Histoire de Chambéry

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L'histoire de la ville de Chambéry est fortement liée à l'essor de la Maison de Savoie qui l'érige en capitale de leur duché en 1292. De nos jours, le bassin chambérien est l'un des plus importants des Pays de Savoie et du sillon alpin.

Armoiries de Chambéry

Histoire chronologique[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Les hauteurs de Saint-Saturnin, à Saint-Alban-Leysse, sont occupées comme place forte depuis le Néolithique moyen (env. 4000 av. J.-C.) jusqu'à l'époque gauloise. Cet oppidum est l'ancêtre de l'agglomération de Chambéry. Il est fort probable qu'il fut conquis, avec le bassin de Chambéry, par l'armée d'Hannibal en 218 av. J.-C., lors de sa traversée[1] des Alpes vers l'Italie. Elle aurait trouvé dans cette riche région gauloise des vivres et du bétail pour se nourrir « pendant deux ou trois jours » d'après Polybe.

L'Allobrogie romaine[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, les habitants s'installèrent sur la colline de Lémenc, alors appelée Lemencum, sur la voie romaine reliant Rome à Vienne, via le col du Petit-Saint-Bernard. Une voie secondaire partait de Lemencum vers Condate (Genève) par Boutae (Annecy), construite au IIIe siècle.

Chambéry n'apparaît vraiment comme une petite cité, Camberiaco, qu'au XIe siècle. Un acte de donation daté de 1057 atteste l'existence d'un burgus et d'un castellum.

Capitale des États de Savoie[modifier | modifier le code]

Le Xe siècle représente une période décisive, lorsque le comte Thomas Ier de Savoie l'achète, le moyennant 32 000 sous forts de Suse, au vicomte Berlion et lorsque le comte Amédée IV en fait la capitale du Duché de Savoie, en 1295. En effet, le comte obtient de François de La Rochette et son épouse Béatrix le château de Chambéry, son mandement et ses vicomté, juridiction, vassaux, fiefs contre 240 livres viennoises et 100 livres de revenu dans les mandements d'Aiguebelle et de La Rochette[2]. Le développement de la ville est ensuite très lié à l'ascension de la maison de Savoie. Une nouvelle enceinte importante est construite à partir de 1352, sous l'impulsion du comte Vert Amédée VI de Savoie. L'avènement d'Amédée VIII, premier duc de Savoie en 1416, fait de Chambéry la capitale d'un état souverain, libéré de la domination du Saint-Empire romain germanique.

Chambéry vers 1780.

Une nouvelle noblesse chambérienne apparaît, liée aux institutions prestigieuses que compte la ville, et s'établit dans de belles maisons particulières construites autour d'une cour centrale dominée par une haute tourelle d'escalier. Après l'occupation française de François Ier, le duc Emmanuel-Philibert lui préfère cependant Turin comme capitale à partir de 1563. Avec son Sénat et sa Chambre des comptes, la ville conservera néanmoins une vocation administrative maintenant une population importante de familles nobles. La période baroque voit s'édifier d'importants hôtels particuliers marqués par l'architecture turinoise.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

L’armée française du général Montesquiou entre à Chambéry le 24 septembre 1792[3].

De 1792 à 1815, pendant le premier rattachement de la Savoie à la France, Chambéry est le chef-lieu du département du Mont-Blanc.

Au XIXe siècle, deux grandes périodes de développement urbain se détachent : la première, entre 1820 et 1830, est liée aux actions bienfaitrices du général de Boigne et se caractérise par une politique d'embellissement de la ville (rue monumentale, théâtre, alignement des façades…).

Le second empire[modifier | modifier le code]

Les Chambériens brandissant des drapeaux français au pied du château des ducs lors du rattachement de la Savoie à la France en 1860

Le second rattachement à la France, entre 1860 et 1890, s'ouvre avec le rattachement définitif de la Savoie à la France décidé lors du Traité de Turin, le 24 mars 1860 et confirmé par plébiscite le 22 avril. Chambéry devient alors chef-lieu du département de la Savoie. La cité s'équipe de bâtiments utilitaires (hôtel de ville, marché couvert, écoles, lycées, musées…).

