Hiraizumi

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Hiraizumi-chō
平泉町
Hiraizumi
Le mont Tabashine et le fleuve Kitakami.
Administration
Pays Drapeau du Japon Japon
Région Tōhoku
Préfecture Iwate
Code postal 〒029-4192
Démographie
Population 7 787 hab. (septembre 2015)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 38° 59′ nord, 141° 07′ est
Superficie 6 339 ha = 63,39 km2
Localisation

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Hiraizumi-chō

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Hiraizumi-chō
Liens
Site web http://www.town.hiraizumi.iwate.jp/

Hiraizumi (平泉町, Hiraizumi-chō?) est un bourg japonais du district de Nishiiwai, situé dans le nord de l'île de Honshū dans la préfecture d'Iwate, au grand passé historique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de la ville s'élevait à 7 787 habitants et sa densité de population à 123 hab./km2 en 2015. La superficie totale de la ville est de 63,39 km2.

Symboles municipaux[modifier | modifier le code]

Les symboles municipaux sont le cèdre du Japon, la fleur de cerisier et l'oiseau cettia diphone.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville a gardé quelques vestiges de son passé glorieux, même si elle n'est plus aujourd'hui qu'une petite ville de campagne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Essor[modifier | modifier le code]

Fujiwara no Kiyohira (1056-1128), du clan Fujiwara installe son quartier général à Hiraizumi à la fin du XIe siècle. Il fonde ainsi le clan des Ōshū Fujiwara ou Fujiwara du Nord, et Hiraizumi devient une des villes les plus riches du Japon au XIIe siècle (époque de Heian), rivalisant d'opulence avec Kyōto, alors que le clan Minamoto domine le Japon[1].

La région bénéficie alors de l'élevage de chevaux, ainsi que de l'exploitation de gisements d'or. Elle fait également partie d'un vaste réseau commercial, reliant le nord de Honshu et l'île d'Hokkaido, pourvoyeuses de fourrures et de konbu au reste du Japon. La région importe des poteries d'usage quotidien du Tōkai mais aussi des produits de luxe (céramiques chinoises, flûtes en ivoire...) venus du continent via le port d'Hakata sur l'île de Kyushu. Bien que des sources écrites mentionnent la richesse de la région à cette époque, les historiens ont longtemps douté de la réalité de cette opulence ; celle-ci devint manifeste à la fin des années 1980 grâce à une campagne de fouilles archéologiques[2].

Fujiwara no Hidehira (1096-1187) fonde le Muryōkō-in (en), réplique du Byōdō-in, qui accueille près de 1 000 moines dont certains venant de Chine. Le bouddhisme se répand ainsi dans le nord du Japon à partir de Hiraizumi[2].

Chute[modifier | modifier le code]

À la fin du XIIe siècle, Minamoto no Yoritomo prend le contrôle militaire du centre et de l'ouest du Japon et instaure le régime du shogunat après avoir remporté la guerre de Genpei. Son demi-frère Minamoto no Yoshitsune, qui devient son rival, se réfugie par la suite à Hiraizumi, l'une des dernières seigneuries autonomes de Honshu, et ce bien qu'elle soit coupée de son réseau commercial et du soutien de l'empereur[3]. Minamoto no Yoritomo mobilise alors ses vassaux et attaque Hiraizumi, incendie la ville et tue Minamoto no Yoshitsune ainsi que son compagnon Benkei. L'endroit du drame est marqué par une stèle.

Culture[modifier | modifier le code]

La ville de Hiraizumi, avec cinq sites qui l'entourent, est nommée site culturel au patrimoine mondial de l'humanité par le comité du patrimoine mondial de l'UNESCO à Paris en juin 2011[4]. Les autres sites, dénommés « Temples, jardins et sites archéologiques représentant la Terre Pure bouddhiste », sont :

  • le Chūson-ji, où l'on trouve le Konjiki-dō (金色堂?), recouvert d'or à la manière du Kinkaku-ji à Kyōto ;
  • le Mōtsū-ji ;
  • les ruines du Kanjizaiō-in (観自在王院跡?) ;
  • les ruines du Muryōkō-in (無量光院跡?) ;
  • le mont Kinkei (金鶏山, Kinkei-zan?).

Les deux premiers sont aujourd'hui des temples de l'école Tendai.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les trésors de Hiraizumi, un monde à l’image de la Terre pure du bouddha », Lieux sacrés du Japon, sur Nippon.com, (consulté le 12 septembre 2018).
  2. a et b Pierre-François Souyri, Histoire du Japon médiéval : Le monde à l'envers, Perrin, coll. « Tempus », (1re éd. 1998), 522 p. (ISBN 978-2-262-04189-2), chap. 2 (« La fin d'un monde »), p. 66.
  3. Pierre-François Souyri, Histoire du Japon médiéval : Le monde à l'envers, chap. 3 (« La crise de la fin du XIIe siècle »), p. 111.
  4. La Barbade fait son entrée sur la Liste du patrimoine mondial avec Bridgetown et sa garnison, Hiraizumi (Japon) et les Forêts de hêtres allemandes également inscrits, UNESCO, le

Lien externe[modifier | modifier le code]

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