Hippolyte Babou

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Hippolyte Babou
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Hippolyte Babou, né à Peyriac le 24 février 1823 et mort le 21 octobre 1878 à Paris, était un écrivain et critique littéraire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hippolyte Babou collabora à de nombreuses revues, comme la Revue contemporaine, l'Athénaeum français, et la Revue de Paris, sous le pseudonyme de Camille Lorrain et de Jean-sans-Peur. Il est surtout connu pour avoir suggéré à Charles Baudelaire le titre des Fleurs du mal, dans les premiers mois de 1855, au café Lemblin. Il était aussi avec Charles Asselineau, Aurélien Scholl et Charles Baudelaire un habitué du café Le Divan, au n° 3 de la rue Le Peletier.

S'il excella dans la satire et la critique, Hippolyte Babou eut toutefois du mal à se faire reconnaitre comme écrivain. Languedocien, il refusa de s'établir dans une littérature spécifiquement régionaliste. Ce refus et son dédain du félibrige mistralien ne sont sans doute pas étrangers à sa mise à l'écart du milieu des lettres. « En tant que critique, Hippolyte Babou a la réputation d'être un assez mauvais coucheur. N'appartenant à aucune école (ce dont il faut le louer), il a eu plusieurs fois maille à partir tantôt avec les fantaisistes, tantôt avec les réalistes, un jour avec la Bohême, une autre fois avec l'Académie. N'importe, c'est un écrivain de race ; il aura sa place dès qu'il voudra se déranger pour la prendre » écrivit Charles Monselet dans La Lorgnette littéraire. Son plaidoyer pour « L'amitié littéraire » dans ses Lettres satiriques et critiques et son témoignage de critique sur les « arts latéraux », signalent l'originalité de son esprit.

Au milieu du dix-neuvième siècle, Hippolyte Babou était un auteur en vue. Aujourd'hui, en 2017, plus aucun de ses livres n'est diffusé en librairie. Unique exception : une nouvelle intitulée Le curé de Minerve, tirée des Païens innocents, dans l'anthologie Nouvelles du Minervois, publiée en 2007 aux éditions Pimientos. En revanche, le plupart de ses ouvrages sont disponibles en édition numérique.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Ephémérides de Molière, 1844
  • La Vérité sur le cas de M. Champfleury, Paris,Poulet-Malassis et de Broise, 1857, 33 p.
  • Les Payens innocents, Poulet-Malassis et de Broise, 1858, XXII-337 p.
  • « Le Président Charles de Brosses », préface aux Lettres familières écrites d'Italie, t. I, Poulet-Malassis, 1858, p. I-XV.
  • Lettres satiriques et critiques, Poulet-Malassis et de Broise, 1860, III-386 p.
  • Les Amoureux de Madame de Sévigné. Les femmes vertueuses du grand siècle, 1862
  • L'Homme à la lanterne, par Jean-sans-Peur, 1868
  • Montpensier, roi d'Espagne, 1868
  • Les Sensations d'un juré : vingt figures contemporaines, Lemerre, 1875, 525 p.
  • « Une Paradisienne », La Vie à vapeur. Guide journal des Voyages. PLM, n° 1, 2 décembre 1876.
  • Les Prisonniers du Deux-décembre, mes émotions, mes souvenirs, Paris, Ducaux, 1876, 194 p.
  • Les Païens innocents, G. Charpentier, 1878, 294 p.
  • COLL., Les Poëtes français. Recueil des chefs-d'œuvre de la Poésie française depuis les origines jusqu'à nos jours, 4 tomes, Quantin, 1783.

Sources[modifier | modifier le code]

- Charles Monselet, La Lorgnette littéraire, Poulet-Malassis, 1857, p. 12.

- Houssaye, Confessions, t. V,

- Gérard Oberlé, Auguste Poulet-Malassis. Un imprimeur sur le Parnasse, Montigny-sur-Canne, Librairie du Manoir du Pron, 1996, p. 59-64.

- Claude Pichois & Jean-Paul Avice, Dictionnaire Baudelaire, Tusson, Du Lérot, éditeur, 2002, p. 39-40.