Hideo Kobayashi

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Dans ce nom japonais, le patronyme, Kobayashi, précède le prénom.

Hideo Kobayashi (小林秀雄, Kobayashi Hideo[1]?) (Tokyo, ) est un écrivain japonais qui a établi la critique littéraire comme discipline artistique indépendante au Japon.

Cependant, lorsqu'il était associé au romancier Yasunari Kawabata (qui sera Prix Nobel de littérature en 1968) au début des années 1930, il pensait que la littérature devait être pertinente pour la société, avec des écrivains et des critiques pratiquant une responsabilité sociale.

Politique[modifier | modifier le code]

En politique, Kobayashi a salué les écrits du militant nationaliste Okawa Shumei. En Novembre 1937, il a écrit un essai très ferme Senso ni tsuite ("De la guerre"), qui paru dans le magazine reconnu Kaizo. Dans cet essai, il s'en est pris aux écrivains et intellectuels qui continuaient à s'opposer à la guerre croissante en Chine, en leur rappelant fortement que leur devoir en tant que sujets de l'empereur dépassait toute autre considération.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Kobayashi a été fortement critiqué par des intellectuels de gauche pour sa collaboration avec l'armée japonaise, mais les autorités d'occupation américaines n'ont jamais déposé d'accusation contre lui, ce qui lui permit de poursuivre sa carrière en toute impunité. Dans la période d'après-guerre, il monta une entreprise d'antiquités (amassant une collection considérable d'art japonais), voyaga en Europe, publia des essais et donna des conférences sur une variété considérable de sujets.

Kobayashi devint membre de l'Académie japonaise des arts en 1951, et reçu l'Ordre de la Culture par le gouvernement japonais en 1967.

Le Prix Kobayashi Hideo (Kobayashi Hideo Sho) a été créé en 2002 par le Kai Shincho Bungei Shinko (Société Shincho pour la promotion des arts littéraires). Il est décerné annuellement à un travail de non-fiction publié en japonais, le gagnant recevant un une bourse commémorative de 1 million de Yen.

Critique[modifier | modifier le code]

Takeuchi Yoshimi et le politologue Masao Maruyama l'ont critiqué pour son manque d'universalisme et de reconnaissance de normes ou lois supra-nationales[réf. nécessaire].

Le philosophe et critique littéraire Kōjin Karatani et le romancier Kenji Nakagami ont publié Kobayashi Hideo o koete (Surmonter Kobayashi Hideo). Le titre est une référence ironique à "Kindai no chokoku" (Surmonter la Modernité), un symposium tenu durant l'été 1942 à l'Université impériale de Kyoto (maintenant l'Université de Kyoto) auquel participa Hideo Kobayashi.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Puisque c'est ce qui est écrit en japonais et que c'est ainsi que, en tant que Japonais, il s'appelle soi-même.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ninomiya Masayuki, Kobayashi Hideo no koto/ de Kobayashi Hideo, Iwanami Shoten, Tōkyō, 2000. (Geijutsu-enshō Monbu-kagaku daijin-shō, 2001).
  • Ninomiya Masayuki, La pensée de Kobayashi Hideo - Un intellectuel japonais au tournant de l'Histoire, (thèse soutenue en 1989 à l’INALCO, Paris), Droz, Genève, 1995.