Hippolyte Monpou

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Hippolyte Monpou
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Caricature d'Hippolyte Monpou parue dans Le Charivari, 13 janvier 1840, lith.; 35,5 x 25 cm.
Mots qui sortent de la bouche de Monpou : "C’est ma maîtresse, ma lionne." Vers au bas du portrait : "La beauté vers qui l’espérance / Conduit Monpou le séducteur / Peut raffoler de la romance / Sans être folle de l’auteur."

Naissance
Paris Drapeau de l'Empire français Empire français
Décès (à 37 ans)
Orléans Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activité principale Compositeur, organiste
Lieux d'activité Paris
Formation Institution royale de musique classique et religieuse
Maîtres Bernardo Porta, André-Hyppolyte Chélard, François-Joseph Fétis

Hippolyte Monpou (né à Paris le - décédé à Orléans le ) est un compositeur et organiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les années d'apprentissage[modifier | modifier le code]

Hippolyte Monpou est né à Paris le [1]. Il fut d'abord enfant de chœur à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, puis entra à neuf ans dans la maîtrise de Notre-Dame, alors dirigée par Pierre Desvignes, restaurateur de la musique sacrée au lendemain de la Révolution. En 1817, il devient l'un des premiers élèves de l'« Institution royale de musique classique et religieuse » fondée par Alexandre-Étienne Choron, d'où sortiront Gilbert Duprez, Rosine Stoltz, Louis Dietsch, la tragédienne Rachel et maints autres artiste. En 1820, à l’âge de 16 ans, il est nommé organiste à la cathédrale de Tours.

Il n’y restera pas longtemps. Assoiffé de création, il retournera à Paris pour étudier les grands compositeurs italiens, allemands et français, avec Bernardo Porta, André-Hyppolyte Chélard et François-Joseph Fétis. Pour gagner sa vie, il revient à l'école de Choron, mais cette fois-ci en qualité de maître répétiteur. Puis il devient successivement organiste de l'église Saint-Thomas-d'Aquin, de Saint-Nicolas-des-Champs et de la chapelle de la Sorbonne, ce qui lui permet de faire exécuter plusieurs messes de sa composition.

Quand Choron crée en 1828 l'Institution royale de musique religieuse, il fait tout naturellement appel à Monpou pour remplir diverses fonctions d'accompagnateur lors de concerts de musique ancienne. Jouer en public ne va pas de soi pour le jeune homme qui, avec un nez camard et de longs cheveux roux, a conscience d’être laid. Il doit combattre la timidité qui, durant toute sa jeunesse, lui faisait perdre ses moyens et l'empêchait de devenir un bon lecteur et un habile pianiste. C’est vers cette époque qu'il fait ses premiers pas dans la musique profane. Sa première composition connue, un nocturne à trois voix, sur les paroles de Béranger Si j'étais petit oiseau (1828), remporte un certain succès. Plusieurs romances suivent qui allient la gaieté et la fraicheur des sentiments (Rose, partons, voici l'aurore, Joli-Cœur, Chauvin et Janneton, Il était trois chasseurs).

Triomphe de la romance[modifier | modifier le code]

Entre musique sacrée et musique profane, la révolution de 1830 tranchera. Les écoles de musiques religieuses, y compris l’établissement de Choron, doivent fermer leurs portes. Au milieu de la crise, le mouvement romantique fait une entrée tumultueuse sur la scène culturelle. Monpou ralliera le mouvement et composera la musique de L'Andalouse sur des paroles d'Alfred de Musset. Une fois encore, il s’agit d’une romance, mais avec un ton différent où érotisme et insolence remplacent les sentiments, souvent à l’eau de rose, qui caractérisent le genre.

