Histoire de l'Occitanie

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Située sur un isthme entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique, s'étalant des Alpes aux Pyrénées et au Massif central ; l'Occitanie est à la fois un pays ouvert et de passage mais aussi un pays montagnard, véritable conservatoire de groupes humains et de traditions remontant parfois à des temps préhistoriques et protohistoriques pré-indo-européens[2]. L'espace occitan a été presque de tout temps en opposition avec l'espace français (France du nord)[3],[4], du fait d'un peuplement différent ou de conditions politiques contraires. Sans avoir jamais bénéficié d'aucune structure d'État souverain, ce pays présente des caractéristiques sociales propres donnant une orientation particulière aux mouvements historiques qui le traverse[5],[6],[7],[8]. Son histoire est celle d’une frange septentrionale de l’Europe du Sud qui au fur et à mesure du renforcement de l'État français s'est trouvé liée à un centre d’Europe du Nord.

Sous la domination romaine tardive (après 355 EC), l'Occitanie était connue comme le diocèse des Sept Provinces. L'Occitanie a été souvent politiquement unie pendant le haut Moyen Âge, lors du royaume wisigoth et sous plusieurs souverains mérovingiens ou carolingiens. À la division de l' Empire franc (IXe siècle), l'Occitanie fut divisée en différents comtés, duchés, royaumes, évêchés et diocèses, ainsi qu'en communes fortifiées autonomes. Depuis lors, le pays n'a jamais été politiquement uni à nouveau. Du IXe au XIIIe siècle, l'Occitanie a subi un enchevêtrement de différentes allégeances envers des souverains nominaux. Plusieurs tentatives d'unification politique ont eu lieu, surtout entre le XIe et le XIIIe siècle. L'Occitanie est restée unie par une culture commune qui se jouait des frontières politiques, en perpétuels mouvements. Depuis le Moyen Âge, l'Occitanie a une certaine conscience de son unité comme le montre l'important développement de la littérature de langue occitane aux XIIe et XIIIe siècles. La littérature occitane était glorieuse et prospère, les troubadours ont inventé l'amour courtois (fin'amor). La langue d'Oc était utilisée dans tous les milieux cultivés européens[citation nécessaire]. Mais principalement entre les XIIIe et XVIIe siècles, les rois de France ont conquis progressivement l'Occitanie, parfois par la guerre et l'extermination de la population[9],[10], parfois en usant d'intrigues politiques subtiles. En 1789, les comités révolutionnaires ont essayé de rétablir l'autonomie des régions du "Midi" et ils ont utilisé la langue occitane pour propager les idées de la Révolution. Mais ils seront neutralisés lors de la prise du pouvoir par les montagnards en 1793, partisans de la Terreur et de la centralisation. Depuis le XIXe siècle, plusieurs mouvements régionalistes ont essayé d'améliorer l'utilisation sociale de l'occitan et d'obtenir la reconnaissance publique de la culture occitane; mais aussi différentes approches pour obtenir plus de pouvoirs au niveau local ont été tentées. Le XIXe siècle a connu une forte reprise de la littérature occitane et l'écrivain Frédéric Mistral a reçu le prix Nobel de littérature en 1904. Le XXe siècle a vu la naissance tardive du nationalisme occitan.

L'histoire occitane est jalonnée de révoltes et de rébellions contre les pouvoirs dominants[11],[12]; parmi lesquels on peut citer la révolution bourgeoise de Toulouse en 1189, les révoltes de Bernard Délicieux contre l'Inquisition, celles des Tuchins et des Croquants, la République de l'Ormée à Bordeaux, les guerres des camisards et des Demoiselles, les insurrections fédéralistes, la résistance au coup d'État du 2 décembre, les Communes de Limoges, de Marseille, de Narbonne, de Toulouse; la révolte des vignerons de 1907, le soulèvement du Larzac...

Sommaire

Préambule[modifier | modifier le code]

Cette page porte sur l'histoire de l’Occitanie, telle que définie par l'aire culturelle et linguistique où l’occitan est parlé encore aujourd'hui[13],[14],[15]. Toutefois, la mention de régions qui ne sont plus considérées comme occitanes peuvent apparaître pour traiter de certains aspects historiques et anthropologiques liés à l'Occitanie. La langue occitane tire essentiellement son origine du latin apporté par les Romains et modifié par la persistance des substrats de populations autochtones pour devenir le bas-latin. Ce dernier connut ultérieurement une influence plus ou moins marquée des apports germaniques, en particulier wisigothiques[16], puis à nouveau une romanisation due à l'influence latiniste de clercs érudits. L'occitan est une langue romane autonome depuis le Xe siècle. La délimitation géographique de l'occitan la plus couramment acceptée, a été précisée entre 1876 – début des recherches sur les frontières linguistiques[17] – et le XXe siècle[18]. L'Occitanie couvre en gros un tiers sud de la France (appelé couramment Midi, incluant Monaco), les Vallées occitanes et Guardia Piemontese, en Italie, ainsi que le Val d'Aran, en Espagne. Les pays catalans en faisaient partie jusqu'à 1934, date où des intellectuels catalans ont proclamé solennellement que le catalan contemporain était une langue distincte de l’occitan[19].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Paléolithique inférieur[modifier | modifier le code]

Paléolithique moyen[modifier | modifier le code]

Moustérien[modifier | modifier le code]

(-38 000 - 28 000 av. J.-C.)

Paléolithique supérieur[modifier | modifier le code]

Carte de la région Franco-Cantabrique, montrant les principaux sites d'art mural.

La région Franco-Cantabrique (en) a connu successivement le Châtelperronien, l'Aurignacien, le Gravettien, le Solutréen, le Magdalénien, et l'Azilien et les cultures géométriques du post-Azilien. Chaque époque ayant été l'expression d'une culture, dont la plus célèbre est l'art mural.

Châtelperronien[modifier | modifier le code]

(-36 000 -28 000 av. J.-C.) Carte d'extension du Châtelperronien

Aurignacien[modifier | modifier le code]

Chevaux peints dans la grotte Chauvet.

(-36 000 -27 000 av. J.-C.) Carte d'extension de l'Aurignacien

Gravettien[modifier | modifier le code]

La Dame de Brassempouy constitue l’une des plus anciennes représentations de visage humain.

(-27 000 -20 000 av. J.-C.) Carte d'extension du Gravettien

Protomagdalénien[modifier | modifier le code]

Solutréen[modifier | modifier le code]

Refuges européens de la dernière grande glaciation (LGM), environ 20'000 ans avant le présent.

(-20 000 -15 000 av. J.-C.) Carte d'extension du Solutréen

Badegoulien[modifier | modifier le code]

(-17 000 -15 000 av. J.-C.)

Magdalénien[modifier | modifier le code]

Cheval représenté dans la grotte de Lascaux.
Aurochs représentés dans la grotte de Lascaux.

(-15 000 -8 000 av. J.-C.) Carte d'extension du Magdalénien

Azilien[modifier | modifier le code]

Tardenoisien[modifier | modifier le code]

Sauveterrien[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • (en) Henry Cleere, 'Southern France: An Oxford Archaeological Guide', Oxford University Press, 2001, (ISBN 0192880063)
  • (fr) André d' Anna, 'Atlas préhistorique du Midi Méditerranéen', Centre National de la Recherche Scientifique, 1980, (ISBN 2222026431)
  • (fr) François Bon, 'L'Aurignacien entre mer et océan: réflexion sur l'unité des phases anciennes de l'Aurignacien dans le Sud de la France', Société préhistorique française, 2002, (ISBN 2913745105)

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Populations asianiques[modifier | modifier le code]

Les Asianiques sont des peuples antiques originaires de l'Asie antérieure qui n'étaient ni des populations sémites ni indo-européennes. Ils ont apporté avec eux les techniques de l’agriculture, de l’élevage et de la céramique. Ces populations semblent avoir constitué le fond permanent de peuplement de l'Occitanie[20]. En 2500 av. J.-C., la population de la future Occitanie est déjà très dense, estimée à environ 3 millions d'individus[20].

Les Cardiaux[modifier | modifier le code]

Les Cardiaux ont peuplé les côtes méditerranéennes et atlantiques.

Les Cardiaux franco-ibériques[modifier | modifier le code]

Les Cardiaux franco-ibériques sont un sous-groupe de cardiaux qui se sont développés dans la péninsule Ibérique, l'Occitanie et plus au nord jusqu'à la Loire.

  • Les Thénaciens sont un sous-groupe de cardiaux franco-ibériques: lorsque des tribus de chasseurs-collecteurs mésolithiques de la région entre le Massif central et les Pyrénées (les Tardenoissiens et les Castelnoviens) ont été en contact avec les Cardiaux, ils ont créé la civilisation péri-cardiale de Roucadour. Puis ils ont été influencés et acculturés par les Cardiaux Montbolo venant du sud. Ils ont reculé dans le nord de l’Aquitaine devant les Mégalithiques ainsi que devant les Chasséens occidentaux de Bougon-Luxé.
    • Les Artenaciens descendent de Thénaciens mêlés de Chasséens du Quercy, ils vont repousser les Indo-européens de « Charente-Isle-Dordogne » et « Seine-Oise-Marne ». Puis les Indo-Européens celtes venus de la région de Hollande vont descendre vers le sud et les soumettre[réf. nécessaire].
      • Les Aquitains, non celtisés, sont considérés comme les descendants directs des Artenaciens.
  • Les Chasséens sont des cardiaux franco-ibériques de Provence qui sont unis vers 3800 av. J.-C. pour fonder la civilisation de Chassey.
  • Peuples mégalithiques

Les mégalithiques sont des peuples cardiaux venus des côtes atlantiques.

Naissance de peuples autochtones[modifier | modifier le code]

La fixité des populations d'origines préhistoriques et néolithiques constituent toujours aujourd'hui la base du peuplement de la région ibéro-occitane[21]. De ces populations d'origines naitront des peuples indigènes. On trouve en Europe, un premier groupe de peuples préceltiques généralement appelés Ibères regroupant les Cynésiens, les Turdétans, les Mastianis, les peuples de la civilisation ibérique (Ibères, au sens strict), les Vascons, les Aquitains, les Ibéroligures et les Ligures. Les Ibères étaient les premiers peuples de la péninsule Ibérique et de la région de l'isthme occitan. Après les migrations des peuples celtes, on trouvera dans la région des populations métissées tels que les Celtibères et des Celto-ligures[22].

Les Ibères, au sens strict[modifier | modifier le code]

Aire de la civilisation ibérique.

La civilisation ibérique est originaire du sud de la péninsule. Elle s’étendit vers la Catalogne et la côte méditerranéenne occitane (la future Septimanie), en une expansion rapide comme l’avait été son apparition. Les Ibères sont un groupe de peuples qui selon les sources classiques (Hécatée de Milet, Hérodote, Strabon, Avienus, etc.) sont identifiés sur la côte orientale de la péninsule Ibérique : Elisyces, Sordons, Cerrétans, Airénosis, Andosins, Bergistans, Ausétans, Indigets, Castellans, Lacétans, Laiétans, Cossétans, Lergets, Jacétans, Suessétans, Sedétans, Lercavons, Edétans, Contestans, Orétans, Bastétans et Turdétans. Bien que les sources classiques ne soient pas toujours d'accord sur les limites géographiques précises ni sur l'énumération de peuples spécifiques, il semble que la langue soit le critère fondamental qui les identifient comme Ibères. Tandis que les inscriptions de langue ibérique apparaissent largement sur le territoire que les sources classiques ont assigné aux Ibères : la zone côtière qui s'étend du sud du Languedoc-Roussillon à Alicante, qui pénètre dans l'intérieur par la vallée de l'Èbre, dans la vallée de Segura et la haute vallée du Guadalquivir.

