Hillary Clinton

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Hillary Clinton
Hillary Clinton en 2009.
Hillary Clinton en 2009.
Fonctions
67e secrétaire d'État des États-Unis

(4 ans et 11 jours)
Président Barack Obama
Gouvernement Administration Obama
Prédécesseur Condoleezza Rice
Successeur John Kerry
Sénatrice des États-Unis
pour l'État de New York

(8 ans et 18 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Daniel Patrick Moynihan
Successeur Kirsten Gillibrand
Première dame des États-Unis

(8 ans)
Président Bill Clinton
Prédécesseur Barbara Bush
Successeur Laura Bush
Biographie
Nom de naissance Hillary Diane Rodham
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Chicago (Illinois, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Conjoint Bill Clinton
Enfants Chelsea Clinton
Diplômée de Wellesley College
Université Yale
Profession Avocate
Religion Méthodisme

Signature de Hillary Clinton

Hillary Clinton
Secrétaires d'État des États-Unis

Hillary Clinton (prononcé en anglais : /ˈhɪləɹi ˈklɪntən/), née Hillary Diane Rodham (/daɪˈæn ˈɹɒdəm/) le à Chicago (Illinois), est une femme politique américaine, ayant été Première dame des États-Unis et secrétaire d'État fédérale.

Elle est Première dame de 1993 à 2001, en tant qu'épouse du 42e président des États-Unis, Bill Clinton. Elle occupe ensuite un siège de sénatrice démocrate pour l'État de New York au Congrès des États-Unis, de 2001 à 2009 ; elle vote notamment en faveur des interventions militaires américaines en Afghanistan et en Irak. Candidate aux primaires présidentielles du Parti démocrate de 2008, elle est battue par Barack Obama. L'année suivante, après l'élection de celui-ci à la Maison-Blanche, elle est nommée secrétaire d'État des États-Unis, fonction qu'elle occupe jusqu'en 2013, date à laquelle elle fait part de son souhait de ne pas être reconduite.

À nouveau candidate à la présidence en 2016, elle remporte les primaires du Parti démocrate en battant le sénateur du Vermont Bernie Sanders et devenant par là même la première femme nommée candidate de l'un des deux grands partis américains pour le poste de président des États-Unis. Elle affrontera le républicain Donald Trump lors de l'élection présidentielle de novembre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ascendance et enfance[modifier | modifier le code]

Hillary Diane Rodham est née le à Chicago, dans l'Illinois. Elle est la fille aînée de Hugh Rodham (1911-1993), d'ascendance galloise et anglaise, et de Dorothy Howell (1919-2011), d'ascendance anglaise, écossaise, galloise et franco-canadienne. Elle a deux frères, Hugh et Tony. Son père était un républicain conservateur et sa mère était démocrate. Son prénom est dû à l'admiration que vouent ses parents à Sir Edmund Hillary, l'alpiniste néo-zélandais[1].

Dans son autobiographie Living Story, Hillary Rodham Clinton évoque les origines « franco-canadiennes, écossaises et françaises » de sa grand-mère maternelle, Della Murray. La famille de cette dernière était originaire de Nouvelle-France[2],[3]. Son arrière-arrière-grand-père Antoine Martin est par ailleurs né en France, dans le Perche, vers 1815, et a émigré de France en Haut-Canada (aujourd'hui Ontario) avant 1840. Elle grandit à Park Ridge, dans la banlieue de Chicago. Elle est notamment camarade du chanteur Steve Goodman. Sportive, méthodiste fervente, elle est une élève assidue, ce qui la conduit à être élue au conseil de classe[réf. nécessaire]. Ses parents l’encouragent par ailleurs à étudier sérieusement afin de réussir et de choisir la carrière qui l’intéresse[réf. nécessaire]. En 1962, Don Jones, son pasteur méthodiste, l'éveille au mouvement des droits civiques[4] et lui offre l'occasion de voir Martin Luther King lors d'un discours à Chicago.

Études et premiers engagements politiques[modifier | modifier le code]

En 1964, à dix-sept ans elle s'investit dans la campagne présidentielle du sénateur républicain de l'Arizona, Barry Goldwater[5]. Après l'école secondaire, elle entre à la prestigieuse université féminine de Wellesley où, à nouveau, elle représente ses condisciples au conseil d’établissement et préside le mouvement des Jeunes Républicains du collège. Cependant, de plus en plus opposée à la guerre du Viêt Nam et marquée par la lutte pour les droits civiques, elle rallie d'abord Eugene McCarthy, le candidat anti-guerre lors des élections primaires à l'élection présidentielle de 1968, puis participe à la campagne du républicain Nelson Rockefeller. Les liens sont définitivement rompus avec les républicains quand ceux-ci désignent Richard Nixon pour les représenter.

