Hillary Clinton

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Hillary Clinton
Hillary Clinton en juin 2016.
Hillary Clinton en juin 2016.
Fonctions
67e secrétaire d'État des États-Unis

(4 ans et 11 jours)
Président Barack Obama
Gouvernement Administration Obama
Prédécesseur Condoleezza Rice
Successeur John Kerry
Sénatrice des États-Unis
pour l'État de New York

(8 ans et 18 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Daniel Patrick Moynihan
Successeur Kirsten Gillibrand
Première dame des États-Unis

(8 ans)
Président Bill Clinton
Prédécesseur Barbara Bush
Successeur Laura Bush
Biographie
Nom de naissance Hillary Diane Rodham
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Chicago (Illinois, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Conjoint Bill Clinton
Enfants Chelsea Clinton
Diplômé de Wellesley College
Université Yale
Profession Avocate
Religion Méthodisme

Signature de Hillary Clinton

Hillary Clinton
Secrétaires d'État des États-Unis

Hillary Clinton (prononcé en anglais : /ˈhɪləɹi ˈklɪntən/), née Hillary Diane Rodham (/daɪˈæn ˈɹɒdəm/), le à Chicago (Illinois), est une femme politique américaine, secrétaire d'État des États-Unis de 2009 à 2013.

En tant qu'épouse du 42e président, Bill Clinton, elle est la Première dame des États-Unis de 1993 à 2001.

Elle est ensuite, de 2001 à 2009, sénatrice démocrate de l'État de New York ; elle soutient les interventions militaires américaines en Afghanistan et en Irak. Candidate aux primaires présidentielles du Parti démocrate de 2008, elle est battue par Barack Obama. En 2009, après l'élection de celui-ci à la présidence, elle devient secrétaire d'État des États-Unis, fonction qu'elle occupe jusqu'en 2013, date à laquelle John Kerry lui succède.

À nouveau candidate à la fonction suprême, et comptant au 8 juin 2016 le nombre de délégués nécessaires dans les primaires du Parti démocrate pour être investie, elle devrait être la première femme candidate d'un grand parti au poste de présidente des États-Unis et elle devrait affronter Donald Trump en novembre, lors de l'élection présidentielle 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ascendance, enfance et études[modifier | modifier le code]

Hillary Diane Rodham est née le à Chicago, dans l'Illinois. Elle est la fille aînée de Hugh Rodham (1911-1993) et de Dorothy Howell (1919-2011), et a deux frères, Hugh et Tony. Son père était un républicain conservateur et sa mère était démocrate. Son prénom est dû à l'admiration que vouent ses parents à Sir Edmund Hillary, l'alpiniste néo-zélandais[1].

Ascendance[modifier | modifier le code]

Dans son autobiographie Living Story, Hillary Rodham Clinton évoque les origines « franco-canadiennes, écossaises et amérindiennes » de sa grand-mère maternelle, Della Murray. La famille de cette dernière était originaire de Nouvelle-France[2],[3]. Son arrière-arrière-grand-père Antoine Martin est par ailleurs né en France, dans le Perche, vers 1815, et a émigré de France en Haut-Canada (aujourd'hui Ontario) avant 1840.

Enfance[modifier | modifier le code]

Elle grandit à Park Ridge, dans la banlieue de Chicago. Elle est notamment camarade du chanteur Steve Goodman. Sportive, méthodiste fervente, elle est une élève assidue, ce qui la conduit à être élue au conseil de classe[réf. nécessaire]. Ses parents l’encouragent par ailleurs à étudier sérieusement afin de réussir et de choisir la carrière qui l’intéresse[réf. nécessaire]. En 1962, Don Jones, son pasteur méthodiste, l'éveille au mouvement des droits civiques[4] et lui offre l'occasion de voir Martin Luther King lors d'un discours à Chicago.

Études et premiers engagements politiques[modifier | modifier le code]

En 1964, à dix-sept ans elle s'investit dans la campagne présidentielle du sénateur républicain de l'Arizona, Barry Goldwater[5]. Après l'école secondaire, elle entre à la prestigieuse université féminine de Wellesley où, à nouveau, elle représente ses condisciples au conseil d’établissement et préside le mouvement des Jeunes Républicains du collège. Cependant, de plus en plus opposée à la guerre du Viêt Nam et marquée par la lutte pour les droits civiques, elle rallie d'abord Eugene McCarthy, le candidat anti-guerre lors des élections primaires à l'élection présidentielle de 1968, puis participe à la campagne du républicain Nelson Rockefeller. Les liens sont définitivement rompus avec les républicains quand ceux-ci désignent Richard Nixon pour les représenter.

À la fin de ses études, Hillary Rodham consacre sa thèse au sociologue américain Saul Alinsky, intitulée Une analyse du modèle Alinsky[6]. Lors de la remise des diplômes, elle prononce un discours où elle s'en prend à l'administration Nixon, dénonçant la guerre du Viêt Nam et les « pesanteurs hypocrites héritées des années 50 »[7].