Les Aquitains[modifier | modifier le code]

Répartition des peuples aquitains (en noir) au nord des Pyrénées

Les Aquitains appelés aussi Ibéroaquitains ou Proto-Basques occupaient la zone comprise entre les Pyrénées occidentales, la rive gauche de la Garonne et l'Atlantique. C'était donc l'espace triangulaire formé par l'actuel Pays basque français et la Gascogne. Ils étaient liés linguistiquement et ethniquement aux Vascons de langue proto-basque. Les Aquitains vivaient de l'élevage de brebis, de vaches et de chevaux. Ils pratiquaient l'agriculture depuis le néolithique. Ceux qui habitaient les vallées pyrénéennes pratiquaient la transhumance à travers la péninsule ibérique, ceux de l'intérieur de l'Aquitaine protohistorique vivaient de l'agriculture du blé. On sait qu'ils connaissaient la fabrication du fer et le travail de l'or et de l'argent. Ils ne formaient pas une unité politique avant l'arrivée des Romains, ce qui facilitera la victoire des Romains, soit par influence ou menace militaire, soit en écrasant les tribus qui résistèrent. Jules César[23] a remarqué qu'ils s'apparentaient plus à des Ibères (de la péninsule ibérique) qu'à des Gaulois. Les principales tribus étaient:

  • Sibuzates
  • Oscidates
  • Onesii (Luchon).
  • Campanii
  • Tarbelli (Chalosse), avec un centre à Aquae tarbelliae (Dax).
  • Garumni dans le Val d'Aran.
  • Bigerriones (Bigorre).
  • Vernani
  • Tarusates, avec un centre à Tartessium (Tartas).
  • Auscii, les plus nombreux et les plus connus, (Landes, Gers, Hautes-Pyrénées et presque toute la Gascogne) avec un centre à Illiberis (Auch.
  • Elusates en Armagnac.
  • Lactoratenses en Lomagne.
  • Sotiates
  • Cocosates
  • Boii
  • Vesates
  • Covenae, avec un centre à Lugdunum Convenarum. (Saint-Bertrand-de-Comminges)

Les Ligures[modifier | modifier le code]

Peuples en Europe à l'époque de l'expansion celtique au IIIe siècle av. J.-C.. Le territoire ligure a déjà largement régressé par rapport à l'époque néolithique.

Les Ligures (en grec Λιγυες, en latin, Ligures < *Liguses) sont un peuple protohistorique d'Europe. D'après Plutarque, ils se nommaient eux-mêmes Ambrōnes, ce qui signifierait « peuple de l'eau ». Les Ligures sont localisés par les auteurs latins dans le Sud des Alpes françaises et italiennes, ainsi que dans le Nord-Ouest des Apennins. Ils attestent également qu'ils auraient jadis occupé un territoire beaucoup plus grand : en Italie (Piémont, Toscane, Ombrie, Latium) et vers l'ouest (en Provence et dans le Languedoc, voire dans la péninsule Ibérique). Avienus, dans sa traduction en latin d'un vieux récit de voyage, probablement marseillais, qu'on peut dater de la fin du VIe siècle av. J.-C., indique que les Ligures se seraient jadis étendus jusqu'à la mer du Nord, avant d'être repoussés par les Celtes jusqu'aux Alpes. Avienus situe également Agde à la limite du territoire des Ligures et de celui des Ibères[24]. Leur territoire sera infiltré petit à petit par des Celtes venus du nord. Les échanges économiques ont favorisé une ibérisation de régions du Sud. Des Grecs ioniens se sont installés sur la côte méditerranéenne. Les ligures seront par la suite dominés par des Italiques venus du nord de la péninsule italienne. Puis ils seront définitivement soumis par les Latins romains. Les Ligures, progressivement acculturés par ces différentes populations, disparaitront alors entièrement en tant que peuple.

Populations indo-européennes[modifier | modifier le code]

Carte représentant la migration proposée des peuples des indo-européens entre 4000 et 1000 av. J.-C. selon l'hypothèse kourgane.

Les Indo-Européens sont un ensemble de peuples d'Eurasie originaires de la steppe pontique ou d'Anatolie.

Aire occupée par la steppe pontique
Péninsule anatolienne.

Culture campaniforme[modifier | modifier le code]

Aire approximative de répartition géographique de la culture campaniforme

Civilisation des champs d'urnes[modifier | modifier le code]

Diffusion des Champs d'urnes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • (en) Bernard Dedet, 'Les enfants dans la société protohistorique: l'exemple du Sud de la France', École Française de Rome, 2008, (ISBN 2728308128)

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les marchands méditerranéens[modifier | modifier le code]

Les Phéniciens[modifier | modifier le code]
Les Étrusques[modifier | modifier le code]
Voir aussi[modifier | modifier le code]
  • (de) Luciana Aigner-Foresti, 'Zeugnisse etruskischer Kultur im Nordwesten Italiens und in Südfrankreich', Verlag Der Österreichischen Akademie Der Wissenschaften, 1988, (ISBN 3700113854)
Les Grecs[modifier | modifier le code]
Le monde grec antique, vers 550 av. J.-C.

Les grecs phocéens s'installent sur les côtes méditerranéennes vers 600 av. J.-C. Ils fondent les comptoirs de Marseille, Nice, Antibes, Agde et Emporion (Empúries, en Catalogne), sans chercher à s'implanter dans l'arrière-pays. Ils amènent avec eux une brillante civilisation commerciale et urbaine et n'essaieront pas de soumettre les populations indigènes.

Les Celtes[modifier | modifier le code]

Expansion celtique :
  •      Cœur de la civilisation de Hallstatt avant 500 av. J.-C.
  •      Expansion celtique maximum au IIIe siècle av. J.-C.

Vers 400 av. J.-C. les Gaulois, une aristocratie guerrière, envahissent et occupent quasiment toute la Gaule transalpine. Ils deviennent les maîtres incontestés du pays, tout en respectant les mœurs et la langue des autochtones. L’Aquitaine antique (Gascogne) a reçu des Protoceltes de civilisation hallstatienne, mais les Celtes de la civilisation de La Tène ne se sont installés que sur les marges de la zone occupée par les Aquitains (Agen, Bordeaux, rives nord de la Garonne). L'occupation gauloise durera au plus trois siècles dans certaines régions, jusqu'à l'arrivée des Romains. Les Romains ont appelés indistinctement gaulois des peuples d'ethnie celte et des peuples réputés celtes tels que les populations métissées Celtibères et Celto-ligures.

Hégémonie des Arvernes du Massif central à la Méditerranée au IIe siècle av. J.-C.
La confédération éduenne, alliée des romains et ennemi des Arvernes.
Tribus celto-ligures et celto-ibériques de Provence.
Localisation et migrations des Volques en Europe

Les Volques ou Volcae ou Volces[25] sont des populations de culture celtique et ibérique[26]. Ils se divisent en Volques Arécomiques et en Volques Tectosages.

Les Italiques[modifier | modifier le code]

Les Romains[modifier | modifier le code]

L'occupation romaine est précoce et dura entre cinq et sept siècles. Les peuples indigènes et les gaulois disparaissent en tant que peuples tant la romanisation est profonde. La langue des Romains s'impose en tant que langue universelle. Ce sera le cas aussi de leurs mœurs, leur droit, leurs religions, leur culture qui a assimilé l'héritage hellénistique, ainsi que leur philosophie et leurs idées. Les habitants de la région seront tellement assimilés aux Romains qu'Ausone, formé à Bordeaux et à Toulouse, est devenu le précepteur du fils de l'empereur Valentinien. Pendant une longue période de Pax Romana, ce qui sera l'Occitanie a tenu un rôle privilégié comme relais d'expansion vers le Nord de la civilisation méditerranéenne.

La République romaine[modifier | modifier le code]
Rome (en violet) vers 220 av. J.-C.

Une première colonie romaine s'implante sur la côte méditerranéenne à l'époque de la République romaine.

Expansion romaine en Narbonnaise (en orange), env. 100 av. J.-C.

La Narbonnaise fut rapidement intégrée. L'empereur Auguste, en 22 av. J.-C., lui donne le statut de « province sénatoriale » pour souligner sa « romanité ». Elle a aussi été appelée la Provincia (mot qui a donné « Provence »).

Article détaillé : Gaule narbonnaise.
La république romaine (en jaune) avant la conquête des Gaules en -58 av. J.-C..
La guerre des Gaules[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Guerre des Gaules.
Gaule transalpine : les trois ethnies celtes ainsi que les Aquitains avant la guerre des Gaules. Les habitants de la Narbonnaise étant déjà considérés à cette époque comme membres de la patrie romaine.
L'Empire romain[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Empire romain.
Organisation administrative entre les Ier et IIIe siècles apr. J.-C.
Le Haut-Empire romain[modifier | modifier le code]

La Gaule aquitaine n'était pas encore considérée comme « province du peuple romain » comme la Gaule narbonnaise. C'était une province impériale qui fut conquise par Jules César, en 55 av. J.-C..

Article détaillé : Gaule aquitaine.
L'Empire des Gaules[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Empire des Gaules.
En vert, l'Empire des Gaules en 271 ap. J.-C.
L'antiquité tardive[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Diocèse de Vienne (Empire romain).
Le diocèse de Vienne, env. 300 ap. J.-C.
Empires romains d'Orient et d'Occident après la partition définitive en 395 EC.
Le diocèse des sept provinces, env. 400 ap J.-C.

Après une division de l'Aquitaine et de la Narbonnaise, la région occitane pris le nom de Diocèse des Sept Provinces : deux Aquitaines (Aquitaine première et Aquitaine seconde), deux Narbonnaises, la Novempopulanie, la Viennoise et les Alpes-Maritimes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]
  • (fr) Christine Delaplace, 'Aux origines de la paroisse rurale en Gaule méridionale (IVe – IXe siècles)', Éditions Errance, 2005, (ISBN 287772302X)
  • (en) James Bromwich, 'The Roman Remains of Southern France: A Guide Book', Routledge, 1993 (édition révisée en 2013), (ISBN 1135629560)

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premiers barbares[modifier | modifier le code]

Itinéraires empruntés par les envahisseurs durant les Grandes invasions.
Tribus germaniques
     Angles et Saxons
     Francs
     Goths
     Wisigoths
     Ostrogoths
     Huns
     Vandales
Empire Romain
     Empire romain d'Occident
     Empire romain d'orient

Les Goths[modifier | modifier le code]

Le périple des Wisigoths en Europe.
Les royaumes des Ostrogoths et des Wisigoths, Ier – Ve siècles.
Royaume des Wisigoths (en rose) et Empire romain occidental (violet) vers 450 apr. J.-C.
Royaume wisigoth de Toulouse[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Royaume de Toulouse.
Les États de Gaule en 481 apr. J.-C.
Royaume wisigoth de Toulouse vers 500 apr. J.-C.
Évolution du royaume Wisigoth jusqu'au VIe siècle :
  •      Royaume originel de Toulouse
  •          Extension au Ve siècle
  •      Territoire perdu à Vouillé en 507
  •      Conquête du royaume suève en 575

Après avoir vaincu les Romains en 410, les Wisigoths s'installent dans la région et font de Toulouse leur capitale. Leur immense royaume dessine les contours de ce qui sera l'Occitanie. Le royaume Wisigoth est l'un des plus vastes État d’Occident de cette époque. Il s’étendra à son apogée de la Loire à Gibraltar avec Toulouse pour capitale, puis ultérieurement Tolède. Ils conservent la langue latine et les lois d'État, maintiennent la vie urbaine et les institutions, ainsi que l'essentiel des mœurs latines. Un code de lois promulgué le 2 février 506 à Aire-sur-l’Adour, le « Bréviaire d’Alaric », rassemble l’essentiel du droit romain. Il servira de base au droit en Occitanie jusqu’à la Révolution française et son influence est encore importante au sein de plusieurs États occidentaux actuels.

Consile d'Agde[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Concile d'Agde.
Le concile d'Agde en 506

Le métropolitain d'Agde convoqua les évêques et les grands au concile d'Agde (10 septembre 506) selon l'ordre et la permission du roi wisigoth Alaric II afin de préciser les rapports entre le roi arien et le clergé catholique[27]. Cependant cette question ne fût pas traitée à ce moment et remise à plus tard[27]. En 506, le concile général d'Agde définit le rite selon lequel tout chrétien doit recevoir la communion 3 fois par an: à Pâques, à la Pentecôte et à Noël.

Septimanie[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Septimanie.
La Septimanie en 537.
Royaume des Wisigoths vers 700 apr. J.-C. La Septimanie se situe au Nord-Est

La Septimanie wisigothique est l’époque pendant laquelle la Septimanie a été gouvernée par des rois Wisigoths de 507 jusqu'à 720.