À la fin de ses études, Hillary Rodham consacre sa thèse au sociologue américain Saul Alinsky, intitulée Une analyse du modèle Alinsky[6]. Lors de la remise des diplômes, elle prononce un discours où elle s'en prend à l'administration Nixon, dénonçant la guerre du Viêt Nam et les « pesanteurs hypocrites héritées des années 50 »[7].

En 1969, Hillary Rodham intègre la prestigieuse Yale Law School, où elle partage sa chambre avec la future avocate Marian Wright Edelman et Janet Hill, la future mère du joueur de basket-ball (Grant Hill). Bill Clinton aime à rappeler leur première rencontre : il l’observait avec insistance dans la très austère bibliothèque de Yale quand elle vint et lui dit « Si tu dois continuer à me fixer ainsi, et moi à en faire autant, nous ferions mieux de nous présenter. Je m’appelle Hillary Rodham ». Avec Bill Clinton, elle participa à la campagne présidentielle de George McGovern, en 1972, finalement battu par Richard Nixon.

À sa sortie de Yale, Hillary Rodham devient une avocate brillante, conseillant le Fonds de défense des enfants de Cambridge avant de rejoindre l’équipe de juristes qui conseillait la commission judiciaire (Judiciary Committee) des représentants lors de la procédure d’impeachment du président Richard Nixon dans l’affaire du Watergate.

Elle déménage en Arkansas pour suivre Bill Clinton qui commence sa carrière politique à Little Rock. Ils se marient en 1975 et ont une fille, Chelsea Clinton, en 1980. Hillary Clinton devient professeur à l’école de droit de l’université de l'Arkansas. Elle fait alors la connaissance de Vince Foster qui est responsable du comité de l'association des avocats de l'Arkansas, lequel gère l'assistance juridique. Foster travaille ainsi avec Hillary Rodham Clinton, avocate stagiaire chargée de l'aide juridique[8]. Foster favorise l'entrée de Hillary Rodham Clinton au « cabinet juridique Rose », où elle devient peu de temps après, la première femme associée[8]. Foster et son collègue, Webster Hubbell, contribuent à surmonter la réticence des autres associés à embaucher une femme[9]. En 1978, le président Jimmy Carter la nomme au conseil de la Legal Services Corporation, alors que Bill Clinton devient gouverneur de l’État de l’Arkansas.

Première dame de l’Arkansas[modifier | modifier le code]

Hillary Clinton reste Première dame de l’Arkansas durant douze ans. Elle préside le comité des programmes de l’enseignement de l’État, l'Arkansas Educational Standards Committee, cofonde l’association de soutien des enfants et familles de l'Arkansas, et est aussi membre des comités directeurs des hôpitaux pour enfants, Arkansas Children’s Hospital, des services légaux et du fond de défense légal des enfants, Children’s Defense Fund. À cette époque, elle est aussi membre des comités exécutifs de plusieurs compagnies dont la chaîne de supermarché Wal-Mart.

Hillary Clinton en 1992.

À partir de 1995, Hillary Clinton écrit une rubrique hebdomadaire[10] intitulée Talking It Over (« Parlons-en ») dont les sujets sont en rapport avec son expérience de Première dame de l’Arkansas, ses observations sur les femmes ou bien les enfants et les familles qu’elle rencontre de par le monde.

Première dame des États-Unis[modifier | modifier le code]

Lorsque son époux entre à la Maison-Blanche en janvier 1993, Hillary Clinton devient la Première dame des États-Unis et probablement, parmi celles-ci, la plus impliquée dans la vie politique fédérale. Le couple Clinton est aussi le premier couple présidentiel issu du baby-boom. Clinton nomme son épouse dans le groupe de conseillers de la Maison-Blanche chargés de réfléchir aux réformes du système de santé. Le groupe de travail adopte un plan de réforme compliqué qui n’arrive d'ailleurs jamais devant les instances législatives et est définitivement abandonné en septembre 1994.

Comme son époux, elle devient l’objet d’enquêtes judiciaires mais aucune d'entre elles n’aboutit à une condamnation criminelle. Ainsi, il lui est reproché son obstruction dans l’enquête sur la mort du conseiller présidentiel Vince Foster. Une autre affaire hante également sa carrière politique : le scandale Whitewater. Hillary Clinton est accusée d’avoir utilisé des informations obtenues dans le cadre de son cabinet d’avocats à Little Rock, afin de s’enrichir personnellement par l’intermédiaire d’amis, en achetant des terrains sur les rives de la rivière Whitewater dans l’Arkansas. Elle a dû déposer sous serment, dans le cadre de cette affaire, devant la Justice le .

Lors de l’affaire Monica Lewinsky, Hillary Clinton a une attitude invariable à l'égard de son mari : elle le soutient dans ses dénégations, parlant d’une « vaste conspiration de droite », ceci même après la confirmation des rapports extra-conjugaux de son mari.

