Hippolyte d'Albis

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Hippolyte d’Albis (né le à Londres au Royaume-Uni) est un économiste universitaire français spécialiste des questions démographiques. Il est directeur de recherche au CNRS et professeur à l’École d'économie de Paris[1]. Il est également membre du Cercle des économistes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hippolyte d’Albis a obtenu un mastère en finance à l’université Panthéon-Assas en 1996, un mastère en économie mathématique à l’École centrale de Paris en 1997 et un doctorat en sciences économiques à l’université Panthéon-Sorbonne en 2003. Il est lauréat du premier concours d’agrégation en sciences économiques en 2006.

Il est recruté en tant que maître de conférences en sciences économiques à l’université Toulouse-I-Capitole en 2004, professeur à l’université Montpellier 3 en 2006, professeur à l’université Panthéon-Sorbonne et à l'École d'économie de Paris en 2011 et directeur de recherche au CNRS en 2015. En 2014, il est directeur de l’École doctorale Économie Panthéon-Sorbonne, et entre 2015 et 2017, il est directeur adjoint scientifique à l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS.

Hippolyte d’Albis est éditeur associé de trois revues académiques à comité de lecture : le Journal of Demographic Economics[2], le Journal of the Economics of Ageing[3] et Public Finance Review[4].

Lors de l'élection présidentielle de 2017, il apporte son soutien à Emmanuel Macron[5].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Principales publications académiques[modifier | modifier le code]

  • (en) avec E. Boubtane et D. Coulibaly, « Macroeconomic evidence suggests that asylum seekers are not a “burden” for Western European countries », Science Advances,‎ (lire en ligne)
  • (en) avec E. Boubtane et D. Coulibaly, « Immigration policy an macroevonomic Performance in France », Annals of economics and statistics, nos 121/122,‎
  • (en) avec R. Lee et A. Mason, « Is Low Fertility Really a Problem? Population Aging, Dependency, and Consumption », Science 346 (6206),‎ , p. 229-234 (lire en ligne)
  • (en) L. J. Esso and H. Pifarré i Arolas, « Persistent Differences in Mortality Patterns across Industrialized Countries », PLoS ONE 9 (9): e106176,‎ (lire en ligne)
  • (en) avec S. P. Lau and M. Sánchez-Romero, « Mortality Transition and Differential Incentives for Early Retirement », Journal of Economic Theory 147 (1),‎ , p. 261-283 (lire en ligne)
  • (en) avec E. Augeraud-Véron, « Competitive Growth in a Life-cycle Model: Existence and Dynamics », International Economic Review 50 (2),‎ , p. 459-484 (lire en ligne)
  • (en) « Demographic Structure and Capital Accumulation », Journal of Economic Theory 132 (1),‎ , p. 411-434 (lire en ligne)

Travaux[modifier | modifier le code]

  • Immigration

Hippolyte d’Albis a travaillé sur les impacts macro-économiques de l’immigration en France. Avec Ekrame Boubtane et Dramane Coulibaly, il défend l’idée que l’immigration non européenne a un effet positif sur la croissance économique[7]. En particulier, il montre que l’effet positif de la migration familiale et de la migration féminine[8]. Il travaille également sur la mesure des flux migratoires[9].

  • Transferts entre les générations

Hippolyte d’Albis est le directeur de l’équipe française des Comptes de Transferts Nationaux[10], projet international qui propose une décomposition par âge de toutes les variables de la comptabilité nationale[11]. Ce projet permet, notamment, de comparer les générations entre elles. Hippolyte d’Albis défend l’idée que les générations récentes n’ont pas été « sacrifiées » par les générations du baby-boom et que le niveau de vie moyen n’a pas diminué[12],[13].

  • Politique familiale

Hippolyte d’Albis défend l’idée que pour être efficace, la politique familiale doit promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes[14] et questionne l’effet de la générosité financière du système sur la natalité[15]. Avec Gregory Ponthière et Angela Greulich, ils montrent que le recul de l’âge de la maternité n’entraine pas nécessairement une baisse de la fécondité dans les pays d’Europe[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Membre associé », sur Paris school of economics (consulté le 10 février 2017).
  2. « Editorial board », sur Cambridge Core (consulté le 4 juillet 2020).
  3. « The Journal of the Economics of Ageing Editorial Board » [livre], sur Elsevier.com (consulté le 4 juillet 2020).
  4. « Public Finance Review », sur SAGE Publications Ltd, (consulté le 4 juillet 2020).
  5. « Pourquoi nous soutenons Emmanuel Macron », sur lemonde.fr, .
  6. « Le prix Philippe Michel du jeune chercheur en dynamique économique a été attribué à Hippolyte d’Albis et Emmanuelle Augeraud-Véron », sur parisschoolofeconomics.eu (consulté le 10 février 2017).
  7. « Les immigrés stimulent la croissance », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le 4 juillet 2020).
  8. « Les immigrés, surtout les femmes, contribuent à la croissance économique », sur Mediapart, (consulté le 4 juillet 2020).
  9. http://www.blog-afse.fr/content/de-la-difficult%C3%A9-d%E2%80%99estimer-les-flux-migratoires
  10. http://ctn.site.ined.fr/en
  11. Dalal Moosa, « GENERATIONAL ECONOMICS AND THE NATIONAL TRANSFER ACCOUNTS* », Journal of Demographic Economics, vol. 81, no 4,‎ , p. 409–441 (ISSN 2054-0906, DOI 10.1017/dem.2015.14, lire en ligne, consulté le 4 juillet 2020).
  12. « Non, la jeunesse n'est pas sacrifiée », sur Les Échos, .
  13. « Les jeunes sont-ils sacrifiés par la protection sociale ? France Stratégie. », sur ens-lyon.fr, .
  14. Hippolyte d'Albis, « Pour une politique familiale efficace », sur Ouvertes.fr, Problèmes économiques, (consulté le 4 juillet 2020), p. 53-59.
  15. http://www.liberation.fr/societe/2014/10/08/pas-de-lien-direct-entre-generosite-et-fecondite_1117733
  16. Kitzmann, Morgan, « Hippolyte d'Albis, Angela Greulich, Grégory Ponthière, Avoir un enf... », sur Revues.org, Lectures, Liens Socio, (ISSN 2116-5289, consulté le 4 juillet 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]