En 1969, Hillary Rodham intègre la prestigieuse Yale Law School, où elle partage sa chambre avec la future avocate Marian Wright Edelman et Janet Hill, la future mère du joueur de basket-ball (Grant Hill). Bill Clinton aime à rappeler leur première rencontre : il l’observait avec insistance dans la très austère bibliothèque de Yale quand elle vint et lui dit « Si tu dois continuer à me fixer ainsi, et moi à en faire autant, nous ferions mieux de nous présenter. Je m’appelle Hillary Rodham ». Avec Bill Clinton, elle participa à la campagne présidentielle de George McGovern, en 1972, finalement battu par Richard Nixon.

À sa sortie de Yale, Hillary Rodham devient une avocate brillante, conseillant le Fonds de défense des enfants de Cambridge avant de rejoindre l’équipe de juristes qui conseillait la commission judiciaire (Judiciary Committee) des représentants lors de la procédure d’impeachment du président Richard Nixon dans l’affaire du Watergate.

Elle déménage en Arkansas pour suivre Bill Clinton qui commence sa carrière politique à Little Rock. Ils se marient en 1975 et ont une fille, Chelsea Clinton, en 1980. Hillary Clinton devient professeur à l’école de droit de l’université de l'Arkansas. Elle fait alors la connaissance de Vince Foster qui est responsable du comité de l'association des avocats de l'Arkansas, lequel gère l'assistance juridique. Foster travaille ainsi avec Hillary Rodham Clinton, avocate stagiaire chargée de l'aide juridique[8]. Foster favorise l'entrée de Hillary Rodham Clinton au « cabinet juridique Rose », où elle devient peu de temps après, la première femme associée[8]. Foster et son collègue, Webster Hubbell, contribuent à surmonter la réticence des autres associés à embaucher une femme[9]. En 1978, le président Jimmy Carter la nomme au conseil de la Legal Services Corporation, alors que Bill Clinton devient gouverneur de l’État de l’Arkansas.

Première dame de l’Arkansas[modifier | modifier le code]

Hillary Clinton en 1992.

Hillary Clinton reste Première dame de l’Arkansas durant douze ans. Elle préside le comité des programmes de l’enseignement de l’État, l'Arkansas Educational Standards Committee, cofonde l’association de soutien des enfants et familles de l'Arkansas, et est aussi membre des comités directeurs des hôpitaux pour enfants, Arkansas Children’s Hospital, des services légaux et du fond de défense légal des enfants, Children’s Defense Fund. À cette époque, elle est aussi membre des comités exécutifs de plusieurs compagnies dont la chaîne de supermarché Wal-Mart.

À partir de 1995, Hillary Clinton écrit une rubrique hebdomadaire[10] intitulée Talking It Over (« Parlons-en ») dont les sujets sont en rapport avec son expérience de Première dame de l’Arkansas, ses observations sur les femmes ou bien les enfants et les familles qu’elle rencontre de par le monde.

Première dame des États-Unis[modifier | modifier le code]

La famille Clinton.

Lorsque son époux est élu à la Maison-Blanche en 1992, Hillary Clinton devient la Première dame des États-Unis et probablement, parmi celles-ci, la plus impliquée dans la vie politique fédérale. Le couple Clinton est aussi le premier couple présidentiel issu du baby-boom. Clinton nomme son épouse dans le groupe de conseillers de la Maison-Blanche chargés de réfléchir aux réformes du système de santé. Le groupe de travail adopte un plan de réforme compliqué qui n’arrive d'ailleurs jamais devant les instances législatives et est définitivement abandonné en septembre 1994.

Comme son époux, elle devient l’objet d’enquêtes judiciaires mais aucune d'entre elles n’aboutit à une condamnation criminelle. Ainsi, il lui est reproché son obstruction dans l’enquête sur la mort du conseiller présidentiel Vince Foster. Une autre affaire hante également sa carrière politique : le scandale Whitewater. Hillary Clinton est accusée d’avoir utilisé des informations obtenues dans le cadre de son cabinet d’avocats à Little Rock, afin de s’enrichir personnellement par l’intermédiaire d’amis, en achetant des terrains sur les rives de la rivière Whitewater dans l’Arkansas. Elle a dû déposer sous serment, dans le cadre de cette affaire, devant la Justice le .

Lors de l’affaire Monica Lewinsky, Hillary Clinton a une attitude invariable à l'égard de son mari : elle le soutient dans ses dénégations, parlant d’une « vaste conspiration de droite », ceci même après la confirmation des rapports extra-conjugaux de son mari.

Pour beaucoup de républicains, son nom fut prononcé avec le même mépris que celui d’un Ted Kennedy : celui d’une libérale (liberal au sens américain du terme), gauchiste, progressiste, ayant fait des études dans les grandes universités de l’Ivy League. Ils lui reprochent d’être sortie du rôle de Première Dame réservée, d’influer sur les questions politiques notamment celles de la réforme du système de santé. Certains affirment même que son mariage n’était qu’une alliance politique entre deux jeunes gens brillants et ambitieux, scellée au plus profond du rayon « juridique » de la bibliothèque de Yale. D’autres y voient un mariage comme un autre d’où les désaccords et brouilles sont soigneusement cachés à l’extérieur pour ne pas nuire aux ambitions des deux époux. Ils lui reprochent aussi son activisme pro-avortement[11]. Pourtant, depuis 2003, elle est membre du groupe chrétien traditionaliste The Family (La Famille), dirigé par Douglas Coe, dont font également partie des sénateurs connus pour leurs positions conservatrices et anti-avortement tels que Tom Coburn, George Allen ou Rick Santorum[12].