Le succès est instantané et immense. Mieux encore, pour un jeune artiste, la romance fait scandale, ainsi que le rappelle Théophile Gautier :

« Quand [Monpou] s’asseyait au piano, l’œil en feu, la moustache hérissée, il se formait autour de lui un cercle de respectueuse terreur : aux premiers vers de L’Andalouse, les mères envoyaient coucher leurs filles et plongeaient dans leurs bouquets, d’un air de modeste embarras, leur nez nuancé des roses de la pudeur. La mélodie effrayait autant que les paroles! Peu à peu, cependant, l’on finit par s’y faire; seulement, on substituait teint à sein bruni, et l’on disait: C’est la maîtresse qu’on me donne… au lieu de: C’est ma maîtresse, ma lionne… qui paraissait, en ce temps-là, par trop bestial et monstrueux[2]. »

Monpou est devenu le musicien romantique par excellence[3]. Ami des écrivains Victor Hugo, Alfred de Musset, Frédéric Soulié, Alexandre Dumas, Théophile Gauthier, ceux-ci le lui rendaient bien, ainsi que l’explique ce dernier :

« Les poètes aimaient beaucoup ce musicien qui respectait leurs paroles et ne dérangeait pas l’économie de leurs strophes savantes. Monpou aimait les rythmes difficiles, et prétendait queues coupes peu usitées amenaient des motifs nouveaux. Bref, il a été l'un des nôtres et comme le Berlioz de la ballade[4]. »

Par contre, cette musique, avec ses cadences brusques et sonores qui ne sont pas sans rappeler la manière de Haendel, plaira moins aux musiciens, en particulier aux critiques toujours soucieux de préserver la musique ancienne de la contagion des chansonnettes populaires. Les ennemis de Monpou, qui étaient nombreux, parlaient de ses fautes de composition « qui révoltaient le sentiment des musiciens, (mais qui) étaient précisément ce qui obtenait du succès dans le monde à part qui avait entrepris la déification du laid[5]

Travailleur acharné, Monpou multipliera les créations: Sarah la Baigneuse de Victor Hugo, Les Colombes de Saint-Marc, Le Lever, Venise, Madrid, La Chanson de Mignon, Le Fou de Tolède, Gastibelza, Les deux Archers, Les Résurrectionnistes, Le Voile blanc... Il s’agit toujours de romances, mais elles se distinguent de la production courante par une incontestable originalité.

Cette volonté d’aller plus loin se traduit tout d’abord par un renouvellement des thèmes. Il met ainsi en musique un chapitre des Paroles d'un croyant de Lamennais, le Chant d'exil de Victor Hugo ainsi que la dernière scène d'Othello, traduite par Alfred de Vigny. Bien qu’il n’ait pas de voix, il n’hésite pas à chanter lui-même ses compositions dans les salons où sa verve force l’admiration.

L’opéra-comique[modifier | modifier le code]

Encouragé par les succès qu'il remporte dans la romance, Monpou se décide enfin à aborder la scène théâtrale. Il fait représenter en 1835 au théâtre de l'Opéra Comique Les Deux Reines, ouvrage en un acte, sur un texte de Frédéric Soulié. L’air du refrain Adieu mon beau navire, connait un tel succès populaire que son auteur y gagne le surnom plaisant de « Monpou-mon-beau-navire[6]»!

À partir de ce moment, ses compositions dramatiques se succèdent assez rapidement Le Luthier de Vienne, opéra comique en un acte, dont les paroles sont d’Adolphe de Leuven et Henri de Saint-Georges, est joué en 1836[1].

Piquillo, opéra en trois actes dont le livret est d’Alexandre Dumas et Gérard de Nerval, est représenté à la fin de 1837[1]. La création de cette pièce est passée à l’histoire en raison de l’amour fou que portera Gérard de Nerval à « la chanteuse à la voix de cristal, l’artiste aux cheveux d’or[7]», la comédienne Jenny Colon. Pour conquérir le cœur de la femme de ses rêves, Gérard de Nerval entreprend d’écrire une pièce dont le rôle principal mettrait en valeur le talent de Jenny Colon. Craignant de ne pouvoir y arriver seul, il demande l’aide d’Alexandre Dumas.