Pour beaucoup de républicains, son nom fut prononcé avec le même mépris que celui de Ted Kennedy : celui d’une libérale (liberal au sens américain du terme), gauchiste, progressiste, ayant fait des études dans les grandes universités de l’Ivy League. Ils lui reprochent d’être sortie du rôle de Première dame réservée, d’influer sur les questions politiques notamment celles de la réforme du système de santé. Certains affirment que son mariage n’était qu’une alliance politique entre deux jeunes gens brillants et ambitieux, scellée au plus profond du rayon « juridique » de la bibliothèque de Yale. D’autres y voient un mariage comme un autre d’où les désaccords et brouilles sont soigneusement cachés à l’extérieur pour ne pas nuire aux ambitions des deux époux. Ils lui reprochent aussi son activisme pro-avortement[11]. Pourtant, depuis 2003, elle est membre du groupe chrétien traditionaliste The Family (La Famille), dirigé par Douglas Coe, dont font également partie des sénateurs connus pour leurs positions conservatrices et anti-avortement tels que Tom Coburn, George Allen, Jr. ou Rick Santorum[12].

Hillary Clinton obtient de nombreux soutiens en raison de sa défense incessante du droit des femmes à travers le monde et de son engagement pour les enfants. Elle défend toujours son projet d’extension du régime d’assurance maladie, les campagnes de vaccinations obligatoires pour les enfants et une sensibilisation plus forte de la population aux problèmes de santé. Elle travaille aussi sur d’autres projets moins renommés tels le CHIP, Children’s Health Insurance Program ou Programme d’Assurance Maladie pour les Enfants, et un financement pour le dépistage du cancer du sein.

Sénatrice de l'État de New York[modifier | modifier le code]

Hillary Clinton prêtant serment au Capitole dans la chambre de l’ancien Sénat en tant que sénatrice de New York le 3 janvier 2001 devant le vice-président de son mari Al Gore, accompagnée de son mari tenant la Bible et de sa fille Chelsea.

Après quelques problèmes légaux liés à son « parachutage » dans l'État de New York, notamment pour y obtenir une adresse, et sous le feu des médias des États-Unis ainsi que de la presse mondiale, Hillary Clinton se présente pour le siège de sénatrice de New York aux élections de 2000, l’autre siège de sénateur, tenu par le démocrate Charles Schumer n’étant pas à pourvoir lors de cette élection. Afin de contrer son image de libérale, au sens américain du terme, c’est-à-dire de gauche, elle tint à faire campagne dans le Nord de l'État, région traditionnellement républicaine.

Le populaire Rudolph Giuliani, maire républicain de la ville de New York, est pressenti pour se présenter face à elle, mais il en est empêché pour des raisons de santé (Rudolph Giuliani souffrant d'un cancer de la prostate). Son adversaire est alors le jeune Rick Lazio, représentant républicain de Long Island au Congrès fédéral. Malgré une campagne intense du Parti républicain, afin de faire échouer un symbole des « années Clinton », elle est élue avec 56 % des voix le . Bien que battu, Lazio obtient lors de cette élection le meilleur résultat d’un candidat républicain dans l’État de New York depuis de nombreuses années.

En gagnant son siège, elle devient la première Première dame des États-Unis à être élue à un poste officiel et la première femme à être élue sénatrice de l'État. Elle est investie au Sénat par le vice-président de son mari, Al Gore. À ce poste, elle fait débloquer 20 milliards de dollars de fonds fédéraux pour aider la ville de New York après les attentats du 11 septembre 2001[13].

Malgré des rumeurs dans la presse et quelques hésitations personnelles, Hillary Clinton ne se présente pas contre George W. Bush, lors de l'élection présidentielle de 2004.

Lors des élections de mi-mandat du président George W. Bush, le , Hillary Clinton est réélue, avec plus de 68 % des suffrages.

Primaires présidentielles démocrates de 2008[modifier | modifier le code]

Alors que depuis plusieurs années, de nombreuses rumeurs font état de sa volonté de se présenter à la présidence des États-Unis, Hillary Clinton annonce sa candidature sur son site Internet le [14]. Elle bénéficie d’une très grande habitude de la scène politique et les électeurs la connaissent déjà.

Barack Obama, John Edwards, Joe Biden, Christopher Dodd, Dennis Kucinich, Bill Richardson et Mike Gravel se présentent également à l'investiture démocrate. Certains analystes soulignent que les deux mandats de George W. Bush ouvriraient une sorte de « boulevard » électoral au candidat démocrate en vue de l’élection présidentielle de 2008. Toutefois, concernant Hillary Clinton, cette analyse n’est pas unanimement partagée, des commentateurs soulignant le rejet par l’électorat populaire d’un candidat démocrate de la côte Est, généralement issu d’un milieu aisé. Ces commentateurs affirment en outre que, dans leur optique, le Parti démocrate devrait privilégier une candidature « chaleureuse » et « charismatique », qualités qui manqueraient à Hillary Rodham Clinton.