Hillary Clinton obtient de nombreux soutiens en raison de sa défense incessante du droit des femmes à travers le monde et de son engagement pour les enfants. Elle défend toujours son projet d’extension du régime d’assurance maladie, les campagnes de vaccinations obligatoires pour les enfants et une sensibilisation plus forte de la population aux problèmes de santé. Elle travaille aussi sur d’autres projets moins renommés tels le CHIP, Children’s Health Insurance Program ou Programme d’Assurance Maladie pour les Enfants, et un financement pour le dépistage du cancer du sein.

Sénatrice de l'État de New York[modifier | modifier le code]

Hillary Clinton prêtant serment au Capitole dans la chambre de l’ancien Sénat en tant que sénatrice de New York le 3 janvier 2001 devant le vice-président de son mari Al Gore, accompagnée de son mari tenant la Bible et de sa fille Chelsea.

Après quelques problèmes légaux liés à son « parachutage » dans l'État de New York, notamment pour y obtenir une adresse, et sous le feu des médias des États-Unis ainsi que de la presse mondiale, Hillary Clinton se présente pour le siège de sénatrice de New York aux élections de 2000, l’autre siège de sénateur, tenu par le démocrate Charles Schumer n’étant pas à pourvoir lors de cette élection. Afin de contrer son image de libérale, au sens américain du terme, c’est-à-dire de gauche, elle tint à faire campagne dans le Nord de l'État, région traditionnellement républicaine.

Le populaire Rudolph Giuliani, maire républicain de la ville de New York, est pressenti pour se présenter face à elle, mais il en est empêché pour des raisons de santé (Rudolph Giuliani souffrant d'un cancer de la prostate). Son adversaire est alors le jeune Rick Lazio, représentant républicain de Long Island au Congrès fédéral. Malgré une campagne intense du Parti républicain, afin de faire échouer un symbole des « années Clinton », elle est élue avec 56 % des voix le . Bien que battu, Lazio obtient lors de cette élection le meilleur résultat d’un candidat républicain dans l’État de New York depuis de nombreuses années.

En gagnant son siège, elle devient la première Première dame des États-Unis à être élue à un poste officiel et la première femme à être élue sénatrice de l'État. Elle est investie au Sénat par le vice-président de son mari, Al Gore.

Lors des élections de mi-mandat du président George W. Bush, le , Hillary Clinton est réélue, avec plus de 68 % des suffrages.

Primaires présidentielles démocrates de 2008[modifier | modifier le code]

Hillary Clinton, le .

Alors que depuis plusieurs années, de nombreuses rumeurs font état de sa volonté de se présenter à la présidence des États-Unis, Hillary Clinton le confirme officiellement sur son site Internet le [13]. Elle annonce de suite la constitution d'un comité exploratoire de candidature, premier pas traditionnel dans la course à l'investiture.

Elle est déjà considérée par beaucoup d’analystes politiques comme une des femmes politiques les plus brillantes de toute l’histoire des États-Unis. Elle bénéficie d’autre part d’une très grande habitude de la scène politique et les électeurs la connaissent déjà. Cet argument est à double tranchant car les républicains en ont fait leur cible prioritaire et un parangon honni des libéraux. Avec cette étiquette de « gauchiste », elle avance avec une large cible dans le dos. Malgré des rumeurs dans la presse et quelques hésitations personnelles, Hillary Clinton ne se présente pas contre George W. Bush, lors de l'élection présidentielle de 2004.

Depuis son élection au poste de sénatrice, Hillary Clinton entreprend de gommer son image de libérale invétérée pour se repositionner au centre. Après avoir activement soutenu les opérations militaires en Afghanistan et la guerre d'Irak, elle s'exprime également sur des thèmes comme l’IVG, qu'elle souhaite maintenant pouvoir restreindre, la peine de mort qu'elle a toujours soutenue ou l’immigration clandestine. Bien que l’analyse de ses votes au Sénat la place bien à l’aile gauche du Parti démocrate, les derniers sondages montrent que sa nouvelle image, plus consensuelle rencontre un certain écho dans l'Amérique profonde qu'elle a entrepris de séduire depuis la réélection de George W. Bush en novembre 2004.

Mais pour être candidate en 2008, Hillary Clinton a fort à faire : Barack Obama, John Edwards, Joe Biden, Christopher Dodd, Dennis Kucinich et Bill Richardson sont également rentrés dans la course à l'investiture démocrate, d'autres candidats s'étant déjà retirés de la course, dont Tom Vilsack et Evan Bayh. Certains analystes ont souligné, après l'échec de John Kerry à l’élection présidentielle, le , que cette défaite ouvrirait une sorte de « boulevard » électoral pour Hillary Clinton dans le camp démocrate, en vue de l’élection présidentielle de 2008. Cette analyse n’était toutefois pas unanimement partagée, d’autres commentateurs, notamment dans le camp démocrate, se plaisant à souligner que la résistance des « idées républicaines » semble témoigner d’un certain rejet, par l’électorat populaire, d’un modèle de candidature démocrate associant un politicien de la côte Est, généralement issu d’un milieu aisé, avec un politicien du Sud ou du Middle West, généralement d’extraction plus modeste, ou inversement. Ces derniers commentateurs affirment en outre que, dans leur optique, le Parti démocrate devrait privilégier pour 2008 une candidature « chaleureuse » et « charismatique », qualités que n’auraient pas possédées les deux derniers candidats, Al Gore et John Kerry, et qui manqueraient également à Hillary Rodham Clinton.

