Hilaire Ledru

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Hilaire Ledru
Charles Green by Hilaire Ledru.jpg
Portrait de l’aérostier Charles Green par Ledru.
Naissance
Décès
(à 71 ans)
Paris
Nom dans la langue maternelle
Hilaire LedruVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Maître

Hilaire Ledru, né le à Oppy et mort le à Paris, est un artiste peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un pauvre charpentier, Nicolas Philippe Ledru, et d’Anne Joseph Barbier, il garda des troupeaux pendant sa jeunesse. Il apprit à lire seul et montra de bonne heure des dispositions singulières pour l’art du dessin. Faute de crayons, en raison de sa pauvreté, il se mit à écrire et à dessiner sur la poussière avec une baguette puis à charbonner des portraits sur les murs blanchis de chaux de la maison paternelle.

Le seigneur du lieu, Delahaye de Gricourt, ayant trouvé son talent prometteur, le plaça à l’Académie de dessin de Douai où il eut comme professeur le peintre Caullet[1]. Il y fit de rapides progrès et alla ensuite à Paris achever de sérieuses études de peinture. Il connut des succès, et des hommes haut placés l’encouragèrent, mais son imprévoyance lui fit négliger le soin d’amasser un peu de fortune pour les jours malheureux.

Ledru était un ami de Joseph Lesurques (un autre douaisien) et a été entendu comme témoin de la défense dans le premier procès de l'affaire du courrier de Lyon en 1796. Il a peint la dernière rencontre entre Lesurques et sa famille avant son exécution.[2]

Il revint à Douai pour se marier avec Marie-Anne Durand[3]. Après sa mort au no 6 boulevard Poissonnière[4], il fut enterré au cimetière Montmartre[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Pénibles Adieux, 1798, gravé par Desnoyers en 1802 ;
  • La Mort de la Marmotte, dessin, 1799 ;
  • Une Querculane, 1802 ;
  • Indigence et Honneur, 1804, tableau exposé au Louvre en 1804, Galerie Didier Aaron, Paris, 2015 ;
  • La Jeune Mère, 1806, tableau exposé au Louvre en 1806 ;
  • L’Accordée de village, 1825, exposé à Douai ;
  • Le Vieux Porteur d’eau, 1825, exposé à Lille ;
  • Les Adieux de Louis XVI à sa famille ;
  • Une femme avec son enfant auprès d’une tombe[6], musée de Douai.

Et un grand nombre de portraits :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Catalogue des ouvrages de peinture, sculpture, dessin, gravure & lithographie du Musée de Douai, Douai, Dechristé, , 240 p. (lire en ligne), p. 40.
  2. Sir Charles Oman, The Lyons Mail (Londres: Methuen & Co., 1945) pp. 87, 122.
  3. Archives historiques et littéraires du nord de la France et du midi de la Belgique, , p. 343.
  4. Pierre-Antoine-Samuel-Joseph Plouvain, Souvenirs a l’usage des habitans de Douai : ou Notes pour faire suite à l’ouvrage de M. Plouvain sur l’histoire de cette ville, depuis le 1er janvier 1822 jusqu’au 30 novembre 1842, Douai, D. Ceret-Carpentier, , 173 p. (lire en ligne), p. 204.
  5. Hippolyte Romain Joseph Duthillœul, Galerie Douaisienne : ou, Biographie des hommes remarquables de la ville de Douai, Douai, Adam d’Aubers, , 409 p. (lire en ligne), p. 294.
  6. L’épouse de Ledru a servi de modèle à la femme.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Louis-Gabriel Michaud et Joseph-François Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, vol. 23, Paris, Madame C. Desplaces, , 660 p. (lire en ligne), p. 566.
  • François-Xavier Feller, Biographie universelle, ou Dictionnaire historique des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes : Supplément, vol. 8, Bruxelles, J. Leroux, Jouby et cie, (lire en ligne), p. 97.
  • Philippe Bordes, Hilaire Ledru, Indigence et Honneur, Paris, Galerie Didier Aaron, 2015.