L‘opéra n’a connu « qu’un succès secondaire » selon les propres mots d’Alexandre Dumas[8]. La fadeur du livret sera quelque peu rachetée par la musique de Monpou et Jenny Colon triomphera dans le rôle de Sylvia – ses couplets Je ne suis point Phoebé, La déesse voilée et l’air Ah, dans mon cœur, quelle voix se réveille enchanteront le public en raison de leur mélodie à l’harmonie surprenante, mais toujours séduisante.

Les années suivantes, Monpou donne Perugina au théâtre de la Renaissance, puis Un conte d'autrefois et Le Planteur à l'Opéra-comique où il fait preuve d'idées heureuses et d'un talent réel sans pourtant renouer avec le succès des Deux Reines.

Tout change avec La chaste Suzanne, opéra en quatre actes, qui est monté au Théâtre de la Renaissance. Une fois encore le scandale est au rendez-vous, mais cette fois-ci, il est double. D’une part, le traitement burlesque du thème biblique dans le livret indispose une partie du public et, d’autre part, l’Académie royale de musique soutient que la pièce appartient au genre du « grand opéra » qui lui est exclusivement réservé. À ce titre, elle intente un procès au Théâtre de la Renaissance pour avoir outrepassé son privilège[9].

Le théâtre de la Renaissance doit interrompre les représentations, non pas faute de spectateurs, mais au contraire en raison même de son succès. Le coup est mal reçu de Monpou. En effet, avec La chaste Suzanne il a conscience d’avoir atteint la pleine maturité de son métier, ce que confirme l’étrange procès de l’Académie de musique : ce n’est plus de l’opéra-comique, c’est du « grand opéra ». Le musicologue Félix Clément, pourtant peu suspect de complaisance à son endroit, écrira dans sa monumentale rétrospective : « Au point de vue de l'inspiration musicale, l'opéra de La chaste Suzanne est, à mon avis, le meilleur ouvrage lyrique d'Hippolyte Monpou[10]

La dernière pièce de Monpou représentée de son vivant est Jeanne de Naples, opéra-comique en trois actes, composée en collaboration avec Luigi Bordèse, qui remportera un vif succès auprès du public. Une fois encore, la critique dénoncera le manque d’unité entre les « accents heurtés et inégaux de Monpou » et « les mélodies faciles et dans le goût italien de Bordèse[11]

Une mort prématurée[modifier | modifier le code]

Les difficultés de La chaste Suzanne et surtout les excès de travail ont lourdement taxé la santé de Monpou. Alexandre Dumas écrit qu’il buvait « jusqu’à trois ou quatre tasses de café par nuit »[8]. C’est alors qu’il conclut un contrat draconien avec le librettiste en vogue Eugène Scribe pour mettre en musique Lambert Simnel, une pièce en trois actes pour la scène de l’Opéra-comique. Le thème historique emprunté à l’Angleterre de la Renaissance, dans la tradition de Walter Scott, se prête particulièrement bien à l’imagination de Monpou.

Par contre, les conditions imposées par l’Opéra-comique sont draconiennes : obligation de livrer la partition à échéance rapprochée sous peine d’une pénalité de 20 000 francs. Justement, Monpou a la réputation d’être ponctuel et de toujours respecter ses engagements. À son habitude, il travaille jour et nuit. Rien n’y fait. Une gastro-entérite se déclare. Il demande un sursis de 25 jours qu’on lui refuse. L’impitoyable direction de l’Opéra-comique envoie des huissiers à répétition.

Sur les conseils de ses médecins, Monpou va à la campagne reprendre des forces. Il se réfugie chez son ami Louis-Émile Vanderburch à La Chapelle-Saint-Mesmin (bâtiment hébergeant l'actuel hôtel de ville[12]), sur les bords de la Loire. Son état s’aggrave rapidement et il doit être hospitalisé en toute hâte à Orléans où il meurt quelques jours après, le [1], à l'âge de trente-sept ans.

Sa femme, Aspasie Oschens ramène ses restes à Paris où les obsèques ont lieu le 14 août 1841 à l’église Saint-Roch. Un grand nombre d'hommes de lettres et d'artistes des théâtres lyriques assistent à cette cérémonie où un chœur de la Chaste Suzanne et un air des Deux Reines, sont intercalés dans une messe de Jommelli. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (58e division)[13].

