le symbole de la renaissance nationale kazakhe.

Le Kazakhstan indépendant[modifier | modifier le code]

À la suite de l'entente des dirigeants des trois républiques slaves pour dissoudre l'Union soviétique, le Kazakhstan est la dernière des quinze républiques soviétiques à déclarer son indépendance le [29]. Les dures années suivantes voient une émigration importante (par exemple via le programme de rapatriement des oralmans), notamment de nombreux citoyens kazakhstanais qui, n'appartenant pas à l'ethnie kazakhe, se sentent écartés des situations à responsabilités ; mais progressivement la situation économique se stabilise ces dernières années, avec une croissance sensible, et un solde migratoire tendant à redevenir positif. Depuis le , Noursoultan Nazarbaïev est systématiquement réélu – à cinq reprises (1999, 2006, 2011, 2015) – président du pays engageant le pays dans un très important développement économique basé sur l'exploitation des importantes réserves d'hydrocarbures et de minerais.

En 1997, la capitale du Kazakhstan est déplacée d'Almaty (ancienne Alma-Ata) au sud-est du pays, à Akmola (Akmolinsk, Tselinograd), rebaptisée Astana (« capitale » en kazakh) à cette occasion, une ville se situant dans les steppes du nord du pays (plus près de son centre géographique), développée comme centre urbain principal pour la campagne des terres vierges.

Le , le traité de Semipalatinsk entre en vigueur.

Le , le Kazakhstan a décidé de renommer sa capitale Noursoultan, en hommage à l'ancien président Nazarbaïev, resté trente ans au pouvoir du pays.[30] Kassym-Jomart Tokayev devient le nouveau président du Kazakhstan par intérim le jusqu'aux prochaines élections.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) О. Ismagulov, А. Ismagulova Ch. Valikhanov, « PHYSICAL ANTHROPOLOGY OF KAZAKH PEOPLE AND THEIR GENESIS », Almaty, Institute of History and Etnology (consulté le 23 décembre 2014)
  2. (Chaliand 2005)
  3. (Poujol 2000)
  4. (Poujol 2014)
  5. (Roy 2001)
  6. (Riasanovsky 2014)
  7. a b et c Glenn E.Curtis, « Early Tribal Movements », GPO for the Library of Congress (consulté le 23 décembre 2014)
  8. (en) « Tomb raiders pillaged ancient Kazakhstan pyramid leaving only skulls and pottery », ibtimes.co.uk,
  9. Jean Talabot, « Surprenante découverte d'une pyramide antique au Kazakhstan », lefigaro.fr,
  10. « Histoire de l'académie royale des inscriptions et belles-lettres », Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres,
  11. (Grousset 1965)
  12. Marie Favereau, La Horde d'Or, les héritiers de Gengis Khan, éditions de la Flandonnière, , 240 p., p. 55
  13. « UN PAYS MULTISÉCULAIRE », Ambassade de France
  14. « La création du Khanat kazakh sur la base de la Confédération tribale », Université de Lyon
  15. a b et c « L'impact de la Première Guerre mondiale en Asie centrale : des révoltes de 1916 aux enjeux politiques et scientifiques de leur historiographie »
  16. (en) « National liberation revolt of 1916 in Kazakhstan »
  17. a b c d e f g h i j et k (en) Colin J. Martin, « Islam and revolution, Central Asia in Transition, 1905-1928. »,
  18. a b c d e f et g (en) « Territory and the Kazakh Nation: Bordering the Alash Orda »
  19. « Джангильдин Алиби Тогжанович », sur www.hrono.ru (consulté le 19 mai 2021)
  20. (ru) « Amangeldy Imanov », sur e-history.kz (consulté le 19 mai 2021)
  21. a b c d e et f (ru) I.A. Akoulinine, « L'armée cosaque d'Orenbourg dans la lutte contre les bolchéviks (novembre 1917 à avril 1918) »
  22. « Актюбинск », sur bse.sci-lib.com (consulté le 19 mai 2021)
  23. a b c d et e (ru) « Ход Гражданской войны - Спецпроект Гражданская война - Аналитический интернет-журнал Vласть », sur vlast.kz (consulté le 21 mai 2021)
  24. a b et c (en) Yunus Emre Gürbüz, « Role of Alash Orda on the Formation of Kazakh SSR »
  25. a b c et d « Казахстан в годы гражданского войны (1918-1921 гг.) - История Казахстана », sur tarikh.kz (consulté le 22 mai 2021)
  26. (en) « Amangeldy Imanov (1873 - 1919). », sur silkadv.com, (consulté le 22 mai 2021)
  27. a et b (ru) « Голодный поход атамана Дутова - Спецпроект Гражданская война - Аналитический интернет-журнал Vласть », sur vlast.kz (consulté le 22 mai 2021)
  28. a et b (en) « The Alash Movement and the Soviet Government: A Difference of Positions »
  29. Pierre Breteau, « De la Lituanie au Kazakhstan, visualisez la dislocation progressive de l’Union soviétique », sur Le Monde, (consulté le 25 septembre 2019).
  30. « Le Kazakhstan renomme sa capitale « Noursoultan », du prénom de l’ancien président Nazarbaïev », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 20 mars 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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