Le roi Geisalic (507-510) a maintenu la Septimanie avec l'aide du roi Ostrogoth Théodoric le Grand, mais fut finalement détrôné par son neveu Amalaric (510-531), qui dut céder Narbonne aux Francs. Les rois suivants furent Theudis, Theudigisel, et Agila Ier et Athanagild de 531 à 567. Liuva Ier (567-573), duc de la Narbonnaise, associa au trône de la Septimanie son frère Léovigild. À sa mort, la Septimanie passa à son neveu Récarède Ier (573-601), qui gouvernait la région au nom de son père jusqu'à 586, date de son couronnement comme roi de toute l’Hispanie. En 587 il se convertit au catholicisme et récupéra Carcassonne, mais en 588 il réprima une révolte en Septimanie. Les rois suivants de 601 à 621 furent Liuva II, Wittéric, Gundomar, Sisebut et Récarède II. Le roi Sisenand (631-636) était le duc de la Septimanie durant le règne de Swinthila, et un autre roi, Tulga fut le comte de Razès. Le roi Wamba (672-680) a expulsé les Juifs de la Septimanie après avoir maté la rébellion du duc Paul, qui s’était proclamé roi de la Septimanie et de la Tarraconaise (c’est la première et la seule souveraineté proclamée sur les territoires catalan et occitan). Après les règnes d'Ervige, de Égica, et de Wittiza (680-710), pendant lesquels commence le déclin du royaume wisigoth : Agila II (710-713), fils de Wittiza, domine la Narbonnaise et la Tarraconaise. Il affronta Rodéric, roi de Cordoue qui avait déposé son père. En 711, celui-ci pactisa avec le chef berbère Tariq ibn Ziyad, mais le général Moussa Ibn Noçaïr lui prendra ses possessions en 712. Puis, il adopta le nom de Romulus, abandonna la Septimanie et gouverna jusqu'en 719 sous le règne d’Al-Hurr ibn Abd al-Rahman al-Thaqafi le valiat en tant que chef de la communauté chrétienne. En 713 les nobles couronnèrent Ardo (713-720) comme roi des Wisigoths, mais il céda peu à peu l’Aragon, Valence (718) et le Roussillon (720). Il est mort en défendant Narbonne contre les Arabes. Les musulmans occupent aussi la Septimanie à sa mort.

L'occupation sarrasine de la Septimanie[modifier | modifier le code]

Les chroniques de Moissac et d'Aniane situent la conquête d’Arbuna (Narbonne) à la fin de 719 par Al-Samh ibn Malik al-Khawlani. Les défenseurs ont été exécutés et ceux qui ont été capturés ont été amenés en captivité à Al-Andalus. Une garnison arabe d’élite a été établie dans la ville sous les ordres d'Ibn Ammar. En 721, le wali assiège Toulouse. La ville est secourue par Eudes d'Aquitaine et Al-Samh ibn Malik al-Khawlani y laisse la vie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]
Marquisat de Gothie[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Marquisat de Gothie.

Voir aussi : Royaume Wisigoth

Les Burgondes[modifier | modifier le code]

Le royaume burgonde dans la deuxième moitié du Ve siècle

Le royaume burgonde fut l'État formé par le peuple germanique des Burgondes (appelés ultérieurement Bourguignons) dans le bassin du Rhône : à l'Est et au Sud-Est de la France moderne et dans l'Ouest de la Suisse. Cet État s'appela Provence à sa fondation bien que la Provence maritime n'en fît pas partie. Le mot provenant de la « province » romaine (Narbonnaise puis Viennoise). Par conséquent, le nom correct est royaume burgonde (ou royaume des Burgondes) ou, parfois, premier royaume de Bourgogne pour le distinguer du second royaume (le royaume Franc de Bourgogne ou royaume mérovingien de Bourgogne) et des royaumes suivants (royaume de Bourgogne Transjurane et le royaume de Provence).

La Province romaine a été divisée en trois domaines: soit entre les Wisigoths, les Burgondes au nord jusqu’à la Durance et aux Ostrogoths au-delà de l’Isère. Après la défaite et la mort du chef burgonde Gondicaire (411-436) à Worms par la faute d'Attila, son successeur, Gondioc (435-463), a dirigé le peuple sous la forme de foedus et a obtenu du romain Aetius la Sapaudia (Savoie), avec comme capitale Genève. Peu à peu, le royaume continuera à s’agrandir en suivant les cours de la Saône et du Rhône, avec comme territoire le Dauphiné et la Provence du Nord, dominant ainsi l’Occitanie orientale. Son frère, Chilpéric Ier de Bourgogne (463-476/480), a dû affronter les Wisigoths pour préserver le royaume. Son successeur, Gondebaud (476-516) a résisté à Clovis (allié à son frère Godégisile) et a attaqué l'Italie. Il a également compilé les lex Burgundionum. Sigismond (516-523) s’est converti au christianisme en l’an 500 et fut canonisé plus tard. Allié avec les Francs, il a arraché l'Auvergne aux Wisigoths. Son successeur Godomar III (523-532) bat les Francs en 524 à Vézeronce, mais il est finalement vaincu à Autun en 532. Puis il fut renversé et le royaume fut occupé par les Francs.

Voir aussi: Burgondes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Les Francs saliens (époque mérovingienne)[modifier | modifier le code]

Campagnes franques en Aquitaine (507-509)
Les royaumes francs à la mort de Clovis (511)
Le premier royaume d'Aquitaine en 584-585
Les royaumes francs en 587
Le regnum francorum (royaumes francs) et le royaume d'Aquitaine en 628
Le regnum francorum et l'Aquitaine/Gascogne à l'avènement de Charles Martel (714). Le vaste duché d'Aquitaine (jaune) était indépendant des royaumes francs.

Les Francs éliminent les Wisigoths après les avoir vaincu en 507, près de Poitiers. Incapables de se maintenir en permanence dans la région, ils apporteront peu d'influences nordiques.

«  L'Aquitaine wisigothique trop tôt conquise encore, reste indivise : elle commençait une histoire autonome de dix siècles  »

— Histoire Universelle, Larousse, Tome I, p. 179

À la suite de la victoire contre les arabes à Poitiers en 732, les Francs envahissent l'Aquitaine.

«  Charles Martel [...] brula Avignon [...], démantela Agde, incendia Béziers, ruina Maguelonne et mit le feu aux portes et à l'amphithéâtre de Nîmes.  »

— Charles Nodier, Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France: le Languedoc, 1833, p.14

Les Vascons[modifier | modifier le code]

Le duché de Vasconie (en rouge), le duché d'Aquitaine (en saumon), les domaines musulmans (en vert).
Carte de la Vasconie et de l'Aquitaine en union personnelle durant Eudes « le Grand » (710-740).
Article détaillé : Vascons.
Article connexe : Vasconie.

Les Vascons étaient un peuple antique romanisé, originaire du Sud des Pyrénées (province romaine Tarraconaise - Région actuelle de la Navarre). En 582 une partie de leur pays (dont Pampelune) fut occupée par les Wisigoths. De par leur nombre et leur puissance, les Vascons ont unifié la région en créant la Vasconie.

Les Arabo-berbères[modifier | modifier le code]

Conséquences de l'expansion musulmane des VIIe et VIIIe siècles sur les voies commerciales et les royaumes européens.
  •       voies commerciales avant la prise de contrôle de la Méditerranée par les Musulmans : l'axe rhodanien permet de commercer sur les bassins de la Seine et de la Loire.
  •       voies commerciales au VIIIe siècle : le trafic évite la Méditerranée occidentale et passe par l'Adriatique, le Pô, le Rhin et la Meuse.
  •      Empire musulman
  •      Empire byzantin
  •      Pippinides
  •      Lombards
Carte politique en 760 et batailles des armées d'Al Andalus.
Extension maximale des armées musulmanes au nord (VIIIe siècle).
Les royaumes chrétiens face à l'empire almohade en 1210, période d'al-Andalus dite de la conquête almohade.

En 711 des troupes berbéro-musulmanes venues d'Afrique du Nord[30] commandées par Tariq ibn Ziyad conquièrent la péninsule Ibérique et le royaume wisigoth s’effondre. La Septimanie, partie la plus septentrionale du royaume et correspondant actuellement aux départements des Pyrénées-Orientales, de l’Aude, de l’Hérault et du Gard, est conquise peu après.

En 719 la ville de Narbonne devient Arbûna, le siège d'un wâli pendant quarante ans, capitale d'une des cinq provinces d'al-Andalus, aux côtés de Cordoue, Tolède, Mérida et Saragosse. Les musulmans laissèrent aux anciens habitants, chrétiens et juifs, la liberté de professer leur religion moyennant tribut[31]. Une fois Narbonne conquise et érigée en base opérationnelle, les musulmans cherchèrent à étendre leurs conquêtes et notamment à prendre Toulouse mais le gouverneur Al-Samh ibn Malik al-Khawlani est vaincu par Eudes d'Aquitaine, duc d'Aquitaine et de Vasconie en 721 lors de la bataille de Toulouse. Venue d’Espagne, l’armée d’El-Samah subira une cuisante défaite qui a été déterminante pour stopper l’expansion arabo-musulmane en Europe occidentale[32].

Malgré sa victoire de Toulouse, le vice-roi Eudes d'Aquitaine[29] est toujours aux prises avec les musulmans de Septimanie. Il s’allie à un prince berbère nommé Munuza et lui accorde la main de sa fille. Cette alliance pacifique déplut au gouverneur d'Al-Andalus. Abd al-Rahman ordonna à un de ses généraux, Gedhi-Ben Zehan, de marcher contre Munuza. Ce dernier est battu en Cerdagne. Profitant de cet affaiblissement, le duc d’Austrasie Charles Martel attaque sans cesse les terres d’Eudes qui est obligé de masser l’essentiel de ses forces sur la Loire[33].

En 732, une expédition punitive est organisée par Al-andalus Abd el Rahman. La troupe comprend des Arabes (venus d’Arabie et Syrie), des Berbères islamisés d’Afrique du Nord et des soldats recrutés en Espagne. Il s’agit plus d’une razzia que d’une volonté d’occuper le terrain[33]. La progression musulmane repart de la Septimanie vers l’Auvergne et vers Bordeaux. Affaibli, Eudes est battu à Bordeaux. Il appelle à l'aide son ennemi Charles Martel et a reçu la réponse laconique qu'il avait trahi le christianisme quand il a fait un traité avec les Arabes. La seule solution possible résidait dans sa soumission à l'autorité de Charles Martel, c'est ce qu'il fit[34].

La défaite d'Eudes fut l'occasion idéale d'attaquer l'armée affaiblie d'Abd al-Rahman, qui avait également subi des pertes à Bordeaux. La dynastie carolingienne qui dirige depuis peu le royaume des Francs réagit. Charles Martel arrête la relativement petite force arabo-musulmane en 732 lors de la bataille de Poitiers. Abd al-Rahman a été tué dans cette escarmouche. Cette histoire prit par la suite des proportions héroïques grâce aux enjolivements des chroniqueurs, dont les versions se sont maintenues à travers les siècles[34].

En 759, Narbonne fut reprise par Pépin le Bref après un siège de sept ans, les Sarrasins y étant soutenus par les derniers Goths locaux, islamisés[35] hostiles à la conquête franque[36]. Pépin le Bref acheva la conquête de la Septimanie et l’islam reflua progressivement de Gaule pour s’implanter durablement dans la péninsule Ibérique avec le puissant émirat de Cordoue.

Son fils Charlemagne fait la conquête de la Catalogne en 801 mais cette reconquête ne met pas un terme à la présence musulmane en Gaule. Jusqu’au début du XIe siècle le Languedoc et la Provence subissent des raids par terre et par mer. Les musulmans essaieront de reprendre Narbonne en 793, 841 puis en 1020 mais échoueront à chaque fois. L'établissement musulman du Fraxinet dans le massif des Maures se maintiendra pendant un siècle jusqu’en 972.

Voir aussi[modifier | modifier le code]
  • (fr) Alem Surre-Garcia, 'Au-delà des rives, les Orients d'Occitanie: de la fondation de Marseille à l'expulsion des Juifs du royaume de France', Les Lieux de la tradition, ISSN 1627-7171, Éd. Dervy, 2005

Les Francs austrasiens (époque carolingienne)[modifier | modifier le code]

Carte de l'expansion de l'empire franc, entre 481-751 (mérovingiens) et 751-814 (carolingiens)
L'empire franc à son expansion maximale en 814 sous Charlemagne (vert foncé).

«  Jamais les Francs (de Dagobert à Charlemagne) ne franchirent la Loire pour s'installer sur le territoire d'un peuple peu enclin à comprendre les hommes du Nord  »

— Histoire Universelle, Larousse, Tome I, p.186

Royaume d'Aquitaine[modifier | modifier le code]
Carte de l'empire de Charlemagne après le partage de 806.
  •      Le royaume d'Aquitaine et ses dépendances.