Selon plusieurs sondages réalisés en 2005, Hillary Clinton emporterait l'État de New York lors de l’élection présidentielle sauf au cas où elle serait opposée au républicain Rudolph Giuliani, l'ancien maire de la ville de New York. Selon un sondage du Siena Research Institute du , Rudolph Giuliani obtiendrait le vote de 48 % des électeurs new yorkais contre 43 % à Hillary Clinton. Selon un autre sondage téléphonique de Strategic Vision, basé sur un échantillon de mille-deux-cents personnes, réalisé du 2 au , 33 % seulement des habitants de l'État de New York déclareraient souhaiter sa candidature à l'élection présidentielle de 2008, contre 62 % pour Rudolph Giuliani. Le Financial Times, celui même qui avait prédit la victoire de Nicolas Sarkozy en France en 2007, prédit qu'elle sera assurément, en janvier 2009, la première présidente des États-Unis d'Amérique.[réf. nécessaire]

Hillary Clinton en campagne en février 2008.

La campagne à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle commence traditionnellement par le caucus de l'Iowa, le . Contre toute attente, Hillary Clinton arrive alors en troisième position (29 %) derrière John Edwards (30 %) et Barack Obama (38 %)[14].

Lors de la primaire du New Hampshire, alors que l'ensemble des sondages la donne – jusqu'au matin même du vote – largement perdante, elle remporta le scrutin, avec trois points d'avance sur Barack Obama (39 % des suffrages contre 36 % à Obama). Dans le même temps, elle devient la deuxième femme à gagner une primaire aux États-Unis après Shirley Chisholm en 1972. Elle s'impose ensuite sans gloire dans la primaire du Michigan, boycottée par Obama et Edwards et dont les résultats ne furent pas reconnus par le comité national démocrate.

Elle obtient le plus grand nombre de voix dans la primaire du Nevada avec 50,77 % des voix contre 45,12 % à Barack Obama, mais moins de délégués pour la convention que son adversaire. Lors du débat précédant les primaires de Caroline du Sud, elle accuse son principal rival d'avoir accepté de l'argent d'un homme d'affaires soupçonné de fraudes. Barack Obama lui rétorque qu'elle était une « avocate d'affaires siégeant au conseil d'administration de Wal-Mart » et l'accuse, elle et Bill Clinton, de déformer systématiquement ses propos notamment sur l'influence qu'aurait eu sur lui l'ancien président républicain Ronald Reagan[15]. Distancée dans l'électorat afro-américain qui assure la victoire d'Obama en Caroline du Sud, elle remporte la primaire de Floride, elle aussi non comptée pour le résultat final.

Les élections du Super Tuesday du dans le camp démocrate n'arrivent pas à la départager de Barack Obama. Elle gagne dans huit États sur vingt-deux et notamment dans les États très peuplés, donc avec beaucoup de délégués, comme l'État de New York ou la Californie. Elle subit ensuite onze défaites successives, certaines cinglantes, face à Barack Obama, avant de remporter, le 4 mars, les primaires démocrates de l'Ohio et du Rhode Island. Au Texas elle obtient moins de délégués que Barack Obama, en raison du système mixte qui y est en vigueur : elle perd le caucus mais gagne les primaires. Le , elle remporte la primaire de Pennsylvanie qui lui permet de se maintenir dans la course à l'investiture démocrate.

Au mois de mai, Hillary Clinton a désormais une chance quasi nulle de battre Barack Obama en nombre de délégués élus. Malgré les appels à son abandon de la course à l'investiture démocrate, elle se maintient, en comptant notamment sur un faux-pas de son concurrent avant le 3 juin : c'est elle qui en fera un, le 23 mai, par une allusion maladroite à un éventuel assassinat du sénateur de l'Illinois[16] ou sur la prise en compte par le parti des primaires controversées du Michigan et de la Floride. Or, sur ce dernier point, les cadres du parti démocrate décident finalement de n'accorder qu'une demi-voix aux délégués issus de ces deux primaires, ce qui empêche Hillary Clinton de combler significativement son retard sur Barack Obama (31 mai)[17]. Sa défaite étant devenue inéluctable depuis le 3 juin, Clinton annonça officiellement le 7 juin son ralliement à la candidature de Barack Obama[18]. Lors de cette campagne, Hillary Clinton avait toutefois réussi à emporter plus de voix que Barack Obama. En additionnant primaires et caucus, elle obtint environ 18,2 millions de voix contre 18 millions à son adversaire[19].

Secrétaire d'État des États-Unis[modifier | modifier le code]

Hillary Clinton avec Shimon Peres, en 2012.