Monpou laisse en mourant deux œuvres inachevées, un acte de son opéra de La Reine Jeanne et, bien sûr, plusieurs morceaux de Lambert Simnel. Ces deux ouvrages seront terminés par Adolphe Adam et montés sur scène.

Le compositeur et son œuvre[modifier | modifier le code]

Le grand apport de Monpou à la musique du XIXe siècle est d’avoir conféré ses lettres de noblesse à la romance, genre jusque-là stéréotypé et souvent mièvre. Pour mieux appréhender la portée de l’innovation, il faut avoir présent à l’esprit que durant la première moitié du XIXe siècle, la musique vocale avait les faveurs des classes dirigeantes. Chaque salon organisait ses propres concerts où l’on venait écouter des romances aussi bien que de l’opéra. La romance était un petit poème musical « qui joignait la sensibilité à la grâce, le charme à l’émotion (…), moins poétique peut-être que le lied allemand, moins originale parfois, mais plus touchante que la canzone italienne[14]».

C’est alors qu’intervient une jeune génération de compositeurs emmenée par Hector Berlioz et Hippolyte Monpou, avec dans leur sillage les Louis Niedermeyer, Henri Duparc, Victor Massé, etc. Ils font évoluer la romance vers ce que l’on appellera « mélodie » et que Frits Noske définit comme une composition vocale avec un « style et une atmosphère (qui) se situe à mi-chemin entre la romance française et le Lied allemand[15]». Alors que le goût dominant commence à faire la distinction entre la musique classique (on disait alors « musique ancienne ») et les genres secondaires, ce petit groupe impose la mélodie qui, sans renier ses liens avec la romance, se veut un genre « noble ».

Le recours aux poètes romantiques sera l’outil de choix de ce dépassement de la romance par la mélodie. La musicologue contemporaine Victoria Graves montre bien le long travail de recherche effectué par Berlioz sur le poème de Victor Hugo La Captive dont la première version mise en musique en 1832 est encore une romance, mais qui sera retravaillée maintes fois jusqu’en 1848, où une dernière version sera sous-titrée « mélodie »[16]. Engagé dans le même combat, Monpou n’aura pas l’occasion de mener à terme son cheminement en raison de sa mort précoce[17].

La transition de la romance à la mélodie n’aura pas été facile, ainsi qu’en témoigne le long travail de Berlioz sur La Captive et dans le cas de Monpou les attaques répétées qu’il a subi tout au long de sa carrière et après sa mort. Citons seulement cette analyse du critique Henri Blanchard :

« La simple et naïve romance ne suffit plus à nos compositeurs de salon pour exprimer un sentiment tendre, doux ou triste... Schubert est le point de mire de la jeune école musicale qui ne rêve plus que Lieder d’une mélodie et d’une harmonie prétentieuses, contournées, et à modulations ambitieusement ridicules[18]. »

Il appartiendra aux poètes de rendre justice à ce pionnier méconnu de la mélodie et d’abord à Verlaine qui a crié avec enthousiasme : « Laissez-moi retourner au Victor Hugo de Pétrus Borel et de Monpou ![19]» Tout l’éloge que fait ensuite Verlaine du poème La Guitare, qu’il s’obstine à appeler du titre de la pièce de Monpou Gastibelza, l'homme à la Carabine, semble plus s’adresser à l’auteur de la musique qu’à celui du texte.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Georges Brassens a mis en musique en 1955 le poème « Guitare » de Victor Hugo, pièce XXII du recueil Les Rayons et les Ombres, à laquelle comme Monpou il a donné pour titre « Gastibelza, l'homme à la carabine ». Brassens retiendra – est-ce un hasard? – les mêmes strophes (1, 4, 5, 9) que Monpou (plus, il est vrai, trois autres) mais, en guise de clôture, il usera aussi du même raccourci (enchaînant les six premiers vers de la strophe 9 avec la variante finale du refrain).