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la première moitié du siècle, la ville grandit lentement. Sa situation géographique, ses voies de communication et son rôle administratif contribuent au développement de nouveaux quartiers (Gare, Verney, quartier d'Angleterre). Après la Grande Guerre, la crise économique sévit, mais la ville se développe puisque qu'elle gagne 10 000 habitants entre 1920 et 1939.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Elle est durement touchée par le bombardement du 26 mai 1944, lors duquel, la gare était particulièrement visée. On dénombre 120 morts et plus de 300 blessés. Trois cents immeubles sont détruits. Plus de mille familles se retrouvent sans logement. Pendant vingt années, le centre de la ville est en chantier. De grands blocs d'habitation remplacent les vieilles maisons bombardées ou incendiées. Les rues Favre et Saint-Antoine sont désormais bordées d'immeubles massifs et austères, quelquefois ornés de bas-reliefs sculptés par Alfred Janniot.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Les années 1950, malgré les efforts de reconstruction, demeurent cependant bien ternes. La venue de la grosse entreprise du Verre Textile, et la création d'une grande zone industrielle sous la municipalité de Pierre Dumas vont dynamiser la ville, même si l'industrialisation reste modeste au regard de la situation de la ville. En 1961, elle fusionne avec deux communes limitrophes, Bissy et Chambéry-le-Vieux. De nouveaux quartiers s'élèvent rapidement dans les années 1965-1975, et notamment une ZUP à Chambéry-le-Haut sous la houlette de l'architecte Prix de Rome Jean Dubuisson.

Après les Trente Glorieuses, la crise économique entraîne une pause dans le développement urbain. C'est l'heure des équipements culturels qui ont fait cruellement défaut à Chambéry : une maison de la culture, un centre de vie à Chambéry-le-Haut, un centre des congrès, une médiathèque et une cité des arts (nouveau conservatoire de musique).

Aujourd'hui, Chambéry, ville-centre d'une communauté d'agglomération dépassant les 120 000 habitants, mène une politique de développement et d'équipements en lien avec les 23 autres communes de son agglomération. En 2008, a été ouverte une grande salle à vocation pluridisciplinaire (spectacles, manifestations sportives…) renforçant ainsi le dynamisme de la cité. La population progresse d'environ 1 % par an.

Histoire thématique[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les Romains nommaient Lemencum le relais implanté dans l'actuel quartier du Lémenc à Chambéry. Au Moyen Âge, la ville changea de nom lors de l'édification du château par les ducs de Savoie.

Évolution du nom selon les années :

  • 1016: Camefriacum (Cart. Saint-André, Append., no 44)
  • 1029: Camberiaco
  • 1036: Cambariacum
  • 1044: Cambariaco
  • vers 1100: Chambariaco
  • 1233: Chamberium
  • 1603: Chamberi

Le nom actuel viendrait du gaulois camboritos (gué situé dans une courbe), de cambo-, (courbe, méandre), racine indo-européenne kam-p-, (courber), et ritu-, (gué).

Les noms anciens indiquent plutôt un nom de domaine d’origine gallo-romaine. Cambariacum, formé avec le suffixe -acum sur le nom Cambarius, variante de Cammarius: domaine de Cammarius. Ce nom dériverait soit du latin cammarus ou cambarus, (écrevisse) via le francoprovençal chambero (d'après l'abbé Adolphe Gros), soit du nom de métier cambarius, (brasseur de bière), du gaulois camba, (poêle à brasser). Une autre hypothèse du terme gallo-romain Camberiacum pourrait suggérer l'idée de change - cambium - ou d'échange - camerinum : marché - ou bien encore de chambre - camera - où ont pu être resserrées les taxes d'un péage ou les recettes d'un budget local.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason actuel de la ville de Chambéry :

Armes de Chambéry

Les armes de Chambéry se blasonnent ainsi :

De gueules à la croix d'argent cantonnée en chef à dextre d'une étoile d'or

Cette ville, ancienne capitale du duché de Savoie, possède des armoiries de patronage, c'est-à-dire que, par concession de ses anciens princes, elle porte leurs armes, mais brisées. Ces armoiries ont dû être octroyées à la ville de Chambéry dans la première moitié du XVIIe siècle[4].