Soucieux de l'insoumission vasconne et de l'hostilité aquitaine[37], Charlemagne crée un nouveau royaume d'Aquitaine en 781. Il nomme son fils Louis le Pieux à sa tête. Ce nouvel État comprenait l'Aquitaine proprement dite (région entre Garonne et Loire ainsi que le Massif central) et la Vasconie. Charlemagne considérant qu'il était le seul à pouvoir porter le titre d'empereur de par ses mérites personnels, prépare en 806 un nouveau projet de partage de son empire entre ses trois fils autour d'identités fortes[38]. La Marche d'Espagne, la Septimanie et la Provence sont inclus dans le royaume d'Aquitaine.

Partage Nord-Sud de l'empire carolingien[modifier | modifier le code]
Le royaume d'Aquitaine de Pépin Ier (en orange) en 828.
Les Royaumes francs après le partage de Verdun en 843 entre les petits-fils de Charlemagne (les fils de Louis le Pieux).
  •      Royaume de Charles le Chauve
  •      Royaume de Lothaire
  •      Royaume de Louis le Germanique
L'empire carolingien en 880.

Le projet de grand royaume d'Aquitaine ne verra pas le jour à la suite de la mort précoce des deux frères de Louis le Pieux. Celui-ci devient l'unique héritier de l'empire de Charlemagne. Souhaitant assurer la cohésion et l'unité de l'empire carolingien après sa mort, Louis le Pieux promulgue le capitulaire Ordinatio Imperii en 817 qui règle à l'avance la succession entre les trois fils de sa première femme. L'aîné, Lothaire Ier, est proclamé empereur et partage avec son père l'exercice du pouvoir. Pépin Ier d'Aquitaine, subordonné à son frère Lothaire, reçoit le royaume d'Aquitaine, tandis que Louis le Germanique, également subordonné à son frère, reçoit le royaume de Bavière. Louis le Pieux aura un nouveau fils en 823 avec sa nouvelle épouse Judith de Bavière : Charles II le Chauve. Cela va remettre en cause le partage prévu entre ses trois premiers fils. Lothaire fait valoir sa position d'empereur, ce qui rend jaloux ses deux autres frères qui s'unissent contre lui. Subissant une écrasante défaite, Lothaire accepte de traiter. L'empire est partagé en trois royaumes sur un axe nord-sud au traité de Verdun en 843. Les nouvelles règles de partage équitable des terres entre les héritiers, la montée en puissance des seigneurs féodaux et les attaques des Vikings conduiront au morcellement de l'empire carolingien.

Les Scandinaves : Vikings et Normands[modifier | modifier le code]

Expansion viking et normande du VIIIe au XIe siècle.
NB la couleur jaune en Angleterre et dans le sud de l'Italie résulte d'une confusion entre les Vikings / Normands de Normandie
  •       Voies commerciales Vikings.
  •      Territoires contrôlés par les Vikings.
  • Les Scandinaves organisèrent leurs propres voies commerciales.

Toutes les régions d'Occitanie, même celles de l'intérieur des terres ont été touchées par les raids des Vikings.

Les Hongrois[modifier | modifier le code]

Les principales expéditions magyares au Xe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • (fr) Jean Penent, 'Occitanie: l'épopée des origines : de l'antiquité à l'an mil', Cairn, 2009
  • (fr) Michel Zimmermann, 'Les sociétés méridionales autour de l'an mil , répertoire des sources et documents commentés', CNRS éditions, 1992, (ISBN 2222047153)

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Division territoriale de l'espace occitan vers 1030.

À la suite de la dislocation de l'Empire de Charlemagne, on assiste à l'émergence de dynasties comtales[39] avides de se pousser au premier plan. Du IXe au XIIIe siècle, l'Occitanie a subi un enchevêtrement de différentes allégeances. L'autorité franque sur cette région est restée purement nominale[40]. Malgré cela, l'Occitanie est restée unie par une culture commune qui se jouait des frontières politiques, en perpétuels mouvements, et a pu développer une civilisation originale et raffinée.

En plus des rapports de forces entre dynasties, l'Occitanie était partagée entre différentes mouvances. À l'Est, la Provence fut rattachée au royaume de Bourgogne puis au Saint-Empire romain germanique. À l'Ouest, la Vasconie devenue duché de Gascogne a joui d'une totale indépendance. Tandis que les comtés occitans de Poitiers à Barcelone et de Bordeaux à la frontière de la Provence étaient autonomes (voir carte de la mosaïque des comtés occitans autour de l'an Mil). Ils faisaient virtuellement[41] allégeance au Regnum Francorum, futur royaume de France[42].

Des tentatives d'unification politique ont eu lieu, surtout entre le XIe et le XIIIe siècle, mais n'ont pas abouti à une unité étatique. Plusieurs familles régnantes locales se sont affrontées ou soutenues dans cette démarche d'unification[43],[44].Les ducs d'Aquitaine, les comtes de Foix, les comtes de Toulouse et les rois aragonais ont rivalisé dans leurs tentatives de contrôler les différents pays de l'Occitanie[45].

Les dynasties les plus puissantes furent issues de Vasconie, d'Aquitaine, de Toulouse, de Provence et de la Catalogne.

La civilisation des troubadours[modifier | modifier le code]

Article connexe : Troubadour.
Guilhem VII de Peitieus, premier troubadour connu

Les troubadours, originellement membres de la haute noblesse occitane ont développé une subtile philosophie amoureuse. Leur influence a fortement contribué à transformer les mœurs des sociétés occidentales. En effet, l'amour prôné par les troubadours, tel que conçu aujourd'hui, est très différent des mentalités européennes de l'époque. L'Occitanie apparait alors comme un espace culturel original ouvert aux influences orientales et aux échanges économiques avec le monde méditerranéen, en particulier avec l'Italie. C'est une période d'épanouissement de l’art roman et de la langue occitane. Les Républiques urbaines et des libertés communales sont en plein développement. Au niveau des religion, le Judaïsme, le Christianisme, et l'Islam cohabitent sans animosité.

Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle[modifier | modifier le code]

Routes de Saint-Jacques-de-Compostelle

Dès le XIe siècle, l'Occitanie est devenu le cœur des chemins de Compostelle permettant d'effectuer l'un des plus grands pèlerinage de la Chrétienté médiévale.

Établissements extérieurs[modifier | modifier le code]

  •      Comté de Tripoli

En 1102, Raymond IV de Toulouse fonda, lors des croisades, le comté de Tripoli au nord de Jérusalem. Ce n'était pas une colonie au sens moderne du terme, mais plutôt une enclave occitanophone peuplée de gens venus d'Occitanie et d'Italie.

Les colonies vaudoises ont eu une destinée plus longue :

  • en Calabre, les colonies vaudoises ont été établies au cours du XIIIe ou XIVe siècle. Elles ont subi au XVIe siècle une politique de persécution et les survivants ont été regroupés à Guardia Piemontese, où l'occitan est encore parlé de nos jours ;
  • en Allemagne, les colonies vaudoises et huguenotes ont perdu l’usage de la langue dans la première moitié du XXe siècle[47].

Les précurseurs républicains[modifier | modifier le code]

Alors que presque toute l'Europe du Moyen Âge subit la lourde oppression du féodalisme, on assiste à la naissance dans différents endroits de l'Occitanie d'organisations quasi-républicaines et démocratiques[46].

L'Occitanie se caractérise par la présence du droit romain qui le différencie de la Francie, où s'applique le droit germanique importés par les Francs. Le servage n'existe pas et l'agriculteur est libre de négocier le loyer du terrain avec le propriétaire et, en l'absence d'accord, peut aller vivre dans la ville. Entre les nobles et le peuple se forment deux groupes intermédiaires bourgeois: les artisans et les commerçants qui sont organisés en corporations et détiennent le pouvoir citoyen. De nombreux pays ne sont pas soumis à la propriété féodale: ils sont soi-disant Alleu. Une mobilité hâtive des populations due au développement économique ainsi qu'à l'expansion démographique a pour conséquence la création de nouvelles agglomérations rurales ou urbaines dès les XIe et XIIe siècles (sauvetés, castelnaus, bastides et villes franches).

« Les villes du Midi de la France étaient alors (aux XIIe et XIIIe siècles) très peuplées et très riches. Toulouse était la troisième ville d'Europe après Venise et Rome »

— Fernand Niel, Albigeois et Cathares, Paris, PUF, Que Sais-je?, p.67-68

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Les villes bénéficient de libertés et des privilèges: dotés du pouvoir d'auto-gouvernement et se fédérant parfois avec d'autres communes en contadi (Marseille et les centres à proximité, Toulouse et les villes voisines sur un rayon d'environ 50 km) et en symmachies (Marseille, Arles, Avignon et Tarascon). Le long des Pyrénées et des Alpes des communautés s'organisent elles-mêmes, jouant parfois des antagonismes entre des puissances locales. Les seigneurs féodaux respectent leurs pouvoirs et se contentent d'une souveraineté formelle. Les fors de Béarn qui remontent aux années 1080 représentent la plus ancienne législation écrite en France[47], il s'agissait autant d'une charte politique que d'un code de justice dont même le souverain du Béarn ne pouvait se défaire. Le 6 janvier 1189, exactement 600 ans avant Paris, Toulouse fait sa Révolution bourgeoise et devient dès lors une République[48]. Les Toulousains se révoltant, Raimond V abandonne ses prérogatives au profit de la municipalité élue. L'autorité des consuls devient totalement indépendante de celle du comte. Celui-ci conserve le droit de frapper sa monnaie et de lever des troupes dans la ville si les intérêts des Toulousains sont directement menacés.

« Toulouse a été libre, de plein droit, et le sera sans fin. »

— Délibération des Capitouls, Dimanche 8 septembre 1295 La république de Toulouse

« Les comtes [de Toulouse] ont donc la grande ville, qui est pour eux à la fois une force et une faiblesse. Elle leur vaut d'importants revenus ; elle est une vraie capitale, plus puissante, et plus rayonnante que Paris. Mais elle est habitée par une bourgeoisie opulente, qui s'est donnée ses propres institutions et, en fait, le comte n'est maître de Toulouse qu'autant que les bourgeois le veulent bien. Il faut donc se représenter Toulouse comme une libre République, en tout semblable aux Républiques italiennes de la même époque, mais qui vit dans une paix relative avec le comte ; et c'est là une des grandes originalités de la situation. »

— Jacques Madaule, Le Drame albigeois et l'Unité française, Gallimard, Idées, 1973, p. 27

Une unification possible[modifier | modifier le code]

Dans un contexte de prospérité et d'importance tout autant politique que culturelle, trois pouvoirs occitans, parmi les plus puissants de leur époque peuvent prétendre unifier ce territoire.

  • Le pouvoir poitevin : les comtes de Poitiers ont autorité sur la « Grande Aquitaine » qui s'étend des Pyrénées à la Loire et jusqu'au Massif Central.
  • Le pouvoir catalan : les comtes de Barcelone dirigent leur comté, ainsi que le royaume d'Aragon et le comté de Provence.
  • Le pouvoir toulousain : la Maison de Saint-Gilles contrôle le comté de Toulouse (de Marmande à Avignon) et le marquisat de Provence.

Ces trois maisons rivales sont capables de « rassembler les terres où, maintenant, une ethnie consciente de son identité écrit sa langue toute neuve. »[49]

« Toutes trois sont alors parmi les plus puissantes de l'Europe : elles ont toutes trois une vocation européenne ; elles sont riches ; leurs terres sont bien défrichées par les campagnes de colonisation monastique ; elles sont traversées par les routes des grands pèlerinages, surtout Saint-Jacques-de-Compostelle ; leurs villes, leurs entrepôts, leurs ports, Toulouse, Marseille, Bordeaux, Auch, Bayonne, Beaucaire, Narbonne, Poitiers, Carcassonne, Béziers, Avignon, Saint-Gilles, Fréjus, Saragosse, Barcelone, sont parmi les plus actifs et les plus brillants. Attirantes, bien urbanisées, ces terres sont, comme la Sicile, l'objet de la convoitise des puissances ambitieuses que sont la royauté française et l'Empire. »

— Réalités de l'Occitanie, p. 27

C'est au moment où ces régions sont les plus florissantes que s’abat la Croisade contre les Albigeois aboutissant à leur ruine, entamant ainsi un processus de déclin.