Arnaud Laster, « Variations sur une "Guitare" de Hugo: le sens qui vient à travers la chanson », Communication au Groupe Hugo du 25 janvier 1997. Texte intégral.

Œuvres (non exhaustives)[modifier | modifier le code]

Mélodies[modifier | modifier le code]

  • Si j'étais petit oiseau, nocturne à trois voix sur des paroles de Béranger, 1828
  • À genoux, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles de Victor Hugo , 1838
  • Addio Teresa, chanson sicilienne pour voix et piano, paroles d'Alexandre Dumas, 1840
  • C'est tout mon bien, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles de Léon Guérin
  • L'Andalouse, voix et piano, paroles d'Alfred de Musset, 1830
  • Gastibelza, le fou de Tolède, (en collaboration avec F. Liszt, voix ténor et piano, paroles de Victor Hugo, 1837
  • Le Lever, voix et piano ou harpe, paroles d'Alfred de Musset, 1830
  • Madrid, voix et piano, paroles d'Alfred de Musset, 1838
  • La Gitana, voix et piano
  • Le planteur, voix solistes, chœur et orchestre, 1839
  • Si j'étais un ange, voix et piano, paroles d'Auguste-Émile Cillart de Kermainguy, 1840
  • Sur la mer, voix et piano, paroles de Théophile Gauthier, 1837
  • La Tour de Nesle, voix et piano, paroles d'Édouard-Roger de Bully, 1832
  • Chanson du Triboulet, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Édouard Plouvier
  • Dans ma gondole de Venise, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Émile Barateau
  • Enfant, dis‑moi ta romance, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles de Schoppers
  • La Psyché, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Édouard Plouvier
  • L'âme du bandit, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Antoine-Jacques Richomme
  • Le mal d'amour, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Édouard Plouvier
  • L'enfant perdu, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Édouard Plouvier
  • Les Champs, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles de Pierre Jean de Béranger
  • Les deux étoiles, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Édouard Plouvier
  • Les larmes du départ, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Édouard Plouvier
  • L'espingole, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Édouard Plouvier
  • L'étoile disparue, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Édouard Plouvier
  • L'heure où le jour s'endort, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Édouard Plouvier
  • Mon fils charmant, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Édouard Plouvier
  • Pour un sourire, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Édouard Plouvier
  • Sara la baigneuse, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles de Victor Hugo
  • Venise, Lieder, mélodies, chœur et autres pièces vocales, paroles d'Alfred de Musset
  • Les deux archers, paroles de Victor Hugo, 1834

Opéras[modifier | modifier le code]

  • Les deux Reines, paroles de Soulié et Arnould, 6 août 1835 Opéra-Comique
  • Le Lutier de Vienne, paroles de Saint-Georges et Leuven, 30 juin 1836 Opéra-Comique
  • Piquillo, paroles de Dumas père et Nerval, 30 octobre 1837 Opéra-Comique
  • Un Conte d'autrefois, paroles de Leuven et Brunswick, 28 février 1838 Opéra-Comique
  • Pérugina la meunière, paroles de Mélesville, 20 décembre 1838 Théâtre de la Renaissance
  • Le Planteur, paroles de Saint-Georges, 1er mars 1839 Opéra-Comique
  • La chaste Suzanne, opéra en quatre actes, voix solistes, chœur et orchestre, paroles de Pierre Carmouche et Frédéric de Courcy, 27 décembre 1839 Opéra-Comique
  • La Reine Jeanne, en collaboration avec L. Bordèse, paroles de Leuven et Brunswick, 2 décembre 1840 Opéra-Comique
  • Lambert Simnel, paroles de Scribe et Mélesville, inachevé. Adolphe Adam a écrit le dernier acte de l'œuvre qui a été créée le 14 septembre 1843 à l'Opéra-Comique