La devise, Custodibus istis (Par ces gardiens), semble avoir trait à la haute protection des ducs de Savoie qui, de leur grande autorité, appuyaient les droits de leur capitale et en devenaient les gardiens, ou bien à leur action de gardiens des cols des Alpes.

Évolution de la morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Plan de 1674 du Centre ville de Chambéry
Plan de 2008 du Centre ville de Chambéry

Personnalités[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Chambéry.

Dont nombreuses personnalités sont natives de Chambéry. D'autres personnalités ont, quant à elles, adopté cette ville et plus généralement la Savoie. Il faut également préciser la présence de personnalités non chambériennes qui ont pour une raison ou pour une autre un attachement tout particulier à la capitale historique de la Savoie.

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Comtes et ducs de Savoie[modifier | modifier le code]

Les comtes puis ducs de Savoie s'installent à Chambéry qui en font leur capitale à partir de 1232.

Nom Lieu de naissance Date de naissance Lieu de décès Date de décès Information Illustration
Thomas Ier de Savoie Montmélian 1199 Chambéry 1259 9e Comte de Savoie. Achat la ville de Chambéry, exception faite du château, au vicomte Berlion, le 15 mars 1232[5].
Amédée V le Grand Château Thomas II (Bourget-du-lac) v. 1249 Avignon 1383 14e Comte de Savoie. En 1295, il achète le château de Chambéry qui s'imposera comme la principale résidence comtale[6]. Amadeus Savojský 1307.jpg
Amédée VIII de Savoie Chambéry 1383 Château de Ripaille (Thonon) 1451 19e comte, proclamé 1er duc de Savoie le 16 février 1416 à Chambéry[7].

Maires[modifier | modifier le code]

Chambéry, comme le territoire de l'ancien duché de Savoie, sont annexés à la France impériale en 1860. Voici la liste des maires qui se sont succédé à la tête de la commune.

Liste des maires successifs[8],[9],[10]
Période Identité Étiquette Qualité
1860 1870 Frédéric d'Alexandry d'Orengiani   1829 (Chambéry) -1894 (Chambéry)
Baron. 1er maire de la commune à la suite de l'annexion de la Savoie à la France[11].
1870 1870 Victor Python   1820 (Bissy) - 1874 (Chambéry)
Banquier (Commission municipale provisoire)[12]
1870 1870 Jean-Baptiste Finet   1813 (Saint-Jean-de-Maurienne)[13]
Procureur général. (Commission municipale provisoire)
1870 1871 Jean-Jacques Python   Avoué[14]. (Commission municipale provisoire puis conseil élu)
1872 1872 Felix Forest   Banquier[14]. (démission)
1872 1874 Jean Antoine Lubin   Avoué. (Premier adjoint faisant fonction de maire, démission)
1874 1874 Joseph de Ville de Travernay   Marquis. Rentier. (démission)
1874 1880 Charles Roissard   Avocat.
1881 1883 Jules Dumaz Républicain modéré Directeur-médecin en chef de l'asile public d'aliénés de Bassens.
1883 1884 François Ducret Républicain modéré Propriétaire. (Premier adjoint faisant fonction de maire)
1884 1893 Antoine Perrier Parti radical 1836 (La Rochette) - 1914 (Chamvéry). Député de la Savoie.
1894 1896 Pierre Alphonse Revoil   Enseignant.
1896 1903 Jules Challier Républicain modéré Négociant
1903 1914 Ernest Veyrat Radical-socialiste 1850-1914
Docteur.
1914 1919 Edouard Pavèse   (Premier adjoint faisant fonction de maire)
1919 1925 Lucien Chiron   Industriel.
1925 1933 Eugène Julliand   Docteur.
1932 1935 Henri Commandeur droite modérée 1873-1961
Fonctionnaire.
1935 1941 Albert Perriol    
1941 1944 Henri Commandeur droite modérée 1873-1961
Fonctionnaire.
1944 1945 Amédée Daille radical 1896 (Cruet) - 1985 (Chambéry)
Fonctionnaire. Peintre.
1945 1947 François Marcet SFIO Conseiller général
1947 1959 Paul Chevallier radical 1893 (Chambéry) - 1971 (Chambéry).
Limonadier. Sénateur et vice-président du Conseil général
1959 1977 Pierre Dumas UNR puis UDR 1924 (Chambéry) - 2004 (Chambéry).
Député de la Savoie, secrétaire d'Etat
1977 1983 Francis Ampe PS 1944 (Halluin, Nord).
Ingénieur
1983 1989 Pierre Dumas RPR 1924 (Chambéry) - 2004 (Chambéry).
Ancien secrétaire d'Etat, sénateur de la Savoie
1989 1997 Louis Besson PS 1937 (Barby).
Ministre, ancien député
1997 2001 André Gilbertas sans étiquette 1921 (Lyon) - 2011.
2001 2007 Louis Besson PS 1937 (Barby).
Ancien ministre, ancien député
2007 en cours Bernadette Laclais PS 1967 (Chambéry).
Vice-présidente de la Région Rhône-Alpes