Le , des rumeurs évoquent la possibilité de la nomination de Hillary Clinton à la tête du département d'État des États-Unis par Barack Obama[20]. Le , le président élu Barack Obama nomme Hillary Clinton, secrétaire d'État des États-Unis de son futur cabinet présidentiel[21]. Le , la nomination d'Hillary Rodham Clinton est validée par la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, dirigé par John Kerry. Elle reçoit l'aval de l'ensemble des seize sénateurs à l'exception du sénateur de Louisiane, David Vitter[22]. Le sénateur du Texas John Cornyn prend alors la tête d'un comité conservateur pour empêcher Hillary Clinton d'être investie dès le 20 janvier comme la majorité des membres de l'administration Obama ; ils justifient leur blocage à la suite de la controverse sur la fondation Clinton[23].

Le , la nomination d'Hillary Rodham Clinton au département d'État des États-Unis est approuvée par le Sénat avec quatre-vingt-quatorze voix contre deux oppositions (David Vitter et Jim DeMint)[24].

Le , Hillary Rodham Clinton devient officiellement secrétaire d'État des États-Unis. Lors de son discours d'entrée en fonction, elle annonce la nomination de deux émissaires diplomatiques : George Mitchell, pour le Proche-Orient et Richard Holbrooke pour l'Afghanistan et le Pakistan. Elle rappelle que l'une des priorités de la politique étrangère américaine est la paix entre Israël, la Palestine et les voisins arabes d'Israël.

Le ministre des Affaires étrangères turc Ahmet Davutoğlu et la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton à Washington D.C., 13 février 2012.

Du 16 février au , elle parcourt l'Asie du Sud-Est faisant escale en Corée du Sud, en Indonésie, en Chine et au Japon. Elle en profite pour appeler à renforcer les liens entre la Chine et les États-Unis.

Le 12 octobre 2009, elle déclare, au cours d'une interview, qu'elle ne se présentera plus à la présidence des États-Unis[25].

Elle annonce, en , son intention de quitter ses fonctions à la tête du département d'État au terme du mandat présidentiel de Barack Obama. Parmi tous les secrétaires d'État américains, elle est celle qui s'est le plus déplacée, avec plus de 1,5 million de km parcourus en avion et 112 pays visités[26]. À la suite de la réélection de Barack Obama, les médias s'interrogent sur une possible candidature à l'élection présidentielle de 2016, en raison de sa grande popularité dans le pays et à l'international ; Hillary Clinton minimise ses ambitions en vue de ce scrutin[27].

Hillary Clinton est hospitalisée en urgence en , après que les médecins ont découvert, dans le cadre d’un examen de contrôle, un caillot de sang qui s'est formé à la suite d’une commotion cérébrale. Elle n’a ainsi pas pu notamment témoigner le 20 décembre devant le Congrès des États-Unis, concernant les manifestations et attentats anti-américains de septembre 2012 à Benghazi. Elle avait confié qu’elle était épuisée après quatre ans de voyages incessants à travers le monde.

Primaires présidentielles démocrates de 2016[modifier | modifier le code]

Hillary Clinton témoignant sur son action en tant que secrétaire d'État devant le comité spécial sur l'attaque de Benghazi de 2012.

Après son départ du secrétariat d'État, Hillary Clinton reste présente sur la scène politique américaine et sa candidature à l'élection présidentielle de 2016 est un sujet de spéculations importantes. Elle est régulièrement donnée largement en tête des primaires démocrates par les instituts de sondage américains[28].

Hillary Clinton annonce officiellement sa candidature à la primaire présidentielle démocrate le 12 avril 2015, par le biais d'un clip posté sur Internet. Les sondages montrent alors qu'elle doit facilement remporter la primaire et qu'elle l'emporterait sur la plupart de ses opposants républicains.

Son score baisse après la révélation de son utilisation d'un serveur informatique privé lorsqu'elle était secrétaire d'État (l'obligeant ensuite à soumettre des milliers de pages d'e-mails imprimés sur papier), en particulier dans les États charnières (swing states) de l'Iowa, du Colorado et de la Virginie[29]. Après plusieurs mois de polémique et alors que les études indiquent que l'opinion américaine doute de plus en plus de son honnêteté, elle reconnaît finalement une « erreur »[30] (La controverse des emails privés d'Hillary Clinton (en)).

Elle doit aussi faire face à la percée de son principal rival, le sénateur du Vermont Bernie Sanders. Marqué plus à gauche qu'elle (il se revendique « socialiste démocrate »), il réussit à la surprise générale à resserrer considérablement l'écart le séparant de la favorite[31] et est donné vainqueur ou au coude-à-coude avec l'ancienne secrétaire d'État dans certaines des premières primaires[32]. Les raisons de cette montée semblent résider non seulement dans un rejet croissant de la personnalité d'Hillary Clinton, mais aussi dans une dynamique d'adhésion de l'électorat démocrate aux idées du sénateur du Vermont[33],[34]. Ce dernier a également l'image d'un homme rédigeant lui-même ses discours et ne se laissant pas influencer par les lobbys alors que son mari et sa fille font campagne pour elle, ce qui est parfois mal perçu[35].

Hillary Clinton en campagne dans l'Iowa, en 2015.

