Histoire du Centre-Val de Loire

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Cet article est consacré à l'histoire de la région Centre-Val de Loire en France.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dans le département de l'Indre, au lieu-dit de La Grande Planche, à Azay-sur-Indre, les paléontologues ont mis au jour un outillage lithique. Cette documentation archéologique, essentiellement constituée de bifaces, d'un racloir et d'une hache polie « à talon »[1] en dolérite démontre l'existence d'une importante production humaine aux environs de la plaine alluviale indroise, au cours du paléolithique[2]. Dans les années 60, des fouilles, réalisées par méthode de sondage, ont permis de livrer le même type d'objets préhistoriques sur les sites de Fléré-la-Rivière et à Montbazon (Indre)[2].

Grâce aux investigations archéologiques, en région Centre-Val de Loire, les chercheurs ont pu mettre en évidence une présence humaine précoce. Celle-ci, en région est attestée dès le Mésolithique (période stratigraphique allant de 10 000 à 5000 av. J.-C. Ainsi, de nombreux artéfacts, de type lithique ont été exhumés, notamment dans les départements de l'Indre[Note 1],[3], de l'Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher[4].

Certaines couches stratigraphiques de la région du Berry ayant fait l'objet de nonbreuses explorations et effectuées à la fin du XIXe siècle, ont fourni délivré des monuments funéraires et cultuels, tels que des tumuli, des élévations mégalithiques et des dolmens, datés de la fin du néolithique / début de l'âge du bronze[5].

Âge du Bronze[modifier | modifier le code]

Âge du Fer[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Période phare : Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Implantation du christianisme[modifier | modifier le code]

Au IVe siècle : un moine, Saint Martin de Tours, pèlerinage, reliques de Saint Martin, abbaye romane de Saint Martin et à partir du XIe siècle et XIIe siècle : 1 des 4 départs des routes de Saint-Jacques-de-Compostelle (Tours, Vézelay, Le Puy-en-Velay et Arles)

Berceau de la féodalité qui se développe entre le XIe siècle et le XIIe siècle.

Orléans, Bourges, Tours et Chartres : foyers de la puissance royale et du rayonnement culturel et religieux de la région au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la région Centre s'organise autour de quatre foyers politiques, culturels et religieux :

  • Orléans : la ville joua un rôle majeur pour les premières dynasties royales françaises. Elle fut l'une des capitales des rois mérovingiens, carolingiens puis capétiens. L'Abbaye de Fleury, toute proche, disputa à celle de Saint-Denis sa primauté culturelle et religieuse sur la dynastie. Jusqu'au cinquième roi capétiens, Philippe Ier, son influence fut considérable. À partir de Louis le Gros, Saint-Denis, grâce à l'abbé Suger prit définitivement l'ascendant, fixant définitivement le siège politique royal à Paris. Cependant, Orléans demeura l'une des cités majeures du domaine royal. Ainsi, Louis XI fut inhumé à quelques kilomètres, en la basilique Notre-Dame de Cléry.
  • Bourges : héritière d'Avaricum, oppidum gaulois devenu une riche cité romaine, Bourges prend dès le haut Moyen Âge un haut rang dans la hiérarchie ecclésiastique. Archevêché, elle possède également le primat sur la province d'Aquitaine dont elle demeure, avant que Bordeaux ne la supplante, la capitale religieuse et politique. Devenue résidence des Ducs de Berry, Bourges connaîtra son "âge d'or" pendant la Guerre de Cent Ans, quand le futur Charles VII, dauphin du royaume, en fait la capitale du royaume. Elle sera aussi la cité de Jacques Cœur, grand argentier du roi et l'un des premiers français à s'enrichir grâce au commerce avec la Méditerranée.
  • Tours : cité ligérienne par excellence, Tours connaîtra un rayonnement dans toute l'Europe au Moyen Âge grâce à l'Abbaye de Marmoutier dont l'influence s'étendait sur l'ensemble de l'actuelle région Centre. Trop éloignée de Paris pour bénéficier pleinement de l'influence capétienne, Tours se rapprochera par la suite, au moins culturellement de l'ouest des Plantagenêts. La Renaissance et la proximité des résidences royales que furent Blois, Chambord ou encore Amboise, l'ancreront définitivement dans le royaume de France dont elle deviendra le « jardin ».
  • Chartres : sans réelle influence politique, Chartres se caractérise par son rayonnement culturel et spirituel exceptionnel. Grâce à Fulbert de Chartres, elle devient l'un des phares culturels du Moyen Âge, à la tête de l'Ecole de Chartres fondée par ce dernier.

En 1429, durant la guerre de Cent Ans, Orléans est assiégée par les Anglais et Jeanne d'Arc va « bouter les Anglais hors de France ».

Historiquement, la Région Centre regroupe trois provinces :

Celles-ci sont entrées très tôt dans le domaine royal, à la formation duquel elles contribuèrent très largement : les châteaux de la Loire - de Gien à Chinon, en passant par Chambord, Blois, Chenonceaux... témoignent, en effet, d'un héritage commun. Il faut noter également, l'étonnante abondance des célébrités littéraires (Balzac, Descartes, Rabelais, Ronsard, George Sand, Charles Péguy, Marcel Proust, Alain-Fournier, ...).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Comme entre autres, dans la région du Grand-Pressigny, dans le hameau du Petit-Paulmy, sur la commune de Abilly, où d'importantes quantités de poteries et de céramiques non-tournées ont été également dégagées[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Millotte (dir.), G. Camps et et al., Éléments de pré- et protohistoire européenne : Hommage à Jacques-Pierre Millotte, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté, , 697 p. (lire en ligne), pages 618 et 619.
  2. a et b Gérard Cordier, « Contribution à l’étude préhistorique de la vallée de l’Indre et de ses vallées tributaires », Revue archéologique du Centre de la France, vol. Tome 45-46, no 2006-2007,‎ (lire en ligne).
  3. a et b Rémi Martineau, « Étude typologique, technologique et culturelle de la céramique du Petit-Paulmy à Abilly », Revue Archéologique de Picardie, no 98 (numéro spécial),‎ , pages 479 à 494 (lire en ligne).
  4. Boris Valentin (dir.), Bénédicte Souffi (dir.) et Thierry Ducrocq (dir.), « Le Mésolithique dans la région Centre : un état des recherches », dans Boris Valentin, Bénédicte Souffi, Thierry Ducrocq et al., Paléoethnographie du Mésolithique : Recherches sur les habitats de plein-air entre Loire et Neckar, vol. 2-1, Société Préhistorique Française, (lire en ligne), pages 1 à 37.
  5. Martinet, « Sur une carte préhistorique du département de l'Indre. », Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, vol. IIe Série, t. 11,‎ , pages 536-549 (DOI 10.3406/bmsap.1876.9650, lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]