Autres[modifier | modifier le code]

Nom Lieu de naissance Date de naissance Lieu de décès Date de décès Information Illustration
Charles-Janus de Buttet Chambéry v. 1590 Chambéry 1630 Conseiller du duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie, 1er syndic de Chambéry en 1624.
Philibert Simond Rumilly 1755 Paris 1794 Commissaire de la Convention à Chambéry en 1793, guillotiné à Paris le 13 avril 1794.
Jean-Baptiste Marcoz Jarrier 1759 Lyon 1834 Homme politique (Conseil des Cinq-cents), professeur de mathématiques à l'École centrale de Chambéry.
Jacques-Marie Dumaz Chambéry 1762 1839 Homme politique (député suppléant à la Convention, député du Mont-Blanc au Conseil des Cinq-Cents).
François Descotes Rumilly 1846 1908 Avocat, écrivain, homme politique. Participe aux municipales de 1896 de Chambéry.
Renaud Dutreil Chambéry 1960 Ministre des PME, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales de 2005 à 2007.
Thierry Repentin Saint-Jean-de-la-Porte 1963 Fait ses études à Chambéry, il devient directeur de cabinet de Louis Besson à la mairie de Chambéry, entre 1989 et 1995, puis devient adjoint au maire de Chambéry de 1995 à 2004. Il devient président de Chambéry métropole en 2001.

Militaires[modifier | modifier le code]

Nom Lieu de naissance Date de naissance Lieu de décès Date de décès Information Illustration
Le chevalier Bayard Château Bayard (Pontcharra) 1476 Chambéry 1524 Sans peur et sans reproche, le chevalier Bayard fait ses premières armes, à 13 ans, à Chambéry en 1486, comme page du duc Charles Ier de Savoie[15].
Benoît de Boigne Chambéry 1751 Chambéry 1830 Général de l'Armée des Indes, propriétaire du Château de Buisson-Rond.. Benoît de Boigne statue Chambéry Savoie détail.JPG
François Amédée Doppet Chambéry 1753 Aix-les-Bains 1799 Général (armée révolutionnaire) et homme politique (sous le Directoire).
Rodolphe de Maistre Chambéry 1789 Turin 1866 Général , gouverneur du comté de Nice. R.de Maistre, Russian officer, Chevalier Guard Regiment.JPG
Philibert Mollard Albens 1801 Chambéry 1873 Général, Vainqueur de la Bataille de San Martino en 1859, aide de camp de Napoléon III et sénateur de l'empire.
Luigi Federico Menabrea Chambéry 1809 Saint-Cassin 1896 Mathématicien, ingénieur militaire et homme politique (ministre et diplomate). Perrin C. lith. - Ritratto del generale Menabrea - litografia - 1861.jpg
Jean-François Borson Chambéry 1825 Chambéry 1917 Général de division, a participé à la bataille de Solférino, président de l'Académie de Savoie en 1895. 26 Général 3.jpg
Simon-Antoine Pacoret de Saint-Bon Chambéry 1828 Rome 1892 Amiral et homme politique, qui fut ministre de la marine italienne après 1860.
Jean Touzet du Vigier Chambéry 1888 Paris 1980 Général de Corps d'Armée, ancien chef de la 1re division blindée qui a participé au Débarquement de Provence et libéré Mulhouse. Jeantouzetduvigier.jpg
François Sevez Chambéry 1891 Ichenheim (Allemagne) 1948 Général français de la Seconde Guerre mondiale. Portrait du Général SEVEZ.jpg