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Félix Clément, Les Musiciens célèbres depuis le XVIe siècle jusqu'à nos jours, 2e édition revue et augmentée, Paris, 1873
  • Arthur Pougin, « Albert Grisar, étude artistique », Librairie Hachette, Paris, 1870. 302 pages.
  • Albert Soubies et Charles Malherbe, « Histoire de l’opéra-comique (La seconde salle Favart, 1840-1860) », Librairie Marpon et Flammarion, Paris, 1892, 326 pages.
  • Alexandre Dumas, « Sur Gérard de Nerval – Nouveaux mémoires », préface et établissement du texte par Claude Schopp, Éditions Complexe, Paris, 1990, 295 pages.
  • Théophile Gautier, Histoire du romantisme: Suivie de notices romantiques et d’une étude sur la poésie française, 1830– 1868, Charpentier et Cie, Libraires-Éditeurs, Paris, 1874, 410 pages.
  • Antoine-Louis Malliot, « La musique au théâtre », Amyot, Libraire-éditeur, Paris, 1863, 432 pages.
  • Charles Gounod, « Mémoires d’un artiste », Calmann Lévy Éditeur, 1896, rééd. 1991. (Texte intégral.)
  • Henri Bachelin, « Hippolyte Monpou, musicien romantique », article paru dans la revue Le Ménestrel, 11 et 18 mai 1928.
  • The Lied, Art Song, and Choral Texts Archive, Composer: Hippolyte Monpou (1804-1841), Alphabetic listing of musical settings. (Texte intégral.)
  • David Tunley, « Salons, Singers and Songs: A Background to Romantic French Song, 1830-1870 ». Aldershot: Ashgate, 2002. ix + 283 pp. Appendices, bibliography, index. $79.95 U.S. (hb). (ISBN 0-7546-0491-8). (An interesting review of this book by William Weber, California State University, Long Beach, H-France Review Vol. 2 (November 2002), No. 112, page 444. Texte intégral.)
  • William Cheng, Hearts for Sale: The French Romance and the Sexual Traffic of Musical Mimicry, 19th-Century Music 35:1 (2011), 34-71. Texte intégral.)
  • Joël-Marie Fauquet (direction) (préf. Joël-Marie Fauquet), Dictionnaire de la Musique en France au XIXe siècle, Paris, Fayard, , 1405 p. (ISBN 2-213-59316-7), p. 812

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a b c et d Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : Tome 2, Les Hommes et leurs œuvres. L-Z, Bordas, , 1232 p. (ISBN 2-04-010726-6), p. 748
  2. Théophile Gautier, « Histoire du romantisme », page 255.
  3. Expression empruntée à Arthur Pougin, « Albert Grisar, étude artistique », page 257.
  4. Théophile Gautier, « Histoire du romantisme », page 258.
  5. François-Joseph Fétis, « Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique », p. 661.
  6. Albert Soubies et Charles Malherbe, Histoire de l’opéra-comique, p. 61.
  7. Alexandre Dumas, « Sur Gérard de Nerval », p. 60.
  8. a et b Alexandre Dumas, « Sur Gérard de Nerval », p. 95.
  9. Antoine-Louis Malliot, « La musique au théâtre », page 186.
  10. Félix Clément, « Les musiciens célèbres » page 503.
  11. Félix Clément, « Les musiciens célèbres » page 504.
  12. La Chapelle-Saint-Mesmin, des siècles d'histoire de Catherine Thion, Maury imprimeur, édité par la Ville de La Chapelle-Saint-Mesmin en 2007 (ISBN 9782952901703)
  13. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 255
  14. Arthur Pougin, « Albert Grisar, étude artistique », page 37.
  15. Victoria Graves, « Transitioning from romance to mélodie », page 2.
  16. Victoria Graves, « Transitioning from romance to mélodie », page 25.
  17. Monpou a également mis en musique La Captive de Victor Hugo en 1841, l’année de sa mort.
  18. Henri Blanchard, « Soirée musicale chez M. Zimmerman », Revue et Gazette musicale, 6 Dec. 1840. (cité par William Cheng, « Hearts for Sale », page 39.)
  19. Paul Verlaine, « Les mémoires d’un veuf », Léon Vanier, Libraire Éditeur, Paris, 1886, 224 pages. Page 166.

Liens externes[modifier | modifier le code]