Repérage (imprimerie)

En imprimerie, l'impression en plusieurs couleurs, le repérage est l’ensemble des procédés qui permettent de placer exactement la feuille de papier sous la presse à chaque passage d’une couleur différente, de manière que toutes les couleurs se retrouvent en position, sans décalage. Dans le cas d’une impression en couleur, la même feuille doit passer autant de fois qu’il y a de couleurs, il importe donc qu’elle soit parfaitement positionnée. Les repères ou hirondelles doivent être exactement superposées et leurs différents dessins permettent ce contrôle.
Le procédé le plus courant consiste à placer de petits repères dans la marge de la feuille à imprimer, en général aux quatre angles, ou au milieu des quatre côtés. Les hirondelles se trouvant toujours en dehors de la page proprement dite, elles sont éliminées avec les chutes de papier et ne sont donc jamais visibles.
À l’origine, les hirondelles sont les traits de coupe servant à délimiter le format définitif, et elles figurent donc sur tout document imprimé dès lors qu’il y a lieu de rogner. On y a ajouté plus tard, avec le développement de l’offset qui nécessite un montage de films, des repères de précision en forme de croix, les cibles, et éventuellement des motifs qui permettent de déceler, à l’aide d’un compte-fils, tout mauvais repérage. Ces divers éléments réunis (traits de coupe, cibles) sont générés automatiquement par les logiciels et gardent le nom d’hirondelles.
Les hirondelles peuvent être considérées comme des signes typographiques d’ordre technique, puisqu’elles n’apparaissent pas dans l’ouvrage terminé. Dans l’impression typographique proprement dite (par opposition à l'offset, par exemple), on utilisait de simples filets fins placés aux angles extérieurs.
Sur certaines estampes en couleur[1], gravures ou lithographies, les repères, deux petits trous subsistent parfois, mais ils sont cachés par l’encadrement (passe-partout).
- Deux trous de repérage à mi-hauteur : un sur le bord droit et l'autre sur le bord gauche.
-
L'Oreiller aux poupées , estampe en couleur (1913), British Museum.
-
Recadrage pour visualiser les deux petits trous.
- Gravure par superposition, des épreuves de mise au point des couleurs, par Nori Malo-Renault, collection musée de Bretagne
-
Estampe utilisant cinq matrices de cuivre[2].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Larousse.fr encyclopedie, « Estampes en couleurs » (consulté le )
- ↑ Nori Malo-Renault d'après une œuvre d'Aman-Jean, « La Femme au masque », sur La chalcographie du Louvre, vers 1910 (consulté le ).