Philosophe, auteur politique[modifier | modifier le code]

Nom Lieu de naissance Date de naissance Lieu de décès Date de décès Information Illustration
Jean-Jacques Rousseau Genève 1712 Ermenonville 1778 Philosophe et écrivain. S'installe aux Charmettes auprès de Madame de Warens, entre 1736 et 1742. Chambéry 088.JPG
Jacques Salteur Chambéry 1701 Chambéry 1793 Avocat à Chambéry (1749), puis premier président du Souverain Sénat de Savoie en 1764. Membre d'une famille sénatoriale installée à Chambéry, possédant un hôtel particulier situé place de Lans[16].
François-Xavier Maistre Aspremont 1705 Chambéry 1789 Nommé second président du Souverain Sénat de Savoie, il s'installe à Chambéry où il fait souche[17]. Il est le père des deux écrivains Joseph et Xavier de Maistre. François-Xavier Maistre.png
Joseph de Maistre Chambéry 1753 Turin 1821 Fils du précédent. Homme politique, écrivain et philosophe. Jmaistre.jpg

Religieux[modifier | modifier le code]

Nom Lieu de naissance Date de naissance Lieu de décès Date de décès Information Illustration
Archevêques de Chambéry Liste présentant les évêques (1780-1796) puis archevêques de la ville (1802 à nos jours). Depuis 1966, l'archevêque de Chambéry est aussi évêque de Maurienne et de Tarentaise[18]. Cathédrale St-François-de-Sales (2005).JPG
François-Amédée Milliet d'Arvillars Chambéry 1664 Moûtiers 1744 Archevêque de Moûtiers-Tarentaise, comte de Tarentaise et du Saint-Empire. Il appartient à la famille de notable Milliet.
Louis-Joseph de Baudry Chambéry 1778 Genève 1854 Théologien, chanoine, membre du Sénat de Savoie et vicaire général du diocèse d'Annecy. Il fut aussi enseignant et écrivain
Charles Marie Antoine Arminjon Chambéry 1824 Lyon 1885 Chanoine des Cathédrales de Chambéry et d'Aoste, missionnaire apostolique, il est l'auteur de conférences qui inspirèrent Thérèse de Lisieux[19],[20]
Charles-François Turinaz Chambéry 1838 Nancy 1918 Évêque de Moûtiers-Tarentaise (1873-1882), puis évêque de Nancy (1882-1918).
Camille Costa de Beauregard Chambéry 1841 Chambéry 1910 Prêtre salésien, chanoine de Saint-François de Chambéry, fondateur de l'orphelinat du Bocage à Chambéry, donateur de la propriété du collège de La Villette à La Ravoire[21].
Louis de Bazelaire de Ruppierre Rouen 1893 Pont-de-Beauvoisin 1981 Archevêque métropolitain de Chambéry (1947-1966), il représente la Savoie au concile Vatican II (1962-65)[22].
Michel de Certeau Chambéry 1925 Paris 1986 Prêtre de la compagnie de Jésus, philosophe[23].