Elle remporte de justesse le caucus de l'Iowa le 1er février 2016, avec 23 délégués contre 21 pour Bernie Sanders. Une semaine plus tard, elle est largement battue lors de la primaire du New Hampshire[36]. Elle remporte ensuite le caucus du Nevada, puis bat largement Sanders lors des primaires de Caroline du Sud[37]. Elle remporte ensuite le Super Tuesday, le 1er mars, en gagnant dans sept États : la Virginie, la Géorgie, l'Alabama, le Tennessee, l'Arkansas, le Texas et le Massachusetts. Elle remporte aussi le caucus des îles Samoa américaines, tandis que Sanders ne remporte que le Vermont, l'État dont il est sénateur, l'Oklahoma, le Colorado et le Minnesota. Cette victoire confirme le statut de favorite pour Hillary Clinton, et met Sanders en difficulté. Elle remporte ensuite largement, le 5 mars, la Louisiane, où elle gagne plus de délégués que Sanders, qui remporte le même jour deux États, le Kansas et le Nebraska. Elle est battue le 6 mars dans le Maine.

À la surprise générale, elle perd de justesse dans le Michigan, État où les sondages la donnaient largement gagnante ; bien qu'elle remporte une majorité écrasante lors de la primaire organisée le même jour dans le Mississippi grâce au vote noir, cette défaite dans le Michigan la met en difficulté et redonne des couleurs à la campagne de Sanders. Le 15 mars, lors du « second » Super Tuesday, elle remporte les cinq États en jeu : elle s'impose sans difficultés en Floride, dans l'Ohio et en Caroline du Nord, mais gagne avec des marges extrêmement réduites dans l'Illinois et le Missouri. À la mi-mars, Hillary Clinton bénéficie d'une avance d'environ 300 délégués élus sur Sanders. Pourtant, la dynamique passe du côté du sénateur du Vermont, qui enchaine les victoires : si le 22 mars, Hillary Clinton remporte l'Arizona au terme d'un scrutin controversé[38], elle est battue largement dans l'Utah et l'Idaho. Bernie Sanders remporte ensuite, le 26 mars, trois victoires écrasantes en Alaska, dans l'État de Washington et à Hawaï, ce qui permet à celui-ci de rattraper une partie de son retard sur Hillary Clinton, en remportant une centaine de délégués. Le 5 avril, Sanders remporte nettement la primaire du Wisconsin alors que les résultats étaient jusqu'ici beaucoup plus serrés dans les États du Midwest. Dans la foulée de cette victoire, les enquêtes d'intentions de vote mettent en évidence une poussée de Sanders au détriment de Clinton, plusieurs instituts donnant même le sénateur du Vermont vainqueur au niveau national[39]. Mais Hillary Clinton arrête Bernie Sanders dans son élan, en remportant largement la primaire de New York, le 19 avril, en gagnant ce jour-là près de 140 délégués. Le 26 avril, lors du troisième super Tuesday, Hillary Clinton remporte quatre états sur les cinq qui étaient en jeu, dont la Pennsylvanie, où 189 délégués étaient en jeu. Ces cinq victoires en une semaine permettent à Clinton de dépasser le chiffre symbolique des 2 000 délégués (en comptant les super-délégués qui la soutiennent), et de se rapprocher des 2 383 délégués nécessaires pour remporter l'investiture démocrate. Ces victoires réduisent aussi à néant les derniers espoirs de Bernie Sanders de remporter les primaires.

Le 7 juin, à l'occasion du dernier Super Tuesday, elle remporte quatre des six primaires organisées, malgré des victoires souvent étroites, dont celle de l'État de Californie, avec 53,1 % des suffrages exprimés[40]. Elle dépasse alors le nombre de délégués nécessaire pour être désignée candidate du parti à l'élection présidentielle (soit 2383 délégués). Elle devient ainsi la première femme à être la candidate démocrate à une élection présidentielle américaine.

Opinions et prises de position[modifier | modifier le code]

Mariage homosexuel[modifier | modifier le code]

Longtemps, y compris pendant les primaires démocrates de 2008, elle refuse de soutenir le mariage homosexuel aux États-Unis[41]. Elle se prononce finalement en faveur de cette mesure en mars 2013 ; elle déclare alors que ses opinions « ont évolué avec le temps »[41].

Peine de mort[modifier | modifier le code]

Hillary Clinton affirme lors d'un débat dans le cadre des primaires démocrates, le 4 février 2016, qu'elle reste favorable à la peine de mort[42]. Elle précise en revanche que l'usage de la peine de mort est trop souvent utilisé dans le pays, et souhaite donc que son usage soit rare et limité notamment en raison du racisme judiciaire qui continue selon elle d'exister dans certains États fédérés[43].

Publications[modifier | modifier le code]

Son ouvrage It Takes a Village: And Other Lessons Children Teach Us (titre français : Il faut tout un village pour élever un enfant) paru en 1996 fut l'une des meilleures ventes de l’année, il reprenait les chroniques hebdomadaires Talking It Over du temps où Hillary Clinton était en Arkansas. Son enregistrement audiophonique du livre lui valut un Grammy Award le 27 février 1997 à New York.

En 2001, Hillary Rodham Clinton reçoit de l’éditeur Simon & Schuster l'avance record de 8 millions de dollars pour ses mémoires. Le livre est sorti aux États-Unis en juin 2003 sous le titre Living History (traduit en français par Mon histoire). Avant même sa sortie, les commandes générées par une campagne publicitaire sans précédent avaient fait de ce livre une des meilleures ventes avec plus d’un million d’exemplaires le premier mois. Parmi ses autres publications (autres que des articles de droit) : An Invitation to the White House et Dear Socks, Dear Buddy: Kids' Letters to the First Pets (feu Socks était le chat de la famille Clinton et Buddy le chien). En 2014, elle sort un nouveau livre, Hard Choices (Le Temps des décisions en français).