La campagne à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle commence traditionnellement par le caucus de l'Iowa, le . Contre toute attente, Hillary Clinton arrive alors en troisième position (29 %) derrière John Edwards (30 %) et Barack Obama (38 %)[15].

Hillary Clinton en campagne en février 2008.

Mais lors de la primaire du New Hampshire, alors que l'ensemble des sondages la donnent perdante, elle remporte le scrutin, avec trois points d'avance sur Barack Obama (39 % des suffrages contre 36 % à Obama). Dans le même temps, elle devient la deuxième femme à gagner une primaire aux États-Unis après Shirley Chisholm en 1972. Elle s'impose ensuite dans la primaire du Michigan, boycottée par Obama et Edwards et dont les résultats ne sont pas reconnus par le comité national démocrate. Elle obtient le plus grand nombre de voix dans la primaire du Nevada avec 50,77 % des voix contre 45,12 % à Barack Obama, mais moins de délégués pour la convention que son adversaire. Lors du débat précédant les primaires de Caroline du Sud, elle accuse son principal rival d'avoir accepté de l'argent d'un homme d'affaires soupçonné de fraudes. Barack Obama lui rétorque qu'elle était une « avocate d'affaires siégeant au conseil d'administration de Wal-Mart » et l'accuse, elle et Bill Clinton, de déformer systématiquement ses propos notamment sur l'influence qu'aurait eu sur lui l'ancien président républicain Ronald Reagan[16]. Distancée dans l'électorat afro-américain qui assure la victoire d'Obama en Caroline du Sud, elle remporte la primaire de Floride, elle aussi non comptée pour le résultat final.

Les élections du Super Tuesday du n'arrivent pas à la départager de Barack Obama. Elle gagne dans huit États sur vingt-deux, et notamment dans les États très peuplés, donc avec beaucoup de délégués, comme l'État de New York ou la Californie. Elle subit ensuite onze défaites successives, certaines très importantes, avant de remporter, le 4 mars, les primaires démocrates de l'Ohio et du Rhode Island. Au Texas, elle obtient moins de délégués que Barack Obama, en raison du système mixte qui y est en vigueur : elle perd le caucus mais gagne les primaires. Le , elle remporte la primaire de Pennsylvanie qui lui permet de se maintenir dans la course à l'investiture démocrate.

Au mois de mai, Hillary Clinton a désormais une chance quasi nulle de battre Barack Obama en nombre de délégués élus. Malgré les appels à son abandon de la course à l'investiture démocrate, elle se maintient, en comptant notamment sur un faux-pas de son concurrent avant le 3 juin. Or, c'est elle qui en fait un, le 23 mai, par une allusion maladroite à un éventuel assassinat du sénateur de l'Illinois[17] ou sur la prise en compte par le parti des primaires controversées du Michigan et de la Floride. Sur ce dernier point, les cadres du Parti démocrate décident finalement de n'accorder qu'une demi-voix aux délégués issus de ces deux primaires, ce qui empêche Hillary Clinton de combler significativement son retard sur Barack Obama (31 mai)[18].

Sa défaite étant devenue inéluctable à partir du 3 juin, Clinton annonce le 7 juin son ralliement à la candidature de Barack Obama[19]. Lors de cette campagne, Hillary Clinton avait toutefois réussi à emporter plus de voix que Barack Obama. En additionnant primaires et caucus, elle obtint environ 17,9 millions de voix contre 17,6 millions à son adversaire[20].

Secrétaire d'État des États-Unis[modifier | modifier le code]

Le , le président élu Barack Obama nomme Hillary Clinton, secrétaire d'État des États-Unis de son futur cabinet présidentiel[21].

Hillary Clinton avec Shimon Peres, en 2012.

Le mois suivant, le , la nomination d'Hillary Rodham Clinton est validée par la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, dirigé par John Kerry. Elle reçoit l'aval de l'ensemble des seize sénateurs à l'exception du sénateur de Louisiane, David Vitter[22]. Le sénateur du Texas John Cornyn prend alors la tête d'un comité conservateur pour empêcher Hillary Clinton d'être investie dès le 20 janvier comme la majorité des membres de l'administration Obama ; ils justifient leur blocage à la suite de la controverse sur la fondation Clinton[23]. Le 21 janvier suivant, la nomination d'Hillary Rodham Clinton au département d'État des États-Unis est approuvée par le Sénat avec quatre-vingt-quatorze voix contre deux oppositions (David Vitter et Jim DeMint)[24].

Lors de son discours d'entrée en fonction, elle annonce la nomination de deux émissaires diplomatiques : George J. Mitchell, pour le Proche-Orient et Richard Holbrooke pour l'Afghanistan et le Pakistan. Elle rappelle que l'une des priorités de la politique étrangère américaine est la paix entre Israël, la Palestine et les voisins arabes d'Israël. Du 16 février au , elle parcourt l'Asie du Sud-Est faisant escale en Corée du Sud, en Indonésie, en Chine et au Japon. Elle en profite pour appeler à renforcer les liens entre la Chine et les États-Unis.

