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Hiroko Oyamada

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Hiroko Oyamada
Description de l'image Hiroko Oyamad DSC01393 LiteratureXchange Festival.jpg.
Naissance (40 ans)
Hiroshima, Drapeau du Japon Japon
Activité principale
Formation
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Japonais

Œuvres principales

  • L'Usine
  • Le Trou

Hiroko Oyamada (小山田浩子, Oyamada Hiroko?), née le à Hiroshima, est une romancière japonaise. Saluée dès sa première publication, L'Usine, elle a ensuite reçu le prix Akutagawa 2014 pour Le Trou.

Biographie[modifier | modifier le code]

Oyamada naît à Hiroshima. Elle y grandit puis y fait ses études, obtenant à l'université d'Hiroshima un diplôme en littérature japonaise en 2006[1],[2]. Pendant les 5 années qui suivent, elle occupe trois emplois dont un dans une usine de l'industrie automobile. Cette expérience lui inspire l'écriture de L'Usine, ouvrage qui la fait connaître nationalement puis mondialement. Oyamada travaille ensuite à temps partiel comme éditrice dans un journal local, poste qu'elle abandonne après son mariage à un collègue de travail[3]. Après son mariage, elle vit à Hiroshima avec son mari et sa fille[4].

Comme écrivain[modifier | modifier le code]

L'Usine[modifier | modifier le code]

Oyamada écrit son premier livre, L'Usine (Kōjō), à la suite d'un contrat à durée déterminée difficile qu'elle a occupé dans l'industrie et qui l'a amenée à se questionner sur le sens de son travail[5], Vite remarqué, l'ouvrage reçoit le 42ème prix Shincho du jeune écrivain en 2010.

L'Usine est traduit aux Etats-Unis en 2019 et y est très bien reçu, Le Wall Street Journal note que l'écriture monotone fait echo au sentiment de répétition dépourvue de sens du travail de bureau[6]. Publishers Weekly loue la capacité de l'écriture à désorienter le lecteur, de même que le personnage principal voit sa vie se perdre[7].

Le livre paraît en France en 2021. La critique est également très enthousiaste, saluant la représentation de l'aliénation au travail[8],[9] par des thèmes et une forme rappelant Kafka[10], Buzzatti[11] ou Borges[12].

Le Trou[modifier | modifier le code]

Oyamada publie son deuxième ouvrage, Le Trou (Ana), en 2013 dans le magazine littéraire Shinchō[13]. Le personnage central est une femme qui renonce à la ville et à son travail pour habiter la campagne ; elle y tombe dans un trou, l'évènement entrainant des conséquences étranges[14].

Pendant l'écriture, Oyamada elle-même s'installe à la campagne, sa propre vie épousant ainsi le chemin de son personnage principal ; cette trajectoire rappelle L'Usine dont la trame était inspirée par la vie professionnelle d'Oyamada[5].

Le Trou paraît en France en 2023. A nouveau très bien accueilli[15],[16], il est remarqué pour son utilisation du réalisme magique au service de thème féministes[17].

Autres écrits[modifier | modifier le code]

En 2018, le troisième livre d'Oyamada, le recueil de nouvelles Niwa (Le jardin), est publié par Shinchosha[18],[19].

Prix, style et influences[modifier | modifier le code]

En 2013, Oyamada reçoit le 30ème prix Sakunosuke Oda pour le recueil de nouvelles dont L'Usine fait partie et qui donne son nom à l'ensemble[20].

Le Trou remporte le 150ème prix Akutagawa[21]. L'écrivain Hiromi Kawakami, membre du jury, souligne la capacité qu'a Oyamada d'introduire le registre du fantastique dans un environnement sinon marqué par son réalisme[22].

En 2014, Oyamada reçoit le 5ème prix culturel de la ville d'Hiroshima[23].

Oyamada cite Franz Kafka et Mario Vargas Llosa parmi ses influences littéraires[4],[3]. Son écriture a également été comparée à celle de Yōko Ogawa[24]. Elle note elle-même que son style est fortement guidé par l'angoisse et la confusion qu'elle peut ressentir dans sa propre vie[17].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ja) « 文学部卒業生の小山田浩子さんが、「新潮」新人賞を受賞しました », Hiroshima University,‎ (consulté le )
  2. (ja) « 第150回「芥川賞」は小山田浩子氏の『穴』 「直木賞」は朝井まかて氏と姫野カオルコ氏 », Oricon News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. a et b (ja) 朝世 瀧井, « 作家の読書道 », sur WEB本の雑誌 (consulté le )
  4. a et b (ja) « 小山田浩子さん「頭真っ白、ふわふわしてる」電話で », sur Sankei News,‎ (consulté le )
  5. a et b (en-US) « Hiroko Oyamada Wrote Her First Book, The Factory, in the Factory Where She Worked », sur Literary Hub, (consulté le )
  6. Sam Sacks, « Store-Bought Solutions to All our Ills », The Wall Street Journal,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. Gabe Habash, « The Factory », sur Publishers Weekly, (consulté le )
  8. « L’Usine », sur bourgoisediteur.fr (consulté le )
  9. « « L’Usine », d’Hiroko Oyamada : un roman de l’abrutissement mécanique du travail », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. Aline Sirba, « L'Usine de Hiroko Oyamada », Etudes,‎ (lire en ligne)
  11. L'Usine Nouvelle, « [Entracte-Livres] "L'Usine" de Hiroko Oyamada, un roman nippon dans un monde absurde », L'Usine Nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. « Hiroko Oyamada, Julien Peltier : la chronique « poches » de François Angelier », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. (ja) « 第150回『芥川賞』に小山田浩子、『直木賞』に朝井まかて&姫野カオルコ », Cinra.net,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. Japan Time [1]
  15. « « Le trou », d’Hiroko Oyamada : le tragique du « réel merveilleux » japonais », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  16. « Au bord de l'abîme avec Hiroko Oyamada », sur Les Echos, (consulté le )
  17. a et b « Si vous aimez « Alice au pays des merveilles », alors vous adorerez « Le Trou » d’Hiroko Oyamada », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
  18. (ja) 朝世 瀧井, « 芥川賞作家・小山田浩子が「フェティッシュ的に好き」なものって? », an an,‎ (lire en ligne, consulté le )
  19. (ja) 昭子 大竹, « 作家・大竹昭子氏が読む『庭』(小山田浩子著)凝視が異界を立ち上げる », sur Sankei News,‎ (consulté le )
  20. « Authors: Hiroko Oyamada », sur Books From Japan (consulté le )
  21. « Literature prizes elevate women », The Japan Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  22. « Three women win Akutagawa, Naoki literary awards », The Japan Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  23. (ja) « 第5回広島文化賞新人賞 », 公益財団法人ひろしま文化振興財団,‎ (consulté le )
  24. James Hadfield, « ‘Granta’ opens a window into Japanese literature », The Japan Times,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]