La croisade des Albigeois[modifier | modifier le code]

Couronne d'Aragon et comté de Toulouse avant le début de la croisade des barons en 1209.
Carte de la croisade des Albigeois à la date de la bataille de Muret en 1213.
Schéma général de la croisade des Albigeois.
Article détaillé : croisade des Albigeois.

Les notions clés de l'éthique occitane moyenâgeuse sont la joi (la joie de vivre et la sublimation érotique), le paratge (respect de l’autre, égalité de tous les membres d'un groupe social), la mercé (tolérance), la larguesa(ouverture d'esprit), le prètz (la noblesse de cœur), la convivéncia (vivre ensemble en harmonie) et la fin'amors (amour parfait). L'ouverture culturelle, l'originalité, la tolérance de cette communauté, ainsi que l'absence de contact avec les universités catholiques du nord, permettra la propagation de l'hérésie cathare.

Sous prétexte de mettre fin à cette hérésie, la croisade des Albigeois fut le point de départ d'une série d'annexions à la France de la plupart des provinces et royaumes occitans.

La guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

Les prémisses de la guerre[modifier | modifier le code]
Carte politique de l'Europe en 1199.
  •      France
  •      Angleterre
  •      Provence
Carte montrant les territoires Plantagenêt
Les terres continentales de l'Empire Plantagenêt à la fin du XIIe siècle.

Les luttes entre Plantagenêts et Capétiens ont commencé bien avant la guerre de Cent ans. La guerre de Cent Ans sera la continuation de ces affrontements entre Plantagenêts et Valois

Les domaines d'Aliénor d'Aquitaine sont apportés au domaine royal français par son mariage le avec le futur roi de France Louis VII. Ce mariage permit au domaine royal français de presque tripler. À la suite de leur divorce, Aliénor d'Aquitaine retire sa dot au roi de France: soit la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, le Limousin, l’Angoumois, la Saintonge et le Périgord.

Aliénor d'Aquitaine se remarie en 1152 avec Henri II Plantagenêt, comte d'Anjou, duc de Normandie et futur roi d'Angleterre. Le duché d'Aquitaine et le comté de Poitiers sont apportés en dot, renversant ainsi le rapport des forces entre les souverains Capétiens et Plantagenêts.

Appliquant les règles du système féodal et désirant ôter aux Capétiens tout prétexte d'agression, les Plantagenêts ont périodiquement renouvelé l'hommage qu'ils doivent à leur suzerain pour leurs terres d'outre-mer. Cependant la royauté française n'hésita pas à accepter l'hommage de différents prétendants pour affaiblir le souverain régnant en Angleterre.

À la suite de la croisade des Albigeois, les rois de France parvinrent à annexer des terres centrales de l'Occitanie. Les titres des anciens domaines n'étant plus valables, il fallut donner un nom à ces nouveaux territoires royaux au sud de la Loire. Les capétiens ont créé le nom d' »Occitania » en latin, à partir de la particule « Òc » (oui en occitan) et de « Aquitania » (Aquitaine). Ce qui semble marquer une revendication de la prestigieuse Aquitaine par le pouvoir royal.

Au cours du XIIIe siècle, les capétiens annexent une grande partie de l'Aquitaine :

Espérant récupérer la couronne anglaise grâce au soutien de Philippe II Auguste, Jean sans Terre prête hommage en 1193 à Philippe mais Richard Cœur de Lion reprend sa place de roi.

Succédant à Richard en 1199, Jean sans Terre fournit involontairement aux Capétiens le prétexte juridique qui leur permettra de réclamer leurs fiefs continentaux lorsque les circonstances s'avéreront favorables. Il a été déshérité le 28 avril 1202 par les barons composant la cour de France parce que « lui et ses ancêtres avaient négligé de faire tous les services dus pour ces terres […] ». Jean sans Terre perd le Poitou (1205)[50] puis l'Auvergne (1210)[51] face à Philippe II Auguste.

Le roi Louis VIII de France porte la guerre en Guyenne : Il prend La Rochelle, la Saintonge, le Limousin et le Périgord. Bordeaux et la Gascogne résistent. Les pertes sous Henri III d'Angleterre ne seront rendues aux Plantagenêts par le traité de Paris en 1258 qu'en échange de redevenir l'homme lige du roi de France. Cette décision porte en elle le germe de la Guerre de Cent Ans.

La guerre de Guyenne (1294-1303) est le principal affrontement féodal avant la Guerre de Cent Ans dont elle constitue une prémisse. La guerre n'a pas résolu la querelle féodale entre les deux royaumes et n'a rien clarifié au sujet de la Guyenne.

Ces problèmes récurrents, ajoutés à la Succession à la couronne de France après l'extinction des Capétiens directs lorsqu'Édouard III devient Roi d'Angleterre, sont les principales causes de la Guerre de Cent Ans dont une partie du conflit se déroulera en Guyenne, ravivant les conflits précédents et les rivalités locales.

Implication des dynasties locales[modifier | modifier le code]
Le duché de Guyenne sur la carte de l'Europe politique au XIIIe siècle.
Déroulement de la guerre[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Guerre de Cent Ans.
1330 (au début de la guerre de Cent Ans)
  •      Territoires anglais en 1330
  •      Royaume de France
  •      possessions des Plantagenets en 1180
Carte historique de l'Europe en 1360, d'après Anne Le Fur.
1365 : Après les traités de Brétigny et de Guérande, l'Occitanie est divisée :
– territoires contrôlés par Édouard III d'Angleterre (Angleterre en rouge)
– territoires cédés par la France à l'Angleterre par le traité de Brétigny (Angleterre en rose pâle)
– territoires contrôlés par Jean II le Bon (France en bleu)
– territoires contrôlés par Charles IV de Luxembourg (Saint-Empire romain germanique en vert)

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La reconquête par Charles V des territoires concédés au traité de Brétigny.
  •      Domaine royal
  •      Apanages des frères du roi
  •      Comté de Foix-Béarn autonome
  •      Bretagne alliée aux anglais
  •      Possessions de Charles de Navarre allié des Anglais
  •       Chevauchée de Lancastre en 1369
  •       Chevauchée de Robert Knowles en 1370
  •       Chevauchée de Lancastre en 1373
1422

Papauté d'Avignon[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Papauté d'Avignon et Grand Schisme d'Occident.
Félix V Antipapes imaginaires Benoît XIV (antipape) Benoît XIV (antipape) Clément VIII (antipape) Clément VIII (antipape) Benoît XIII (antipape) Benoît XIII (antipape) Nicolas V Eugène IV Martin V Benoît XIII (antipape) Clément VII (antipape) Jean XXIII (antipape) Jean XXIII (antipape) Alexandre V (antipape) Alexandre V (antipape) Grégoire XII Innocent VII Innocent VII Boniface IX Urbain VI Grégoire XI
Carte historique du grand schisme d’Occident 1378-1417.
  •      Pays reconnaissant le pape de Rome
  •      Pays reconnaissant le pape d'Avignon

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L'Occitanie du XIVe au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Limites de l'autorité royale en 1461.
  •       Domaine royal français
  •       Apanages liés au roi de France
  •       Duc de Bourgogne
  •       Maison de Savoie
  •       États du pape
  •       Autres fiefs
Complexité des liens de vassalité en 1477 dans le royaume de France (ligne rouge).
L'annexion de la Provence[modifier | modifier le code]
La consolidation du royaume dans le Massif central[modifier | modifier le code]
La chute du royaume de Navarre[modifier | modifier le code]
La Navarre, dernier réduit du pouvoir occitan.
Les guerres de religion (1562-1598)[modifier | modifier le code]
Article principal : Guerres de Religion (France).
Huitième guerre de Religion (1585-1598) sur la carte moderne de la France
  •      Territoires contrôlés par les Huguenots
  •      Territoires disputés entre les Huguenots et la Ligue de Guise
Confédéralisme des Provinces de l'Union[modifier | modifier le code]

Les guerres de religions en France au XVIe siècle ont conduit à la création des Provinces de l'Union en Occitanie.

L'Occitanie du XVIIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les rébellions huguenotes[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Rébellions huguenotes.
Campagnes de Louis XIII dans le Midi (1621-1622)
  •      Zones de fort peuplement protestant
Les révoltes populaires[modifier | modifier le code]

Les Jacqueries des croquants sont diverses révoltes populaires d'ordre fiscal aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Les Traites[modifier | modifier le code]
Carte des Traites de 1732
  •      Provinces réputées étrangères

Depuis le milieu du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle, les territoires occitans rattachés à la France sont divisés entre des provinces réputées étrangères qui forment des zones douanières et fiscales autonomes, et des provinces à l'instar de l'étranger effectif qui forment des zones franches. Contrairement aux provinces des Cinq Grosses Fermes, la perception des droits levés dans les provinces n'est pas soumise au droit du Roi.

  • Les « provinces réputées étrangères » ont été annexées anciennement, mais elles ne font pas partie du domaine privé du roi comme les « provinces des 5 grosses fermes ». Les droits sur les échanges hors de la province sont élevés et limitent le commerce : Dauphiné, Guyenne (plusieurs régions), Languedoc (plusieurs régions), Provence, Roussillon, le Royaume de Navarre (Béarn).
  • Les « provinces à l'instar de l'étranger effectif » sont des territoires récemment acquis, fermés du côté français. Le commerce est libre avec l'étranger, mais non avec le reste du royaume : province du Labourd (Bayonne, Anglet et Biarritz ainsi que la zone charnègue), Comtat venaissin, Marseille.

En 1664 une tentative d'unification douanière échoue à la suite de l'opposition des provinces « réputées étrangères ». Mais le tarif national de 1667 leur est finalement imposé sur plus du 2/5e des marchandises. À la veille de la Révolution de 1789, presque tous les droits de traite et autres droits indirects sont affermés par bail de six ans à une compagnie de financiers (la Ferme générale).

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L’Occitanie pendant la Révolution française[modifier | modifier le code]

Les anciens gouvernements de France (1789).
Les Généralités de France, montrant les pays d'états et les pays d'élection en 1789.
Abolition des États[modifier | modifier le code]
Participation occitane à la Révolution[modifier | modifier le code]
Répression et Terreur[modifier | modifier le code]
Persécution linguistique[modifier | modifier le code]

Sous l'Empire français[modifier | modifier le code]

L'Empire français sous Napoléon en 1811.
L'Occitanie dans l'empire français en 1812.

Le félibrige[modifier | modifier le code]

Article détaillé : félibrige.
Réunion du Félibrige en 1854
Développement[modifier | modifier le code]
Organisation[modifier | modifier le code]
Normes graphiques au sein du Félibrige[modifier | modifier le code]

L'unification de l'Italie[modifier | modifier le code]

Le comté de Nice devient français en 1860.

Entre fédéralisme et décentralisation (1870-1890)[modifier | modifier le code]

L'Occitanie 1900-1940[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Occitanie 1900-1940.
L'Empire colonial français en 1919-1939.

La seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En novembre 1942, l'Occitanie française est divisée entre zone libre, zone occupée par l'Allemagne, zone militaire littorale et zone occupée par l'Italie.

L'Occitanie jusqu'aux années 1970[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Occitanie jusqu'aux années 70.
Article connexe : Nationalisme occitan.

La fin de la guerre sera marquée par un nationalisme français triomphant. Les collaborateurs occitanistes ont été chassés, et les résistants occitanistes sont souvent attaqués tant par les gaullistes que par les communistes. À Limoges, la résistance occitaniste s'opposera aux autorités gaullistes jusqu'à ce que De Gaulle se rende à Toulouse pour désarmer les maquis.

Plusieurs pans de l'économie occitane s'effondrent, de nombreuses mines sont fermées et l'agriculture paysanne périclite. C'est aussi à ce moment que se dessine un clivage politique entre une France du Nord résolument gaulliste et une France du Sud qui vote en opposition au gaullisme[52]. En 1962, le gouvernement gaulliste français décide la fermeture du complexe minier et industriel de Decazeville, fait qui sera alors considéré comme le catalyseur des revendications occitanes modernes[53].