Elle est une des plus ferventes partisantes de l'intervention militaire de 2011 en Libye et se réjouit de la mort de Mouammar Kadhafi, en déclarant « We came, we saw, he died »[25]. Barack Obama considérera en 2016 que cette intervention a été sa pire erreur[26].

Elle annonce, en , son intention de quitter ses fonctions à la tête du département d'État au terme du mandat présidentiel de Barack Obama. Parmi tous les secrétaires d'État américains, elle est celle qui s'est le plus déplacée, avec plus de 1,5 million de km parcourus en avion et 112 pays visités[27].

Élection présidentielle de 2016[modifier | modifier le code]

Primaires démocrates[modifier | modifier le code]

Le 12 octobre 2009, elle déclare, au cours d'une interview, qu'elle ne se présentera plus à la présidence des États-Unis[28]. Pourtant, après son départ du secrétariat d'État, Hillary Clinton reste présente sur la scène politique américaine et sa candidature à l'élection présidentielle de 2016 est un sujet de spéculations importantes. Elle annonce sa candidature aux primaires démocrates le 12 avril 2015. Les sondages montrent alors qu'elle doit facilement remporter la primaire et qu'elle l'emporterait sur la plupart de ses opposants républicains[29].

Son score baisse après la révélation de son utilisation d'un serveur informatique privé lorsqu'elle était secrétaire d'État (l'obligeant ensuite à soumettre des milliers de pages d'e-mails imprimés sur papier), en particulier dans les États charnières (swing states) de l'Iowa, du Colorado et de la Virginie[30]. Après plusieurs mois de polémique et alors que les études indiquent que l'opinion américaine doute de plus en plus de son honnêteté, elle reconnaît finalement une « erreur »[31] (controverse des emails d'Hillary Clinton (en)).

Elle doit aussi faire face à la percée de son principal rival, Bernie Sanders, sénateur du Vermont. Marqué plus à gauche qu'elle (il se revendique « socialiste démocrate »), il réussit à la surprise générale à resserrer considérablement l'écart le séparant de la favorite[32],[33]. Les raisons de cette montée semblent résider non seulement dans un rejet croissant de la personnalité d'Hillary Clinton, mais aussi dans une dynamique d'adhésion de l'électorat démocrate aux idées du sénateur du Vermont[34],[35]. Ce dernier a également l'image d'un homme rédigeant lui-même ses discours et ne se laissant pas influencer par les lobbys alors que le mari et la fille d'Hillary Clinton font campagne pour elle, ce qui est parfois mal perçu[36].

Hillary Clinton en juillet 2016.

Elle remporte de justesse le caucus de l'Iowa le 1er février 2016, avec 23 délégués contre 21 pour Bernie Sanders. Une semaine plus tard, elle est largement battue lors de la primaire du New Hampshire[37]. Elle remporte ensuite le caucus du Nevada, puis bat largement Sanders lors des primaires de Caroline du Sud[38]. Elle gagne la plupart des États en jeu lors du Super Tuesday du 1er mars. Cette victoire confirme le statut de favorite pour Hillary Clinton, et met Sanders en difficulté. Le 5 mars, elle remporte largement la Louisiane, tandis que Sanders remporte le même jour deux États, le Kansas et le Nebraska.

Elle est battue le 6 mars dans le Maine. Puis, à la surprise générale, elle perd de justesse dans le Michigan, État où les sondages la donnaient largement gagnante ; bien qu'elle remporte une majorité écrasante lors de la primaire organisée le même jour dans le Mississippi grâce au vote noir, cette défaite dans le Michigan la met en difficulté et redonne des couleurs à la campagne de Sanders. Le 15 mars, lors du deuxième Super Tuesday, elle remporte les cinq États en jeu : elle s'impose sans difficultés en Floride, dans l'Ohio et en Caroline du Nord, mais gagne avec des marges extrêmement réduites dans l'Illinois et le Missouri.

Bien qu'elle dispose d'une avance en terme de délégués, la dynamique passe du côté de Bernie Sanders, qui enchaine les victoires. Si, le 22 mars, Hillary Clinton remporte l'Arizona au terme d'un scrutin controversé[39], elle est battue largement dans l'Utah et l'Idaho. Bernie Sanders remporte ensuite, le 26 mars, trois victoires écrasantes en Alaska, dans l'État de Washington et à Hawaï, ce qui permet à celui-ci de rattraper une partie de son retard sur Hillary Clinton. Le 5 avril, Sanders remporte nettement la primaire du Wisconsin alors que les résultats étaient jusqu'ici beaucoup plus serrés dans les États du Midwest. Dans la foulée de cette victoire, les enquêtes d'intentions de vote mettent en évidence une poussée de Sanders au détriment de Clinton, plusieurs instituts donnant même le sénateur du Vermont vainqueur au niveau national[40].