Controverses et polémiques[modifier | modifier le code]

Affaire des e-mails[modifier | modifier le code]

Le , suite à un article paru dans The New York Times[44], elle se voit reprocher l'utilisation d'un serveur privé pour l'envoi de ses mails alors qu'elle était Secrétaire d'État. Une attitude qualifiée d'illégale, voire de dangereuse, au vu de failles de sécurité plus importantes auxquelles elle s'expose. Le 5 juillet 2016, le directeur du FBI, James Comey, rendait publiques les conclusions de l'enquête lors d'une conférence de presse, délivrant un rapport accablant pour Hillary Clinton. Il lui reproche d'avoir fait preuve d'une "négligence extrême" en hébergeant des emails contenant des informations classées "secret" sur des serveurs personnels non protégés, ajoutant que "toute personne sensée occupant la fonction de Mme Clinton aurait dû savoir qu'un serveur non protégé ne pouvait accueillir des informations classées secret défense". Il souligne que des espions étrangers ont pu avoir accès aux emails de Hillary Clinton, celle-ci ayant utilisé son serveur à l'étranger, dans des "territoires d'adversaires experts (en piratage)". Cependant, il ne recommande pas de poursuites à son encontre, n'ayant pas trouvé de preuve claire que la secrétaire Clinton ou ses collaborateurs aient eu l'intention de violer la loi[45],[46],[47].

Financement de la fondation Clinton[modifier | modifier le code]

Hillary Clinton fait l'objet d'accusations de conflit d'intérêts depuis sa prise de fonction en tant que secrétaire d'Etat en raison des nombreux financements d'Etats étrangers reçus par la Clinton Global Initiative, la fondation créée par Bill Clinton en 1997. Parmi les principaux donateurs de la fondation figurent notamment des Etats arabes comme l'Arabie saoudite, Oman, ou encore le Qatar[48]. D'après le Washington Post, la fondation Clinton pèserait 2 milliards de dollars[49].

L'argent engrangé par la fondation Clinton a fait l'objet d'un livre de Peter Schweizer publié en mai 2015. L'ouvrage met en lumière les liens d'intérêts unissant la fondation Clinton avec des donateurs étrangers qui auraient bénéficié de décisions favorables de la part de Hillary Clinton alors qu'elle était en charge de définir la politique étrangère des Etats-Unis[50].