Littéraire[modifier | modifier le code]

  • Clément Marot (1497-1544), écrivain et poète français en exil à Chambéry de 1542 à 1544.
  • Jacques Peletier du Mans, (1517-1582), poète de la Renaissance, en séjour à Chambéry, a écrit le poème La Savoye en 1572.
  • Emmanuel-Philibert de Pingon, (1525-1582), natif de Chambéry, avocat, historiographe du duc de Savoie, Ier syndic de Chambéry en 1552.
  • Marc-Claude de Buttet (1529-1586), poète, auteur de l'Amalthée.
  • Claude Favre de Vaugelas (1595-1650), grammairien et académicien
  • César Vichard de Saint-Réal (1639-1693), historien, écrivain
  • Xavier de Maistre (1763-1852), écrivain
  • Alphonse de Lamartine, (1790-1869), invité de la famille de Maistre à Bissy, s'est marié le 25 mai 1820 avec Marianne Élisa Birch, dans la Sainte Chapelle du Château de Chambéry. Parmi les témoins: Joseph de Maistre.
  • Jacques Replat (1802-1866), écrivain, poète
  • Charles Buet, (1846-1897), natif de Chambéry, écrivain et journaliste, auteur du livre sur Les ducs de Savoie.
  • Bernard Grasset (1881-1955) - Il est le fondateur de la maison d’édition Grasset. Il publia en tant qu’éditeur le premier livre de Marcel Proust. Il fut un novateur dans le monde de la presse.
  • Daniel-Rops (1901-1965), écrivain, académicien

Artiste[modifier | modifier le code]

Scientifique, historien[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Amat (1962-), natif de Chambéry, champion olympique 1996 de tir à la carabine
  • Fabrice Fiorèse (1975-), natif de Chambéry, footballeur professionnel évoluant au poste de milieu offensif ou attaquant.
  • Olivier Giroud (1986), natif de Chambéry, attaquant de l'équipe de football de l'Arsenal, membre de l'équipe de France de Football.
  • Alexis Bœuf (1986), natif de Chambéry, fondeur, champion en 2012 de la Coupe du monde de biathlon.

Autre[modifier | modifier le code]

  • Hortense Mancini, (1646-1699, nièce de Mazarin, fuyant un mari jaloux, elle vient se réfugier pendant trois ans, en 1672, à Chambéry, sous la protection du duc Charles-Emmanuel II de Savoie.
  • Xavier de Maistre (1763-1852) - Natif de Chambéry, officier dans l'armée savoisienne, puis en Russie. Il est l'auteur célèbre du "Voyage autour de ma chambre". La statue des frères de Maistre est érigée devant le château de Chambéry.
  • François Justin, (1796-1860), natif de Chambéry, ingénieur, réalise la route royale Chambéry-Turin par le Mont-Cenis.
  • Camille Costa de Beauregard (1841-1910), prêtre, fils de Louis Marie Pantaleon Costa (homme politique), il fonde en 1868 l'orphelinat du Bocage pour faire face à la misère ouvrière, et forme les jeunes à l'horticulture.
  • Bernard Grasset (1881-1955), éditeur
  • Jean Mamy (1902-1949), réalisateur
  • Daniel Toscan du Plantier (1941-2003), producteur de films
  • Yann Barthès (1974-), journaliste et chroniqueur dans Le Grand Journal.

On peut également citer comme personnalité:

  • Louis Dufour, un pâtissier chambérien, qui fut l'inventeur de la truffe en chocolat en décembre 1895[24].
  • Léon Salavin, chocolatier de Chambéry, auteur en 1970 d'œuvres de bienfaisances en faveur des jeunes entrepreneurs, dans le cadre de la Fondation de France.

Liste de personnalités non chambériennes mais qui ont un lien particulier avec la ville de Chambéry ou qui en sont originaires.