« Le conflit de Decazeville est remarquable à plus d’un titre, par sa durée, par son unité, par sa très forte mobilisation, par l’ampleur des soutiens de toutes sortes [...] S’agit-il d’un conflit traditionnel portant uniquement sur le maintien de l’emploi et la défense de la mine ? S’agit-il au contraire d’un mouvement plus large ayant une dimension régionale, voire nationale, contestant le « sous-développement », le manque d’équipements, et d’infrastructures de départements apparaissant comme volontairement déshérités ? S’agit-il d’un mouvement qui veuille remettre en cause la nature d’un pouvoir tout-puissant, conseillé par des technocrates ? [...] Le 26 janvier, 50000 manifestants à Decazeville expriment leur volonté de défendre la survie de régions victimes de la politique du pouvoir central. [...] la grève de Decazeville est porteuse de nouvelles formes de lutte ou de nouveaux thèmes. Les idées de décentralisation, de mise en place de véritables structures régionales, de lutte contre les déséquilibres régionaux font leur chemin. »

— Jean Philippe Marcy, Une grève peu ordinaire : Decazeville 1961- 1962 Arkheia Histoire, Mémoire du Vingtième siècle en Sud-Ouest.

L'alternance politique et la régionalisation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Lutte du Larzac.

Religions[modifier | modifier le code]

Le christianisme s'est implanté progressivement à partir des cités romaines[54]. Toutefois d'autres cultes l'ont concurrencés tels que des religions orientales (Cybèle, Mithra) et des croyances ésotériques (Bacchus, Apollon)[54]. L'église chrétienne est déjà bien en place lors de l'arrivée des Goths de religion arienne au Ve siècle ce qui posa des problèmes entre les populations locales et le pouvoir Wisigoth[55]. Le roi Euric (466-484) mis en œuvre une politique d'expansion territoriale et de gothisation qui passa aussi par une lutte contre les églises nicéennes locales[27]. Au contraire son successeur Alaric II joua sur l'apaisement[27]. Le métropolitain d'Agde convoqua les évêques et les grands au concile d'Agde (10 septembre 506) selon l'ordre et la permission du roi afin de préciser les rapports entre le roi arien et le clergé catholique[27]. Cependant cette question ne fût pas traitée à ce moment et remise à plus tard[27]. Par la suite, des alliés « bons chrétiens » venus du Nord, les Francs saliens, furent sollicités pour expulser les hérétiques wisigoths[27]. Mais après les premières années de domination franque qui démarrèrent sous de bons auspices, commença une parcellisation politique peu appréciée liée au coutumes des Francs[27]. L'arrivée de populations vasconnes dans ce qui deviendra la Gascogne, fuyant les persécutions des Goths d'Espagne, fût accueilli favorablement par l'église épiscopale afin de s'opposer à la politique royale[27]. Au contraire, les rois francs perçurent cette nouvelle population comme indésirable[27].

Malgré l'implantation profonde du christianisme, on trouve des traces d'une survivance de croyances protohistoriques parfois jusqu'à l'époque récente[56]. Ainsi le profil du martyr est présenté du IIIe au IXe siècle presque toujours de la même manière: le saint est décollé et céphalophore. Ce qui semble lié au mythe de l'héroïsation des guerriers dont les têtes étaient précieusement conservées et exposées après leur mort, afin de protéger la communauté[56]. La coutume de l'ordination par l'eau froide lors des baptêmes d'enfants d'environ sept ans et parfois aussi d'adultes était investi d'une croyance en la possibilité de manifestation de la volonté divine. Le baptême était vécu comme un moment grave par toute la communauté[56]. Le jugement divin apparaissant lors de l'écoute de la voix divine et relevait d'une mise en condition des hommes par l'immersion quasi baptismale d'un enfant, mais il pouvait aussi se manifester par la foudre, du tonnerre et des éclairs[56]. Des traditions anciennes semblent conservées dans le christianisme tels que le voile qui recouvre les mariés pendant l'échange de promesse d'engagement, le signage à trois doigts attesté dans la Chanson de sainte Foi, la décoration des rues et de l'extérieur des maisons les jours de fête, l’imposition de la main sur la tête d'un enfant en signe de paix, la prière mains ouvertes, les danses et les chants sacrés, les processions et les offrandes autour de l'autel[56]. Jusqu'au XIXe siècle ont été utilisées des stèles discoïdales placées aux pieds des sépultures[56]. Les "cires de deuil", utilisées jusqu'à 1947, représentaient le défunt. Elles étaient censées protéger les membres de la famille contre la maladie et les périls mais encore assister les mourants[56].

L'Occitanie été un lieu de refuge et de développement pour des croyances en conflit avec le catholicisme romain :

  • Catharisme : la lutte contre le catharisme a marqué un tournant de l'histoire de la région par l'annexion du Languedoc.
  • Église vaudoise : au Moyen Âge une colonie s'est réfugiée dans le Sud de l'Italie, dans ce pays émigrèrent des groupes de personnes de religion vaudoise descendus des vallées Chisone, Pellice et Haute Susa (Piémont). Dans les vallées occitanes d’Italie les premiers documents en langue d’oc furent les textes religieux vaudois en 1400, aujourd’hui conservés dans d’importantes bibliothèques. Le fait est que les Vaudois furent un des premiers mouvements hérétiques du Moyen Âge. Ils s’inspirèrent du précepte Jésus-Christ « se dépouiller de tous ses biens pour les donner aux pauvres ». Depuis le début ils furent persécutés par l’Église. Malgré cela le mouvement vaudois se répandit de la Provence au Languedoc et même sur le versant alpin italien. Dans le Piémont italien, elle se développa plus qu’ailleurs et en 1532 l’Église vaudoise adhéra à la Réforme protestante de Calvin et Luther. Aujourd’hui l’Église vaudoise a son centre à Torre Pellice, La Tor en occitan. Ici, en feuilletant l’annuaire téléphonique, on trouvera des noms de famille occitans, français ou allemands, signe de rapports antiques avec l’Europe protestante.
  • Judaïsme : Bayonne est devenu le plus grand centre français de réfugiés juifs séfarades (Espagne, Portugal). Le Comtat Venaissin a vu se développer une écriture de l'occitan avec des lettres hébraïques : le shuadit, dit judéo-provençal, langue aujourd'hui disparue depuis 1970.
  • Antitrinitarisme : l'antitrinitarisme est une doctrine religieuse qui s'oppose à la Trinité divine. Elle est tour à tour appelée unitarisme, simplicité divine et arianisme. Elle est commune aux juifs, aux musulmans et à quelques mouvements chrétiens.
  • L'islam n'a pas réussi à s'implanter dans la région de la marche narbonnaise un temps sous le contrôle des musulmans d'Al-Andalus[57].
  • Le protestantisme s'est fortement implanté dans certaines régions. À une époque où la religion catholique et l'État français ne faisaient qu'un. Le choix de certains seigneurs de développer le calvinisme fut peut-être une affirmation d'hostilité à la France du Nord (Béarn notamment). Paradoxalement, la Bible réformée étant écrite en français. Cette langue connut un certain intérêt de la part des protestants.

Historique des rattachements territoriaux actuels[modifier | modifier le code]

La majeure partie de l'Occitanie est incorporée à l'État français entre le XIIIe et le XVIIe siècle. Ces rattachements se déroulent principalement par la voie d'alliances ou par conquête militaire; parfois par l'échange ou l'achat de territoires (Provence, Menton et Roquebrune), la confiscation pour trahison[réf. nécessaire], le partage entre grandes puissances (Escartons italiens) ou par la manifestation d'une volonté plus ou moins réelle d'adhésion du peuple (Nice, Escartons français, Comtat Venaissin. D'autres territoires, principalement des villes, revendiquent l'indépendance partielle en vertu d'attributs de souveraineté reconnus, comme Lectoure, Marseille ou Arles[58]. Ils ont été annexés de manière arbitraire lors de la départementalisation de la France. Certains territoires, comme Monaco sont eux demeurés indépendants.

Les dates mentionnées sont les derniers événements historiques ayant abouti à la situation territoriale actuelle.

Dates de rattachement final des provinces occitano-romanes aux pays actuels.

Dates Territoire Blason Événement survenu Pays actuel
1137 Aquitaine
Blason du duché de Guyenne.svg
Les domaines d'Aliénor d'Aquitaine sont apportés au domaine royal français par son mariage le avec le futur roi de France Louis VII.

C'est un évènement d'importance historique, même si ce rattachement territorial n'est pas définitif; voir ci-après à la date 1472. Ce mariage permit au domaine royal français de presque tripler. À la suite de leur divorce, Aliénor d'Aquitaine retire sa dot au roi de France: soit la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, le Limousin, l’Angoumois, la Saintonge et le Périgord.

Royal Standard of the King of France.svg

Royaume de France
(non définitif)
1152 Aquitaine
Blason du duché de Guyenne.svg
Aliénor d'Aquitaine, épouse le comte d'Anjou et duc de Normandie : Henri Plantagenêt.

C'est un évènement d'importance historique, même si ce rattachement territorial n'est pas définitif; voir ci-après à la date 1472. Le duché d'Aquitaine et le comté de Poitiers sont apportés en dot, renversant ainsi le rapport des forces entre les souverains Capétiens et Plantagenêts. Ce remariage avec le futur roi d'Angleterre Henri II est le prélude de la guerre de Cent Ans.

Drapeau de l'Angleterre Angleterre
(non définitif)
1226 Bas-Languedoc
ArmoiriesTrencavel.svg
Les vicomtés de Carcassonne, d'Albi et de Béziers sont annexés au domaine royal français à la suite de la croisade des Albigeois. Drapeau de la France France
1271 Haut-Languedoc (Toulousain)
Blason Languedoc.svg
Incorporation au domaine royal par Philippe III de France de l'héritage de son oncle Alphonse de Poitiers qui avait acquis le comté de Toulouse en se mariant avec Jeanne, la fille du comte Raymond VII de Toulouse. Drapeau de la France France
1271 Haut-Languedoc (Rouergue)
Blason Rouergue.svg
Le comté de Rouergue, qui ne doit pas être confondu avec le Comté de Rodez, appartenait aux comtes de Toulouse. Drapeau de la France France
1271 Velay
Blason département fr Haute-Loire.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1271 Périgord méridional
Blason département fr Dordogne.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1271/1477 Vivarais
Blason département fr Ardèche.svg
Les évêques de Viviers souverains du Vivarais reconnaissaient le Roi d'Arles (Bourgogne) et les Empereurs du Saint-Empire romain germanique. Mais en 1271, Philippe Le Hardi intègre le Bas-Vivarais; puis en 1308, c'est Philippe Le Bel qui augmente ses possessions, et finalement, sous Charles V, tout le pays est administré par un bailli royal du Vivarais et du Valentinois. Drapeau de la France France
1325 Bazadais
Flag of None.svg
Drapeau de la France France
1369[59] Poitou
Poitou Arms.png
Drapeau de la France France
1371 Limousin oriental
Blason région fr Limousin.svg
Drapeau de la France France
1373[59] Aunis
Blason province fr Aunis.svg
Drapeau de la France France
1375[60] Saintonge
Blason Saintonge.svg
Drapeau de la France France
1349[61] Dauphiné
Blason province fr Dauphine.svg
Drapeau de la France France
1445 Agenois
Flag of None.svg
Drapeau de la France France
1454[61] Comminges
Armoiries Comminges.svg
Drapeau de la France France
1457 Auvergne

(Comté d'Auvergne)
(Clermont-Ferrand)