Mais Hillary Clinton arrête Bernie Sanders dans son élan, en remportant largement la primaire de New York, le 19 avril, en gagnant ce jour-là près de 140 délégués. Le 26 avril, lors du troisième Super Tuesday, Hillary Clinton remporte quatre États sur les cinq qui étaient en jeu, dont la Pennsylvanie, où 189 délégués étaient en jeu. Ces cinq victoires en une semaine permettent à Clinton de dépasser le chiffre symbolique des 2 000 délégués (en comptant les super-délégués qui la soutiennent), et de se rapprocher des 2 383 délégués nécessaires pour remporter l'investiture démocrate. Ces victoires réduisent aussi à néant les derniers espoirs de Bernie Sanders de remporter les primaires. Le 7 juin, à l'occasion du dernier Super Tuesday, elle remporte quatre des six primaires organisées, malgré des victoires souvent étroites, dont celle de l'État de Californie, avec 53 % des suffrages exprimés[41]. Elle dépasse alors le nombre de délégués nécessaire pour être désignée candidate du parti à l'élection présidentielle (soit 2 383 délégués). Elle devient ainsi la première femme à être la candidate démocrate à une élection présidentielle américaine ; elle choisit Tim Kaine comme colistier.

Campagne face à Donald Trump[modifier | modifier le code]

Son logo de campagne.

D'abord donnée largement gagnante face à son adversaire républicain, Donald Trump, elle voit son avance s'effriter au fil des semaines[42].

Le 10 septembre 2016, elle est contrainte de s'excuser après avoir qualifié de « pitoyables » la moitié des électeurs de Donald Trump, les ayant désigné comme des « racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes »[43].

Opinions et prises de position[modifier | modifier le code]

Positionnement[modifier | modifier le code]

Alors qu'elle est présentée comme « gauchiste », Hillary Clinton entreprend de gommer son image de libérale pour se repositionner au centre dès son élection comme sénatrice. Après avoir activement soutenu les opérations militaires en Afghanistan et la guerre d'Irak[44] (une position qu'elle regrettera par la suite)[45], elle s'exprime également sur des thèmes comme l’IVG, qu'elle souhaite maintenant pouvoir restreindre, la peine de mort, qu'elle a toujours soutenue, ou l’immigration clandestine.

Mariage homosexuel[modifier | modifier le code]

Longtemps, y compris pendant les primaires démocrates de 2008, elle refuse de soutenir le mariage homosexuel aux États-Unis[46]. Elle se prononce finalement en faveur de cette mesure en mars 2013 ; elle déclare alors que ses opinions « ont évolué avec le temps »[46].

Peine de mort[modifier | modifier le code]

Hillary Clinton affirme lors d'un débat dans le cadre des primaires démocrates, le 4 février 2016, qu'elle reste favorable à la peine de mort[47]. Elle précise en revanche que les condamnations à la peine capitale sont trop régulières dans le pays, et souhaite donc que son usage soit rare et limité notamment en raison du racisme judiciaire qui continue selon elle d'exister dans certains États fédérés[48].

Économie[modifier | modifier le code]

Elle prend position contre le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement lors de sa campagne pour les primaires de 2016[49]. La Commission européenne espère cependant une reprise des négociations si elle est élue[50].

Controverses et polémiques[modifier | modifier le code]

Attaque de Benghazi[modifier | modifier le code]

Article connexe : Attaque de Benghazi de 2012.
Hillary Clinton témoignant sur son action en tant que secrétaire d'État devant le comité spécial sur l'attaque de Benghazi de 2012.

Affaire des e-mails[modifier | modifier le code]

Le , à la suite d'un article paru dans The New York Times[51], elle se voit reprocher l'utilisation d'un serveur privé pour l'envoi de ses mails alors qu'elle était secrétaire d'État. Une attitude qualifiée d'illégale, voire de dangereuse, au vu de failles de sécurité plus importantes auxquelles elle s'expose. Le 5 juillet 2016, le directeur du FBI, James Comey, rendait publiques les conclusions de l'enquête lors d'une conférence de presse, délivrant un rapport accablant pour Hillary Clinton. Il lui reproche d'avoir fait preuve d'une « négligence extrême » en hébergeant des emails contenant des informations classées secrètes sur des serveurs personnels non protégés, ajoutant que « toute personne sensée occupant la fonction de madame Clinton aurait dû savoir qu'un serveur non protégé ne pouvait accueillir des informations classées secret défense ». Il souligne que des espions étrangers ont pu avoir accès aux emails d'Hillary Clinton, celle-ci ayant utilisé son serveur à l'étranger, dans des « territoires d'adversaires experts [en piratage] ». Cependant, il ne recommande pas de poursuites à son encontre, n'ayant pas trouvé de preuve claire que la secrétaire d'État ou ses collaborateurs aient eu l'intention de violer la loi[52],[53],[54]. Loretta Lynch suit cette recommandation et clôt le dossier. Donald Trump l'accuse alors de partialité, car Clinton avait déclaré auparavant que Lynch pourrait être maintenue à la tête du département de la Justice si elle accédait à la présidence.