Les potentiels conflits d'intérêts dans lesquels se trouverait Hillary Clinton via sa fondation font l'objet de vives attaques de la part du candidat républicain à l'élection présidentielle de 2016, Donald Trump. Dans le cadre de sa campagne axée sur la dénonciation des élites corrompues dont Hillary Clinton serait une incarnation, Donald Trump accuse son adversaire démocrate d'avoir "transformé le département d'Etat en fonds d'investissements personnel"[51].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 100 champions pour un siècle de sport, Ed. L'Équipe, 2000, p. 97 (ISBN 2-9512031-2-8)
  2. « Hillary Clinton ses racines française de Nouvelle-France », sur perche-quebec.com
  3. Living Story, éditions Simon & Schuster,
  4. Interview de Carl Bernstein dans L'Express no 2952 du 31 janvier 2008
  5. J. William Middendorf, Glorious Disaster: Barry Goldwater's Presidential Campaign And the Origins of the Conservative Movement, Basic Books, 2006, p. 266 ISBN 0-465-04573-1.
  6. Corine Lesnes, « Barack Obama : la leçon des ghettos », dans Le Monde du 06-10-2007, mis en ligne le 05-10-2007, [lire en ligne]
  7. Article de L'Express no 2952, le dernier défi des Clinton
  8. a et b (fr) Biographie d'Hillary Clinton.
  9. Carl Bernstein, A Woman in Charge: The Life of Hillary Rodham Clinton, Knopf, ISBN 0-375-40766-9. p. 128–131.
  10. (en) Collection des éditoriaux de H. Clinton, d'autres éditoriaux et encore d'autres
  11. (en) Abortion Activist Hilary Clinton Uses photo of Herself with Mother Teresa in Campaign Video
  12. Doug Ireland, Hillary, l’Amérique, et l’intégrisme chrétien, Bakchich, 13 avril 2008
  13. (en) I'm in. And I'm in to win, Video Transcript: Presidential Exploratory Committee Announcement, 20 janvier 2007
  14. Primaires dans l'Iowa : Obama l'emporte chez les démocrates, Huckabee chez les républicains, Agence France-presse, 4 janvier 2008.
  15. Article du Figaro du 22 janvier 2008 intitulé Clinton et Obama règlent leurs comptes en direct
  16. A.C., « Clinton dérape sur la mémoire du frère de Kennedy », sur LCI.fr,‎ (consulté le 1er juin 2008)
  17. Dépêche d'agence, « Une demi sanction qui n'arrange pas Clinton », sur LCI.fr,‎ (consulté le 1er juin 2008)
  18. La Presse Canadienne, « Hillary Clinton annoncera samedi son ralliement à Barack Obama »,‎ (consulté le 5 juin 2008)
  19. Dave Leip's, Atlas of US Presidential Elections, « Résultats des primaires démocrates de 2008 en voix et nombre de délégués »
  20. http://www.liberation.fr/monde/0101266175-hillary-clinton-secretaire-d-etat-d-obama
  21. http://tf1.lci.fr/infos/monde/ameriques/0,,4177527,00-obama-clinton-couple-detonnant-pour-la-diplomatie-us-.html
  22. « Clinton sera confortée mercredi », sur .lefigaro.fr,‎ (consulté le 23 juillet 2016)
  23. http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5gQO9CBm0mJ3lWVXpe6ivgYQy7gZg
  24. http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-nomination-d-hillary-clinton-approuvee-par-le-senat_735034.html
  25. (en) Clinton Says She Will Not Run Again, Political Wire, 12 octobre 2009.
  26. « Hillary Clinton se remet après une commotion cérébrale », sur lefigaro.fr,‎ (consulté le 23 juillet 2016)
  27. http://fr.news.yahoo.com/clinton-minimise-ses-ambitions-pour-la-pr%C3%A9sidentielle-2016-070615811.html
  28. (en) « CNN 2016 Poll: Clinton Favored for Democrats », CNN,‎
  29. (en) "Hillary Clinton expected to announce 2016 presidential campaign Sunday: source", New York Daily News, 9 avril 2015
  30. L'été perdu d'Hillary Clinton, La Presse, consulté le 8 mars 2016.
  31. Primaire américaine : qui est Bernie Sanders, l'anti-Trump qui inquiète Hillary ?, marianne.net
  32. États-Unis. Des candidats hauts en couleur, letelegramme.fr
  33. Etats-Unis. Bernie Sanders, improbable idole des jeunes, courrierinternational.com
  34. États-Unis : Clinton et Sanders au coude à coude à la veille des caucus en Iowa, lemonde.fr
  35. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/01/05/bill-clinton-se-lance-dans-la-campagne-d-hillary-clinton_4841865_3222.html
  36. (en) New Hampshire primaries, New York Times, consulté le 8 mars 2016.
  37. Hillary Clinton accentue son emprise sur la course à l’investiture démocrate
  38. « Sanders applauds call to investigate Arizona voting delays », Eliza Collins, politico.com
  39. http://www.realclearpolitics.com/epolls/2016/president/us/2016_democratic_presidential_nomination-3824.html
  40. (en)« [California Democrat Presidential Nominating Process] », thegreenpapers.com
  41. a et b http://www.liberation.fr/planete/2013/03/18/hillary-clinton-dit-oui-au-mariage-gay_889490
  42. http://www.rtl.fr/actu/international/video-presidentielle-americaine-2016-hillary-clinton-reste-favorable-a-la-peine-de-mort-7781719953
  43. http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201510/28/01-4914884-la-peine-de-mort-devrait-etre-limitee-et-rare-selon-hillary-clinton.php
  44. (en) Michael S. Schmidt, « Hillary Clinton Used Personal Email Account at State Dept., Possibly Breaking Rules », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  45. « Scandale des emails: les 5 points à retenir de l'enquête du FBI sur Hillary Clinton », sur challenges.fr,‎ (consulté le 26 juillet 2016)
  46. (en) Stephen Collinson et Tal Kopan, « FBI: Clinton 'extremely careless' but no charges recommended », sur CNN,‎ (consulté le 26 juillet 2016)
  47. « Emailgate : le FBI ne recommande pas de poursuites contre Hillary Clinton », sur france24.com,‎ (consulté le 26 juillet 2016)
  48. « La fondation Bill Clinton embarrasse Hillary », sur liberation.fr,‎ (consulté le 24 juillet 2016)
  49. (en) « The inside story of how the Clintons built a $2 billion global empire », sur Washington Post,‎ (consulté le 24 juillet 2016)
  50. « L'argent des Clinton au cœur d'un livre explosif », sur lefigaro.fr,‎ (consulté le 24 juillet 2016)
  51. « Trump fustige le système corrompu qui serait incarné par Hillary Clinton », sur lefigaro.fr,‎ (consulté le 24 juillet 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) David Brock, The Seduction of Hillary Rodham, 1998 (ISBN 0-684-83451-0)
  • (en) Peggy Noonan, The Case Against Hillary Clinton, 2000 (ISBN 0-06-039340-8)
  • (en) Joe Conason and Gene Lyons, The Hunting of the President: The Ten-Year Campaign to Destroy Bill and Hillary Clinton, 2001 (ISBN 0-684-83451-0)
  • (en) Sidney Bluementhal, The Clinton Wars, 2004 (ISBN 0-374-12502-3)
  • Christopher Andersen, Hillary Clinton, objectif Maison-Blanche (traduit de l'anglais par Jacques Martinache), Presses de la Cité, coll. « Document », Paris, 2005 (ISBN 2-258-06801-0)
    Titre original : American Evita: Hillary Clinton's path to power.
  • Thomas Snégaroff, Bill et Hillary Clinton. Le mariage de l'amour et du pouvoir, Taillandier, 2014 (ISBN 9791021001329)
  • Jean-Éric Branaa, Hillary, une présidente des États-Unis?, Eyrolles, 2015.
  • Richard Hétu et Alexandre Sirois, Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton, Montréal, Édition La Presse, 2016.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]