Armoiries Auvergne ancien.png
Drapeau de la France France
1472 Guyenne et Gascogne anglaise
(Bordeaux, Chalosse et Labourd)
Blason de l'Aquitaine et de la Guyenne.svg
L'armée française l'emporte sur les Anglo-Aquitains à la bataille de Castillon et met fin à la guerre de Cent Ans (1337- 1453). Louis XI donne le duché en apanage à son frère Charles de Valois en 1469. Il revient définitivement à la couronne française à la mort de celui-ci. Drapeau de la France France
1472 Quercy
Blason département fr Lot.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1477 Carladès
Vicomtes de Carlat.svg
Confiscation pour trahison par Louis XI à Jacques d'Armagnac, vicomte de Carlat Drapeau de la France France
1483[62]-1487 Provence
Blason province fr Provence.svg
En 1481, Charles V d'Anjou a vendu ses droits sur la Provence au roi de France Louis XI, lequel la rattachera au domaine royal en 1483. Mais ce n'est qu'en 1487 que les États votèrent l'annexion à la France. Drapeau de la France France
1515 Angoumois
Ecu losangé d'or et de gueules.svg
Drapeau de la France France
1516 Aragon
Aragon Arms-crown.svg
En 1469 Isabelle de Castille et Ferdinand II d'Aragon se marient créant ainsi l'union entre les couronnes de Castille et d'Aragon. À la mort de Ferdinand d'Aragon, en 1516, son petit-fils, Charles Quint prend la couronne de Castille et d’Aragon et devient ainsi le premier vrai roi d'Espagne. Drapeau de l'Espagne Espagne
1516 Catalogne
Coat of Arms of Catalonia.svg
Idem ci-dessus. Drapeau de l'Espagne Espagne
1516 Val d'Aran
Flag of Val d'Aran.png
Idem ci-dessus. En 1174, les autorités de la vallée se mettent sous la protection d'Alphonse Ier roi d'Aragon et de Navarre. Le traité de Sant Andreu de Barabés met la vallée sous la protection catalane. La région, intégrée à la couronne d'Aragon, connaitra par la suite l'histoire commune à l'Aragon et à la Catalogne. Drapeau de l'Espagne Espagne
1516 Valence
Escudo de Valencia.svg
Idem ci-dessus. Drapeau de l'Espagne Espagne
1527[60] Bourbonnais
Flag of Bourbonnais.svg
Le duché de Bourbonnais est rattaché à la Couronne de France, à la suite de la défection du connétable de Bourbon, Charles III de Bourbon. Drapeau de la France France
1527[60] Marche
Blason Boubon-La Marche.svg
Drapeau de la France France
1589 Comté de Rodez
Blason Rouergue.svg
Le comté a été apporté par le mariage de Jeanne d'Albret, comtesse de Rodez, avec Antoine de Bourbon, et mère du futur roi Henri III Drapeau de la France France
1607 Gascogne
(Duché d'Albret)
Armoiries Albret moderne.svg
Les fiefs vassaux du royaume de France possédés par Henri III de Navarre furent unis à la couronne de France à la suite de son accession au trône français sous le nom d'Henri IV de France. Drapeau de la France France
1607[60] Foix
Blason de Foix-Béarn.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1607 Gascogne (Armagnac)
Blason comte fr Armagnac.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1607 Périgord
Blason département fr Dordogne.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1607[60] Limousin occidental
Blason région fr Limousin.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1607 Donezan
Flag of None.svg
Henri IV a rattaché sa possession à la couronne de France lors de son accession au trône, mais elle est restée controversée jusqu'au traité de paix des Pyrénées (1659) entre l'Espagne et la France. Drapeau de la France France
1620[60] Basse-Navarre (Béarn)
Béarn flag.svg
En 1594, le roi de Navarre Henri III accède au trône de France sous le nom d'Henri IV de France. Il décède en 1610, son fils Louis II (Louis XIII de France) lui succède comme roi de Navarre. En 1614, les États généraux décident pour rétablir la liberté du culte catholique, d’incorporer de façon définitive le Béarn à la France. Le juriste Jean-Paul Lescun fut nommé pour apporter les arguments prouvant la très ancienne indépendance du Béarn qui était toujours reconnue jusque-là de facto par les souverains français, anglais et espagnols. Le 25 juin 1617, Louis XIII, par un édit de mainlevée ordonne la restitution des biens du clergé confisqués et impose le libre exercice du culte catholique. La majorité protestante des États du Béarn repoussa ces dispositions. Louis XIII de France prit la tête de l’armée et occupa Pau puis Navarrenx. Le Béarn fut annexé à la couronne de France par l'édit du 28 octobre 1620. Les États se soumirent, cependant sans jamais signer les textes imposés par le roi. Drapeau de la France France
1620 Bigorre
Blason département fr Hautes-Pyrénées.svg
Idem ci-dessus Drapeau de la France France
1659[60] Catalogne (Roussillon et Cerdagne septentrionale)
Aragon Arms.svg
Au traité des Pyrénées, Louis XIV conclut avec le roi d'Espagne un partage de la Catalogne. Drapeau de la France France
1693[60] Auvergne

(Duché d'Auvergne)

Flag of Auvergne.svg
Drapeau de la France France
1713 Principauté d'Orange Louis XIV occupe plusieurs fois le territoire de la principauté. Une dernière occupation, à partir de 1702 mène à la reconnaissance définitive de l’acquisition au traité d'Utrecht. Drapeau de la France France
1783 Baléares
Coat of Arms of Balearic Islands.svg
Drapeau de l'Espagne Espagne
1713/1790 République des Escartons
Flag of None.svg
Lors du traité d'Utrecht en 1713, les grandes puissances déterminent la frontière entre la France et la Savoie selon des critères géographiques. Les Escartons à l'Est des Alpes sont intégrés à la Savoie, sans que la souveraineté de ce territoire ne soit prise en compte. Ils seront par la suite intégrés à l'Italie[à définir]. Les Escartons à l'Ouest des Alpes reçoivent en 1789 des révolutionnaires français. Ceux-ci leur expliquent que les Escartons étaient des précurseurs républicains et qu'ils devaient donc intégrer la France. La population se laisse convaincre en 1790. Flag of the Kingdom of Sardinia.svg États de Savoie
Drapeau de la France France
1790 Principauté souveraine de Bidache
Flag of None.svg
Le 4 janvier 1790, Bidache, charge un notable, Louis Perret, « d'aller à Paris voir le duc de Gramont pour savoir si la souveraineté de Bidache doit rester dans l'état». Le 16 avril 1790 la ville appris son rattachement à la France en écoutant la lecture des lettres patentes du Roi au sujet de la division du Royaume en départements. Drapeau de la France France
1791[60] Comtat Venaissin
Armoiries Comtat Venaissin.png
Le 12 septembre 1791, l’Assemblée nationale constituante vota la réunion du Comtat Venaissin au royaume de France, à la suite d'un référendum soumis aux habitants. Drapeau de la France France
1793 État d'Avignon
Blason ville fr Avignon (Vaucluse).svg
Le 12 septembre 1791, l’Assemblée nationale constituante vota l’annexion d’Avignon. En 1793 les armées révolutionnaires rentrent en Avignon. Le pape Pie VI, sous la menace d'invasion des autres États de l'Église par les armées françaises menées par le général Bonaparte, signe le traité de Tolentino, le 19 février 1797. Drapeau de la France France
1802 Minorque Minorque était britannique en 1798, pendant les guerres de la Révolution française, mais a été finalement et de manière permanente cédée à l'Espagne par le traité d'Amiens en 1802. Drapeau de l'Espagne Espagne
1860[60] Nice
Comte de Nice flag.svg
Napoléon III et Victor-Emmanuel II signent le traité de Turin, qui prévoit l'annexion de Nice à la France en échange d'une aide de Napoléon III contre les Autrichiens et d'une assistance à Victor-Emmanuel II dans son désir d'unifier l'Italie. Drapeau de la France France
1860 Piémont
(Vallées occitanes)
Flag of Piedmont.svg
Idem ci-dessus Drapeau de l'Italie Italie
1861[60] Villes libres de Menton et Roquebrune
Flag of None.svg
Après que ces villes aient déclaré leur indépendance de Monaco en 1848, la Chambre des députés et le Sénat sardes ratifient le traité de Turin en 1860. Le gouvernement de Napoléon III verse un dédommagement d’un montant de 4 millions de francs au prince Charles III de Monaco en compensation de l'abandon par la principauté de ses droits sur Menton et Roquebrune, communes qu'elle cède à la France Le 2 février 1861 et qui y seront rattacvhées en septembre 1861[63]. Drapeau de la France France
1947 Tende et La Brigue
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Transfert de l'Italie en vertu du traité de Paris. Drapeau de la France France
Indépendant Principauté d'Andorre
Coat of arms of Andorra.svg
En 1278, un traité instaure la souveraineté partagée de la principauté d'Andorre entre l’évêque d'Urgell, en Catalogne et le comte de Foix. Le titre de ce dernier fut transmis aux rois du royaume de Navarre puis aux rois de France, jusqu’au président de la République française. En 1993, la première constitution de l'Andorre a été adoptée par référendum. Celle-ci consacre de fait l'indépendance du pays et son entrée à l'ONU la même année. Drapeau d'Andorre Andorre
Indépendant Principauté de Monaco
Coat of arms of Monaco.svg
Annexée par la France en 1793, la principauté retrouve son indépendance sous protectorat sarde en 1814. En 1962, une crise avec la France résultat d'un contentieux fiscal aboutit à une nouvelle constitution monégasque renforçant sa souveraineté. En 1991, Monaco entre à l’ONU. En 2003, un nouveau traité franco-monégasque permet à la Principauté de bénéficier d’un allègement de la tutelle politique de la France. Elle est admise, en 2004, au Conseil de l’Europe, avec la bénédiction française[64]. Drapeau de Monaco Monaco

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Remise du drapeau occitan à la mairie d’Agen", sur le site du maire d’Agen Jean Dionis du Séjour
  2. « les populations des montagnes [...] avaient conservé le souvenir tenace, et plus que le souvenir, de religions antérieures. Les montagnes sont traditionnellement un conservatoire du passé et il semble que le culte mithriaque et même le culte druidique aient conservé des fidèles plus ou moins éclairés jusqu'en plein cœur du Moyen Age. » Jacques Madaule (1898-1993), Le Drame albigeois et l'Unité française, Paris, éd. Gallimard, Volume 300 de Collection Idées, 1973, ISBN 2070353001, p. 26
  3. « D’ordinaire ce qui se passe au Nord ne se passera pas de la même manière au Sud et vice versa : la civilisation, (façon de naître, de vivre, d’aimer, de se marier, de penser, de croire, de rire, de se nourrir, de se vêtir, de bâtir ses maisons et de grouper ses champs, de se comporter les uns vis à vis des autres) n’est presque jamais la même du oui nordique au oui méridional, de l’oil à l’oc. Il y a eu, il y a encore, il y aura toujours, vers le Sud, une « autre » France. »

    — Fernand Braudel (1902-1985), L'identité de la France, Paris, Arthaud, 1986, T. 1, p. 73