Soupçons de conflits d'intérêts autour de la fondation Clinton[modifier | modifier le code]

Hillary Clinton fait l'objet d'accusations de conflit d'intérêts depuis sa prise de fonction en tant que secrétaire d'État en raison des nombreux financements d'États étrangers reçus par la Clinton Global Initiative, la fondation créée par son mari Bill Clinton en 1997. Parmi les principaux donateurs de la fondation figurent notamment des États arabes comme l'Arabie saoudite, Oman, ou encore le Qatar[55]. D'après le Washington Post, la fondation Clinton pèserait 2 milliards de dollars[56].

L'argent engrangé par la fondation Clinton a fait l'objet d'un livre de Peter Schweizer publié en mai 2015. L'ouvrage met en lumière les liens d'intérêts unissant la fondation Clinton avec des donateurs étrangers qui auraient bénéficié de décisions favorables de la part de Hillary Clinton alors qu'elle était chargée de définir la politique étrangère des États-Unis[57].

En août 2016, la publication d'échanges de mails entre l'équipe de l'ancienne secrétaire d'État et des responsables de la fondation Clinton fait apparaître que des donateurs auraient bénéficié d'un accès privilégié au cabinet d'Hillary Clinton en vue d'obtenir des décisions favorables. Un porte-parole d'Hillary Clinton déclare à propos qu'« aucun de ces emails n'implique la secrétaire d'État ou ne concerne le travail de la fondation ». Ces publications renforcent néanmoins les soupçons de trafic d'influence qui pèsent sur la candidate démocrate depuis qu'elle a exercé les fonctions de secrétaire d'État[58].

Les potentiels conflits d'intérêts dans lesquels se trouverait Hillary Clinton via sa fondation font l'objet de vives attaques de la part du candidat républicain à l'élection présidentielle de 2016, Donald Trump. Dans le cadre de sa campagne axée sur la dénonciation des élites corrompues dont Hillary Clinton serait une incarnation, Donald Trump accuse son adversaire démocrate d'avoir « transformé le département d'État en fonds d'investissements personnel »[59].

La déclaration des revenus publiée par la candidate du parti démocrate à l'élection présidentielle de novembre 2016 fait apparaître que les Clinton ont déduit de leur impôt sur les revenus de 2015 plus d'un million de dollars de dons à des organisations caritatives. Toutefois, il apparaît que la quasi-intégralité de ces dons ont été réalisés au profit de fondations gérées par la famille Clinton[60] .

Problèmes de santé[modifier | modifier le code]

Hillary Clinton en 2016.

Hillary Clinton est hospitalisée en urgence en , après que les médecins ont découvert un caillot de sang s'étant formé à la suite d’une commotion cérébrale. Elle reste en convalescence pendant plusieurs semaines, ne pouvant témoigner le 20 décembre devant le Congrès des États-Unis sur les manifestations et attentats anti-américains de septembre 2012 à Benghazi. Le spécialiste des questions médicales de NBC News, Robert Bazell, émet des doutes sur la version, très succincte, rendue publique par l'hôpital : il déclare ainsi que « le problème, c'est que si ce caillot résulte d'une commotion, il ne peut pas être traité par des anticoagulants » et que « soit le caillot n'est pas lié à cette commotion, soit il y a quelque chose d'autre qui n'a pas été dit »[61],. Cette opinion est largement relayée dans la presse américaine, qui s'interroge sur le réel état de santé d'Hillary Clinton[62].

Ce sujet revient au devant de l'actualité lors de la campagne présidentielle de 2016. À Cleveland, le 5 septembre 2016, elle est prise d'une violente quinte de toux qui l'empêche de s'exprimer pendant plusieurs minutes lors d'un meeting[63]. Le 11 septembre suivant, elle est victime d'un malaise qui la fait s'effondrer à quelques mètres de sa voiture au cours d'une cérémonie d'hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001[64].

Certains de ses opposants estiment alors qu'il peut s'agir de séquelles de sa commotion cérébrale et qu'elle n'est pas en état de diriger le pays[65]. Après que son porte-parole a évoqué un coup de chaleur, elle fait savoir qu'elle souffre depuis plusieurs jours d'une pneumonie[66], une maladie qu'elle a dissimulé à l'opinion et qui conduit les médias à remettre en question la véracité de la version qu'elle fournit[67]. Le médecin personnel de Barack Obama, David L. Schiner, regrette qu'elle n'ait publié qu'« un seul document de deux pages qui soulève plus de questions qu'il n'en résout »[66].

