High Energy Stereoscopic System

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H.E.S.S.
HESS-dark-full.jpg

Les 4 télescopes opérant durant la nuit.

Caractéristiques
Organisation
MPG, CNRS, CEA.
Construction
Jusqu'en Voir et modifier les données sur Wikidata
Altitude
1800 m
Lieu
Situation
Coordonnées
Site web
Télescopes
HESS
4 Télescopes de 12 m
HESS 2
+ 1 Télescope de 28 m

High Energy Stereoscopic System (H.E.S.S.) est un réseau de télescopes à imagerie Tcherenkov atmosphérique situé à Gamsberg en Namibie pour l'étude des rayons gamma entre quelques dizaines de giga-électrons-volts et quelques téra-électrons-volts. L'acronyme a été choisi en l'honneur de Victor Hess, qui a découvert l'existence des rayons cosmiques.

Le nom souligne également les deux principales caractéristiques de l'installation : l'observation simultanée de cascades de particules provoquées par les rayons gamma entrant dans l'atmosphère terrestre, sous différents angles de vue, et la combinaison de plusieurs télescopes en un seul système plus grand pour augmenter la surface effective de détection des rayons gamma. H.E.S.S. permet d'explorer les sources astronomiques qui émettent des rayons gamma, avec des intensités de quelques millièmes du flux de la nébuleuse du Crabe (première source détectée dans ce domaine d'énergie et qui sert de référence).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 2001, le CNRS et l'Université de Namibie (UNAM) signent un mémorandum dans le but de promouvoir la coopération scientifique et technologique. Le premier des quatre télescopes de la Phase I du projet H.E.S.S. a été mis en opération dans le courant de l'été 2002. Le système à quatre télescopes fut complété en [1].

En 2004, H.E.S.S. fut le premier réseau à imagerie Tcherenkov atmosphérique à produire une image en deux dimensions d'une source étendue de rayons gamma (le rémanent de supernova RX J1713.7-3946, vraisemblablement issu de la supernova historique SN 393 ; les sources détectées précédemment étaient toutes ponctuelles). En 2005, on[Qui ?] annonce que H.E.S.S. a détecté huit nouvelles sources de rayons gamma de hautes énergies, doublant ainsi le nombre de sources connues dans ce domaine. Deux de ces sources ne purent être assimilées à aucun objet connu comme un rémanent de supernova ou un pulsar. Ce résultat implique la possibilité d'une nouvelle physique et de l'existence d'un nouveau type d'objets « sombres ».

Un cinquième très grand télescope de 28 mètres de diamètre a été construit au centre du réseau initial à quatre télescopes. C'est actuellement le plus grand télescope gamma au monde. Le nouveau réseau dénommé H.E.S.S. II entre en fonction en juillet 2012. Le nouveau télescope pourra détecter la lumière Cherenkov avec un temps d'exposition de quelques milliardièmes de secondes[2]. Ses premiers résultats, rendus publics en juin 2014, ont conduit en particulier à la découverte du pulsar de Vela, le deuxième pulsar après celui du Crabe à être détecté en rayons gamma de très hautes énergies.

En mai 2015, le HESS 2 livre ses premiers résultats : Le dispositif a enregistré plusieurs milliers de rayons gamma d’énergie autour de 30 Giga électron-volts en provenance du pulsar de Vela. Ces observations permettront d'explorer l’intérieur même de la magnétosphère des pulsars. Sur la base de ces observations, l'Observatoire de Paris décide alors de bâtir un nouveau réseau - Cherenkov Telescope Array (CTA) - composé de deux sites et une centaine de télescopes prévu à l'horizon 2017-18[3].

Description[modifier | modifier le code]

Les télescopes CT2 et CT3.
Les cinq télescopes du réseau H.E.S.S. II.

H.E.S.S. est situé en Namibie, près du Gamsberg, une région bien connue pour son excellente qualité optique. Le site est à 1800 mètres d'altitude et à 150 kilomètres de Windhoek[1].

Le système H.E.S.S. 2 est capable d’enregistrer jusqu’à un photon gamma de haute énergie par seconde[3]. La caméra au centre du dispositif pèsent 800 kiloss et a été conçue par des équipes françaises[1].

En 2012, l´H.E.S.S. est composé de 180 chercheurs travaillant pour 28 laboratoires de 12 pays différents (principalement France et Allemagne)[2].

Laboratoires de recherche français impliqués[2] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Inauguration en Namibie de HESS, détecteur de rayons gamma du sud cosmique », sur Futura-sciences.com, (consulté le 20 mai 2017)
  2. a, b et c « Première lumière de HESS-II, le plus grand télescope gamma au monde », sur Techno-Science.net, (consulté le 18 mai 2017)
  3. a et b « HESS-II, observatoire des très hautes énergies, fait ses preuves », sur Obspm.fr, (consulté le 19 mai 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]