  4. Xavier de Planhol, Géographie historique de la France, Paris, Fayard, , 635 p. (ISBN 2213021546), pp. 149 sqq.
  5. L’originalité du processus de féodalisation de la partie méridionale du regnum francorum, de la Provence et de la Catalogne est présentée dans l'ouvrage collectif de médiévistes dirigé par Michel Zimmermann (dir.), Les sociétés méridionales autour de l'an mil , répertoire des sources et documents commentés, Paris, CNRS éditions, , 477 p. (ISBN 2222047153)
  6. Voir aussi Maurice Agulhon parlant de la sociabilité méridionale (dans le sens d'une multiplicité caractéristique des associations religieuses, maçonniques ou profanes)
  7. Michel Vovelle identifiant dans le « Midi » des traits différentiels communs de comportement politique sous la Révolution
  8. Emmanuel Todd et Hervé Le Bras, qui par des approches anthropologiques, historiques et politiques font ressortir la principale polarité française opposant le Nord et le Sud de la France.
  9. « The Wars of Religions, from 1562 to 1598, further devastated the region, and massacres of Protestants echoed the earlier Cathar massacres. » (en) James Minahan, Encyclopedia of the Stateless Nations: L-R, Occitans p. 1441, Greenwood Publishing Group, 2002, (ISBN 0313321116)
  10. (en)Mark Gregory Pegg (histoire médiévale) (en), trad. Patrick Hutchinson, A Most Holy War: The Albigensian Crusade and the Battle for Christendom (Pivotal Moments in World History) (Trad.: Une Guerre Très Sainte), Oxford, Oxford University Press, 2008, chap. XVIII, p. 188-191 extrait en ligne: ‘Le Monde était changé à tout jamais’ - La ‘Croisade des Albigeois’ et l’invention du génocide (fr)
  11. Gérard de Sède, 700 ans de révoltes occitanes, Paris, Le papillon rouge éditeur (réimpr. 2013) (1re éd. 1982), 303 p. (ISBN 2917875380)
  12. Boris Porchnev, Les soulèvements populaires en France au XVIIe siècle, Paris, Flammarion, , 442 p.
  13. Robert Lafont (1971, 1977, 1987), Clefs pour l'Occitanie, Paris : Seghers, 1987 : (ISBN 2-232-11190-3).
  14. Histoire d'Occitanie sous la direction d'André Armengaud et Robert Lafont. Paris : Hachette, 1979 (ISBN 2-01-006039-3)
  15. Robèrt Lafont (2003). Petita istòria europèa d'Occitània, Canet : El Trabucaire (ISBN 2-912966-73-6)
  16. « a number of terms of Germanic origin can be observed to occupy only the Peninsula and southern France… These borrowings were taken from the Gothic language of the tribe (the Visigoths)… the earliest loans from Gothic are to be found not only in Occitan… » Ralph John Penny, A history of the Spanish language, p. 263 § 4.5 Germanic borrowings, Cambridge University Press, 2002. 2e édition, illustrée, révisée. ISBN 0-521-01184-1, ISBN 978-0-521-01184-6, en ligne
  17. Notamment Charles de Tourtoulon, & Octavien Bringuier, Étude sur la limite géographique de la langue d’oc et de la langue d’oïl (avec une carte), 1876, Paris : Imprimerie nationale [rééd. 2004, Masseret-Meuzac : Institut d’Estudis Occitans de Lemosin/Lo Chamin de Sent Jaume].
  18. Ouvrages de Bec, Ronjat, Tuaillon en bibliographie dans l'article occitan
  19. dans le manifeste Desviacions en els conceptes de llengua i de pàtria Manifest, maig del 1934
  20. a et b Réalité de l'Occitanie p. 19
  21. Walther von Wartburg, La fragmentation linguistique de la Romania (trad. de l'allemand par Jacques Allières et George Straka), 1967
  22. Dominique Garcia, op. cit., p. 70.
  23. Jules César, La guerre des Gaules, livre premier.
  24. Dominique Garcia, op. cit., p. 68.
  25. Jean Calvet, Histoire de la ville de Saint Amans, Le Livre d'histoire, "Les Volces se divisaient en deux grandes familles." p8
  26. Eric Gailledrat, Les Ibères de l'Ebre à l'Hérault, Lattes, Association pour la recherche archéologique en Languedoc oriental, , 336 p.
  27. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Renée Mussot-Goulard, 1996, p. 36 et suivantes
  28. G. Eiten, Das unterköningtum in reiche der Merovinger und Karolinger, Heidelberg, 1907, p. 9-11.
  29. a et b domnus princeps Rouche (1979), p. 379.
  30. « C'est avec les montagnards frustes d'Afrique du Nord, les Berbères, que l'Islam a conquis l'Espagne », Fernand Braudel, Grammaire des civilisations (1963), éd. Flammarion, 2008, p. 104
  31. Philippe Sénac, « Présence musulmane en Languedoc » in Islam et chrétiens du Midi, Cahier de Fanjeaux, no 18, 2000, p. 50-51
  32. Anne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p. 39
  33. a et b Les batailles de Toulouse et Poitiers
  34. a et b Arabs in Occitania(en)
  35. Léonce Auzias, L'Aquitaine carolingienne, 778-987, Princi Negue, 2003, p. 85
  36. « La tradition occitane tend à regretter que les Arabes, hautement civilisés, aient dû laisser leur place à des Germains qui n'étaient alors encore que des sauvages ! », Marc Ferro, Des grandes invasions à l'an mille, Plon, 2007, p. 91-92
  37. [L'Aquitaine carolingienne : 778-987; Léonce Auzias; éditeur : H. Didier (Paris); 1937; 1 vol. (XLVIII-587 p.) L'Aquitaine carolingienne : 778-987, source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France « Charlemagne n'arriva ni à la fusion ethnique qu'il souhaitait, ni à la disparition du sentiment séparatiste chez les Aquitains. »
  38. Carte de l'empire de Charlemagne après le partage de 806 - Gallica, Bibliothèque nationale de France.
  39. Carte de la mosaïque des comtés occitans autour de l'an Mil, p. 484 Les Sociétés de l'an mil : un monde entre deux âges, Pierre Bonnassie, éditeur De Boeck Université, 2001, ISBN 2-8041-3479-2, (ISBN 978-2-8041-3479-2)
  40. « Le dernier acte de l'administration carolingienne concernant le Midi est daté de 955. Le premier acte capétien concernant cette région est de 1134. » "Réalités de l'Occitanie" p. 21
  41. « Mais cette allégeance est toute virtuelle. De l'avènement de Hugues Capet (987) à celui de Louis VII (1137), l'audience des Capétiens en pays d'oc est nulle… » Les Sociétés de l'an mil : un monde entre deux âges, Pierre Bonnassie, éditeur De Boeck Université, 2001, ISBN 2-8041-3479-2, (ISBN 978-2-8041-3479-2)
  42. L'espace occitan en l'an 1000 p. 485 et suivantes Les Sociétés de l'an mil : un monde entre deux âges, Pierre Bonnassie, éditeur De Boeck Université, 2001, ISBN 2-8041-3479-2, (ISBN 978-2-8041-3479-2)
  43. « les Guillaume (D'aquitaine) ne négligent pas pour autant le monde toulousain qui s'étend aux portes de l'Aquitaine orientale. Ils réuniraient bien ce territoire à leur domaines s'il n'existait une autre dynastie… celle des comtes de Toulouse. », Histoire des Aquitains, p. 82-83, Antoine Lebègue, éditions du Sud-Ouest
  44. « Au début du XIIIe siècle, avant la Croisade contre les Albigeois (1208-1249), le comte de Toulouse (Raymond VI) avait construit un embryon d’État en Occitanie, État qui aurait très bien pu se structurer davantage encore et faire naître une grande construction politique (entre celle des rois Capétiens, au nord, et celles des rois ibériques, au Sud de la « France », notamment d’Aragon). » Article « Chronique historique » paru dans Le Monde, Jean-Luc Lamouché, professeur d'histoire
  45. BONASSIÉ Pierre (1979) L'Occitanie, un État manqué?, L’Histoire 14: 31-40.
  46. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5772863h/f19.image Histoire du Béarn en deux conférences, depuis les origines jusqu'à 1789, Émile Garet, 1911 page 7
  47. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5772863h/f20.image Histoire du Béarn en deux conférences, depuis les origines jusqu'à 1789, Émile Garet, 1911 page 8
  48. « La République de Toulouse - Ostal d'Occitània », sur ostaldoccitania.com (consulté le 22 décembre 2016)
  49. Robert Lafont
  50. Marie Nicolas Bouillet, Jules Caillet, Charles Édouard Garnier, Ernest Desjardins, Philippe Bouillet, Atlas universel d'histoire et de géographie, vol. 1, Hachette et Cie, (présentation en ligne)
  51. Histoire des villes de France, par Aristide Matthieu Guilbert Publié par Furne, 1845
  52. L'Invention de la France, Emmanuel Todd et Hervé Le Bras), Paris, Éditions Pluriel-Hachettes, 1981 (ISBN 2-253-02791-X) Giscard, De Gaulle et l'Occitanie p. 366-367
  53. "En pays d'Oc, on date généralement le début du processus complexe et timide de convergence entre revendication sociale, occitanisme et opinion de gauche de la grève des mineurs de Decazeville en 1961-62" page 304. Jean Sagnes, Le midi rouge, Éditions Anthropos, 1982, 310 pages. Réimpression Le midi rouge, mythe et réalité. Étude d'histoire occitane, Economica (21 juin 1999), HISTOIRE ET SOC, (ISBN 2715710569 et 978-2715710566)
  54. a et b Renée Mussot-Goulard, 1996, p.89 et suivantes
  55. Renée Mussot-Goulard, 1996
  56. a, b, c, d, e, f et g Renée Mussot-Goulard, 1996, p. 93 et suivantes
  57. « Plusieurs historiens ont avancé l'hypothèse qu'à Narbonne, qui a été un temps sous domination musulmane au début du Moyen-Age, les populations locales ont peut-être accepté une sorte de protection pour en échange pouvoir préserver leurs lois et leurs traditions. La découverte des sépultures de Nîmes paraît conforter cette hypothèse d'une relation plus complexe entre les communautés musulmane et chrétienne au début du Moyen-Age, estime Yves Gleize. » Nîmes : découverte de trois tombes musulmanes datant du Moyen Âge Le Figaro Publié le 25/02/2016
  58. Dans une délibération des artisans d'Arles du 15 février 1789, reçue par-devant notaire, on lit : « La ville d'Arles, étant restée jusques à présent un État uni à un autre, n'a pas cessé, comme le restant de la province, d'être un vrai principal, annexé à un autre principal. »
  59. a et b Le Français et les langues historiques de la France, auteur Hervé Abalain, éditeur Éditions Jean-Paul Gisserot, 2007, ISBN 2-87747-881-5, ISBN 978-2-87747-881-6, p. 176
  60. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k [Le français et les langues historiques de la France Auteur Hervé Abalain Éditeur Éditions Jean-Paul Gisserot, 2007, ISBN 2-87747-881-5, ISBN 978-2-87747-881-6] p. 176
  61. a et b [Le français et les langues historiques de la France Auteur Hervé Abalain Éditeur Éditions Jean-Paul Gisserot, 2007, ISBN 2-87747-881-5, ISBN 978-2-87747-881-6] p. 175
  62. Le Français et les langues historiques de la France, auteur Hervé Abalain, éditeur Éditions Jean-Paul Gisserot, 2007, ISBN 2-87747-881-5, ISBN 978-2-87747-881-6, p. 175
  63. Louis Canis (1963), "Notre passé", 242 pages, (ISBN 2915482047)
  64. Les Alpes-Maritimes et la crise franco-monégasque de 1962 par Jean-Rémy Bezias, publié par le Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.-C. Chevallier, Le Baron de Tourtoulon et la constitution d'une géographie linguistique (polémique avec Gaston Paris), in De François Raynouard à Auguste Brun. La contribution des Méridionaux aux premières études de linguistique romane, Aix-en-Provence, Brignoles, université de Montpellier-3 Paul-Valéry, Montpellier Cat INIST
  • Lafont, Robert. Petita istoria europèa d'Occitània. Canet : Trabucaire, 2003 (oc).
  • L'occitan, une histoire. Direction scientifique : Hervé Lieutard; Auteurs : Jean-Claude Forêt, Gérard Gouiran, Hervé Lieutard, Philippe Martel, Claire Torreilles, Marie-Jeanne Verny. Coproduction : Université Paul-Valéry Montpellier 3, Université Ouverte des Humanités. Établissements associés : Centre Interrégional de Documentation Occitane (CIRDOC – Béziers), Médiathèque Emile Zola – Agglomération de Montpellier. Université de Montpellier 3
  • André Armengaud, Robert Lafont. Histoire d'Occitanie par une équipe d'historiens. Paris : Hachette littérature, 1979, 949 pages, (ISBN 2010060393).
  • Lewis, Archibald Ross. The Development of Southern French and Catalan Society, 718–1050. University of Texas Press: Austin, 1965.
  • George Mesplède. "Réalité de l'Occitanie", BT2, Marseille, septembre 1978, no 101
  • Renée Mussot-Goulard, Histoire de la Gascogne, Volume 462 de Que sais-je? : le point des connaissances actuelles, Presses Universitaires de France, Paris, 1996, 127 pages, (ISBN 2130475191).
  • (ca) Occitània i l’occità publié par la Generalitat de Catalunya.
  • André Dupuy, Histoire chronologique de la civilisation occitane, Tome I (des origines aux temps modernes 1599), éditions Champion/Slatkine, 1998, 1006 pages (3 volumes), (ISBN 2051016364)
  • André Dupuy, Histoire chronologique de la civilisation occitane, Tome II (1600 à 1839), éditions Champion/Slatkine, 1998, (ISBN 2051016372)
  • André Dupuy, Histoire chronologique de la civilisation occitane, Tome III (1840 à nos jours), éditions Champion/Slatkine, 1998,
  • Georges Labouysse, 'L’espace occitan dans l’Histoire. Ses visages divers de la Protohistoire à nos jours', IEO Difusion, Puylaurens, 2016, (ISBN 9782955064115)
  • (en) Encyclopedia of the Stateless Nations: L-R , Volume 3 de Encyclopedia of the Stateless Nations: Ethnic and National Groups Around the World, James Minahan, Greenwood Publishing Group, 2002, ISBN 0313316171, ISBN 9780313316173 (Occitans - National history : p. 1440 à 1443)
  • (it) Enrica Salvatori, « Società e istituzioni nelle città dell’Occitania tra xii e xiii : status quaestionis e prospettive di ricerca », Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge "Les pouvoirs territoriaux en Italie centrale et dans le sud de la France. Hiérarchies, institutions et langages (XIIe-XIVe siècle) : études comparées", En ligne, 123-2 | 2011, mis en ligne le 20 février 2013, consulté le 17 août 2016 ; DOI : 10.4000/mefrm.628

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

L'expansion occitane (ca)