Publications[modifier | modifier le code]

Son ouvrage It Takes a Village: And Other Lessons Children Teach Us (titre français : Il faut tout un village pour élever un enfant) paru en 1996 fut l'une des meilleures ventes de l’année, il reprenait les chroniques hebdomadaires Talking It Over du temps où Hillary Clinton était en Arkansas. Son enregistrement audiophonique du livre lui valut un Grammy Award le 27 février 1997 à New York.

En 2001, Hillary Rodham Clinton reçoit de l’éditeur Simon & Schuster l'avance record de 8 millions de dollars pour ses mémoires. Le livre est sorti aux États-Unis en juin 2003 sous le titre Living History (traduit en français par Mon histoire). Avant même sa sortie, les commandes générées par une campagne publicitaire sans précédent avaient fait de ce livre une des meilleures ventes avec plus d’un million d’exemplaires le premier mois. Parmi ses autres publications (autres que des articles de droit) : An Invitation to the White House et Dear Socks, Dear Buddy: Kids' Letters to the First Pets (feu Socks était le chat de la famille Clinton et Buddy le chien). En 2014, elle sort un nouveau livre, Hard Choices (Le Temps des décisions en français).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 100 champions pour un siècle de sport, Ed. L'Équipe, 2000, p. 97 (ISBN 2-9512031-2-8).
  2. « Hillary Clinton ses racines française de Nouvelle-France », sur perche-quebec.com.
  3. Living Story, éditions Simon & Schuster, .
  4. Interview de Carl Bernstein dans L'Express no 2952 du 31 janvier 2008
  5. (en) J. William Middendorf, Glorious Disaster: Barry Goldwater's Presidential Campaign And the Origins of the Conservative Movement, Basic Books, 2006, p. 266 ISBN 0-465-04573-1.
  6. Corine Lesnes, « Barack Obama : la leçon des ghettos », dans Le Monde du 06-10-2007, mis en ligne le 05-10-2007, [lire en ligne]
  7. Article de L'Express no 2952, le dernier défi des Clinton
  8. a et b « Hillary Clinton », sur republique-des-lettres.fr (consulté le 12 septembre 2016).
  9. Carl Bernstein, A Woman in Charge: The Life of Hillary Rodham Clinton, Alfred A. Knopf, ISBN 0-375-40766-9. p. 128–131.
  10. (en) Collection des éditoriaux de H. Clinton, d'autres éditoriaux et encore d'autres
  11. (en) Abortion Activist Hilary Clinton Uses photo of Herself with Mother Teresa in Campaign Video
  12. Doug Ireland, « Hillary, l’Amérique, et l’intégrisme chrétien », Bakchich, 13 avril 2008
  13. Olivier O'Mahony, « Hillary Clinton : "À notre tour !" », Paris Match, semaine du 4 au 10 août 2016, pages 44-47.
  14. (en) I'm in. And I'm in to win, Video Transcript: Presidential Exploratory Committee Announcement, 20 janvier 2007
  15. « Primaires dans l'Iowa : Obama l'emporte chez les démocrates, Huckabee chez les républicains », Agence France-presse, 4 janvier 2008.
  16. Article du Figaro du 22 janvier 2008 intitulé Clinton et Obama règlent leurs comptes en direct
  17. A.C., « Clinton dérape sur la mémoire du frère de Kennedy », sur LCI.fr,‎ (consulté le 1er juin 2008).
  18. Dépêche d'agence, « Une demi sanction qui n'arrange pas Clinton », sur LCI.fr,‎ (consulté le 1er juin 2008).
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  65. http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/elections-americaines/20160911.OBS7836/le-coup-de-chaud-de-hillary-clinton-relance-les-folles-rumeurs-sur-sa-sante.html
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) David Brock, The Seduction of Hillary Rodham, 1998 (ISBN 0-684-83451-0)
  • (en) Peggy Noonan, The Case Against Hillary Clinton, 2000 (ISBN 0-06-039340-8)
  • (en) Joe Conason and Gene Lyons, The Hunting of the President: The Ten-Year Campaign to Destroy Bill and Hillary Clinton, 2001 (ISBN 0-684-83451-0)
  • (en) Sidney Bluementhal, The Clinton Wars, 2004 (ISBN 0-374-12502-3)
  • Christopher Andersen, Hillary Clinton, objectif Maison-Blanche (traduit de l'anglais par Jacques Martinache), Presses de la Cité, coll. « Document », Paris, 2005 (ISBN 2-258-06801-0)
    Titre original : American Evita: Hillary Clinton's path to power.
  • Thomas Snégaroff, Bill et Hillary Clinton. Le mariage de l'amour et du pouvoir, Taillandier, 2014 (ISBN 9791021001329)
  • Jean-Éric Branaa, Hillary, une présidente des États-Unis?, Eyrolles, 2015.
  • Richard Hétu et Alexandre Sirois, Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton, Montréal, Édition La Presse, 2016.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]