  • Philibert Jean-Baptiste Curial (1774-1829), général de division, baron et comte d'Empire, honoré de Légion d'honneur… L'espace culturel Carré Curial de Chambéry porte le nom de ce militaire savoyard.
  • Maurice Agnelet Cet ex-avocat est l'un des principaux protagonistes de l'Affaire Le Roux. Depuis son retour en France et son placement sous contrôle judiciaire, il vit à Chambéry aux côtés de l’un de ses fils dans la maison familiale héritée de ses parents[25].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La traversée d'Hannibal sur un site personnel
  2. Acte du 6 février 1295. Trésor des chartes des ducs de Savoie, pièces restituées du fonds des Archives de Cour. Archivio di Stato di Torino. [PDF] Fiche sur Sabaudia.org, Cote : FR.AD073.SA 1-259
  3. Jean Delmas (historien) (directeur), De 1715 à 1870, Presses universitaires de France, Paris, 1992, in André Corvisier (directeur), Histoire militaire de la France, ISBN 2-13-043872-5, p. 265
  4. Note de M. d'Arcollières, de Chambéry, publiée en 1896
  5. Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane,‎ 1973, 266 p. (ISBN 978-2-60004-503-2), p. 123.
  6. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine,‎ 2000, 496 p. (ISBN 2-05101-676-3), p. 44.
  7. Henri Voiron, À Bloye, autrefois : monographie d'une paroisse et commune de l'Avant-pays savoyard, La Fontaine de Siloé,‎ 2006, 255 p. (ISBN 978-2-8420-6333-7), p. 24.
  8. Voir sur le site de FranceGenWeb.
  9. Sorrel 1992, p. 317.
  10. Palluel 1963.
  11. Sénat, « Anciens sénateurs IIIe République », sur www.senat.fr (consulté le 27 septembre 2011) : « Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Paris, Bourloton, 1889 », p. Charles Dupasquier.
  12. Jacques Lovie, La Savoie dans la vie française de 1860 à 1875, Paris, Presses universitaires de France,‎ 1963, 632 p., p. 486. Thèse de doctorat ès-lettres.
  13. Fiche sur la Base Léonore.
  14. a et b Jacques Lovie, La Savoie dans la vie française de 1860 à 1875, Paris, Presses universitaires de France,‎ 1963, 632 p., p. 473. Thèse de doctorat ès-lettres.
  15. Emmanuel Melmoux et David Mitzinmacker, 100 Personnages qui ont fait l'histoire de France, Éditions Bréal,‎ 2004, 239 p., p. 76.
  16. Jean Nicolas, La Savoie au XVIIIe siècle : Noblesse et Bourgeoisie, La Fontaine de Siloé, Collection « Champs régional »,‎ 2003, 1242 p. (ISBN 978-2-8420-6222-4).
  17. Philippe Barthelet, Joseph de Maistre, L'Âge d'Homme,‎ 2005, 877 p. (ISBN 978-2-82511-871-9), p. 853.
  18. André Palluel-Guillard, L'aigle et la croix : Genève et la Savoie, 1798-1815, Éditions Cabedita,‎ 1999, 662 p. (ISBN 978-2-8829-5260-8), p. 326.
  19. Voir aussi Gabriel Arminjon, Charles Arminjon : ... ce prêtre qui inspira Thérèse de Lisieux, Éditions Beauchesne, Coll. « Figures d'hier et d'aujourd'hui »,‎ 1972, p. 228.
  20. Jean-Marie Mayeur, Christian Sorrel et Yves-Marie Hilaire, La Savoie, t. 8, Paris, Éditions Beauchesne, coll. Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine,‎ 1996, 2003, 441 p. (ISBN 978-2-7010-1330-5), p. 48.
  21. Jean-Marie Mayeur, Christian Sorrel et Yves-Marie Hilaire, La Savoie, t. 8, Paris, Éditions Beauchesne, coll. Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine,‎ 1996, 2003, 441 p. (ISBN 978-2-7010-1330-5), p. 134.
  22. Jean-Marie Mayeur, Christian Sorrel et Yves-Marie Hilaire, La Savoie, t. 8, Paris, Éditions Beauchesne, coll. Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine,‎ 1996, 2003, 441 p. (ISBN 978-2-7010-1330-5), p. 60.
  23. Jean-Marie Mayeur, Christian Sorrel et Yves-Marie Hilaire, La Savoie, t. 8, Paris, Éditions Beauchesne, coll. Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine,‎ 1996, 2003, 441 p. (ISBN 978-2-7010-1330-5), p. 108.
  24. Office de tourisme de Chambéry - Dossier de presse de 2007
  25. Le quotidien Libération du jeudi 12 octobre 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (fr) Voir - La Seconde Guerre Mondiale à Chambéry racontée sur le site du Lycée Saint-Ambroise.
  • (fr) Voir - Présentation historique sur le site de la Mairie de Chambéry.
  • (fr) Voir - Site sur la ville de Chambéry capitale historique de la Savoie.